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Pour la fondation d'une France bâtie sur l'intelligence.
 
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 Liberté, Egalité, Fraternité.

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MP
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MessageSujet: Liberté, Egalité, Fraternité.   Mer 25 Avr 2007 - 9:14

Liberté, Egalité, Fraternité.

Cette magnifique devise qui claque au vent avec la bannière tricolore, me semble totalement déviée par la bien-pensance.

Liberté : le droit de faire ou de ne pas faire, en en assumant les conséquences, bien entendu.

Egalité : le droit de courir sa chance comme tout le monde, d'être tributaire des mêmes charges et obligations, d'être jugé conformément à des lois s'appliquant à tous. Il s'agit donc de contexte de vie, et non de garantie de résultats.

Fraternité : en principe, avoir une attitude amicale du riche vers le pauvre, du pauvre vers le riche, du beau vers le moche et du moche vers le beau, etc. En quoi consiste une attitude "fraternelle" ? En premier lieu, à chercher à faire plaisir, mais aussi à ne pas revendiquer quoi que ce soit. Les frères se souhaitent du bien, ne se demandent rien, et n'interviennent les uns pour les autres que dans des drames individuels (infirmité, difficultés ponctuelles, etc).

Nous sommes bien loin de cet idéal !

La Liberté est surtout devenue celle de ne rien foutre, de râler, mais surtout de ne pas se prendre en charge ;
l'Egalité un slogan permettant de niveler par le bas ;
la Fraternité, un système de racket.

Que tous ceux qui se réclament de la "France Républicaine" méditent sur ces dérives ...
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fourmi
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MessageSujet: Re: Liberté, Egalité, Fraternité.   Mer 25 Avr 2007 - 12:46

La "France Républicaine dont vous parlez s'est bâtie sur des principes émanant de la Grèce antique, dont celui de démocratie ............

Parlons de ce principe de base :




Dès le départ, il y a un "hic" : le "peuple", dans cette conception de la démocratie, ne représente qu'à peine 10 % de la population de la Cité....

Mais c'est sur cette base que se constituera la République.... sans femmes, sans métèques.... avec pour gouvernants les membres d'une "élite" autoproclamée, cette autoproclamation étant même sanctifiée par un dieu imaginaire et fort opportun !


Passons sur de multiples épisodes qui, TOUS, illustrent , parfois dramatiquement, cette errance ....

1789.... et la naissance de la République.....

Les débuts sont balbutiants puis, en 1793, la pensée devient plus claire... une Constitution est élaborée, porteuse de la possibilité de construire ENFIN une démocratie VRAIE....

Elle sera plebiscitée , mais JAMAIS appliquée....

Pourtant, on y trouve des réflexions très pertinentes....

Citation :
Constitution de l'an I
(1793)

Déclaration
des droits de l'homme et du citoyen

Le peuple français, convaincu que l'oubli et le mépris des droits naturels de l'homme sont les seules causes des malheurs du monde, a résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, ces droits sacrés et inaliénables, afin que tous les citoyens, pouvant comparer sans cesse les actes du gouvernement avec le but de toute institution sociale, ne se laissent jamais opprimer et avilir par la tyrannie ; afin que le peuple ait toujours devant les yeux les bases de sa liberté et de son bonheur, le magistrat la règle de ses devoirs, le législateur l'objet de sa mission.
En conséquence, il proclame, en présence de l'Être suprême, la déclaration suivante des droits de l'homme et du citoyen :


Article premier.
Le but de la société est le bonheur commun.
Le gouvernement est institué pour garantir à l'homme la jouissance de ses droits naturels et imprescriptibles.


Article 2.
Ces droits sont l'égalité, la liberté, la sûreté, la propriété.

Article 3.
Tous les hommes sont égaux par la nature et devant la loi.

Article 4.
La loi est l'expression libre et solennelle de la volonté générale ; elle est la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse ; elle ne peut ordonner que ce qui est juste et utile à la société ; elle ne peut défendre que ce qui lui est nuisible.

Article 5.
Tous les citoyens sont également admissibles aux emplois publics. Les peuples libres ne connaissent d'autres motifs de préférence dans leurs élections que les vertus et les talents.

Article 6.
La liberté est le pouvoir qui appartient à l'homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d'autrui ; elle a pour principe la nature, pour règle la justice, pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qui te soit fait.

Article 7.
Le droit de manifester sa pensée et ses opinions, soit par la voie de la presse, soit de toute autre manière, le droit de s'assembler paisiblement, le libre exercice des cultes ne peuvent être interdits.
La nécessité d'énoncer ces droits suppose ou la présence ou le souvenir récent du despotisme.

Article 8.
La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés.

Article 9.
La loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l'oppression de ceux qui gouvernent.

Article 10.
Nul ne doit être accusé, arrêté ni détenu, que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. Tout citoyen appelé ou saisi par l'autorité de la loi doit obéir à l'instant ; il se rend coupable par la résistance.

Article 11.
Tout acte exercé contre un homme hors des cas et sans les formes que la loi détermine, est arbitraire et tyrannique ; celui contre lequel on voudrait l'exécuter par la violence a le droit de le repousser par la force.

Article 12.
Ceux qui solliciteraient, expédieraient, signeraient, exécuteraient ou feraient exécuter des actes arbitraires, sont coupables et doivent être punis.

Article 13.
Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.

Article 14.
Nul ne doit être jugé et puni qu'après avoir été entendu ou légalement appelé, et qu'en vertu d'une loi promulguée antérieurement au délit. La loi qui punirait les délits commis avant qu'elle existât serait une tyrannie ; l'effet rétroactif donné à la loi serait un crime.

Article 15.
La loi ne doit décerner que des peines strictement et évidemment nécessaires ; les peines doivent être proportionnées au délit et utiles à la société.

Article 16.
Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie.

Article 17.
Nul genre de travail, de culture, de commerce, ne peut être interdit à l'industrie des citoyens.

Article 18.
Tout homme peut engager ses services, son temps ; mais il ne peut se vendre, ni être vendu ; sa personne n'est pas une propriété aliénable. La loi ne reconnaît point de domesticité ; il ne peut exister qu'un engagement de soins et de reconnaissance entre l'homme qui travaille et celui qui l'emploie.

Article 19.
Nul ne peut être privé de la moindre portion de sa propriété sans son consentement, si ce n'est lorsque la nécessité publique légalement constatée l'exige, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.

Article 20.
Nulle contribution ne peut être établie que pour l'utilité générale. Tous les citoyens ont le droit de concourir à l'établissement des contributions, d'en surveiller l'emploi, et de s'en faire rendre compte.

Article 21.
Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler.

Article 22.
L'instruction est le besoin de tous. La société doit favoriser de tout son pouvoir les progrès de la raison publique, et mettre l'instruction à la portée de tous les citoyens.

Article 23.
La garantie sociale consiste dans l'action de tous pour assurer à chacun la jouissance et la conservation de ses droits : cette garantie repose sur la souveraineté nationale.

Article 24.
Elle ne peut exister, si les limites des fonctions publiques ne sont pas clairement déterminées par la loi, et si la responsabilité de tous les fonctionnaires n'est pas assurée.

Article 25.
La souveraineté réside dans le peuple ; elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable.

Article 26.
Aucune portion du peuple ne peut exercer la puissance du peuple entier ; mais chaque section du souverain, assemblée, doit jouir du droit d'exprimer sa volonté avec une entière liberté.

Article 27.
Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l'instant mis à mort par les hommes libres.

Article 28.
Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures.

Article 29.
Chaque citoyen a un droit égal de concourir à la formation de la loi, et à la nomination de ses mandataires ou de ses agents.

Article 30.
Les fonctions publiques sont essentiellement temporaires ; elles ne peuvent être considérées comme des distinctions ni comme des récompenses, mais comme des devoirs.

Article 31.
Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n'a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens.

Article 32.
Le droit de présenter des pétitions aux dépositaires de l'autorité publique ne peut, en aucun cas, être interdit, suspendu ni limité.

Article 33.
La résistance à l'oppression est la conséquence des autres droits de l'homme.

Article 34.
Il y a oppression contre le corps social, lorsqu'un seul de ses membres est opprimé ; il y a oppression contre chaque membre, lorsque le corps social est opprimé.

Article 35.
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
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MessageSujet: Re: Liberté, Egalité, Fraternité.   Mer 25 Avr 2007 - 12:47

SUITE............

Hélas , l'article 27 , mis en application, a eu pour effet de provoquer la "TERREUR" si bien que ce fut un "retour en arrière".....


Mais ce RECUL ne permit pas d'avancer suffisamment sur la voie de la DEMOCRATIE, ouvrant certaines perspectives qui sont positives , mais insuffisantes : les femmes, les métèques, sont associés, désormais , à la Cité..... mais les politiques sont encore investis de pouvoirs qui font que les intérêts du peuple ne sont pas servis comme ils devraient l'être.....


Alors, en 1998, j'ai lancé cet appel :


Citation :
Reims le 15 janvier 1998

A tous les politiques,


J’ACCUSE... les prétendus maîtres du monde de vouloir dominer la planète sans respecter leurs congénères humains.

J’ACCUSE... les prétendus maîtres du monde d’avoir sciemment mis la planète en danger et, par ce fait, d’avoir menacé la survie de l’espèce humaine.

J’ACCUSE... les prétendus maîtres du monde d’avoir utilisé les plus vils moyens pour manipuler les esprits des humains afin que ceux-ci s’entre-tuent ou se suicident au nom de valeurs absurdes.

J’ACCUSE... les prétendus maîtres du monde de crimes volontaires et répétés contre l’humanité, de génocides, de tortures, d’exploitation éhontée.

J’ACCUSE ... les prétendus maîtres du monde de vouloir s’assurer des moyens de leur survie, y compris en voulant s’installer ailleurs que sur la Terre après avoir détruit celle-ci.

J’ACCUSE... les prétendus maîtres du monde d’avoir dressé les peuples les uns contre les autres afin de vendre ou d’expérimenter, au mépris de la vie humaine, leurs engins de mort, ceci avec pour seul intérêt le profit et l’enrichissement personnel.

J’ACCUSE... les prétendus maîtres du monde de s’être livrés à des expériences cruelles et horribles sur des humains au nom d’une prétendue science destinée à leur propre et exclusif usage.

J’ACCUSE... les prétendus maîtres du monde d’avoir perpétué jusqu’à nos jours et sous des formes déguisées, l’esclavage qui a pourtant été partout aboli officiellement dans le monde.

J’ACCUSE... les prétendus maîtres du monde d’avoir détourné de leurs buts initiaux des techniques et des savoirs élaborés en toute bonne foi pour servir le bonheur de l’ensemble de l’espèce humaine.

J’ACCUSE... les prétendus maîtres du monde d’avoir perverti, entretenu dans l’ignorance, corrompu, drogué , manipulé mentalement des masses de jeunes gens qu’ils ont exploitées afin d’assouvir leurs instincts bestiaux.

J’ACCUSE... les prétendus maîtres du monde d’avoir perverti les systèmes et les hommes politiques afin de faire croire aux peuples à la malhonnêteté de leurs dirigeants.

J’ACCUSE... les prétendus maîtres du monde d’avoir laissé se construire des démocraties de pacotille afin de générer des chaos qui seraient justificateurs de la mise en place d’un nouvel ordre mondial fasciste.

J’ACCUSE... les prétendus maîtres du monde d’avoir généré des guerres entre nations, de s’être ingérés dans les rapports entre nations, d’avoir manipulé des dirigeants afin de “réguler” la croissance démographique sur la planète.

J’ACCUSE ... les prétendus maîtres du monde de tous ces maux et de bien d’autres, au nom des milliards de victimes passées et présentes.

Je n’ai sciemment nommé aucun de ces prétendus maîtres du monde au nom des principes mêmes qui m’animent dans ma démarche : il n’est pas question ici de désigner des responsables individuels puisque tous les humains, activement ou passivement, à des degrés divers, sont responsables, même si je suis conscient que les responsabilités de certains sont plutôt des culpabilités. Je plaiderai pour ceux-ci l’indulgence et invoquant l’inconscience et leur peur de la Mort.


Pour toutes ces raisons et bien d’autres, je proclame aujourd’hui la liberté pour tous les peuples et individus opprimés, de quelque manière que ce soit.


Conformément à l’article 35 de la Constitution française de 1793, plébiscitée mais jamais appliquée, je demande à tous les individus et peuples concernés d’entrer en insurrection contre leurs oppresseurs, au nom de la vie et du droit au bonheur. J’affirme solennellement que ces prétendus maîtres du monde ne tirent leur pouvoir que de nos craintes et de nos ignorances.

Ce sera désormais à nous, peuples de la Terre, de démontrer que nous avons , malgré leurs exemples de barbarie sanglante, su grandir dans l’honneur et la dignité d’être humains, dans l’esprit de solidarité appuyé sur les seules valeurs de confiance et de liberté.

Et pour montrer notre résolution à nous engager dans cette voie, nous annonçons que notre première résolution est d’épargner ces prétendus maîtres du monde; nous nous en remettons avec confiance à leur conscience, pour qu’ils puissent librement, avec nous, oeuvrer à la reconstruction d’un monde où la vie et le bonheur seront accessibles à chacun et à tous.




Ce texte faisait suite à ce texte que j'avais adressé, en 1994, également à tous les politiques :



Citation :
DECLARATION CONSTITUTIVE INTEMPORELLE…..

Article 1 : Un individu est un être humain vivant sur Terre indifféremment de son sexe, de son âge, de son origine, de sa culture, etc.

Article 2 : Le souhait et la volonté de tout individu est de mener une existence heureuse.

Article 3 : Une société est constituée quand deux individus au moins sont en situation de coexistence.

Article 4 : Les souhaits et les volontés d'une société sont :
- de permettre à chacun des individus qui la composent de mener une existence heureuse .
- d'assurer le bonheur collectif

Article 5 : Toujours et partout, un individu d'une société doit pouvoir vivre en parfaire harmonie avec tout autre individu, que cet autre individu soit de sa société ou d'une autre.

Article 6 : Les rapports entre les individus et les rapports entre les sociétés sont régis par les mêmes principes de volonté d'une existence individuelle heureuse et d'un bonheur collectif.

Article 7 : Les principes fondamentaux de coexistence heureuse se définissent ainsi :
- chacun peut mener une existence heureuse dans le respect du bonheur de celle
des autres.
- chacun peut contribuer au bonheur de l 'existence des autres dans le respect de leur souhait et de leur volonté.

Article 8 : Les individus qui composent une société ont des activités leur donnant les moyens:
- de mener une existence heureuse
- de contribuer au bonheur collectif

Article 9: tout individu d'une société contribue au bonheur de 1'existence des autres individus, que ceux-ci appartiennent à une société ou à une autre

Article 10 : La contribution au bonheur collectif se présente sous deux formes :
- donner des moyens matériels à la société pour qu'elle assure le bonheur collectif
- avoir une activité politique pour suggérer ou/et organiser la gestion de ces moyens collectifs.

Article 11 : Le politique est un individu qui a envie et compétence pour suggérer ou/et organiser la gestion des moyens matériels de la société et qui a reçu mandat de ses membres pour exercer cette fonction.

Article 12 : La fonction politique est une fonction au même titre que les activités des autres individus de la société.

Article 13 : Cette fonction a les caractéristiques suivantes :
- écoute et étude des besoins et demandes des individus de la société.
- Harmonisation de ces besoins et demandes avec les principes fondamentaux de coexistence heureuse et les nécessités naturelles du respect de l'environnement humain.
- Propositions de mesures concrètes, simples et objectivement réalisables.
- Application de ces mesures dès lors que chaque individu de la société aura expressément signifié son accord personnel.

Article 14 : La responsabilité du politique trouve ses limites naturelles :
- quand son envie ou/et sa compétence cessent.
- Quand les autres individus de la société expriment un souhait et une volonté différents de ceux du politique.

Article 15 : Pour exercer la plénitude de sa fonction, le politique est entouré de collaborateurs qui ont pour missions :
- de recenser, collecter et analyser les besoins et demandes des individus de la société.
- De veiller au respect de l'harmonie de ces besoins et demandes avec les principes fondamentaux de coexistence heureuse et les nécessités de respect de l'environnement humain.
- De suggérer, envisager, chiffrer, définir des mesures concrètes, simples et objectivement réalisables.
- De mettre en œuvre, évaluer dans leur réalité, critiquer les mesures antérieurement approuvées par les individus.

Article 16 : L'ensemble des collaborateurs du politique se nomme administration. Les services rendus par cet ensemble sont publics puisqu'ils sont destinés à permettre à chacun et à tous de mener une existence heureuse.

Article 17 : Les activités des individus composant ce service public sont des activités au même titre que les activités des autres individus de la société.

Article 18 : Les activités des membres du service public sont en permanence exposées, expliquées, justifiées avec transparence et objectivité aux autres individus de la société qui ont la possibilité constante de les critiquer ou de les remettre en cause.

Article 19 : Le service public constitue une société parmi les autres et, à ce titre, est régi par les mêmes principes de volonté d'une existence individuelle heureuse et d'un bonheur collectif.

Michel FOURNIER
14 mai 1994



En 2006, je voyais apparaître cette affiche :





Cette association vient de prendre une initiative spectaculaire ....

http://www.collectif-justice.net:80/



Dans le même temps, François BAYROU envisagerait la fondation d'un Parti réellement DEMOCRATE.....

http://2007.fr.msn.com/ArticleView.aspx?ArticleId=f30ddbd6-72e2-464a-a448-0353ac468c89


Mais, dites-moi, ce qui est en train de se passer s'apparente tout à fait à une REVOLUTION TRANQUILLE où le peuple souverain est ENFIN en route à faire valoir ses DROITS , sans oublier ses devoirs....

De grâce, cette fois, ne manquons pas cette superbe occasion .

Cordialement

fourmi
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MessageSujet: Re: Liberté, Egalité, Fraternité.   Mer 25 Avr 2007 - 20:06

MP, ce sont tes définitions de ces valeurs.
Je les définis autrement, Stéphane les définit autrement, Michel les définit autrement, bref, c'est surtout personnel. Ce sont des mots polysémiques, qui peuvent s'entendre de bien des manières!

Si tu veux en connaître le fond réel, lis tous les textes des hiérarchies des normes de Kelsen: de la constitution aux jurisprudences. Tu auras alors les définitions réelles de ce que sont ces valeurs.
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MessageSujet: Re: Liberté, Egalité, Fraternité.   Jeu 26 Avr 2007 - 9:32

Citation :
Si tu veux en connaître le fond réel, lis tous les textes des hiérarchies des normes de Kelsen: de la constitution aux jurisprudences. Tu auras alors les définitions réelles de ce que sont ces valeurs.

Rien n'est moins sûr puisque , selon les lieux, selon les époques, ces "valeurs" fluctuent, comme je l'ai démontré....

C'est d'ailleurs la fluctuation de la définition de ces valeurs qui permet, plus que toute autre chose, de "mesurer" l'évolution de la société qui les véhicule ou qui les crée....

Alors, pour ma part, je m'en tiens à quelques principes de droit basiques qui mettent en évidence l'évolution de nos valeurs, les raisons de l'opposition populaire actuelle et l'incompétence fonctionnelle des "politiques" :

- la République française , légalement, date de 1789 où elle fut "sanctifiée" par la "Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen".

http://www.conseil-constitutionnel.fr/textes/d1789.htm

- s'inspirant de cette "Déclaration" et devant en respecter les principes, la République française s'est dotée de "Constitutions" qui ont fluctué au fil des époques . La dernière en date est celle de 1958, réactualisée, qui, dans son Préambule , rappelle certains principes :

http://www.conseil-constitutionnel.fr/textes/c1958web.htm

Citation :
Préambule

Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu'aux droits et devoirs définis dans la Charte de l'environnement de 2004.

Rappel du Préambule de la Constituion de 1946 :

http://www.conseil-constitutionnel.fr/textes/constitution/c1946.htm

Citation :
LA CONSTITUTION DU 27 OCTOBRE 1946


Préambule

Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d'asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l'homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

Il proclame, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et sociaux ci-après :

La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme.

Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoires de la République.

Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.

Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l'action syndicale et adhérer au syndicat de son choix.

Le droit de grève s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent.

Tout travailleur participe, par l'intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu'à la gestion des entreprises.

Tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité.

La Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.

Elle garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence.

La Nation proclame la solidarité et l'égalité de tous les Français devant les charges qui résultent des calamités nationales.

La Nation garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l'Etat.

La République française, fidèle à ses traditions, se conforme aux règles du droit public international. Elle n'entreprendra aucune guerre dans des vues de conquête et n'emploiera jamais ses forces contre la liberté d'aucun peuple.

Sous réserve de réciprocité, la France consent aux limitations de souveraineté nécessaires à l'organisation et à la défense de la paix.

La France forme avec les peuples d'outre-mer une Union fondée sur l'égalité des droits et des devoirs, sans distinction de race ni de religion.

L'Union française est composée de nations et de peuples qui mettent en commun ou coordonnent leurs ressources et leurs efforts pour développer leurs civilisations respectives, accroître leur bien-être et assurer leur sécurité.

Fidèle à sa mission traditionnelle, la France entend conduire les peuples dont elle a pris la charge à la liberté de s'administrer eux-mêmes et de gérer démocratiquement leurs propres affaires ; écartant tout système de colonisation fondé sur l'arbitraire, elle garantit à tous l'égal accès aux fonctions publiques et l'exercice individuel ou collectif des droits et libertés proclamés ou confirmés ci-dessus.




- la République française est dotée d'un Conseil Constitutionnel dont la mission essentielle est de vérifier que les textes contitutionnels soient en conformité avec la Déclaration initiale, que les lois votées par le Parlement, appliquées par le Gouvernement, soient conformes aux principes évoqués dans ces textes fondamentaux, de veiller à ce que les cadres prédéfinis ne soient jamais dépassés.




Il résulte de cela un fonctionnement de la République que l'on pourrait schématiser en parlant d'un "système d'entonnoir" :


- toute Constitution doit respecter la Déclaration de 1789, en aucun cas la "dépasser". Donc, toute Constitution est légèrement en retrait des principes définis au départ.

- toute loi doit respecter la Constitution, en aucun cas la "dépasser". Donc toute loi est légèrement en retrait des principes contitutionnels initiaux.

- tout décret d'application d'une loi doit respecter le cadre de la loi, en aucun cas en sortir. Donc tout décret est légèrement en retrait de la loi originelle.


La conséquence de ce phénomène d'entonnoir est une diminution de plus en plus grande, au fil des textes, des valeurs définies à l'origine.


La phénomène est amplifié par ce qui se passe au fil des temps :

- les lois sont appliquées et elles provoquent parfois des effets "inattendus".

- lors de ces effets "inattendus", des citoyens peuvent devenir "victimes" et saisissent alors la Justice.... qui va prendre des décisions.... qui feront jurisprudence.

- les cas où la jurisprudence élargit le champ de la loi sont rares puisque la Justiice est tenue, par essence , à rester dans les cadres prédéfinis qui ont définis sa propre mission et son champ de compétences .


Ainsi, au fil des générations depuis 1789, les citoyens ont vu, par le jeu de ce système d'entionnoir, se réduire le champ des valeurs qui sont pourtant affirmées comme étant les leurs.


Alors, insensiblement, le peuple a rejeté LA politique et les "politiques" qu'il a considéré comme incapables de lui apporter ce qu'il avait exprimé en 1793, replaçant en avant de ses préoccupations les valeurs auxquelles il donne la valeur appropriée.

Voir le numéro d'avril 2007 de "PSYCHLOGIES", page 11, édito de Jean Louis Servan Schreiber. "LE BONHEUR SI JE VEUX."




Je lis : "Le temps de la priorité aux bonheurs intimes semble bien être advenu et s'être solidement ancré en tête de nos valeurs. Ce qui n'implique nuullement un nombrilisme égoïste. Nous nous sentons solidaires de nos proches et trouvant épanouissant d'aider les autres, de nous rendre utiles. Mais c'est à nous de choisir qui nous aidons et comment nous le faisons."


Alors, en 2007, le peuple donne une leçon de "démocratie" aux politiques.

Un seul a compris, pour l'instant.... mais, déjà en 1996, il exprimait tout cela clairement.... et il n'a fait que préciser davantage sa pensée pour mieux s'engager dans l'action.


Citation :
François BAYROU

Président de Force Démocrate

Conseil politique du 9 mars 1996

……..EXTRAITS……..

………Dans un pays qui doute, qui vit une transformation profonde touchant l’ensemble des domaines qui font une nation, la vie économique, la structure de la société et même le situation personnelle des femmes, des hommes , des jeunes qui composent cette société, le premier impératif c’est de faire courageusement, quotidiennement la tâche de redressement que nous nous sommes fixée et dont les Français nous ont confié la charge.

……… Tout le monde mesure ce qu’un certain nombre de corporatismes ont fait peser comme menaces et comme interdits sur le pays quand les changements s’imposaient.

………..Nous avons besoin en France d’une vie sociale nouvelle. Je suis frappé de voir à quel point, dans tous les pays du monde, la question de la société est en train de reprendre une importance capitale.

……….Sur la réalité du terrain, sur les conditions concrètes, sur les difficultés et les problèmes que rencontrent ceux qui vivent dans les écoles, dans les collèges, dans les lycées, à l’université, j’ai appris davantage des syndicats que de mon administration.

……….. La méthode de la réforme :

….Premier acte : « la réforme tout de suite ». C’est l’acte des élections. Pendant chaque période électorale, les candidats se présentent tous plus réformateurs les uns que les autres et trouvent, en face d’eux, des citoyens qui exigent des réformes immédiates.. Ce sont les fameux « cent jours » qui suivent une élection. Le prétendu état de grâce pendant lequel un coup de baguette magique va changer la face des choses.

Le deuxième acte commence dès que les réformes cessent d’être des mots et qu’elles deviennent une réalité, ou en tout cas, une proposition. A ce moment-là débutent les manifestations sur le thème : « La réforme jamais, retirez la réforme. ».

……… Il nous revient, avec les responsabilités gouvernementales .. d’inventer une méthode des réformes.

Il faut du temps. Je sais bien que l’opinion publique , les pouvoirs et plus encore les observateurs sont portés à l’impatience. Dès l’instant qu’une manifestation a cessé, on devrait prononcer les paroles définitives qui changeraient le visage du monde. Mais on ne change pas un corps social en profondeur , en ne respectant pas ses rythmes. Nous avons besoin du temps nécessaire.
J’aime beaucoup cette phrase de Vaclav Havel. Parlant des impatients, il dit : « Ils sont comme ces enfants qui, pour faire pousser les arbres plus vite, leur tirent sur les feuilles. » La réforme a besoin d’un rythme qui respecte les interlocuteurs et les acteurs.

………Par ailleurs, la réforme ne peut plus venir seulement d’en haut. Nous avons vécu pendant des décennies avec l’idée que les élections constituaient des chèques en blanc donnés au pouvoir. Ce n’est plus une idée pour aujourd’hui. Deux phénomènes majeurs sont intervenus.
Le premier, c’est le changement du niveau de formation des Français. On ne gouverne plus de la même manière un peuple qui a un des plus hauts niveaux de formation de la planète et dont la majorité des jeunes entrent à l’université.
Le second, c’est l’explosion d’information… L’information est instantanée, abondante, universelle. Les citoyens en savent autant que les dirigeants et quelquefois plus. Ils ont le temps d’écouter les radios, de regarder les journaux télévisés. Comme un journaliste d’agence , ils prennent connaissance, à la minute, de ce qui se passe dans le monde.

On ne gouverne pas un peuple à très haut niveau de formation, et à très haut niveau d’information, comme on le gouvernait au temps où il était d’un niveau de formation élémentaire et d’information rare.

C’est une révolution dont nous n’avons pas pris la mesure.

Dans les temps d’angoisse et de crise, le sentiment dominant c’est la peur et toute réforme fait peur.

Pour engager et réussir la réforme, il est indispensable d’associer les acteurs individuellement à chacune des décisions préparées, à chacune des problématiques qui se posent à nous et de leur confier la responsabilité d’être de véritables co-décideurs des décisions à prendre. Le monde administratif et politique , marqué par son ascendance technocratique, est confronté à un changement culturel simple. Il y avait des experts qui savaient et les autres devaient obéir. Il suffisait d’écouter les experts pour prendre les bonnes décisions.

C’est fini.

… Il existe une légitimité dans l’expérience qui est au moins aussi grande que la légitimité de l’expertise, et la manière de vivre au quotidien les problèmes qualifie chacun des citoyens pour en parler, au moins autant que ceux qui les ont appris dans des dossiers savants.
Tout en faisant attention à ce que disent les experts, on doit le respect à ceux qui sont sur le terrain. Ils sont nos concitoyens et ils sont confrontés aux difficultés de la vie. Ce sont deux raisons pour les respecter……

Cordialement

fourmi
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MessageSujet: Re: Liberté, Egalité, Fraternité.   Jeu 26 Avr 2007 - 12:59

C'est pour cela que si l'on veut connaître les vraies valeurs d'un pays, ce sont les jurisprudences qu'il faut lire...

Je ne crois pas au phénomène d'entonnoir: c'est surtout la difficile articulation des libertés qui est en cause.
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MessageSujet: Re: Liberté, Egalité, Fraternité.   Jeu 26 Avr 2007 - 18:15

Citation :
Je ne crois pas au phénomène d'entonnoir: c'est surtout la difficile articulation des libertés qui est en cause.

Le phénomène d'entonnoir est pourtant évident....

Mais vous pouvez y ajouter un autre phénomène qui restreint les libertés et qui rejoint ce que vous dites....


Soit deux valeurs : liberté et sécurité ....

Si je veux être en sûreté, j'autorise et même sollicite des politiques des mesures, des initiatives qui me permettent de jouir de la sûreté en isolant, sanctionnant, vilipendant ceux qui portent atteinte à ma sécurité (ils peuvent devenir "racaille" et "mériter le Karcher") : police, justice, répression, rééducation, etc....

Bien sûr, il s'agit que ces mesures n'affectent en rien ma liberté puisque je suis pour ma part "innocent" et donc ne puis être affecté par ces mesures et initiatives .

Mais que se passe-t-il lorsque je commets une "erreur" et que je deviens par le jeu de ces mesures et initiatives, un coupable (un ticket de métro non-acheté me conduit en prison pour quelques semaines après avoir déclenché une émeute).... ou que, "innocent" mais "accusé" de "pédophilie", je me retrouve pour des années en prison (Outreau).

Certes, il s'agit là du "principe de précaution".... mais ce "principe de précaution" ne s'oppose-t-il pas alors à la "présomption d'innocence" ???

Partant de ces "principes", partant de l'idée que tout un chacun est un criminel en puissance parce c'est inscrit dans ses gênes, nous voilà dans la situation où chacun est un "COUPABLE POTENTIEL" plutôt qu'un "INNOCENT PRESUME".

Où se retrouve alors ma liberté ????

Cordialement

Michel

Un autre exemple :

- supposons que les statistiques automobiles révèlent que le pourcentage des accidents est plus élevé chez les conducteurs âgés de plus de 65 ans et qui portent des lunettes.

- Les "politiques", pour protéger tous ceux qui n'ont pas 65 ans et qui voient bien clair, décident de faire passer des visites médicales draconiennes à tous les "chauffards" en puissance, avec la menace d'un retrait de permis en cas de "défaillance".

- C'est une "communauté, alors, qui, en raison de son âge, de son "handicap", sera pénalisée et verra sa liberté restreinte.


Les jeunes qui ont une bonne vue ne diront rien .... jusqu'au jour où leur vue baissera en raison de leur âge .... et alors.... BOUM !
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MessageSujet: Re: Liberté, Egalité, Fraternité.   Jeu 26 Avr 2007 - 20:37

Il me semble que tu confonds pas mal de choses. ce n'est pas tant la sécurité que la manière dont elle est appréhendée qui pose problème:
On est dans la gestion des risques, avec des populations à risques, des probabilités de..., des facteurs de risque, etc.
Mais, alors qu'on sait très bien que ce sont les vieillards qui roulent à contresens sur les autoroutes, rien n'a encore été fait, et leur faire passer des tests (à partir de 65 ans, disons), tous les ans pour vérifier s'ils vont bien, cela ne limitera pas leurs libertés, cela garantira seulement la sécurité de la population en général...

Enfin, si je veux être totalement libre, il faut accepter que quelqu'un vienne m'égorger pendant la nuit, que ma voiture soit brûlée, etc., bref, tous les aléas qui cassent la vie sociale. Il me semble que les mesures de sécurité sociale font partie des éléments qui, au contraire, potentialisent les libertés des individus...
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MessageSujet: Re: Liberté, Egalité, Fraternité.   Jeu 26 Avr 2007 - 21:16

Citation :
On est dans la gestion des risques, avec des populations à risques, des probabilités de..., des facteurs de risque, etc.

Le simple fait de venir au monde et de vivre fait courir un risque, celui de mourir.

Avec un raisonnement du type du vôtre , il vaut mieux , pour éviter les risques que représente la VIE, renoncer à vivre, renoncer à donner la VIE.... ce qui vous privera des plaisirs de la VIE, car, quoique vous en pensiez, la VIE vaut la peine d'être vécue.

Citation :
Mais, alors qu'on sait très bien que ce sont les vieillards qui roulent à contresens sur les autoroutes, rien n'a encore été fait, et leur faire passer des tests (à partir de 65 ans, disons), tous les ans pour vérifier s'ils vont bien, cela ne limitera pas leurs libertés, cela garantira seulement la sécurité de la population en général...

Merci pour ceux que vous baptisez gentiment de "vieillards" alors qu'ils n'ont que 65 ans.... vous condamnez à la sénilité des personnes parfaitement "opérationnelles" dont beaucoup sont des dirigeants politiques , par exemple.

Par ailleurs, en raison du vieilliessement de la population, il y aura bientôt de 1/3 (en 2010) de la population française qui aura plus de 65 ans.
Qui paiera les visites médicales annuelles que vous préconisez ?
Le 1/3 de la population restante ?

Ceux qui roule à contre-sens sur les autoroutes sont aussi des individus en état d'ivresse ou sous l'emprise de drogues.

Si on venait à affirmer que l'alcoolisme ou la narcotico dépendance étaient inscrites dans les gênes, souhaiteriez-vous devoir vous soumettre à des tests génétiques aléatoires pour protéger de votre éventuelle dangerosité le reste de la population ?


Citation :
Enfin, si je veux être totalement libre, il faut accepter que quelqu'un vienne m'égorger pendant la nuit, que ma voiture soit brûlée, etc., bref, tous les aléas qui cassent la vie sociale. Il me semble que les mesures de sécurité sociale font partie des éléments qui, au contraire, potentialisent les libertés des individus...

Ah ! Pour vous, donc, la liberté est une source de PEUR permanente d'être égorgé pendant la nuit, de voir brûlée votre voiture, etc....

Mais , lomig, la liberté est tout autre chose.

Quand je demeurais en France, je vivais dans un quartier réputé "à risques", ces fameux "quartiers-ghettos".
Mes portes d'appartement étaient toujours ouvertes et tous les habitants du quartier le savaient.
Jamais on n'est venu m'égorger car sinon je ne pourrai vous en parler.
Jamais on n'a brûlé ma voiture.
Jamais .......................

Je vis maintenant en Crète et mes portes sont toujours ouvertes.
Régulièrement, je trouve chez moi (sur ma terrasse), des fruits, des légumes, des outils, etc... que mes voisins ET amis m'apportent en mon absence, tout comme je leur apporte mon amour et mon affection à d'autres moments....

Alors, lomig, je me contente de vous dire que le climat dans lequel vous vivez, que l'on entretient autour de vous, que vous vous contentez de décrire, fait de vous une "victime" des politiques qui, au nom d'une insécurité IMAGINAIRE ou, en tous cas, AMPLIFIEE, vous conduisent à accepter , voire à souhaiter des mesures restrictives de vos libertés....

Si ce genre de vie vous convient , je vous suggère de vivre comme le font certains, derrière de hauts grillages, sous la surveillance bienveillante de vigiles, de vous implanter une puce électronique qui permettra de vous localiser en permanence pour le cas où il vous arriverait un problème, de conserver précieusement contre votre oreille votre portable et ses ondes mortelles.

Cordialement

fourmi
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MessageSujet: Re: Liberté, Egalité, Fraternité.   Ven 27 Avr 2007 - 13:10

Je crois que nous ne nous sommes pas compris...

Ce n'est pas grave!

Je recommence: c'est la matrice explicative et générative de vie sociale qui a changé: On parle en termes de gestion des risques. bien entendu, on court des risques du jour de notre naissance au jour de notre mort et la volonté d'éviter des risques peut mener à une vie enfermé chez soi.
Mais tu n'y peux rien: les politiques et décideurs pensent selon n modèle de gestion des risques. Les risques de santé, les risques de sécurité, les aléas divers et variés.

Penses-tu que si la police disparaissait (totalement), la délinquance chuterait? Je n'en suis pas sûr.

Crois-tu que sans hôpitaux, la maladie disparaîtrait? J'en doûte fortement.

Voilà pourquoi on met en place des systèmes d'assurance, qui vont permettre de combler les pertes lors d'accidents ou de dommages divers et variés. Voilà pourquoi, selon des études, des statistiques, etc., on sait que pour protéger les citoyens de diverses formes d'insécurités, on met des programmes en place.

Citation :

vous condamnez à la sénilité des personnes parfaitement "opérationnelles" dont beaucoup sont des dirigeants politiques , par exemple.

Où as-tu vu une condamnation? Je dis juste que ceux qui roulent à contre-sens sont des vieux. C'est vrai dans la très grande majorité des cas, les personnes ivres et droguées sont une infime minorité de cas.
Seulement, voilà un exemple: Parmi les gens qui roulent à contresens, 90% sont âgés de70 ans. (déjà, il faut que la puissance publique juge utile d'agir) Comment réagir pour protéger la population? On fait une politique cible de réduction des risques avec une visite médicale pour les catégories concernées, gratuite et payée par les programmes de prévention et de sécurité routière.

On fait pareil avec le dépistage du cancer du sein: Le dépistage est gratuit pour la catégorie de la population cible: les femmes de plus de 50 ans, car c'est cete catégorie pour laquelle les facteurs de risque sont les plus élevés.
Est-ce que cela nuit à la liberté des femmes? J'en doûte fortement, ma mère serait probablement morte si elle n'avait pas profité de ces dépistages précoces. et comme elle est certainement plus libre vivante que morte, y'a pas photo.

La question de la détermination du comportement par la génétique est tout autre. c'est une question politique qui vise justement à oublier la prévention pour faire dnas la répression, au nom du caractère non-social de toutes les déviances.

Citation :
Mais , lomig, la liberté est tout autre chose.

Je suis bien d'accord. Donc je ne suis pas libre, car si je laisse ma porte ouverte, je sais que quelqu'un (c'est arrivé deux fois en 6 mois) cambriolera mon appartement. C'est au nom de ma protection et de ma sécurité que je ferme ma porte, car la confiance est certes une bonne chose, mais ne résoud pas les problèmes, quand ceux-ci existent et sont insistants.

Il faut tout de même que tu comprennes que c'est une forme de "sécurité", cette liberté dont tu jouis, cette idée selon laquelle tu sais que tu ne risques rien. Or, certaines personnes prennent des risques énormes à laisser leur porte ouverte. Et pour pouvoir continuer à vivre paisiblement, quoi de mieux que cette sécurité, que le fait de savoir que tu peux librement aller et venir, parler, avoir des activités, etc.

Citation :
Insécurité IMAGINAIRE ou, en tous cas, AMPLIFIEE

Ecoute, je sais très bien qu'elle n'est pas imaginaire, mais qu'elle est amplifiée apr les médias et les politiques. Je ne suis pas dupe. Et je suis tout à fait contre les mesures de "prévention" de Sarkozy, fondées sur le caractère génétique des troubles. je suis pour une police de proximité, pour un lien de confiance entre les acteurs des sécurités diverses et les citoyens, mais je suis aussi pour une meilleure prévention des risques liés à la grande précarité (santé, chômage, décrochage sociaux, échec scolaire, etc.) et les risques liés au grand-âge (santé, retraites, etc.), et j'en passe.

Je ne pense pas que la sécurité sociale soit une mauvaise chose, je ne crois pas que la sécurité professionnelle soit une mauvaise chose, je ne crois pas que la sécurité du logement soit une mauvaise chose, je ne crois pas que la sûreté de ma personne soit une mauvaise chose.

On ne vit libre qu'en sécurité, mais la sécurité est un danger pour les libertés.
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MessageSujet: Re: Liberté, Egalité, Fraternité.   Ven 27 Avr 2007 - 16:06

Citation :

Soit deux valeurs : liberté et sécurité ....

En fait, c'est moins antinomique que vous le croyez.

La liberté permet de déterminer collectivement les règles de la sociaté à laquelle on appartient, et de se donner les moyens de les faire respecter sans laxisme.

il n'y a pas de liberté sans règles définies. Ni sans une certaine sécurité.
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MessageSujet: Re: Liberté, Egalité, Fraternité.   Sam 28 Avr 2007 - 19:39

Citation :
On ne vit libre qu'en sécurité, mais la sécurité est un danger pour les libertés.

La sécurité n'est pas un danger pour les libertés, c'est l'INSECURITE qui est le danger pour les libertés.

Si tout marche bien , il n'y a aucune raison de craindre l'autre , car cet autre a la même préoccupation que moi.

Si je suis, si j'aime, si je partage, je crée la sécurité et l'INSECURITE s'éloigne.

Je ne fais rien d'autre au quotidien et ce que je vis me permet d'affirmer que mes libertés sont totales, dans une sécurité basée sur le dialogue et la compréhension.

Cordialement

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MessageSujet: Re: Liberté, Egalité, Fraternité.   Sam 28 Avr 2007 - 22:14

fourmi a écrit:
Citation :
On ne vit libre qu'en sécurité, mais la sécurité est un danger pour les libertés.

La sécurité n'est pas un danger pour les libertés, c'est l'INSECURITE qui est le danger pour les libertés.

Si tout marche bien , il n'y a aucune raison de craindre l'autre , car cet autre a la même préoccupation que moi.

Si je suis, si j'aime, si je partage, je crée la sécurité et l'INSECURITE s'éloigne.

Je ne fais rien d'autre au quotidien et ce que je vis me permet d'affirmer que mes libertés sont totales, dans une sécurité basée sur le dialogue et la compréhension.

Cordialement

fourmi

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