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 la mort des petits commerces.

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stephane
Calife


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MessageSujet: la mort des petits commerces.   Ven 10 Mar 2006 - 2:09

A cause des grandes surfaces, entre 1966 et1998, selon l'INSEE, la France a perdu 17 800 boulangeries-pâtisseries (44%), 73 800épiceries (84%), 3500 fromageries (76 %), 1 300 librairies, 4700 commerces de chaussures (50 %), 4 300 quincailleries (46 %)
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sympatik
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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Dim 12 Mar 2006 - 16:35

Et ne parlons pas des conséquences sur le modèle agricole, devenu hyper productiviste et dévastateur pour l'environnement...

http://www.themeatrix.com/french/

La grande distri est un secteur intrinsèquement pervers qui transforme le citoyen en vulgaire consommateur et les "prix bas" (par rapport à quoi, au fait ???) en unique idéal de vie.
Le comble du cynisme revenant selon moi à Leclerc, qui est allé jusqu'à détourner des affiches de mai 68 pour vendre sa soupe (mais aussi sa lessive ou ses lecteurs de dvd).

Sauf erreur de ma part, la France est un peu une exception en Europe avec une concentration maximale du commerce entre les mains de quelques chaines d'hyper... pas de quoi en être fiers, vraiment...
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Le libéralisme, c'est le renard libre dans le poulailler libre - Jean Jaurès
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stephane
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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Mar 14 Mar 2006 - 0:09

sympatik a écrit:

http://www.themeatrix.com/french/
génial, je fais passer cette video dans mes contacts.
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stephane
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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Mar 18 Juil 2006 - 17:44

12/07/2006 << Tous les articles du mois
Michel-Edouard Leclerc : " Je n'achète pas moins cher, je prends moins de marge "
Gardien de son image, l'homme-sandwich de l'enseigne des hypermarchés Leclerc défend le modèle coopératif comme plus efficace dans la guerre commerciale. Interview d'un obsédé des prix les plus bas.

Ses concurrents et détracteurs dénoncent ses « coups » publicitaires. Dernier en date : la revendication sur son site internet du statut d'enseigne alimentaire la moins chère de l'Hexagone. Il faut dire que « le premier épicier de France » n'a cessé de maintenir le cap : proposer des prix bas et briser les monopoles. Flair marketing, charisme personnel, Michel-Edouard Leclerc est aussi un bon communicant. Un des très rares patrons aimés du grand public parle du business model Leclerc.

En cinquante ans, Leclerc a marqué l'histoire du commerce. L'enseigne a conquis la place de numéro 1 des hypermarchés en France. Combien vaut la marque Leclerc aujourd'hui ?

Michel-Edouard Leclerc : Un chiffre a circulé quand l'association des centres E. Leclerc a racheté la marque à mes parents [120 millions d'euros, NDLR] . Mais l'enseigne vaut bien plus. C'est désormais une marque collective non cessible. Pour chaque propriétaire de magasin, elle constitue l'un des facteurs les plus valorisants de son fonds de commerce. Leclerc fait office d'aiguillon de la concurrence en France depuis cinquante ans.

Vous êtes entré dans le mouvement créé par votre père pour faire tomber des monopoles. Comment vous y êtes-vous pris ?

M.-E. L. : Des compagnons de mon père m'ont demandé en 1978 de créer une société d'importation pétrolière pour casser le prix unique des carburants et gagner l'autonomie de leurs approvisionnements. En 1985, Bérégovoy, ministre des Finances, nous approuvait et libérait enfin le prix des carburants en France. Tout de suite, nous avons créé une équipe intégrant des experts juridiques, commerciaux, en communication et des adhérents pionniers. Je me suis armé du rapport Armand Rueff de 1958, qui pointait les rigidités et professions fermées de l'époque, ainsi que du Toujours plus ! de François de Closets [un essai best-seller dans les années 1980, NDLR] . J'ai ciblé tous les secteurs de production et de distribution où les produits allaient subir une forte demande dans les dix ans. J'ai fait analyser par ces experts toutes les barrières à la concurrence. Puis, j'ai mis le groupe en ordre de bataille pour les faire tomber : la distribution sélective en parfumerie, exclusive en pharmacie, les prix exorbitants pratiqués par les grandes marques dans des secteurs comme le jouet, le textile et la chaussure.

Votre père a oeuvré pour la mutation du commerce vers le discount et la distribution moderne. Quel est votre apport spécifique ?

M.-E. L. : Mon père s'est attaqué aux marges excessives du commerce d'après-guerre dans le secteur des biens courants. Je partage son obsession : permettre aux salariés d'accéder aux biens qu'ils ont contribué à produire. Héritier de la pensée d'un Raymond Aron, d'un Jean Fourastié, d'un Alfred Sauvy, j'ai anticipé le rôle décroissant de l'agriculture et de l'industrie et lancé l'enseigne vers les services : d'où la diversification de nos hypers dans les voyages, la parapharmacie, le multimédia, l'optique et les activités culturelles.

Que dites-vous à ceux qui vous accusent d'avoir tué le petit commerce ?

M.-E. L. : Nous étions des petits commerçants. Le premier magasin de mes parents en 1949 mesurait 60 m2. Nous avons forgé notre destin en butte à l'attitude conservatrice des pouvoirs publics, qui niaient la nécessité d'une modernisation du commerce, de son adaptation à la consommation de masse, à la civilisation de la voiture, à l'urbanisation du territoire. Pour nous, c'était soit mourir dans les bras de Pierre Poujade et Gérard Nicoud, soit perdre notre indépendance et devenir clients des grossistes succursalistes.


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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Mar 18 Juil 2006 - 19:15

juste pour dire que si le sslogans de mai 68 ont été repris, c'es tparce qu'ils avaient été déposé par leurs créateurs, et donc rachetés par Leclerc. Plutôt que d'être indigné devant ce pillage, vaut mieux se demander comment des révolutionnaires, anti-capitalistes et j'en passe ont fait ppour en arriver à déposer leurs slogans devant des instituts...
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stephane
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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Mer 9 Aoû 2006 - 3:27

Mai 68 a caricaturé l'idealisme et l'esprit de révolte de la jeunesse. Aujourd'hui on se retrouve face à une crise idéologique, dont l'issus sera l'avortement ou l'extreme violence.
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fourmi
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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Mer 9 Aoû 2006 - 16:36

Citation :
Mai 68 a caricaturé l'idealisme et l'esprit de révolte de la jeunesse. Aujourd'hui on se retrouve face à une crise idéologique, dont l'issus sera l'avortement ou l'extreme violence.

Mai 68 a été un cri de révolte passionné d'une partie de la jeunesse française devant une société qui s'était reconstituée après deux guerres mondiales, à partir de ruines tout autant matérielles que spirituelles.

Avant 68, la société avait été "unifiée" spirituellement par les gouvernants sur la base d'affirmations historiques qui sont aujourd'hui largement remises en question, ou sur la base de valeurs qui reposaient sur des croyances simplement affirmées et qui se révèlent fausses avec le temps.

On parlait alors de nation, de patrie, de gloire, de paradis après la mort, etc.... faut-il rappeler que l'Histoire est écrite par les vainqueurs qui veulent toujours tirer profit de leur gloire, même si cette gloire n'est que "gloriole", quand on y regarde de plus près. Ils se sont auto proclamés vainqueurs et ils veulent rester vainqueurs à tous prix, graver leur nom dans l'Histoire.

En 68, on a dit "STOP" à l'édification de cette société normalisée et normalisante, rejetant, pour certains en tous cas, toutes les limites spirituelles que le temps avaient forgées à travers les cxivilisations qui nous avaient précédées.... une sorte de "crise d'adolescence" de l'humanité, avec pour volonté d'échapper à la tuelle "parentale" des aïeux pour predre en mains son propre destin.

Cette phase est classique et conduit TOUJOURS à tenter de retrouver l'utérus maternel où tout était si simple, en même temps que l'on cherche à quitter la dépendance générée par la mère qui fait de son enfant un objet soumis à sa volonté, comme la société soumet à sa volonté ses "enfants", les fameux "enfants de la patrie".

Cette phase est classique et les retrouvailles avec l'utérus maternel se font SYMBOLIQUEMENT par l'entrée dans le labyrinthe.... où on va explorer toutes les voies , s'enfonçant à chaque fois un peu plus dans les entrailles de la terre, au risque d'y laisser sa vie.

Mais ces émotions font naître et apparaître le Minotaure, la part négative de nous-même qu'il nous faut affronter et vaincre pour devenir des humains susceptibles de devenir des héros, comme Thésée, afin de gérer la Cité athénienne à la suite de son père Egée.

Alors, depuis 1968, les jeunes devenus moins jeunes, expérimentent tous les chemins qui s'ouvrent à eux en raison des innovations scientifiques, technologiques ou gnostiques.

Certains vont loin, trop loin, entraînant avec eux ceux qui les idolâtrent... jusqu'à ce qu'ils se retrouvent seuls dans leur errance.

D'autres avancent prudemment, jalonnant leur chemin pour le retrouver, plus tard, sachant que, de toutes façons, la lumière de la vie est hors des labyrinthes.

D'autres enfin, plus matures, regardent de loin le spectacle et profitent du temps qui passe.

Quelques images du VRAI labyrinthe de Crète.... lieu initiatique par excellence :



Regardez la photo du bas de cette page, imaginez vous dans les profondeurs de la Terre, devant cet embranchement....

Qu'allez-vous faire : aller à droite, aller à gauche.... ou revenir sur vos pas ?????

Cordialement

Michel FOURNIER
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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Mer 9 Aoû 2006 - 16:58

salut fourmi! Je vois que tu t'es installé en Crète! heureux?
La révolte fut passionnée, mais peu pragmatique. Elle a permis de grandes avancées, qui sont des acquis à conserver, mais a généré également de nombreux problèmes qui correspondent aux maux de la sociétés actuelles et que les jeunes ne peuvent pas combattre parce que la génération 68 est devenue ce qu'elle reprochait à ses parents: un groupe d'adulte n'acceptant pas les modifications dans la société qu'elle a construite.
Moi dans le labyrinthe, j'aurais tendance à aller à gauche, je suis curieux, je m'y perdrais peut être, mais il vaut mieux rater sa vie que ne rien faire de sa vie.
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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Mer 9 Aoû 2006 - 17:43

Citation :
Moi dans le labyrinthe, j'aurais tendance à aller à gauche, je suis curieux, je m'y perdrais peut être, mais il vaut mieux rater sa vie que ne rien faire de sa vie.

Cette option n'engage que vous, et vous seul.

Mais elle devrait vous inciter à vous demander pourquoi la gauche plutôt que la droite ou le recul (voire l'arrêt !) ?

Sur quoi repose ce "choix"; est-il vraiment un choix, est-ilm votre choix personnel ?

Pourquoi motivez-vous votre choix en parlant de votre curiosité ? Là où vopus êtes, ce que vous connaissez ne vous apportent donc pas satisfaction ?

Pourquoi pensez-vous qu'en allant à gauche, vous courez le risque de vous perdre ?

Citation :
il vaut mieux rater sa vie que ne rien faire de sa vie.

Très belle formule, Stéphane, mais que veut dire "rater sa vie" ou "ne rien faire de sa vie" ?

L'essentiel n'est-il pas de VIVRE, et de VIVRE HEUREUX....

Pour moi, merci, tout baigne : je vis le bonheur à chaque instant.

Hier après-midi, j'étais à la mer, une mer à la température délicieusement douce.

Puis je suis passé chez des amis français et nous avons dîné dans un nouveau restaurant à Sivas. Le veau aux champignons était savoureux.

Je suis revenu ce matin chez moi en stop, en 1 h 30...

Je viens de déguster les premiers raisins de ma vigne ("krevatina"). J'aurai sous peu une belle récolte et je vais tenter de me faire un peu de vin, en tous cas du vinaigre pour l'année prochaine.

Cordialement

fourmi
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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Mer 9 Aoû 2006 - 18:41

pour le choix de la gauche, c'est une petite plaisanterie en rapport avec ma tendance politique.
L'etre humain est une espece en devenir, refuser d'avancer, d'exister, c'est nuire à sa propre nature. reculer est un signe de peur, lorsque toute une société decide de reculer, on peut s'interroger sur son destin, le mieux est donc d'avancer toujours, quitte à prendre des risques. On ne rentre pas dans un labyrinthe pour en arriver au même point que si on n'y etait pas entré. ce qu'on espere, c'est trouver une sortie ouvrant vers un monde meilleur. C'est pour cela que je choisis d'avancer. L'existence est le seul dessein de notre espece, c'est aussi son salut.
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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Mer 9 Aoû 2006 - 20:11

Merci , Stéphane , pour cette réponse sincère...

Citation :
L'etre humain est une espece en devenir, refuser d'avancer, d'exister, c'est nuire à sa propre nature. reculer est un signe de peur

L'humain est une espèce en perpétuelle adaptation à son milieu environnemental, les autres humains étant compris dans cet environnement.

Ce milieu environnemental, nous le constatons de jour en jour, subit des modifications parfois importantes et soudaines.

Ce sont ceux qui sont SAGES qui peuvent le mieux s'adapter, la SAGESSE allant parfois jusqu'à recommander de reculer, ce que vous appelez "signe de peur"....



Si vous vous trouvez menacé de mort en faisant un pas de plus en avant, allez-vous faire ce pas ?

Si oui, vous mourrez et vous vous serez ainsi "suicidé".... ce qui n'est pas un signe de courage...

Si non, vous vivrez et vous pourrez prolonger la certitude de votre existence et construire de nouvelles situations oùvous pourrez de nouveau connaître le bonheur...ce qui est un "signe de courage"...

Le dessein de tout humain est de VIVRE, et même de VIVRE HEUREUX... tant qu'il vit...

Cordialement

fourmi
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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Ven 11 Aoû 2006 - 13:27

je constate que le goût des digressions n'a pas changé!

Je ne crois pas que nous vivions une crise idéologique, une crise des repères ou autre connerie. Je pense que ceux qui disent ça, ce sont les cassandres qui y ont un intérêt: les obsédés de l'ordre et la discipline, les gens qui ont peur pour leurs biens, les fanatiques de l'hypersécuritarisme, etc. Sachant que ce sont des maladies qui se transmettent par les médias, personne n'est à l'abri.

Quant à la grande distribution, ce qui me gêne, c'est surtout que l'on fait croire aux pauvres qu'ils peuvent manger les mêmes chose sque les riches, alors que dnas leurs produits, y'a plein de merdes en tout genre. Mais quand on n'a pas le choix...

Ce qui fait que l'état de santé d'une population va être différent selon ses moyens de se nourrir...
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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Ven 11 Aoû 2006 - 14:04

Citation :
Je ne crois pas que nous vivions une crise idéologique

Je suis absolument sûr que l'humanité est en train de vivre une crise planétaire, idéologique pour une part, mais pas seulement.....

Les exemples sont légion et quotidiens , mais il n'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Libre à ceux qui nient cette crise de refuser d'admettre ce qui est une évidence flagrante.

Ces "négationnistes", par leur aveuglement, contribuent à accélérer cette crise car, voulant montrer qu'elle n'existe pas, ils en amplifient les effets pervers.... du fait de leur propre perversité.

Cordialement

fourmi


Dernière édition par le Ven 11 Aoû 2006 - 21:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Ven 11 Aoû 2006 - 19:01

lomig a écrit:

Je ne crois pas que nous vivions une crise idéologique, une crise des repères ou autre connerie. Je pense que ceux qui disent ça, ce sont les cassandres qui y ont un intérêt: les obsédés de l'ordre et la discipline, les gens qui ont peur pour leurs biens, les fanatiques de l'hypersécuritarisme, etc. Sachant que ce sont des maladies qui se transmettent par les médias, personne n'est à l'abri.
Là pas d'accord!

-obsédé de l'ordre et de la discipline... heu... non vraiment pas merci, je crois qu'il faudrait que vous me relisiez un petit peu.

-peur pour mes biens, peut-être si j'en avais, mais en tant qu'étudiant fauché, non.

-fanatique de l'hypersécuritrisme: glorp! Je crois que je serais un fanatique de Sarko.

-les média ne transmettent absolument pas les nouveaux courants extrèmistes, les média transmettent et construisent les peurs à des fins de consommation (voir le très bon film "bowling for columbine")

Je crois n'appartenir à aucune des classes que vous citez, et je crois en la crise idéologique pour des raisons phénomènologiques et sociologiques.
Je vous ramène pour cela à cette discussion ci :

http://france-intelligente.bbflash.net/viewtopic.forum?t=74
et celle ci ayant eu lieu dans un autre forum, et qui reprend ces idées
http://www.forum-politique.org/phpBB2/viewtopic.php?t=35696
(cette discussion part dans tous les sens, il faut bien la lire, j'ai une tête de davis lynch sur ce forum, ça peut perturber...)
lomig a écrit:
Quant à la grande distribution, ce qui me gêne, c'est surtout que l'on fait croire aux pauvres qu'ils peuvent manger les mêmes chose sque les riches, alors que dnas leurs produits, y'a plein de merdes en tout genre. Mais quand on n'a pas le choix...

Ce qui fait que l'état de santé d'une population va être différent selon ses moyens de se nourrir...
là par contre, je suis d'accord Very Happy
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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Sam 19 Aoû 2006 - 15:25

Eh bien Stéph, tu m'étonnes. Bien sûr que non, tu ne fais partie d'aucune de ces catégories, et pourtant, tu es sensible aux voix des cassandres.

Mais bien sûr que ce sont les médias qui te convainquent ainsi que l'idéologie ambiante. Pour un film de Moore d'1h30, combien d'heures et de pages consacrées au déclin du monde???

Je ne vois pas de crise idéologique. La seule crise que je vois, c'est une crise politique (et économique). On ne sait pas gérer les problèmes en France, en Irak, aux USA, en Israël. Mais cela n'a aucune conséquence en terme de crise sur les gens...

Quelles sont les formes que prennent les crises??? Regardez: le monde entier est devenu néolibéral, capitaliste, les démocraties se portent de mieux en mieux, sont de plus en plus nombreuses, la pensée unique gagne du terrain, on contrôle de plus en plus les dérives des autres pays, on contrôle de mieux en mieux la population et ses mouvements!!! Que désirer d'autre!!! C'est le rêve de la stabilité pour le monde entier!!!

Ce que l'on voit comme une crise n'étant tout simplement que la disponibilité, l'accessibilité, d'informations dont nous ne disposions pas avant. C'est aussi l'acharnement médiatique. Si vous pensez que le monde va mal maintenant, il faut savoir que le monde allait encore plus mal avant, mais simplement, nous ne disposions pas des informations nécessaires à l'époque!!! (l'exemple flagrant étant le thème de l'insécurité... alors que l'insécurité OBJECTIVE stagne depuis 50 ans...)
ça c'est un constat sociologique, historique et géopolitique!!!

Quant à l'extrêmisme dont tu parlais: c'est plutôt l'intolérance de plus en plus grande d'une partie de la population, et l'étiquetage et la stigmatisation!!!On découvre une fois que tout le monde a accès à la parole qu'il y a plus de gens différents, radicaux que ce que l'on croyait!

"Monsieur Je-n-reviendrai-jamais" égal à lui-même, accuse lrs autres de ne pas voir, mais n'étaie pas, ne dit rien pour aller dans son sens, seulement "le monde va mal"...

Il faut se rendre compte que l'on pourra toujours dire que nous connaissons une grave crise. Depuis que les médias scrutent l'horizon, on trouvera toujours des éléments pour penser que le monde va mal... Seulement, en prenant des exemples objectifs, on se rendra compte de nos erreurs. Encore faut-il vouloir savoir. Or la volonté de savoir n'est pas universellement partagée. et puis la crise dépend aussi de l'idéologie de départ... C'est sûr que si tu veux un monde où les méchants sont punis et les gentils récompensés, tu peux attendre patiemment l'heure de ta mort en rongeant tes frustrations...
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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Sam 23 Sep 2006 - 12:44

J'ai appronfondit un peu cette étude sur les affres de la grande distribution il y à quelques temps:

Petit tours d’horizons des différents acteurs du marché. Le marché de l’alimentation en chiffre c’est ça :

-Un marché dominé à 90% par cinq centrales d’achats : Carrefour avec 26.2% ; Lucie, la centrale commune à Leclerc et à système U, 23.8% ; Opéra, la centrale commune à Casino, Cora, Francprix, Leaderprice et Monoprix-Prisunic, 15.7% ; Intermarché 14.4% et Auchan 12.9%.

-C’est aussi, dû à cette concentration, la mort, entre 1966 et 1998, de 178200 commerces de proximité mettant 378349 personnes au chômage. En détaillé :

. Boulangerie- pâtisserie : -17800 ; 61900 personnes au chômage
. Boucherie : -35800 ; 95200 personnes au chômage
. Poissonnerie : -2600 ; 5300 personnes au chômage
. Charcuterie :- 6300 ; ?
. Epicerie : -73800 ; 127349 personnes au chômage
. Crémerie :- 3500 ; 6900 personnes au chômage
. Librairie : -1300 ; 3700 personnes au chômage
. Bijouterie : -5100 ; 9500 personnes au chômage
. Commerce de chaussures :- 4700 ; 9500 personnes au chômage
. Commerce de vêtements : -20400 ; 41700 personnes au chômage
. Commerce d’appareils ménagers : -2600 ; 8000 personnes au chômage
. Quincaillerie : -4300 ; 9300 personnes au chômage

-C’est donc plus de 18.000 communes sans commerces de proximité.

-C’est néanmoins, la réalisation en 2002 par l’exploitation consolidée de la centrale Opéra (Hypermarchés géants, supermarchés Casino, Franprix/Leaderprice, Monoprix) de réaliser un chiffre d’affaire de 757.3 millions d’euros (22.806 millions cette année pour Casino) et Carrefour de réaliser un chiffre d’affaire astronomique de 68729 millions d’euros ;…Leclerc se lance à la conquête d’autres marchés et de devenir le premier bijoutier de France ainsi qu’acteur important dans les marchés de la vente d’essence, de parfum, de médicaments, d’outils de jardinages, de vêtements, d’espaces commerciaux,…Intermarché deviens le premier armateur de pêche de France.

-Pour les 400.000 agriculteurs Français cela signifie :

-Le kilo de tomate vendu à 0.30 euro cents et revendu à 1.20 euros ; 9.57 euros pour les 100 kg de froment revendu sous forme de pain à 1.70 le pain ; 0.14 euros le kilo de pommes de terre et revendu à 0.80 le kilo ; salades vendues à 0.25 l’unité revendue 1.15 euros ; Concombres vendus 0.28 l’unité est revendu à 1.50 euros,…Soit c’est un rapport de 1 à 4 comme en 1949.

-C’est aussi une marge arrière de 60% en 2002 sur certains produits alors qu’elle était de 10% il y a 10 ans. (les marges arrière ou rétro commissions, sont des sommes déduites du prix d’achat, remboursées au revendeur par un fabricant ; Les marges arrière les plus connues sont celles que les chaînes de grandes surfaces françaises exigent de leurs fournisseurs, sous peine de dé référencement.)

-C’est aussi une « remise de fin d’année » RFA qui représente 1% à 2% de l’ensemble des achats des douze mois précédents.

-C’est en final pour avoir un exemple concret : un cultivateur qui détruit littéralement son champs de salades pour la simple bonne raison, le prix qui lui était propose par une grande surface alimentaire, ne suffisait pas a payer ses employés. le prix était de 0.20 euros ce qui fait 1 francs et 32 centimes.
Pour tenir son exploitation rentable il aurait fallu qu il soit de l ordre de 0.40 euros ce qui fait 2francs et 62 centimes .comme vous le savez, la salade est vendu environ 1 euro ce qui fait 6 francs et 56 centimes !

-Pour les consommateurs ça veut dire :

-C’est, ces 12 derniers mois une augmentation de l’indice des prix de 0.7 dans les hypermarchés, de 0.9 dans les supermarchés, de 1.1 dans la grande distribution étendue, de 1.7 dans les autres formes de vente.

-C’est, ces 12 derniers mois, une augmentation de l’indice des prix détaillés dans la grande distribution de 1.8 pour la viande, 1.1 pour les boissons, 0.8 pour le restant des produits alimentaires, 1.1 pour les produits d’entretien.

-C’est une consommation, à l’échelle nationale, de produits frais de 13% en 2005 alors qu’elle était de 18.2% en 1960.

-C’est 8% de Français qui ne peuvent manger de la viande tous les deux jours
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stephane
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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Sam 23 Sep 2006 - 14:46

Merci beaucoup Gfrey! As tu encore les sources qui t'ont permis de réaliser cette étude?
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Gfrey
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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Sam 23 Sep 2006 - 16:24

Citation :
Merci beaucoup Gfrey! As tu encore les sources qui t'ont permis de réaliser cette étude?
Oui bien sûr:

http://www.confederationpaysanne.fr/IMG/pdf/CS_181_DOS.pdf#search=%22grande%20distribution%20pdf%22

http://www.amd33.org/Grande%20distribution.pdf#search=%22grande%20distribution%20pdf%22

http://www.insee.fr/fr/indicateur/indic_conj/donnees/doc_idconj_32.pdf#search=%22grande%20distribution%20insee%20pdf%22

http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ip831.pdf#search=%22insee%20petis%20commerces%22

Voilà pour l'essentiel, pour les passages suivant une précision s'impose:

Citation :
Le kilo de tomate vendu à 0.30 euro cents et revendu à 1.20 euros ; 9.57 euros pour les 100 kg de froment revendu sous forme de pain à 1.70 le pain ; 0.14 euros le kilo de pommes de terre et revendu à 0.80 le kilo ; salades vendues à 0.25 l’unité revendue 1.15 euros ; Concombres vendus 0.28 l’unité est revendu à 1.50 euros
Ici j'ai comparé le prix du marché pour les biens cités et leurs prix de ventes dans la grande distribution.

Citation :
C’est en final pour avoir un exemple concret : un cultivateur qui détruit littéralement son champs de salades pour la simple bonne raison, le prix qui lui était propose par une grande surface alimentaire, ne suffisait pas a payer ses employés. le prix était de 0.20 euros ce qui fait 1 francs et 32 centimes.
Pour tenir son exploitation rentable il aurait fallu qu il soit de l ordre de 0.40 euros ce qui fait 2francs et 62 centimes .comme vous le savez, la salade est vendu environ 1 euro ce qui fait 6 francs et 56 centimes !
Connaissance personelle: je connai bon nombre d'agriculteurs qui me font part des derniers échos du monde de l'agriculture; malheureusement aucunes sources internet.
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MP
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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Sam 23 Sep 2006 - 17:49

Citation :

-C’est 8% de Français qui ne peuvent manger de la viande tous les deux jours

Disons que c'est le point le plus positif Smile La viande est terriblement intoxicante pour l'organisme, et la dose quotidienne maximale devait être de l'ordre de 60 grammes ... On en est loin !

L'explosion de la grande distribution n'est pas seulement le fruit d'une conspiration capitalisitique, elle répond aussi à la demande des consommateurs, même si on peut le déplorer :

- prix de 20 à 30 % moins élevés en moyenne ;
- choix général plus vaste (mais souvent de moindre qualité) ;
- facilités de parking :
- gain notoire de temps.
- créneaux horaires plus larges en général.

Les petits commerçants sont-ils pour autant des arnaqueurs ? Evidemment non.

Mais moins il y a de clients, plus le salaire horaire du préposé pèse dans le panier de la ménagère.
Moins on commande pour une boutique, plus cher on paie.
Impossibilité financière de faire de la promotion ou de la publicité.
Etc.

Et portant, des alternatives "petits commerces" se développent (du moins chez nous) qui semblent prometteuses, et correspondent un peu aux "dépanneurs" chers au Quebec : petits magasins ou moyennes surfaces combinant premiière nécessité, produits de "petit luxe" et important rayon traiteur qui font, à prix plutôt salés, le bonheur des affamés de dernière minute, des gens qui travaillent tard, etc. L'essentiel de leur chiffre d'affaire se situe après 18 heures (jusqu'à 22 ou 24 heures), et le dimanche (amis à l'improviste, pas de provisions pour faire les cantines du lundi etc).

D'autres boutiques connaissent en ville un essor sympathique celui des verduriers-épiciers généralement turcs ou marocains quui offrent des fruits et légumes magnifiques, moins cher qu'au marché, restent ouverts bien tard, ... et montent les denrées avec le sourire chez les vieilles dames sans ascenseurs.

Je pense qu'il y a place à la fois pour les grandes surfaces et la petite distributon, mais que celle-ci doit se trouver un nouveau créneau, et jouer sur le service et la qualité.

Près de chez moi, une boutique fruits et légumes, par exemple, prend les commandes par téléphone (dialogue charmant : "vous n'oubliez pa la chapelure ?"). En fin de journée, un petit coup de klaxon et, hop, la caisse est sur votre siège arrière : après quelques mois, ce système a rempli toute une salle de caisses commandées, et ce sont deux préposés qui les mettent dans les voitures !

Bref, je connais les gémissements des petits boutiquiers, mais souvent je ne trouve pas chez eux la véritable envie de satisfaire leurs clients.
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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Sam 23 Sep 2006 - 19:24

C'est une vision positive que vous avez la... j'ai une chanson pour vous MP, écoutez la bien Smile
Les grandes surfaces ouvrent de plus en plus tard, elles préfèrent payer des amandes (et même au final perdre de l'argent sur leur journée) pour ouvrir aussi le week-end. Elles livrent quasiment toutes à domiciles, on peut même commander par internet.
Ce que vous decrivez existe aussi en france, j'avais à coté de chez moi un petit boutiquier, il offrait un "bonbon de bienvenue" à ces clients. Il livrait à domicile, était ouvert 7 jours Sur 7, et toute la nuit. Il n'a pas resisté un an. Que pouvez t il faire à coté de deux grandes surfaces qui fasaient la même chose quasiment, ces clients étaient là entre 22h00 et 8h00, et juste pour des bricoles, donc pas de quoi vivre; qui a le pouvoir aujourd'hui de concurrencer les grandes surfaces? A part l'état, je ne vois pas.

Exemple classique:
Je suis directeur d'une grande surface, je veux me debarrasser des boulangeries qui m'entourent. J'achete de jeunes boulangers formés dans les boulangeries. Je leurs fais faire toutes les sortes de pains qu'on peut trouver en boulangerie, mais beaucoup moins cher, en n'hesitant pas à perdre de l'argent sur leurs fabrications. Peux tu m'expliquer comment les boulangeries environnantes peuvent s'en sortir sans lois plus fortes contre la concurrence deloyale?

Autre problème lié à la nouvelle forme de consommation: la disparition de la diversité alimentaire. Par exemple, il existe plusieurs centaines d'especes de tomates comestible, mais 98% sont sous brevets, et une grande majorité sont même interdite à la vente (plus des trois quarts des semences de tomates autorisées à la vente sont celles de plantes hybrides F1.) Dans de nombreux pays, vous n'avez pas le droit de cultiver, ni même d'acheter des especes de tomates qui ne sont pas bien rondes (il existe des tomates de toutes les couleurs et de toutes les formes). Le maraicher qui pouvait proposer la qualité et l'originalité de ses produits face aux grandes surfaces ne le peut même plus.
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Gfrey
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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Sam 23 Sep 2006 - 22:24

Citation :
Disons que c'est le point le plus positif La viande est terriblement intoxicante pour l'organisme, et la dose quotidienne maximale devait être de l'ordre de 60 grammes ... On en est loin !
Ridicule, la viande contient des éléments éssentiels à l'organisme et que l'on trouve plus difficlement dans les autres aliments: cobalt, cuivre, fer, manganèse, sélénium, nickel, zinc,....Et même si une consommation trop importante de viande est en effet source de maladies cardiaques, intestines et dégéneresence une cosommation de 60gr est une carence qui dois être absolument compensée par d'autres aliments. Il n'y à que les végétaliens qui tiennent de tels conclusions. Enfin cela me rappelle ces patrons du début du 20ème qui établissaient des "conclusions scientifiques" qui soutenaient que la consommation des ouvriers largement inférieure en divers aliments et l'exercice quotidient les guarderai en forme...une justification à la misère et aux privations.
Citation :
L'explosion de la grande distribution n'est pas seulement le fruit d'une conspiration capitalisitique, elle répond aussi à la demande des consommateurs, même si on peut le déplorer :
Je n'ai jamais dis que cela était dût à une conspiration, c'est un phénomène normal dans une économie de marché: certains intervenants ce dévellopent, bénéficient d'économies d'échelles et finissent par dominer le marché...c'est la création naturelle d'oligopoles dans le marché; et tout le monde sait que l'oligopole/monopole n'est pas bénéfique pour le consommateur comme pour le travailleur et la croissance de l'économie.

Citation :
Mais moins il y a de clients, plus le salaire horaire du préposé pèse dans le panier de la ménagère.
Moins on commande pour une boutique, plus cher on paie.
Impossibilité financière de faire de la promotion ou de la publicité.
Etc.
C'est la réalité de la concurrence et non le concept abstrait et illusoire de la concurrence pure et parfaite défendue par les libéraux.
Citation :
Et portant, des alternatives "petits commerces" se développent (du moins chez nous) qui semblent prometteuses, et correspondent un peu aux "dépanneurs" chers au Quebec : petits magasins ou moyennes surfaces combinant premiière nécessité, produits de "petit luxe" et important rayon traiteur qui font, à prix plutôt salés, le bonheur des affamés de dernière minute, des gens qui travaillent tard, etc. L'essentiel de leur chiffre d'affaire se situe après 18 heures (jusqu'à 22 ou 24 heures), et le dimanche (amis à l'improviste, pas de provisions pour faire les cantines du lundi etc).

D'autres boutiques connaissent en ville un essor sympathique celui des verduriers-épiciers généralement turcs ou marocains quui offrent des fruits et légumes magnifiques, moins cher qu'au marché, restent ouverts bien tard, ... et montent les denrées avec le sourire chez les vieilles dames sans ascenseurs.

Je pense qu'il y a place à la fois pour les grandes surfaces et la petite distributon, mais que celle-ci doit se trouver un nouveau créneau, et jouer sur le service et la qualité.

Près de chez moi, une boutique fruits et légumes, par exemple, prend les commandes par téléphone (dialogue charmant : "vous n'oubliez pa la chapelure ?"). En fin de journée, un petit coup de klaxon et, hop, la caisse est sur votre siège arrière : après quelques mois, ce système a rempli toute une salle de caisses commandées, et ce sont deux préposés qui les mettent dans les voitures !

Bref, je connais les gémissements des petits boutiquiers, mais souvent je ne trouve pas chez eux la véritable envie de satisfaire leurs clients.
Oui c'est certains qu'il existe des inovateurs dans le marché mais la proportion par rapport au nombres de petits commerces mis sur la selette puis mis à mort est faible.
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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Sam 23 Sep 2006 - 23:29

Citation :
stephane"]C'est une vision positive que vous avez la... j'ai une chanson pour vous MP, écoutez la bien Smile

Very Happy Merci ! Grâce à vous, j'ai mon jinggle Very Happy

Citation :
Les grandes surfaces ouvrent de plus en plus tard, elles préfèrent payer des amandes (et même au final perdre de l'argent sur leur journée) pour ouvrir aussi le week-end. Elles livrent quasiment toutes à domiciles, on peut même commander par internet.

Tiens. Ici, il y a des sociétés indépendantes qui vous livrent à domicile, moyennant paiement, tout l'assortiment non périssable, mais jamais de frais.

Citation :
Ce que vous decrivez existe aussi en france, j'avais à coté de chez moi un petit boutiquier, il offrait un "bonbon de bienvenue" à ces clients. Il livrait à domicile, était ouvert 7 jours Sur 7, et toute la nuit. Il n'a pas resisté un an. Que pouvez t il faire à coté de deux grandes surfaces qui fasaient la même chose quasiment, ces clients étaient là entre 22h00 et 8h00, et juste pour des bricoles, donc pas de quoi vivre; qui a le pouvoir aujourd'hui de concurrencer les grandes surfaces? A part l'état, je ne vois pas.

Difficile en effet. Mais chez nous, les vraies grandes surfaces sont assez hors ville, et les petites épiceries au coeur ds quartiers.

Citation :
Exemple classique:
Je suis directeur d'une grande surface, je veux me debarrasser des boulangeries qui m'entourent. J'achete de jeunes boulangers formés dans les boulangeries. Je leurs fais faire toutes les sortes de pains qu'on peut trouver en boulangerie, mais beaucoup moins cher, en n'hesitant pas à perdre de l'argent sur leurs fabrications. Peux tu m'expliquer comment les boulangeries environnantes peuvent s'en sortir sans lois plus fortes contre la concurrence deloyale?

En fait, si vous êtes directeur d'une grande surface, vous recevrez vos pains de la centrale d'achat ; vos clients vous achèterons probablement des pains de conservation, mais ne feront pas un km entre vos gondoles pour trouver deux croissants frais.... et faire la file à la caisse pendant 35 minutes ... Et votre grande surface sera fermée le dimanche, jour des petits déjeuners pantagruéliques, et des gâteaux pour tante Julia ...

Les boulangers ne sont pas tous des génies ... Dans mon village, il y a deux boulangeries, l'une très chère, et l'autre très mauvaise (qui n'hésite pas à vous vendre des gateaux rassis), tout cela à 1 Km d'un hyper-marché. Bien entendu, elles se jalousent au point de fermer un mois en été ... aux mêmes dates ! Very Happy Inutile de vous dire qu'à la ré-ouverture, bien des clients ont pris de nouvelles habitudes ...

Citation :
Autre problème lié à la nouvelle forme de consommation: la disparition de la diversité alimentaire. Par exemple, il existe plusieurs centaines d'especes de tomates comestible, mais 98% sont sous brevets, et une grande majorité sont même interdite à la vente (plus des trois quarts des semences de tomates autorisées à la vente sont celles de plantes hybrides F1.) Dans de nombreux pays, vous n'avez pas le droit de cultiver, ni même d'acheter des especes de tomates qui ne sont pas bien rondes (il existe des tomates de toutes les couleurs et de toutes les formes). Le maraicher qui pouvait proposer la qualité et l'originalité de ses produits face aux grandes surfaces ne le peut même plus.

En fait, deux cas de figure :
- les verduriers qui s'approvisionnent, du moins en partie, dans des cultures familiales, et offrent une gamme de produits excellents et variés (mais ils sont rares)
- les autres qui, à l'instar des grandes surfaces, achètent à des méga grossistes. Ce sont ces derniers qui ne veulent que des fraises qui ne pourrissent pas (tant pis si elles n'ont pas de goût), et une très petite gamme de fruits et légumes soigneusement calibrés, pour répondre aux normes du trading international...

Par contre, on trouve -en tout cas chez nous - des collections de plus de cent tomates différents, de toutes formes et de toutes couleurs. L'université agronomique de Gembloux a une collection de plus de 250 variétés de pommes, accessibles à tous les amateurs, etc.

Bref, je crois que ce sont surtout les grossistes qui limitent les variétés.
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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Dim 24 Sep 2006 - 7:25

Je ne vais jamais faire de courses au super marché, et étant donné que je suis végétarienne, mon panier est somme toute assez léger question porte monnaie. Avec tout ce que j'économise je peux me permettre de manger des produits frais chaque jour, légumes, fruits, crudités, fromages, lait, etc ...
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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Dim 24 Sep 2006 - 14:56

Tiens je vais enrichir d'un exemple concret et précis.

Breil, dans les pays de lire, petite bourgade de 2000 âmes maintenant.
Il y a trentes ans on comptait 500 personnes, 2 boucherie charcuterie, +1 camions, 2 boulangerie, un forgeron, un maréchal férant, une épicerie, une couturiére, 3 bars et ceci n'était que l'officiel, combien de paysans vendaient leurs porductions directement à la ferme.

Aujourd'hui pour 2000 habitants, il reste une boulangerie, et un bar, mais dans la ville d'a côté il y a une superette, même 2 superettes.

C'est assez affligeant de constater qu'on délocalise ces services, a terme on aura absolument pas les moyens de continuer.
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MessageSujet: Re: la mort des petits commerces.   Dim 24 Sep 2006 - 15:15

Citation :

Aujourd'hui pour 2000 habitants, il reste une boulangerie, et un bar, mais dans la ville d'a côté il y a une superette, même 2 superettes.

C'est assez affligeant de constater qu'on délocalise ces services, a terme on aura absolument pas les moyens de continuer.

En fait, la première condiion pour qu'un commerce existe, c'est qu'il soit rentable. Une qualité qui, notamment en raison des charges et taxes, nécessite un chiffre d'affaire toujours plus important. Avant d'installer un commerce, la pré-étude comprend toujours (ou devrait) une prise en compte de la "polarité", c'est à dire de la clientèle potentielle.

En principe les petits villages sont donc voués à la désertification commerciale ... Mais ...

- Il y a des Maires plus doués que d'autres pour le bien public : tel celui de je ne sais quel petit village charmant, qui après avoir analsé la situation, a fait acheter par la municipalité une jolie maison, l'a fait retaper, et la loue à prix doux à des commerçants qui, au vu de l'annonce, ont quitté Paris avec enthousiasme et sont ravis ;.

- il y a les fonctions de postiers ou de téléphone public qui rendent service, mais aident de tout petits commerces à survivre ;

- il y a des salariés qui, après leurs heures, ouvrent un café ou une épicerie de dépannage.

Autre constat : l'importance d'une école ! Dans un petit village belge, et à coup de recrutement généralisé, la population est arrivée à faire ré-ouvrir la petite école, si chouette qu'on y vient même de loin. Cet acccroisement de chalandise a fait ré-ouvrir quatre commercesassez florissants.

Bref, les villages peuvent garder une activité commerciale, à condition que tout le monde s'y mette ...
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