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 Mûrissement vers l'alternative

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AuteurMessage
Sandra
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MessageSujet: Mûrissement vers l'alternative   Jeu 12 Mar 2009 - 0:11



Lors d'une période de ralentissement économique s'accompagnant d'une récession modérée, il peut survenir un réflexe conservateur voire sécuritaire favorable électoralement aux blocs centraux (PS, MODEM et UMP, pour la France, actuellement). Un vote plus revendicatif, plus différent, pour l'alternative est moins choisi.

Lors d'un krach économique soudain, rapidement très intense et saisissant, un réflexe, dans ce cas pouvant être particulièrement prononcé, survient presque à coup sûr, encore en faveur d'une conservation du régime.

Lors d'une dépression économique sévère et s'accélèrant mais évoluant assez lentement, tout du moins au début, c'est à dire comme celle que nous connaissons actuellement, un mûrissement politique se développe car les citoyens ont le temps de se poser des questions et de discuter du sujet. Il peut s'épanouir fortement de sorte que de nouveaux choix puissent s'imposer, grâce notamment aux élections. Les forces progressistes en bénéficient le plus.
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fourmi
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MessageSujet: Re: Mûrissement vers l'alternative   Jeu 12 Mar 2009 - 9:17

Citation :
François BAYROU
Président de Force Démocrate

Conseil politique du 9 mars 1996

…..EXTRAITS……..



………Dans un pays qui doute, qui vit une transformation profonde touchant l’ensemble des domaines qui font une nation, la vie économique, la structure de la société et même le situation personnelle des femmes, des hommes , des jeunes qui composent cette société, le premier impératif c’est de faire courageusement, quotidiennement la tâche de redressement que nous nous sommes fixée et dont les Français nous ont confié la charge.

……… Tout le monde mesure ce qu’un certain nombre de corporatismes ont fait peser comme menaces et comme interdits sur le pays quand les changements s’imposaient

………..Nous avons besoin en France d’une vie sociale nouvelle. Je suis frappé de voir à quel point, dans tous les pays du monde, la question de la société est en train de reprendre une importance capitale.

……….Sur la réalité du terrain, sur les conditions concrètes, sur les difficultés et les problèmes que rencontrent ceux qui vivent dans les écoles, dans les collèges, dans les lycées, à l’université, j’ai appris davantage des syndicats que de mon administration.

……….. La méthode de la réforme :

….Premier acte : « la réforme tout de suite ». C’est l’acte des élections. Pendant chaque période électorale, les candidats se présentent tous plus réformateurs les uns que les autres et trouvent, en face d’eux, des citoyens qui exigent des réformes immédiates.. Ce sont les fameux « cent jours » qui suivent une élection. Le prétendu état de grâce pendant lequel un coup de baguette magique va changer la face des choses.

Le deuxième acte commence dès que les réformes cessent d’être des mots et qu’elles deviennent une réalité, ou en tout cas, une proposition. A ce moment-là débutent les manifestations sur le thème : « La réforme jamais, retirez la réforme. ».

……… Il nous revient, avec les responsabilités gouvernementales .. d’inventer une méthode des réformes.

Il faut du temps. Je sais bien que l’opinion publique , les pouvoirs et plus encore les observateurs sont portés à l’impatience. Dès l’instant qu’une manifestation a cessé, on devrait prononcer les paroles définitives qui changeraient le visage du monde. Mais on ne change pas un corps social en profondeur , en ne respectant pas ses rythmes. Nous avons besoin du temps nécessaire.

J’aime beaucoup cette phrase de Vaclav Havel. Parlant des impatients, il dit : « Ils sont comme ces enfants qui, pour faire pousser les arbres plus vite, leur tirent sur les feuilles. » La réforme a besoin d’un rythme qui respecte les interlocuteurs et les acteurs.

………Par ailleurs, la réforme ne peut plus venir seulement d’en haut. Nous avons vécu pendant des décennies avec l’idée que les élections constituaient des chèques en blanc donnés au pouvoir. Ce n’est plus une idée pour aujourd’hui. Deux phénomènes majeurs sont intervenus.

Le premier, c’est le changement du niveau de formation des Français. On ne gouverne plus de la même manière un peuple qui a un des plus hauts niveaux de formation de la planète et dont la majorité des jeunes entrent à l’université.

Le second, c’est l’explosion d’information… L’information est instantanée, abondante, universelle. Les citoyens en savent autant que les dirigeants et quelquefois plus. Ils ont le temps d’écouter les radios, de regarder les journaux télévisés. Comme un journaliste d’agence , ils prennent connaissance, à la minute, de ce qui se passe dans le monde.

On ne gouverne pas un peuple à très haut niveau de formation, et à très haut niveau d’information, comme on le gouvernait au temps où il était d’un niveau de formation élémentaire et d’information rare.

C’est une révolution dont nous n’avons pas pris la mesure.

Dans les temps d’angoisse et de crise, le sentiment dominant c’est la peur et toute réforme fait peur.

Pour engager et réussir la réforme, il est indispensable d’associer les acteurs individuellement à chacune des décisions préparées, à chacune des problématiques qui se posent à nous et de leur confier la responsabilité d’être de véritables co-décideurs des décisions à prendre. Le monde administratif et politique , marqué par son ascendance technocratique, est confronté à un changement culturel simple. Il y avait des experts qui savaient et les autres devaient obéir. Il suffisait d’écouter les experts pour prendre les bonnes décisions.

C’est fini.

… Il existe une légitimité dans l’expérience qui est au moins aussi grande que la légitimité de l’expertise, et la manière de vivre au quotidien les problèmes qualifie chacun des citoyens pour en parler, au moins autant que ceux qui les ont appris dans des dossiers savants.

Tout en faisant attention à ce que disent les experts, on doit le respect à ceux qui sont sur le terrain. Ils sont nos concitoyens et ils sont confrontés aux difficultés de la vie.Ce sont deux raisons pour les respecter
……
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