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 La Lepenisation du pouvoir.

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stephane
Calife


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MessageSujet: La Lepenisation du pouvoir.   Lun 16 Avr 2007 - 1:07

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, jamais le rapprochement entre l'extreme droite et la droite républicaine française ne fut aussi évidente et affichée. L'ancien ministre de l'interieur s'est fixé pour objectif de conquerir l'electorat Le Pen.

Un temps, on aurait pu croire que le président du front nationale allait se laisser aller à croquer dans cette pomme tendue ni par eve, ni par Chirac ou autre serpents, mais bien cette fois-ci par le candidat UMP: Il n'en fût rien. Comme le dit si bien le proverbe, si tu ne viens pas à la pomme, c'est la pomme qui viendra à toi. L'évolution si tant est que le mot soit bien choisie fût donc visible du coté de Sarkozy.

Droitisation sans précedant dans la cinquieme république d'un parti politique:
-Toutes les propositions réactionnaires et populaires, comme par exemple la quasi abolition du droit de succession sont au rendez-vous.
-Concentration des efforts sur l'immigration, comme Le Pen, il joue sur le rapprochement simpliste de l'immigration et de l'insécurité, il entremèle de manière volubile et sans la moindre discretion les deux notions, recréant dans l'esprit collectif la confusion qu'il a fallu tant d'efforts pour défaire. Achevant, comme Le Pen, par en faire une menace pour l'identité nationale.
Que reste-t-il de l'idée de cette France "Black-Blanc-Beur"? Que reste-t-il de ce "touche pas à mon pote"? Ces ideaux ne font ils plus partis de nos idéaux nationaux? Où sont les bons sentiments de mon enfance, ces idées qui m'ont bercées, me faisant aller le coeur tranquille vers celui qui ne me ressemblait pas. Que restent-ils de vous, sentiments d'égalités?


Aucun candidat d'un parti jusqu'alors républicain n'avait, avant Sarkozy, fait de la carte electorale une arme mortelle contre l'étranger.

Sarkozy, comme de Villiers batit des programmes sur des anecdotes très marginales comme l'egorgement des moutons dans les baignoires lors de l'aïd al Kébir ou les mariages forcées qui sont de toute manière déjà illégales.

Il érige l'immigration en question centrale et obsédante.

Pour aller vers l'electorat de Le Pen, Le candidat UMP n'hesite sur rien.

Dédiabolisation du front nationale, stigmatisation des immigrés, appel aux maires pour les signatures... un peu de proportionnelle?

Risquant de perdre son aile du centre, et afin de faire deux coups en un, il préfère faire de Le Pen un candidat qui s'est rapprocher du centre que d'assumer son propre virage vers l'extremisme: "Celui qui est moins à droite qu'avant, c'est Le Pen !".

Lorsqu'on l'accuse de voler l'electorat du FN, Sarkozy repond toujours, comme dans cette dernière interview pour Liberation:
Citation :
journaliste: Cette revendication d'un ministère figure dans le seul programme du Front national.
Sarkozy: Ce n'est pas parce que Le Pen touche quelque chose que cela devient interdit. Les gens se demandent ce que c'est qu'être français ? Ceux qui arrivent viennent avec leur identité ; on ne leur parle pas de l'identité de la France. Je propose de leur parler de l'identité de la France et de rassembler les deux concepts. Il y a un problème d'immigration, avec un système d'intégration qui ne marche plus.
Mais la plupart des immigrés s'intègrent...
Le voile, les «grands frères», les mariages forcés, la communauté turque dont certaines femmes ne parlent pas un mot de français, les nouveaux venus qui vivent entre eux, les quartiers difficiles avec des ghettos, tout cela, c'est une invention de ma part ?
Vous voulez récupérer l'électorat de Le Pen ?
Sarkozy: Quand je dis : «Je veux convaincre les ouvriers de voter pour moi», personne ne m'attaque. Quand on dit : «Attention ! Il veut récupérer l'électeur du Front national», alors là, on tremble ! Au nom de quoi récupérer les électeurs du FN, c'est mal ?
Au nom de quoi récupérer les électeurs du FN, c'est mal ?
Questions oratoires comme Sarkozy sait en abuser: Dois je laisser des enfants se faire violer?... NON

Cette petite question qui prend de cours fait oublier le plus important:
l'inacceptable peut il se dissoudre dans la république?
Faire rentrer les électeurs du FN dans les partis républicains est une noble tache, mais le rôle du candidat envers ces électeurs est il de convaincre ou de se laisser convaincre et d'accepter?


Les ambitions de Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa à prendre des voix à Le Pen au premier tours puis toute les voix de l'extreme droite au second tour finissent par gener le vieux leader raciste du FN, tiraillé entre ses besoins de respectabilité et la conservation de son titre de candidat anti-système; ecartelé entre le rêve italien où il se voit en Gianfranco Fini transformant un parti néofasciste à la réputation houleuse en force de droite, aussi populaire que l'UMP; et le rêve de renvoyer Sarkozy en Hongrie en affichant un réactionisme assumé par lui et par une grande partie des français.

L'integration par Sarkozy des valeurs du FN dans le débat républicain annonce le début d'une ère nouvelle et explosive. Dans ces temps de tensions, ou la paix douillette ennuis ceux qui n'ont jamais connu la douleur du fer, la tentation de l'extemisme au pouvoir se fait forte. Au lieu de lutter contre l'extremisation, Sarkozy incarne l'idée que dans notre pays tout est encore possible.

_________________
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MessageSujet: Re: La Lepenisation du pouvoir.   Mar 17 Avr 2007 - 8:57

Citation :
stephane"]Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, jamais le rapprochement entre l'extreme droite et la droite républicaine française ne fut aussi évidente et affichée. L'ancien ministre de l'interieur s'est fixé pour objectif de conquerir l'electorat Le Pen.

Partant du principe que l'électorat de Le Pen est moins facho qu'usé par la pression d'une frange délinquante de l'immigration, la mission est noble. Il s'agit de proposer à ces électeurs des solutions ou des espoirs restant dans la voie démocratique.

Citation :
Droitisation sans précedant dans la cinquieme république d'un parti politique:

J'adore le fait que des mesures de simple bon sens soient qualifiées de "droitisation" ! Autant dire qu'il ne faut rien attendre d'intelligent ou de "normal" de la gauche Very Happy Very Happy Very Happy

Citation :
-Toutes les propositions réactionnaires et populaires, comme par exemple la quasi abolition du droit de succession sont au rendez-vous.

Si une réaction est populaire, elle va dans le sens de la démocratie, non ?
Ceci dit, cette grosse imbécilité de l'impôt sur la fortune a déjà fait fuir une bonne part des vaches à lait. Les droits de succession, supprimés dans un nombre croissant de pays mêmes voisins (Italie, e.a.) rapportent bien moins qu'ils ne font gagner, et sont une raison supplémentaire pour les épargnants de se domicilier à l'étranger. Leur bilan est donc totalement négatif. Et profondément injuste, d'ailleurs : pourquoi l'Etat devrait-il "faire une affaire" sur le deuil d'une famille ?

Citation :
-Concentration des efforts sur l'immigration, comme Le Pen, il joue sur le rapprochement simpliste de l'immigration et de l'insécurité, il entremèle de manière volubile et sans la moindre discretion les deux notions, recréant dans l'esprit collectif la confusion qu'il a fallu tant d'efforts pour défaire. Achevant, comme Le Pen, par en faire une menace pour l'identité nationale.

Quels couinements ! La gauche veut-elle nous convaincre que tout va pour le mieux dans le meilleur des mndes, et qu'il ne faut rien changer à la politique actuelle ? Continuer à accueillir des gens dont il est patent qu'ils ne pourront jamais s'intégrer ? Jouer "table ouverte" pour tous les affamés du monde ? Ou supporter la délinquance quand elle provient d'immigrés ?

En plus, la mauvaise foi de la phrase est patente : il a été clairement dit que tous ceux qui travaillent et se comportent correctement étaient les bienvenus ! Mais la gauche est si raciste qu'elle pratique l'amalgame entre franches crapules et étrangers paisiblement installés ... C'est si révoltant que de nombreux immigrés veulent voter Le Pen.


Citation :
Que reste-t-il de l'idée de cette France "Black-Blanc-Beur"? Que reste-t-il de ce "touche pas à mon pote"? Ces ideaux ne font ils plus partis de nos idéaux nationaux? Où sont les bons sentiments de mon enfance, ces idées qui m'ont bercées, me faisant aller le coeur tranquille vers celui qui ne me ressemblait pas. Que restent-ils de vous, sentiments d'égalités?

"Touche pas à mon pote", signifiait "n'ennuie pas mon ami qui se comporte correctement, simplement parce que sa pigmentation est différente". Personne ne remet cela en cause, pas même Le Pen.
Mais je n'appelle pas "pote" les mecs qui massacrent une fille comme Godhane, après lui avoir arraché les dents et les ongles, lui avoir cassé les côtes et crevé les yeux ... pour avoir son code de carte bancaire Twisted Evil Mon sentiment d'égalité est très fort, mais il exlut naturellement ceux qui franchissent la ligne rouge à ce point.

Citation :
Aucun candidat d'un parti jusqu'alors républicain n'avait, avant Sarkozy, fait de la carte electorale une arme mortelle contre l'étranger.

Et bien, il était temps !

Citation :
Sarkozy, comme de Villiers batit des programmes sur des anecdotes très marginales comme l'egorgement des moutons dans les baignoires lors de l'aïd al Kébir ou les mariages forcées qui sont de toute manière déjà illégales.

Anecdotique ? Cessons de déconner ! Il suffit de mettre en corrélation le nombre de moutons vendus pour l'Aïd, et ceux sacrifiés dans des abattoirs : 90 % finissent dans un sinistre bricolage maison.

Citation :
Il érige l'immigration en question centrale et obsédante.

Non, mais les médias et les gens n'entendent que cette partie (indispensable) du discours, simplement parce que le reste est trop compliqué pour eux Very Happy

Citation :
Pour aller vers l'electorat de Le Pen, Le candidat UMP n'hesite sur rien.

Dédiabolisation du front nationale, stigmatisation des immigrés, appel aux maires pour les signatures... un peu de proportionnelle?

Radotage de mauvaise foi : Sarko ne dé-diabolise pas le Front National, pas plus qu'il ne le diabolise comme certains, mais tend la main à ses électeurs déboussolés.
Il rend honneur aux immigrés en ne les confondant pas à la racaille qui s'est faufilée sur leurs pzs, et y trie le bon grain de l'ivraie, ne vous en déplaise.
Il demande les signatures des maires dans un souci démocratique. Cette procédure étant scandaleuse, vue de l'étranger, puisqu'elle confie à la majrité le droit de laise ou non émerger ses contradicteurs. Dans les pays réellement démocratiques, les candidats doivent présenter des listes de signatures de citoyens, ce qui est tout de même plus ouvert.
Quant à "un peu de proportionnelle", c'est aussi une évidence démocratique ...

Décidément, la gauche frileuse et impérialiste n'aime guère l'ouverture ...

Risquant de perdre son aile du centre, et afin de faire deux coups en un, il préfère faire de Le Pen un candidat qui s'est rapprocher du centre que d'assumer son propre virage vers l'extremisme:

je ne vois d'extrémisme que dans des partis qui veulent imposer à toute une nation une petite clique de délinquants et de tire-au-flanc, parce que ce sont une importante constituante de leur électorat, et sans aucun égard pour le devoir d'ssurer à chacun le droit de vivre en paix et d'engranger les bénéfices de ses efforts.

Citation :
Sarkozy: Ce n'est pas parce que Le Pen touche quelque chose que cela devient interdit. Les gens se demandent ce que c'est qu'être français ? Ceux qui arrivent viennent avec leur identité ; on ne leur parle pas de l'identité de la France. Je propose de leur parler de l'identité de la France et de rassembler les deux concepts. Il y a un problème d'immigration, avec un système d'intégration qui ne marche plus.

Evidemment ! Nulle part, un étranger ne s'installe pour jouer ses particularismes folkloriques ...

Citation :
Mais la plupart des immigrés s'intègrent...
Le voile, les «grands frères», les mariages forcés, la communauté turque dont certaines femmes ne parlent pas un mot de français, les nouveaux venus qui vivent entre eux, les quartiers difficiles avec des ghettos, tout cela, c'est une invention de ma part ?

Ces phénomènes sn'existent-ils pas ? Et faut-il continuer à faire l'autruche ?

Citation :
Vous voulez récupérer l'électorat de Le Pen ?
Sarkozy: Quand je dis : «Je veux convaincre les ouvriers de voter pour moi», personne ne m'attaque. Quand on dit : «Attention ! Il veut récupérer l'électeur du Front national», alors là, on tremble ! Au nom de quoi récupérer les électeurs du FN, c'est mal ?
Au nom de quoi récupérer les électeurs du FN, c'est mal ?
Questions oratoires comme Sarkozy sait en abuser: Dois je laisser des enfants se faire violer?... NON [/quote]

Simple bon sens.

Citation :
L'integration par Sarkozy des valeurs du FN dans le débat républicain annonce le début d'une ère nouvelle et explosive. Dans ces temps de tensions, ou la paix douillette ennuis ceux qui n'ont jamais connu la douleur du fer, la tentation de l'extemisme au pouvoir se fait forte. Au lieu de lutter contre l'extremisation, Sarkozy incarne l'idée que dans notre pays tout est encore possible.

Sarkozy répond de manière démocratique et limpide aux craintes et à l'écoeurement qui précipite de nombreux électeurs vers Le Pen. C'est son devoir.
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MessageSujet: Re: La Lepenisation du pouvoir.   Mar 17 Avr 2007 - 13:14

Il y avait ce matin sur itélé un excellent débat sur la lepénisation des esprits avec Eric Dupin et Erwan lecoeur, et c'était très intéressant. Outre que le programme de Le Pen a été presque entièrement appliqué ces dernières années, je trouve démagogique de vouloir récupérer les électeurs FN AVEC les arguments FN. Noble cause de récupérer les électeurs FN. Mais qui empêche n'importe quel candidat de jouer sur des arguments qui volent plus haut que la xénophobie de M. Sarkozy???
Comment dédiaboliser le FN, si ce n'est en reprenant les discours de Le Pen, presque mot pour mot, et de les répéter inlassablement en affirmant que c'est normal de penser ça??? Sarkozy le fait bien, il faut arrêter de voir en lui un saint!

N'empêche, jusqu'au P.S., la problématisation "lepénisée" de la société s'est installée. On parle non pa de la "question de l'immigration", mais du "problème de l'immigration". On ne parle jamais de la "chance" qu'est l'immigration. Bizarrement, on arrive à faire croire aux français que cette question est plus importante que des questions majeures comme les politiques sociales en faveur des démunis, la répartition équitable des richesses, etc.
La rhétorique de l'intégration est excellente, car on retourne la question réelle: sont-ce les étrangers qui ne veulent pas s'intégrer, ou les français qui n'arrivent pas à les intégrer? Bien entendu, c'est la seconde proposition, puisqu'on les relègue à tous points de vue (lire "violences et insécurité" de Mucchielli, les ouvrages de Fassin sur les inégalités de santé), école (où la loi du fatalisme s'abat sur eux), police, habitat (au ban de la ville, et souvent insalubre), emploi (4/5 entreprises pratiquent la discrimination raciale), santé (l'accès à la santé d'une frange de la population, la plus pauvre, est hyper difficile), etc. Si l'on ajoute à cela la stigmatisation opérée par les médias dominants et les discours politiques, on appose une couche de discours, épaisse, qui noie les problèmes réels que rencontrent une partie croissante de la population sous le terme d'intégration, qui, au lieu d'être prise dans un rapport de relations entre un Etat, une société et un groupe de personnes, est pris come un phénomène atomisé, individuel d'absence de volonté d'intégration, au mépris de toutes les études réalisées auprès des populations "pauvres". Car il faut le dire: il n'y a pas de problème avec l'immigration. L'immigration, c'est quasiment personne. Il y a un problème réel avec les citoyens français qu'on appelle encore et toujours "immigrés".

MP, premier sur les chiffres:
Citation :
Anecdotique ? Cessons de déconner ! Il suffit de mettre en corrélation le nombre de moutons vendus pour l'Aïd, et ceux sacrifiés dans des abattoirs : 90 % finissent dans un sinistre bricolage maison.
j'attends la référence. Les égorgeurs de mouton sont ultra-minoritaires en France, comme les exciseurs, etc.
par contre, on tend à éthniciser les rapports de domination hommes/femmes, comme si les bons blancs français ne tapaient pas et n'assassinaient pas leurs femmes... Merci Sarkozy...

Citation :

Le voile, les «grands frères», les mariages forcés, la communauté turque dont certaines femmes ne parlent pas un mot de français, les nouveaux venus qui vivent entre eux, les quartiers difficiles avec des ghettos, tout cela, c'est une invention de ma part ?
ces phénomènes existent, certes, MP. Quelle acuité visuelle. Il y a des grands frères, comme dans toutes les familles, des mariages forcés (ultra-minoritaires, ils existent aussi dans la haute bourgeoisie française), il y a le voile. En quoi le voile pose problème? Est-ce que parce que les iraniens sont assez cons et intolérants pour refuser de voir des femmes sans voile qu'on doit être aussi cons qu'eux et interdire aux femmes d'en porter??? Aucune raison! ça n'emmerde personne, ne nuit à personne, et fait partie de l'identité de nombreuses personnes. Et si on veut me ressortir l'argument de la soumission, qu'on se pose le problème du maquillage, des mini-jupes et des attitudes et comportements soumis dans notre société. après, on reparlera de domination masculine.

Quant aux ghettos, i a pas honte le père Sarkozy. D'ailleurs, si j'étais arabe, j'irais vivre avec les pauvres dans des logements insalubres, parce que ça me rappele mon pays. Non mais faut être sacrément con, pour croire que les gens peuvent vouloir vivre dans un taudis. Ce sont des poches de pauvreté, elles témoignent des politiques de relégation mises en place par notre société. Encore une fois, contre les analyses scientifiques, Sarkozy ressort son individu purement rationnel et détaché de toutes contraintes. Il croit quoi, que les pauvres ont el choix de vivre à Neuilly?

Je pense que Badinter a bien fait de souligner la pestilence extrêmement présente de Maurras et Barrès autour de Sarkozy. Et la rhétorique de MP le prouve parfaitement...
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MessageSujet: Re: La Lepenisation du pouvoir.   Mar 17 Avr 2007 - 16:56

arrêtez les vilons, et regardez la réalité en face !
Ce rapport ne doit rien, ni la Le Pen, ni à Sarko.
Mais laisser les choses en l'état serait criminel !
Et hurler au fascisme quand on effleure le sujet ne sont que des couinements racistes caractérisés : "ces gens sont des cons et n'ont qu'à croupir dans leur jus, pourvu qu'ils votent pour nous".
C'est ça, l'attitude de gauche ... Twisted Evil


La mixité menacée ? Rapport d'information sur l'activité de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes pour l'année 2003

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D. REFUSER LE « GRIGNOTAGE » DE LA MIXITÉ
1. Une détérioration récente mais rapide de la situation des droits des femmes

Le contexte a fortement évolué depuis que le Conseil d'Etat a été saisi pour avis, en 1989, de la question du port de signes religieux à l'école.

Comme l'explique M. Rémy Schwartz, conseiller d'Etat, rapporteur général de la commission de réflexion sur l'application du principe de laïcité dans la République, dans un entretien accordé à la revue Actualité juridique Droit administratif en décembre 200344(*), « en 1989, le Conseil d'Etat n'avait pas été interrogé sur la question de l'égalité entre l'homme et la femme. Or cette question est tout à fait fondamentale aujourd'hui. [...] entre 1989 et 2003, les choses ont rapidement évolué dans le sens d'une détérioration. Nous ne sommes plus confrontés à des problèmes de liberté de conscience, mais d'ordre public ».

Mme Fadéla Amara, présidente du collectif « Ni putes ni soumises », a même considéré que l'avis du Conseil d'Etat de 1989 n'avait rien réglé, car les nuances qu'il avait voulu apporter dans un souci d'apaisement avaient été utilisées par certaines mouvances intégristes, au nom de la liberté de conscience. Aussi était-il urgent, selon elle, de consacrer, au travers de textes clairs, l'égalité des sexes.

Comme le note le rapport de la commission Stasi, « l'évolution des termes du débat en quinze ans permet de mesurer la montée en puissance du problème ».

Le constat dressé par la commission Stasi :

« une grave régression de la situation des jeunes femmes »

qui n'épargne pas non plus le monde du travail

Dans son rapport, remis au président de la République, le 11 décembre 2003, la commission Stasi considère que les agissements des fondamentalistes sapent les fondements du pacte social et constituent des menaces sur les libertés individuelles, en particulier celles des femmes.

Rapportant les propos de la dirigeante d'une association, la commission note : « la situation des filles dans les cités relève d'un véritable drame ».

Plus généralement, le rapport souligne que « des droits élémentaires des femmes sont aujourd'hui quotidiennement bafoués dans notre pays », et décrit la situation de la manière suivante :

« Les jeunes femmes se retrouvent victimes d'une résurgence du sexisme qui se traduit par diverses pressions et par des violences verbales, psychologiques ou physiques. Des jeunes gens leur imposent de porter des tenues couvrantes et asexuées, de baisser le regard à la vue d'un homme ; à défaut de s'y conformer, elles sont stigmatisées comme « putes ». Plusieurs associations s'alarment des démissions de plus en plus fréquentes de leurs adhérentes d'origine étrangère, qui se voient interdire par leur milieu l'engagement de la vie associative.

« Dans ce contexte, des jeunes filles ou des femmes portent volontairement le voile, mais d'autres le revêtent sous la contrainte ou la pression. Il en va ainsi des fillettes pré-adolescentes à qui le port du voile est imposé, parfois, par la violence. Les jeunes filles, une fois voilées, peuvent traverser les cages d'escalier d'immeubles collectifs et aller sur la voie publique sans craindre d'être conspuées, voire maltraitées, comme elles l'étaient auparavant, tête nue. Le voile leur offre ainsi, paradoxalement, la protection que devrait garantir la République. Celles qui ne le portent pas et le perçoivent comme un signe d'infériorisation qui enferme et isole les femmes sont désignées comme « impudiques », voire « infidèles ».

« Des jeunes femmes sont aussi victimes d'autres formes de violences : mutilations sexuelles, polygamie, répudiation. Le statut personnel de ces femmes ne permet pas toujours de s'y opposer ; sur le fondement de conventions bilatérales, le droit du pays d'origine peut leur être applicable, y compris les dispositions directement contraires à l'égalité entre les sexes et aux droits fondamentaux. Des mariages sont imposés dans certaines communautés, notamment turque, maghrébine, africaine et pakistanaise. En faisant venir de l'étranger le futur époux, les familles tentent d'éviter l'autonomie et l'émancipation choisies par leurs filles, mais aussi parfois par leur fils. Parfois aussi, la jeune fille est « mariée » à l'occasion de vacances dans le pays d'origine, ce qui signifie la fin de la scolarité ».

Le rapport Stasi a également souligné que le monde du travail n'était plus épargné par les atteintes à la mixité :

« Des responsables d'entreprises doivent faire face à des salariées qui portent le voile et refusent de serrer la main de leurs collègues masculins. Certains employés ne reconnaissent pas l'autorité de cadres quand il s'agit de femmes ». [...] « Ces comportements se retournent contre ceux qui les adoptent. Certains chefs d'entreprise font observer que par le voile et les revendications qui y sont attachées, certaines jeunes femmes se privent, d'elles-mêmes, de toute possibilité de recrutement, ou, si elles disposent déjà d'un contrat de travail, de toute possibilité d'avancement. Certaines salariées refusent d'accéder à des postes d'encadrement pour ne pas avoir à organiser le travail des collaborateurs de sexe masculin ; elles s'enferment ainsi d'elles-mêmes dans des postes subalternes. Ces comportements ont été qualifiés « d'auto-discrimination » ».

Le rapport de la commission Stasi note également qu'en France, le juge « n'a pu appréhender les discriminations entre l'homme et la femme contraires à un principe fondamental de la République que pouvait revêtir le port du voile par certaines jeunes filles ».

La société civile n'est pas restée sans réactions, et les jeunes filles et femmes des « cités » ont elles-mêmes dénoncé la détérioration de leurs droits, à l'exemple du collectif « Ni putes, ni soumises » qui a organisé une marche civique et pacifique des femmes des quartiers en 2002. Sa présidente, Mme Fadéla Amara, lors de son audition par votre délégation, a d'ailleurs elle aussi analysé l'évolution du contexte au cours de la décennie écoulée, marquée, selon elle, par trois éléments importants :

- un sentiment d'exclusion dans les quartiers, conséquence de l'échec de la République à intégrer l'ensemble des citoyens ;

- les conséquences sociales, très graves dans les « cités », du chômage de masse des années 1990, en particulier la « prise du pouvoir » par les fils aînés dans les familles ;

- l'émergence des mouvances intégristes, qu'on a pu appeler « l'islam des caves ».

Au cours de son audition devant votre délégation, M. Rachid Kaci a jugé impératif de réaffirmer les valeurs républicaines face aux avancées fondamentalistes, tout en précisant que celles-ci se démarquent de l'Islam authentique et a évoqué la situation très difficile de certaines mères de familles musulmanes.

A propos de l'aménagement des horaires constatés dans certaines piscines, M. Rachid Kaci a réaffirmé son attachement de principe à la mixité, les arguments contraires risquant, à terme, d'être utilisés par exemple à l'appui d'une éventuelle séparation des sexes dans les transports publics selon un processus de « grignotage progressif ». Il a donc appelé à ne pas céder à la tentation de transiger avec les idées de séparation prônées par certains mouvements.

M. Philippe Guittet, secrétaire général du SNPDEN, a fait mention de l'existence d'un vrai problème d'égalité des sexes posé par le phénomène du port du voile. Il a indiqué que, jusqu'à la fin des années 1980, très rares étaient les jeunes filles voilées et qu'il convenait de porter un coup d'arrêt à l'évolution des pratiques qui se sont développées depuis. Il s'est demandé si le personnel politique avait fait preuve de suffisamment de fermeté sur ce point au cours des quinze dernières années.
2. Des mesures ponctuelles qui ont besoin d'être confortées

Certaines mesures ont d'ailleurs déjà été prises afin de protéger les droits des femmes, mais elles sont souvent ponctuelles ou résultent d'initiatives individuelles.

· Le refus d'accorder des horaires séparés dans les piscines

Ainsi, M. Guy Malandain, maire de Trappes, a expliqué son refus d'autoriser l'instauration d'horaires séparés dans les piscines en faisant référence à des fondements historiques et philosophiques et en insistant sur la dissociation entre l'histoire des peuples et l'histoire des religions : le service public ne doit pas, au nom d'une religion, cautionner la soumission de la femme à une autorité masculine ou religieuse. Parmi les explications de la recrudescence du port des signes religieux, il a fait valoir, en effet, que si, pour certains, les motifs purement religieux paraissaient déterminants, on ne pouvait pas faire abstraction de la pression masculine qui s'exerce dans une grande majorité de cas.

· Préserver la laïcité et la mixité à l'hôpital

De même, la contestation de la mixité à l'hôpital a amené les responsables des établissements à réagir.

M. Maurice Toullalan, directeur du centre hospitalier d'Argenteuil, a ainsi indiqué, s'agissant tout d'abord des agents hospitaliers, que, depuis quatre ans, figurait dans le règlement intérieur du centre un article 109 qui prévoit qu'« une tenue irréprochable dans son habillement [...] est exigée de l'ensemble du personnel » et que « l'obligation de réserve impose que soit observée, pendant le service, une stricte neutralité religieuse et politique » ; de même, « tout signe ostentatoire d'appartenance religieuse ou politique, notamment lui serait contraire ».

Si, jusqu'à présent, le règlement intérieur a pu être appliqué, subsistent cependant, d'une part, une incertitude quant à la valeur juridique de ce dispositif, et, d'autre part, le problème de son applicabilité aux personnels nommés par d'autres instances que le pouvoir de nomination du centre hospitalier, les étudiants hospitaliers ou les internes par exemple.

Le règlement intérieur du centre hospitalier d'Argenteuil prévoit également, dans son article 49, que « l'exercice du culte doit se faire dans le respect de la laïcité propre à tout établissement public et dans le respect des personnes tiers dans le cas d'une hospitalisation en chambre double ». En outre, « les signes ostentatoires ne doivent en aucun cas faire obstacle ni au bon exercice de la médecine et des soins, ni au contrôle efficace de l'exercice du droit de visite ».

Il convient néanmoins d'être conscient que reste posé le problème de la valeur juridique de cette norme ainsi que du risque de mise en cause de la responsabilité pénale du centre hospitalier et de ses agents.

Aussi M. Maurice Toullalan a-t-il insisté sur le besoin d'un « balisage » juridique minimum pour pouvoir exercer la profession médicale et a exprimé le besoin d'un texte de valeur législative ou réglementaire qui fixerait un certain nombre de points de repère permettant l'exercice normal de la médecine, pour mettre fin à l'impression de « bricoler » des dispositifs face aux difficultés soulevées par des comportements dogmatiques, l'hôpital devant rester axé sur sa mission de soins plutôt que de gérer des problèmes de société.

Aussi convient-il de rappeler que le Premier ministre a annoncé qu'une disposition législative tendant à réaffirmer le principe de laïcité à l'hôpital serait prochainement proposée à l'examen du Parlement, ce qui paraît effectivement indispensable.

· Une clarification législative à l'école bienvenue

La loi n° 2004-228 du 15 mars 2004 encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics a été publiée au Journal officiel du 17 mars 2004, et entrera en vigueur à la rentrée 2004.

Cette loi devrait ainsi contribuer à mieux garantir l'égalité des sexes à l'école.

M. Philippe Guittet, secrétaire général du SNPDEN, a certes estimé que, si des provocations n'étaient pas à négliger à la rentrée 2004, l'éducation nationale saurait gérer d'éventuels problèmes, comme elle l'a toujours fait, la loi sur la laïcité n'étant pas incompatible avec un dialogue soutenu avec les élèves et leurs parents, ce dialogue préalable étant du reste prévu par la loi. Il a surtout affirmé que céder sur ce point à l'école conduirait à céder dans l'ensemble des services publics.

Il a également rappelé que M. Jean-Paul Costa, vice-président de la Cour européenne des droits de l'Homme, lors de son audition par la commission Stasi, avait expliqué qu'en vertu de l'article 9 de la convention européenne des droits de l'Homme, la limitation de l'exercice de la liberté religieuse ne pouvait être opérée que sur la base d'une législation, et sûrement pas sur celle d'un règlement intérieur.

D'ailleurs, dans l'entretien, mentionné plus haut, que M. Rémy Schwartz a accordé à la revue AJDA, en décembre 2003, le rapporteur général de la commission Stasi a précisé que cette loi « permettra aux établissements de poser une interdiction dans les règlements intérieurs et de dresser, s'ils le souhaitent, une liste précise de ce qui est autorisé et de ce qui est interdit ».

M. Fernand Girard, délégué général du SGEC, a d'ailleurs indiqué que l'enseignement catholique avait d'ores et déjà engagé une réflexion sur la modification des règlements intérieurs qu'induirait l'application de la loi du 15 mars 2004.

* 44 AJDA, 22 décembre 2003, pages 2340 et 2341.


http://209.85.135.104/search?q=cache:3lbkCPvYQQQJ:www.senat.fr/rap/r
03-263/r03-26317.html+mixit%C3%A9+des+piscines&hl=fr&ct=clnk&cd=8
&gl=fr&client=firefox-a
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MessageSujet: Re: La Lepenisation du pouvoir.   Mar 17 Avr 2007 - 18:53

je peux aussi copier/coller, tu sais:

Le voile médiatique
Un faux débat : « l’affaire du foulard islamique »

Et si « la question du voile à l’école » était une fausse question ? Et si elle avait été inventée par les journalistes et les politiques ? Ce livre de Pierre Tévanian raconte l’histoire édifiante de la construction médiatique d’une affaire qui a pris peu à peu des proportions gigantesques, conduisant au vote d’une loi répressive et à la déscolarisation de centaines d’adolescentes. Comment une loi programmant ces exclusions a-t-elle pu être votée avec un large consentement de « l’opinion publique » ? Comment ce foulard, qui suscitait des contentieux de plus en plus rares et facilement résolus, a-t-il pu être présenté comme un problème crucial, au sein d’une école pourtant traversée par des problèmes d’une toute autre nature et d’une tout autre ampleur ?

A partir de données chiffrées et d’analyses précises, ce livre déconstruit les mécanismes qui ont fabriqué et imposé un faux problème, sélectionné les « experts autorisés » et, écartés la plupart des voix discordantes. Il montre également comment la question a été posée en des termes suffisamment abstraits pour occulter les conséquences de la prohibition du voile, en particulier l’exclusion scolaire. Il montre enfin comment ce débat empoissonné a installé et, en quelque sorte, autorisé un climat général de racisme anti-musulman.

Pierre Tévanian, « Le voile médiatique. Un faux débat : « l’affaire du foulard islamique » éditions Raison d’Agir, Paris 2005 .



Introduction

Les questions auxquelles il faut répondre par oui ou par non sont souvent des questions idiotes. Elles réduisent des problèmes qui engagent des dimensions multiples à une simple opposition entre un « pour » et un « contre », alors que la question du degré est parfois essentielle. Cela ne signifie pas qu’il soit toujours absurde de poser de telles questions. L’idée même de choix, d’engagement, suppose que soient affirmées des ruptures, des actes tranchés qui comportent une part d’arbitraire. Il faut « en être » ou « ne pas en être », « prendre » ou « laisser ». Mais faire le bon choix suppose au moins que les termes du choix aient eux mêmes été bien choisis. Or, la « question du voile » est l’une de ces fausses questions, propres à piéger quiconque accepte de se la poser. Cette question - « faut-il interdire le voile à l’école ? » - n’a pas de sens, parce qu’elle ne se pose pas - ou plutôt parce qu’elle ne se posait pas et, sans un prodigieux travail social et médiatique, elle n’aurait jamais dû se poser. Les pages du Voile médiatique se proposent de dévoiler les mécanismes d’imposition qui ont conduit à transformer le foulard de quelques centaines d’écolières en« problème de société » national voire international - jusqu’à rendre finalement envisageable, puis effectif, le vote d’une loi répressive par le Parlement de la République Française.

Le but de ce livre est donc de parler à nouveau du « problème du voile » - mais d’en parler autrement. La réflexion ne portera pas sur le voile, considéré comme un problème objectif, mais sur le « problème-du-voile » et sa genèse, c’est-à-dire sur la manière dont des acteurs du champ politique et du champ journalistique ont imposé l’idée a priori absurde selon laquelle la présence de quelques élèves portant un foulard dans certaines écoles était en soi problématique. Car, on le verra, ce sont bien des dirigeants politiques qui ont lancé le « débat », et ce sont bien les grands médias qui ont élevé « le voile à l’école » au rang de « problème de société » authentique - sans d’ailleurs que les journalistes soient toujours conscients de ce qu’ils faisaient, et sans même qu’ils se donnent la peine d’expliciter la nature dudit problème : il leur a suffit de multiplier les émissions ou les articles de presse consacrés au sujet. Cette imposition de problématique est l’objet du premier chapitre, qui rappelle la place énorme que ces médias ont accordé au « voile » par rapport à des questions sociales de première importance (comme la réforme des retraites, le chômage, la précarité, les discriminations ou les inégalités scolaires), à un moment où aucune demande particulière n’émanait sur ce sujet ni du corps enseignant, ni des élèves, ni de l’ensemble de la population.

Cela dit, si la multiplication des émissions et des articles consacrés au sujet a indéniablement provoqué un effet de dramatisation, propice au développement d’attitudes de peur et de rejet à l’égard des élèves « voilées », elle aurait pu aussi bien être l’occasion d’un travail d’enquête, de questionnement et de débat contradictoire, permettant de définir et d’analyser précisément les termes du « débat » (par exemple les concepts de « laïcité » ou de « communautarisme »), d’introduire des nuances et des distinctions (par exemple entre le port du foulard à Kaboul et à Aubervilliers, ou entre les agents et les bénéficiaires du service public d’éducation) et enfin de restituer la complexité des faits sociaux (qu’il s’agisse des significations du port du foulard ou des problèmes de l’école face à ses « nouveaux publics »). Pour qu’au contraire le « bruit médiatique » joue de façon univoque en faveur de la logique prohibitionniste (c’est-à-dire dans le sens de l’interdiction du foulard à l’école), il a fallu que l’espace de parole théoriquement ouvert soit immédiatement refermé, par une très stricte sélection des locuteurs autorisés à prendre part aux discussions. Le second chapitre met en évidence cette partialité, en reconstituant la liste de tous ceux qui étaient personnellement, professionnellement ou politiquement, concernés par la question de la prohibition du voile à l’école, et à qui la parole a très largement été refusée : les élèves « voilées », leurs condisciples et leurs professeurs, mais aussi les chercheurs et les militant-e-s laïques et féministes anti-prohibitionnistes.

Dès lors, le champ était libre pour les partisans de la prohibition : quasi quotidiennement, par presse, radio ou télévision interposée, ils ont eu tout le loisir de déployer leur vision de la laïcité, de la République, de l’Islam, du voile et de la dignité des femmes, avec pour principaux contradicteurs des responsables associatifs musulmans suffisamment bien choisis pour être facilement disqualifiables (de sexe masculin, et le plus souvent membres d’organisations conservatrices). Le troisième chapitre du livre analyse la construction de ce « monologue prohibitionniste » : un discours qui, parce qu’il s’est affranchi de tout souci de la parole de l’autre, a pu s’abstraire des enjeux concrets de la controverse - et notamment du plus concret de tous : le risque d’exclusion et de déscolarisation d’adolescentes. Abstraction, dénégations, généralisations, essentialisation, amalgames : ce dernier chapitre analyse les différentes opérations qui ont abouti à la formulation d’une question biaisée, abstraite et manichéenne : pour ou contre le voile ? - et à la production d’un consensus islamophobe, faisant de l’élève voilée le vecteur de tous les maux et de toutes les menaces.

Car il faut bien l’admettre : au-delà des stratégies clientélistes ou de la volonté de diversion et de division qui, en amont du « débat » médiatique, permettent d’expliquer le lancement de « l’affaire » par des acteurs politiques[1], la « question du voile » semble avoir constitué, dans le champ médiatique, mais aussi au-delà, dans « le public », l’exutoire inespéré à un racisme latent, que l’on retrouve dans tous les milieux sociaux et toutes les « familles politiques ». Sans doute cette révélation est-elle douloureuse. Sans doute est-elle inaudible pour une bonne partie du « peuple de gauche », qui a pris l’habitude de faire du voile le symbole par excellence de l’oppression des femmes, de l’obscurantisme religieux ou de l’enfermement communautaire. Le propos de ce livre n’est pas de dire que de telles menaces n’existent pas ; il est simplement de montrer que les quelques centaines d’élèves qui portaient le foulard n’étaient pas cette menace, et d’attirer l’attention sur une autre menace : celle que fait désormais peser sur la société française une loi dont le seul effet est de priver d’école des dizaines d’adolescentes - et de stigmatiser une partie des habitants de ce pays sur des bases qu’il est difficile de ne pas qualifier de racistes.

Extrait du premier chapitre

Il s’agit, en somme, de déconstruire le récit mythique selon lequel un « problème objectif » aurait précédé et engendré une « inquiétude » populaire, qui aurait elle même « alerté » des médias « au service du public » et une classe dirigeante « à l’écoute du peuple » - pour reprendre les termes de Béatrice Gurrey, journaliste au Monde : ce serait « la pression de l’opinion » qui aurait « convaincu le chef de l’État » de légiférer[2]. Car tout indique au contraire qu’un choix politique est à l’origine de « l’affaire », que les grands médias ont relayé l’initiative politique, et que « l’opinion » n’a fait que suivre. Jacques Chirac n’était pas à convaincre, il s’était déclaré dès 1995 favorable à une loi interdisant le voile[3], et c’est au contraire la campagne politique et médiatique qui a exercé une pression sur l’opinion, et qui a fini par la convaincre d’« opiner » à la proposition d’interdire le voile.

L’évolution des sondages le confirme : en avril 2003, au moment où la question de l’interdiction du voile a été relancée, il n’y avait qu’un différentiel de 4% entre les sondés favorables et les sondés défavorables à une telle loi ; et ce n’est qu’au terme d’une longue campagne que, progressivement, un consentement massif a été arraché à l’opinion. Le tableau qui suit le montre clairement. Il laisse apparaître un rapport de proportionnalité entre les progrès de la position prohibitionniste et l’évolution du « bruit médiatique » (mesurée ici au nombre de dépêches AFP et d’articles de presse parus au cours des trente jours qui ont précédé chaque sondage[4]). On peut également remarquer, dans ce tableau, que ce ne sont pas les « convaincus » qui ont fait pencher la balance, mais plutôt les sans-conviction : ce sont les « plutôt favorables » qui ont le plus nettement augmenté (+15% entre avril et décembre 2003), tandis que les « tout à fait favorables » n’augmentaient que de 5%, pour culminer à moins d’un tiers des sondés (32%).

En mettant ainsi en évidence le rôle des médias, il ne s’agit pas de nier la responsabilité des politiques, ni de minimiser le poids d’une islamophobie qui préexistait à la « campagne du voile » (il faut notamment reconnaître qu’une résistance populaire au matraquage médiatique s’est manifestée à l’occasion du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen, et qu’elle ne s’est pas manifestée sur « le voile »). Il s’agit simplement de montrer qu’il ne faut pas surestimer le poids des préjugés : aussi considérable soit-il, il n’aurait pas suffi, sans la contribution des grands médias, à rendre acceptable la déscolarisation forcée de dizaines d’adolescentes (cf. le sondage paru dans La Dépeche du Midi le 28 avril 2003, qui montre que seules 22% des personnes interrogées se disaient alors prêtes à assumer cette déscolarisation).

Il ne s’agit pas non plus d’accuser de manipulation délibérée le groupe, au demeurant très hétérogène, des « journalistes ». Même s’il est devenu fréquent de disqualifier toute critique des médias en la réduisant de la sorte à une « théorie du complot », notre propos est tout autre : il vise à montrer que, sans que quiconque ait à conspirer et donner des consignes, tout se passe comme s’il y avait un complot. Sans avoir à comploter, les grands médias, quasiment à l’unisson, imposent une thématique et les termes de la discussion, sélectionnent les locuteurs légitimes, autorisés à prendre part aux discussions, éliminent les autres, et contribuent finalement à extorquer à l’opinion publique un consentement majoritaire. Pierre Bourdieu a produit sur ce point des analyses qui s’appliquent aisément au traitement médiatique du « problème du voile à l’école ». Les grands médias, explique-t-il[6], peuvent très bien dire tous la même chose, ou du moins promouvoir la même vision du monde social, sans se concerter. Ils peuvent très bien relayer servilement la vision des dominants sans recevoir d’ordres, de consignes ou d’argent pour cela, simplement parce qu’ils y sont poussés par une série de logiques sociales, parmi lesquelles : l’homogénéité sociale et « ethnique » dans le recrutement des journalistes, qui se traduit par une homogénéité des habitus, des préjugés, des références culturelles et politiques ; le formatage idéologique réalisé par les écoles de journalisme[7] ; l’urgence de l’agenda médiatique, qui rend difficile le temps de la réflexion, de la remise en question des préjugés ou de la vérification des « informations » et de leurs sources ; et enfin les logiques de marché qui dominent le champ médiatique : la recherche de l’audimat, le sensationnalisme, la concurrence, le mimétisme et la surenchère - ce que Bourdieu a appelé « la circulation circulaire de l’information ».
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MessageSujet: Re: La Lepenisation du pouvoir.   Mar 17 Avr 2007 - 19:12

http://www.lmsi.net/spip.php?article244
http://www.lmsi.net/spip.php?article528
http://www.lmsi.net/spip.php?article264

Citation :
« une grave régression de la situation des jeunes femmes »
je veux lire cela en dehors du rapport stasi, dans des études faites par des scientifiques. Il est trop facile aujourd'hui de se servir de l'INSERM pour lui faire dire ce que l'on veut, de même, un rapport de ce type doit s'étayer un peu plus, car il ne dit pas grand chose, finalement. Donc, où est la régression?
idem pour l'auto-discrimination...
Ensuite, la loi de laïcité dernièrement votée est une loi de ségrégation, une loi intolérante qui veut répondre aux problèmes d'autodiscriminations, ou à des problèmes sociaux plus complexes en interdisant le port de signes religieux? Ah bon, mais ça sert à quoi, si ce n'est que ça stigmatise encore plus les musulmans et ça les frustre encore plus??? En quoi interdire à des gens d'affirmer leur identité va-t-il les aider à avoir un emploi, un logement, etc??? Parce que la laïcité, je le rappelle, c'est la neutralité des agents des services publics face aux religions. Les agents doivent ne pas faire de prosélytisme. Bien, c'est le cas. Alors, parler de laïcité en interdisant non aux agents, mais aux USAGERS des services publics d'être qui ils sont, d'aller et venir librement, etc., c'est une loi de ségrégation, discriminante, et profondément injuste... qui masque tout juste le chômage et les problématiques sociales, qui elles, restent en plan. La droite lepénisée est un torero qui agite un mot pour cacher l'état d'affaissement de l'Etat social...

Là n'est pas la question d'ailleurs. Espérons au moins que nous nous sommes compris. La droite se sert du mot laïcité pour y faire entrer des choses qui n'y sont pas, comme la neutralité de tous les êtres vivant en société. Elle fait de même avec de nombreux autres symboles, en renversant leur signification: si avant, le "droit à la santé" était une revendication pour que chacun puisse avoir accès aux soins, avec des garanties de protection sociales, maintenant, le droit à la santé est un droit individuel et surtout une responsabilité individuelle: on n'a plusn le droit d'être malade, on a l'obligation d'être bien-portants, de cont témoignent les évolutions sociales en France et au Québec (mais aussi dans les pays libéraux), notamment, ayant pour effet que les pauvres se soignent de moins en moins bien... On peut faire pareil avec le mot "prévention": si avant, le mot prévention signifiait une action sur les causes d'un acte jugé déviant, maintenant, la "prévention", c'est une action qui se situe temporellement en amont du problème, et qui cherche à déceler, par un dépistage, un fichage, des tests, en encourageant à la délation, etc., une déviance, à partir de normes presque aléatoires. Encore une fois, c'est sur les pauvres que va s'axer ce travail de contrôle social et d'entreprise de morale... Alors les délinquants et les illettrés de 3 ans, laissez-moi en rire...
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MessageSujet: Re: La Lepenisation du pouvoir.   Mar 17 Avr 2007 - 22:00

Citation :
lomig"]je peux aussi copier/coller, tu sais:

La différence, c'est la qualité de la source ... Smile
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MessageSujet: Re: La Lepenisation du pouvoir.   Mar 17 Avr 2007 - 22:44

Au moins, on est d'accord sur un point. Laughing
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MessageSujet: Re: La Lepenisation du pouvoir.   Mer 18 Avr 2007 - 12:42

Citation :
Citation :
-Toutes les propositions réactionnaires et populaires, comme par exemple la quasi abolition du droit de succession sont au rendez-vous.

Si une réaction est populaire, elle va dans le sens de la démocratie, non ?
Ceci dit, cette grosse imbécilité de l'impôt sur la fortune a déjà fait fuir une bonne part des vaches à lait. Les droits de succession, supprimés dans un nombre croissant de pays mêmes voisins (Italie, e.a.) rapportent bien moins qu'ils ne font gagner, et sont une raison supplémentaire pour les épargnants de se domicilier à l'étranger. Leur bilan est donc totalement négatif. Et profondément injuste, d'ailleurs : pourquoi l'Etat devrait-il "faire une affaire" sur le deuil d'une famille ?
Complètement anachronique, le droit de succession est un droit séculaire. Il n'a jamais empeché à la France (pas plus qu'a l'empire romain puisqu'il remonte à celui-ci) de s'enrichir. Le droit de succession, en plus d'empêcher un renforcement des inégalités évite de nombreuse croissance exponentielle des richesses, vrai casse tête économique et juridique. Lorsqu'on reçoit un millions d'euros, si on en donne 500 000, il en reste tout de même 500 000. au final, avec le droit de succession, on ne perd rien, on gagne 500 000. Il ne gène que les gens qui hérite d'un capital qui leur assure qui qu'il en soit, un bon avenir économique...

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MessageSujet: Re: La Lepenisation du pouvoir.   Mer 18 Avr 2007 - 14:11

Citation :
Complètement anachronique, le droit de succession est un droit séculaire. Il n'a jamais empeché à la France (pas plus qu'a l'empire romain puisqu'il remonte à celui-ci) de s'enrichir. Le droit de succession, en plus d'empêcher un renforcement des inégalités évite de nombreuse croissance exponentielle des richesses, vrai casse tête économique et juridique. Lorsqu'on reçoit un millions d'euros, si on en donne 500 000, il en reste tout de même 500 000. au final, avec le droit de succession, on ne perd rien, on gagne 500 000. Il ne gène que les gens qui hérite d'un capital qui leur assure qui qu'il en soit, un bon avenir économique...

Simpliste !

D'abord, s'il y a succession, c'est qu'il y a eu acquisition de biens par l'épargne et des efforts importants. Une péargne "claire", sur laquelle tous les imports viers ont été scrupuleusement payés. Aucune raison de voir encore l'Etat venir piquer dans la caisse.

Ensuite, ces droits de succession appauvrissent le pays :
- les grosses fortunes se domicilient ailleurs ;
- les sociétés passent en actions volatiles.

Par contre, ce sont les petits épargnants, ou les PME, qui trinquent. Beaucoup d'entreprises sont ainsi vendues ou mises en liquidation, en raison des droits de succession.

C'est donc une grosse connerie.

Pour les taux, tu te plantes bien entendu !

Mais, pire que tout, tu te prends pour la mesure de toutes choses : 500.000 €, par exemple, au lieu d'un million, c'est l'impossibilité pour un héritier-patron de poursuivre une politique d'investissement ou d'emploi.
C'est aussi, pour les plus futiles, un manque à gagner pour tout le commerce de luxe, un des rares qui marchent encore en France.

Comqiue que tu défendes le "chômage" parce qu'il soutient la consommation mais que tu perdes cela de vue quand il s'agit de plumer plus riches que toi. Mesquin et contre-productif.
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MessageSujet: Re: La Lepenisation du pouvoir.   Mer 18 Avr 2007 - 14:32

Tu as l'air d'oublier les "cadeaux" que font les parents à leurs enfants (par exemple le cadeau de mariage que le patron de monoprix a fait à son fils)
Tu as l'air d'oublier les assurances, les parts qu'on la plupart des enfants dans la société de leurs parents...
Étrange ces riches qui quittent la France alors que de plus riches y investissent. Je viens de travailler dans une boite qui a vendu tout un pâté de Paris à un riche étranger: une famille de 4 personnes qui vivra 3 jours par an dans un immeuble luxueux style Haussmann, avec salle de cinéma prenant tout le troisième étage et piscine olympique au sous sol.
Pendant que certains riches achetent des immeubles à Paris, la France, qui n'a jamais été aussi riche de toute son histoire, voit de plus en plus de gens à la rue. Étrange paradoxe. Que les riches qui en ont marre de payer des impôts se cassent si ils en ont le courage. Au moins il y aura des immeubles pour loger tout le monde. Comme dirait Sarkozy:"la france tu l'aimes ou tu la quitte!"

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Dernière édition par le Mer 18 Avr 2007 - 21:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Lepenisation du pouvoir.   Mer 18 Avr 2007 - 19:27

lomig a écrit:
N'empêche, jusqu'au P.S., la problématisation "lepénisée" de la société s'est installée. On parle non pa de la "question de l'immigration", mais du "problème de l'immigration". On ne parle jamais de la "chance" qu'est l'immigration.

L'excès nuit comme toujours à la crédibilité... aurai-je l'outrecuidance de te demander des sources de ce que tu avances, par exemple dans les discours ou écrits de la candidate Royal ?

Bon... je n'ai hélas pas le temps de répondre à tout et j'essayerai d'y revenir dès que possible.
Mais je peux difficilement laisser passer ça...

lomig a écrit:
Car il faut le dire: il n'y a pas de problème avec l'immigration. L'immigration, c'est quasiment personne. Il y a un problème réel avec les citoyens français qu'on appelle encore et toujours "immigrés".

-> qu'est-ce que ça veut dire ? Que les sans-papiers campant dans les églises, cramant dans des hotels insalubres ou arrêtés devant des écoles seraient des citoyens français ? Que les "problèmes" qu'on désigne comme liés à l'immigration ne concerneraient ou n'impliqueraient que des jeunes Français nés en France de parents étrangers et pas des jeunes étrangers vivant en France sans la nationalité française ?

T'as pas l'impression d'exagérer, là-encore, dans un autre registre ?
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MessageSujet: Re: La Lepenisation du pouvoir.   Mer 18 Avr 2007 - 21:01

J'y reviens, merci Sympatik de demander des précisions.

Pour Ségolène, je ne parlais pas de la rhétorique du problème de l'immigration, mais de la chasse à Sarkozy avec l'identité nationale, qui comme l'histoire du voile, doit permettre aux français qui auront leur drapeau, d'oublier leur niveau de vie et tous les problèmes socio-économiques, et de surcroît, elle ose mettre comme première priorité de sa profession de foi "réhabiliter" le travail, empruntant la même rhétorique que son concurrent. (alors que le pays, comme tous les indicateurs le montrent prouvent qu'il faudrait travailler moins pour travailler tous...) Et je reprends ici les propos d'un marginal du PS, Larrouturou... www.urgencesociale.fr

Citation :
Elle va même plus loin, en demandant « d’expulser systématiquement hors de France les délinquants étrangers dangereux arrivés depuis peu », c’est-à-dire une double peine.

voilà, ça c'est fait! Very Happy Very Happy Very Happy

Quant à l'immigration, ce que je veux dire, c'est que l'immigré n'existe pas. C'est une représentation bien foutue, mais un immigré peut être un étranger en situation irrégulière, en situation régulière, un français "issu de". ce flou pose problème car les partis d'extrême-droite s'en servent pour mettre sous ce terme tout ce qui est basané.

Alors, les problèmes, ce sont les problèmes concernant les étrangers. et quand je parle de "problème", ce n'est pas l'unidimensionnalité du "problème d'ordre public" tel qu'il est insinué par N.S ou les autres extrêmistes, voilà ce que je vulais dire en parlant de la quasi absence de problèmes dûs aux étrangers. 97 ou 98% des jeunes participant aux émeutes de novembre 2005 étaient français.
Quant aux problèmes SOCIAUX. Oui, ils existent, mais bizarrement, du PS à Le Pen, ils ne sont pas traités avec une grande ferveur... On peut même déplorer comme la quasi-totalité des gauchistes non ségolénistes le fait que la question sociale est quasiment absente de la campagne de Ségolène.
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MessageSujet: Re: La Lepenisation du pouvoir.   Mer 18 Avr 2007 - 22:21

Citation :
Étrange ces riches qui quittent la France alors que de plus riches y investissent. Je viens de travailler dans une boite qui a vendu tout un pâté de Paris à un riche étranger: une famille de 4 personnes qui vivra 3 jours par an dans un immeuble luxueux style Haussmann, avec salle de cinéma prenant tout le troisième étage et piscine olympique au sous sol.

Ce qui vous échappe, c'est que des étrangers, en effet, achètent les biens somptueux en France ... mais ne s'y domicilient pas ! L'agrément sans la fiscalité Very Happy Very Happy
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MessageSujet: Re: La Lepenisation du pouvoir.   Mer 18 Avr 2007 - 23:38

Citation :
J'adore le fait que des mesures de simple bon sens soient qualifiées de "droitisation" ! Autant dire qu'il ne faut rien attendre d'intelligent ou de "normal" de la gauche

Ah bon ?
Parce que le tout sécuritaire hystérique est une mesure de bon sens ?
La stigmatisation systématique de certaines populations est une mesure de bon sens ?
Vouloir karcheriser " la racaille "est une mesure de bon sens ?
Que dalle , c'est bien un flirt poussé avec l'ED et on a presque passé le stade des préliminaires .
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MessageSujet: Re: La Lepenisation du pouvoir.   Jeu 19 Avr 2007 - 8:57

Citation :
Parce que le tout sécuritaire hystérique est une mesure de bon sens ?

Les perspectives évoquées par Sarkozy vont évidemment surtout sur le plan international, la relance économique, l'harmonisation entre la mondialisation et le maintien d'activités en France, et nullement au "tout sécuritaire". Même si vous n'entendez que ce qui vous arrange ...

Mais il est capital de parler de sécurité, si on ne veut pas que le français exaspéré ne trouve que l'ED pour rencontrer ses préoccupations.

Citation :
La stigmatisation systématique de certaines populations est une mesure de bon sens ?

Je n'ai jamais entendu que Sarko stigmatise "des populations", mais des comportements.

Citation :
Vouloir karcheriser " la racaille "est une mesure de bon sens ?

Bien entendu que oui ! Faut-il en faire un élevage ?
Votre question indique à suffisantce votre peu de contacts avec les populations immigrées, outrées par le laxisme français et la mauvaise image de marque que leur donne cette frange délinquante, et leur nuit constamment.
Cette immigration "réussie" est la première à demander qu'on sépare le bon grain de l'ivraie.

Mais il existe une gauche dont le racisme profond voudrait qu'on ignore les méfaits que subit en pemanence une partie de la population, simplement "parce que ces gens ne sont pas comme nous et qu'il faut les comprendre".

Seuls, les non-racistes ont le courage de dire : "un délit est un délit, qui que ce soit qui le commette".

Les autres fabriquent des fouloes d'excuses, en se foutant pas mal des effets de leur laxisme, mais l'oeil fixé sur le boulier-compteur électoral Very Happy
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MessageSujet: Re: La Lepenisation du pouvoir.   Jeu 19 Avr 2007 - 15:14

"karcheriser la racaille" du bon sens?

Excuse-moi, mais si je disais: "je vais gazer tous les fils de pute", tu trouverais ça normal de la part d'un homme d'Etat?

Je sias que "fils de pute" est moins fort que racaille. Néanmoins, dans la violence de la phrase c'est pareil. Si tu as déjà mis ta main devant le jet d'un karcher, tu sais ce que ça fait. (un trou)
Si tu connais la définition de "racaille", tu devrais savoir que ce n'es tpas un langage pour un homme d'Etat. Parce que la "racaille" est indigne de vivre en société, parce que la racaille est indigne de vivre tout court, parce qu'en énonçant cela, 1. il rentre dans un rapport de forces extrêmement violent, 2. il évacue la question de la prévention, de la réponse proportionnée de la justice, et surtout de la "correction" des comportements et de la réinsertion des personnes qui ne sont que des "délinquants", mot que Sarkozy devrait prononcer, ça le changerait de définitions morales qui ne représentent en rien une réalité.

Alors, non, ça n'est pas du bon sens, c'est de la provocation et c'est la démonstration que Sarkozy n'est pas un bien pour la paix sociale puisqu'il produit à chaque discours, plus de haine et de violence: son action est contre-productive: ça rend les gens de plus en plus méfiants vis-à-vis de l'Etat, de plus en plus agressifs, car les comportements policiers dits "de routine" sont injustes et extrêmement violents, bref: si on veut encore des émeutes, alors il faut voter sarkozy. Si on souhaite la paix sociale, il faut voter à la gauche de l'extrême-droite: de Bayrou à Laguiller.

Quant à son programme économique: 1. il ne créera pas plus de 300.000 emplois, selon les estimations des écnomistes de l'INSEE. 2.il n'y aura plus d'incitation à créer des emplois, puisuq'il suffira d'utiliser la variable des heures sup', et 3. il va approfondir le trou de la sécu comme pas permis, et se retrouvera dans deux situations: ou bien augmenter les impôts, ou baisser radicalement le nombre de services rendus par l'Etat.
Dans les deux cas, le nombre de mécontents et de précaires va augmenter radicalement. Pour un programme économique, c'est un programme économique: CA-TA-STRO-PHIQUE.

Précision sur la dette: les dépenses de l'Etat sont stables depuis 30 ans. Les recettes de l'Etat (notamment à cause des cadeaux aux strates les plus favorisées) ont énormément baissé et c'est ce qui explique la dette.
Continuer avec la politique de Sarkozy, c'est faire ou bien exploser la dette, ou bien démolir l'Etat social et solidaire qui survit difficilement...

Citation :
Je n'ai jamais entendu que Sarko stigmatise "des populations", mais des comportements.

sa loi qui vise les comportements tels que la mendicité ou le raccolage, malheureusement, sont des lois qui vont stigmatiser des personnes par el simple adjectif "passif" devant le comportement: une pute dans la rue, un mendiant, out! on veut pas de ça chez nous. Ensuite, criminaliser des comportements tels que la mendicité ou le raccolage, c'est bien stigmatiser des populations qui ne sont pas criminelles!
Et toi qui parle de comportements et pas de population, tu as du toupet: le mot "racaille" renvoie à la personne en ce qu'elle est, càd profondément mauvaise quand le mot délinquant renvoie à l'acte perpétré par une personne (ce que tu es censé défendre). Donc, si tu étais honnête, tu reconnaitrais qu'au lieu de stigmatiser des personnes, avec le mot "racaille" par exemple, il ferait mieux de stigmatiser les comportements "délictueux". C'est la différence entre être d'extrême-droite, et être de droite.
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MessageSujet: Re: La Lepenisation du pouvoir.   Jeu 19 Avr 2007 - 17:25

Citation :
Excuse-moi, mais si je disais: "je vais gazer tous les fils de pute", tu trouverais ça normal de la part d'un homme d'Etat?

Comparaison doublement erronée :
- gazer, c'est tuer ; karcheriser, c'est repousser sous la pression de l'eau.
C'est donc par pure dramatisation que vous associez deux choses essetiellement différentes.

- racaille vise un individu qui se méconduit : "fils de pute" injurie Madame sa Mère.
Une fois encore, les approximations dramatiques sont boiteuses.

Citation :
Je sias que "fils de pute" est moins fort que racaille. Néanmoins, dans la violence de la phrase c'est pareil. Si tu as déjà mis ta main devant le jet d'un karcher, tu sais ce que ça fait. (un trou)

J'utilise régulièrement un karcher : impossible de se faire un trou dans la main, car celle-ci est immédiatement rabattue par la pression. En outre, cette pression se module à la sortie, mais aussi en fonction de la distance.
Raté !

Citation :
Si tu connais la définition de "racaille", tu devrais savoir que ce n'es tpas un langage pour un homme d'Etat. Parce que la "racaille" est indigne de vivre en société, parce que la racaille est indigne de vivre tout court, parce qu'en énonçant cela, 1. il rentre dans un rapport de forces extrêmement violent,

Ce ne sont visiblement pas vos lectures favorites qui vous ont aidé à replacer la phrase dans le contexte ! Ce mot a été prononcé par une dame effondrée, lors de destructions en banlieues : "Monsieur le Ministre, quand allez-vous nous débarasser de cette racaille ?" A quoi le Ministre, tout aussi ému, a répondu : "cette racaille, comme vous dites, je vais la balayer au karcher" (oui oui, la balayer, pas la trouer !!!)

Ceci dit, racaille veut simplement dire "lie de la société".

Citation :
2. il évacue la question de la prévention, de la réponse proportionnée de la justice, et surtout de la "correction" des comportements et de la réinsertion des personnes qui ne sont que des "délinquants", mot que Sarkozy devrait prononcer, ça le changerait de définitions morales qui ne représentent en rien une réalité.

Au contraire, moi qui ne suit cela que de loin, j'ai entendu Sarko parler à moultes reprises de prévention et de remédiation. Il n'est de pire sourd que celui qui ne veut rien entendre ...

Citation :
Alors, non, ça n'est pas du bon sens, c'est de la provocation et c'est la démonstration que Sarkozy n'est pas un bien pour la paix sociale puisqu'il produit à chaque discours, plus de haine et de violence: son action est contre-productive: ça rend les gens de plus en plus méfiants vis-à-vis de l'Etat, de plus en plus agressifs, car les comportements policiers dits "de routine" sont injustes et extrêmement violents, bref: si on veut encore des émeutes, alors il faut voter sarkozy. Si on souhaite la paix sociale, il faut voter à la gauche de l'extrême-droite: de Bayrou à Laguiller.

Vous parlez éxactement comme ces parents démissionnaires qui passent tout à leurs gosses pour avoir la paix, et obtiennent exactement le résultat contraire. La détermination de règles sociales simples et bien définies est une devoir démocratique majeur, et n'a jamais engendré ni haine ni violence. C'est le laxisme qui finit dans un bain de sang ou de voitures cramées.

Citation :
Quant à son programme économique: 1. il ne créera pas plus de 300.000 emplois, selon les estimations des écnomistes de l'INSEE.

Ce serait déjà pas mal ! Mais vous oubliez qu'en sociologie, il y a des effets boule de neige. Ceci dit, même s'il n'atteint pas son objectif, lui au moins aura essayé.

Citation :
2.il n'y aura plus d'incitation à créer des emplois, puisuq'il suffira d'utiliser la variable des heures sup', et 3. il va approfondir le trou de la sécu comme pas permis, et se retrouvera dans deux situations: ou bien augmenter les impôts, ou baisser radicalement le nombre de services rendus par l'Etat.

On pourrait discuter "du nombre de services" rendus par l'Etat ! Un Etat qui n'a tenu compte d'aucune fonctionnalité pendant les années Mitterand, et à engagé des fonctionnaires à tort et à travers pour faire chuter les statistiques du chômage et chatouiller des électeurs potentiels sous le menton :-)

A titre indicatif, en Belgique, nous sommes passés, sous la bannière socialiste, de 350.000 à 900.000 fonctionnaires, sans pouvoir dire que nous sommes mieux administrés (que du contraire !)

Votre vue de la possibilité de travailler plus de 35 heures est ridicule ! ce n'est pas parce qu'un employé tient la chandelle une heure de plus que cela joue sur l'engagement de quiconque. Par contre, la méthode Sarkozy n'est pas originale : elle a ramené le taux de chômage, en peu de temps, à 4% dans des pays comme le Danmark, l'Angleterrre, l'Irlande (deux pays qui étaient à l'agonie) et l'Espagne.

Ne perdez pas de vue non plus que de l'emploi, il y en a, mais que personne souvent ne se présente.

Citation :
Dans les deux cas, le nombre de mécontents et de précaires va augmenter radicalement. Pour un programme économique, c'est un programme économique: CA-TA-STRO-PHIQUE.

Non. Quand les "mécontents" auront compris que leur sort est entre leurs mains, ils vont simplement (et enfin !) retrousser leurs manches.

Citation :
Précision sur la dette: les dépenses de l'Etat sont stables depuis 30 ans. Les recettes de l'Etat (notamment à cause des cadeaux aux strates les plus favorisées) ont énormément baissé et c'est ce qui explique la dette.

Pas économiste, à ce que je vois ! Les riches sont de plus en plus taxés, au point de déguerpir. Mais ce qu'on ne vous dit pas, c'est que les recettes de la France s'effondrent. Forcément, quand on asphyxie les classes moyennes, qu'on fit la chasse au capital, et qu'on incite les gens à faire plus de grèves que de jours de travail ...

Citation :
Continuer avec la politique de Sarkozy, c'est faire ou bien exploser la dette, ou bien démolir l'Etat social et solidaire qui survit difficilement...

Vous croyez que l'Irlande, ou le Danmark, ont une dette qui explose ou vivent un drame social ? Very Happy

Citation :
sa loi qui vise les comportements tels que la mendicité ou le raccolage, malheureusement, sont des lois qui vont stigmatiser des personnes par el simple adjectif "passif" devant le comportement: une pute dans la rue, un mendiant, out! on veut pas de ça chez nous. Ensuite, criminaliser des comportements tels que la mendicité ou le raccolage, c'est bien stigmatiser des populations qui ne sont pas criminelles!

D'abord, je n'ai rien entendu de tel, mais il existe partout des lois anti-racollage, que je sache.

Je me tords en lisant votre "criminaliser la mendicité" : toujours le même lyrisme dévoyé ! Criminaliser, c'est rendre passible des Assises, nous sommes bien d'accord ? Very Happy

Citation :
Et toi qui parle de comportements et pas de population, tu as du toupet: le mot "racaille" renvoie à la personne en ce qu'elle est, càd profondément mauvaise quand le mot délinquant renvoie à l'acte perpétré par une personne (ce que tu es censé défendre).

Non ! Délinquant s'applique à quelqu'un qui a, occasionnellement ou plusieurs fois, contrevenu à la Loi. racaille est celui qui a fait de ces transgression son mode quotidien d'existence.

Citation :
Donc, si tu étais honnête, tu reconnaitrais qu'au lieu de stigmatiser des personnes, avec le mot "racaille" par exemple, il ferait mieux de stigmatiser les comportements "délictueux". C'est la différence entre être d'extrême-droite, et être de droite.

1°. Sarko doit vraiment être irréprochable, pour que l'on fasse depuis des mois usage du seul baton pour le battre : un mot qu'il aurait repris une seule fois d'une interlocutrice.

2°. A vous suivre, la différence entre la droite et l'ED serait purement sémantique et donée sur un seul terme ? Un peu simpliste, peut-être ...
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MessageSujet: Re: La Lepenisation du pouvoir.   Jeu 19 Avr 2007 - 18:47

Citation :
karcheriser, c'est repousser sous la pression de l'eau.
je t'en prie, passe en premier, je vais te passer un coup de karcher, et on parlera ensuite de "repousser sous la pression de l'eau"... J'ai vu les dégâts d'un karcher, et je t'assure que je peux t'ârracher la peau puis les organes avec. On essaie quand tu veux...

La racaille, ensuite, puisque tu n'as pas de bonne définition: "ensemble d epersonnes méprisables". Ce sont les personne squi sont méprisées et non leurs actes, première contradiction flagrante avec ce que tu énonces. (ce n'est pas la personne que l'on juge, mais les actes, la personne reste respectable, mais ses actes en le sont pas, voilà l'éthique d'un homme politique normal)
Ensuite, je prenais "fils de pute" pour une insulte. prends en une autre: "je vais vous gazer, bande de connards". Bref, lamentable du point de vue politique, en plus d'exciter la haine...

quelle mauvaise foi. Quand on regarde la baisse des impôts et les cadeaux fiscaux accordés aux plus privilégiés, ça correspond bizarrement avec la baisse des recettes de l'Etat...

Citation :
"cette racaille, comme vous dites, je vais la balayer au karcher"

Non non, il a pas dit "comme vous dites". C'est ce que je lui reproche: s'attribuer un mot qui n'a pas à figurer dans son vocabulaire, et surtout l'assumer et le reprendre maintes fois sans aucune vergogne, montrant ainsi le mépris réel qu'il éprouve envers les populations des banlieues (car en l'occurrence, ce n'étaient pas des délinquants qui étaient visés, mais de scitoyens français en situation légale).
Je te balaierai au kärcher, mais tu paieras l'hôpital...

Citation :
j'ai entendu Sarko parler à moultes reprises de prévention et de remédiation. Il n'est de pire sourd que celui qui ne veut rien entendre ...
Non non, rien de tout cela, ce qu'il appelle "prévention", c'est la répression de la petite enfance... Alors, Jeanne d'Arc devrait lire un peu mieux les projets de loi de Sarko...(cf: « Et vous, hein, vous avez peur de cette racaille ?... Hein, vous avez peur de cette racaille ? »)

Que tu parles de démission parentale me débecte, tu ne dois pas savoir ce que c'est d'avoir des enfants de 14 ans de 20 cm plus grands que toi, révoltés à raison par l'abandon de la république. Avant de parler de gens que tu ne connais pas, renseigne-toi. y'a pas de démission parentale. Ensuite, les règles simples et bien fixées, on les a déjà, pas besoin d'avoir une dictature en plus...
Citation :

Ce serait déjà pas mal ! Mais vous oubliez qu'en sociologie, il y a des effets boule de neige.

Non, là, ils sont pris en compte les "efets boule de neige"... Sache qu'à côté les 35h ont créé 500.000 emplois (variable minimum).
Sache que l'INSEE a chiffré que Bové et Besancenot avec les 32h créeraient 1.600.000 emplois. Petite différence notable: dans un cas, on préfère rayer les chômeurs de la liste pour feindre le plein-emploi, de l'autre on choisit de diviser par deux le nombre de chômeurs pour favoriser l'économie du pays...
Citation :

Pas économiste, à ce que je vois ! Les riches sont de plus en plus taxés, au point de déguerpir. Mais ce qu'on ne vous dit pas, c'est que les recettes de la France s'effondrent.

Faux: la cour des comptes et un économiste de l'INSEE disent:
Citation :

La dette a augmenté pour deux raisons :
- un effet boule de neige pendant la période où les taux d’intérêt étaient très élevés
- la réduction des recettes de l’Etat à travers les cadeaux fiscaux aux riches auprès desquels l’Etat s’endette à
nouveau
Les baisses d’impôts favorisent les riches :
- seule la moitié imposable des foyers fiscaux en bénéficier
- les baisses sont très inégalement réparties :
10% des contribuables ont bénéficié de 69% de la baisse de 5% en 2002,
4,5% des contribuables ont bénéficié de 56% de la baisse de 1% en2003,
2,9% des contribuables ont bénéficié de 45% de la baisse de 3% en 2004.
Source : Cour des comptes (rapports d’exécution budgétaire)

donc, tes remarques fallacieuses, garde-les pour les gens qui n'ont aucun souci de la réalité!

Je maintiens que la racaille vise la personne et délinquant l'acte. Tu ne démontres rien. racaille= personne méprisable, lie de la société, si tu veux, rien qui concerne les actes, quand délinquant, c'est quelqu'un "qui a commis un ou plusieurs délits"...
La mauvaise foi continue.

Citation :

Je me tords en lisant votre "criminaliser la mendicité" : toujours le même lyrisme dévoyé ! Criminaliser, c'est rendre passible des Assises, nous sommes bien d'accord ?


Non, "criminaliser", c'est considérer qu'un acte effectué par une personne est un crime ou un délit: criminaliser le téléchargement illégal, par exemple. Le deuxième sens, c'est produire la représentation d'une catégorie de la population comme des criminels. Voilà ce qu'il a fait avec ses lois de sécurité intérieure... et c'est indéniable... à la fois dans les représentations médiatiques et populaires, et à la fois dans le nombre de faits relevés de personnes emprisonnées pour avoir mendié ou raccolé...

Citation :
un mot qu'il aurait repris une seule fois d'une interlocutrice.
faux: il le reprend à chaque fois qu'on le lui reproche en disant qu'il l'assume et le reprend dans ses discours.

La différence entre la droite et l'extrême-droite ne se joue pas sur un seul mot. rassurez-vous. Mais sarkozy a appliqué 75% du programme du FN en 5 ans, et prévoit d'en faire les 20% restants pour dans 5 ans. Alors, lui et sa clique font partie de l'extrême-droite. Quant à la droite dite "sociale", elle est quasiment inexistante... le seul candidat de droite, c'est Bayrou (quia le même programme économique dévastateur).
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MessageSujet: Re: La Lepenisation du pouvoir.   Jeu 19 Avr 2007 - 20:07

Citation :
je t'en prie, passe en premier, je vais te passer un coup de karcher, et on parlera ensuite de "repousser sous la pression de l'eau"... J'ai vu les dégâts d'un karcher, et je t'assure que je peux t'ârracher la peau puis les organes avec. On essaie quand tu veux...

Les gens normaux n'en font pas une arme, mais un moyen de nettoyer.
Tu peux aussi tuer quelqu'un avec un balais, crever un oeil avec le coin d'une ramassette, ou étouffer un ennemi avec une serpillère ... Very Happy Very Happy Very Happy

Citation :
La racaille, ensuite, puisque tu n'as pas de bonne définition: "ensemble d epersonnes méprisables". Ce sont les personne squi sont méprisées et non leurs actes, première contradiction flagrante avec ce que tu énonces.


Pétitition de principe tout à fait gratuite. Si un groupe semble "méprisable", c'est en général en raison de ses comportements.

(ce n'est pas la personne que l'on juge, mais les actes, la personne reste respectable, mais ses actes en le sont pas, voilà l'éthique d'un homme politique normal)

Non. Quand la délinquance devient sa raison d'exister, il ne reste pas "respectable". Considères-tu, par exemple, Michel fourniret comme "respectable" ?

Citation :
Ensuite, je prenais "fils de pute" pour une insulte. prends en une autre: "je vais vous gazer, bande de connards". Bref, lamentable du point de vue politique, en plus d'exciter la haine...

Mais comme personne n'a dit ça, c'est sans intérêt.

Citation :
quelle mauvaise foi. Quand on regarde la baisse des impôts et les cadeaux fiscaux accordés aux plus privilégiés, ça correspond bizarrement avec la baisse des recettes de l'Etat...

Toujours allergique aux pricipes les plus élémentaires de l'éconnomie, à ce que je vois ! C'est lorsqu'on a constaté que plus personne ne souhaitait investir en France, que les fortunes (sur lesquelles vous crachez mais dont vous vivez) se taillaient, le gouvernement a tenté une faible marche arrière sur la pression fiscale. Tout à fait insuffisante, puisqu'elle reste supérieure à tous les pays voisins pour ce qui est des "grosses fortunes", alors que votre fiscalité est dérisoire pour les revenus moyens incitant d'ailleurs de nombreux belges "très moyens" à se domiciler chez vous.

Citation :
ce n'étaient pas des délinquants qui étaient visés, mais de scitoyens français en situation légale.

Hum, on aviat déjà vu que vous n'étiez pas économiste ; voici la preuve que vous n'êtes pas juriste Very Happy A vous lire, le fait d'être français (et donc ipso facto en situation légale) empêcherait d'être délinquant ? Very Happy Very Happy Very Happy

Citation :
Non non, rien de tout cela, ce qu'il appelle "prévention", c'est la répression de la petite enfance...

lire ces stupidités, on comprend que l'électeur français est le plus excité et le moins informé du monde, et qu'on en rigole de Pekin à N.Y. Very Happy
Sarko a notamment demandé qu'on soit attentif, dès le plus jeune age, aux problèmes psychologiques que pourraiennt révéler de très jeunes enfants. Ce qui a sidéré parce que, en Belgique, notamment, c'est depuis plus de 30 ans le job des centres PMS (psycho-médico-sociaux) qui sont branchés sur tous nos gosses scolarisés (dès 2,5 ans). Les résultats sont excellents, bien entendu, le centre interveant notamment au niveau de familles qui s'avèrent souvent en difficultés.

Il faut donc être ... "français" pour couiner comme vous le faites : vous vous foutez pas mal de l'avenir de ces petits, ce qui importe, c'est que vous puissiez diaboliser le seul qui parle de combler votre énorme retard.

Citation :
Que tu parles de démission parentale me débecte, tu ne dois pas savoir ce que c'est d'avoir des enfants de 14 ans de 20 cm plus grands que toi, révoltés à raison par l'abandon de la république.


J'ai un fils de 14 ans et 20 cm de plus que moi Very Happy Il sait qu'il ne doit rien attendre, à titre personnel, de l'Etat, ni même de personne, mais qu'il est tenu de donner tout ce qu'il peut. A commencer par être un excellent élève ... Il n'a donc aucune raison de se révolter.

Citation :
Avant de parler de gens que tu ne connais pas, renseigne-toi. y'a pas de démission parentale.

bong bong bong Trop drôle !

Citation :
Ensuite, les règles simples et bien fixées, on les a déjà, pas besoin d'avoir une dictature en plus...

Non, vos règles sont hyper compliquées dans tous les domaines, et leur application très variable. Si la France était une dictature, elle n'aurait sans doute pas les problèmes qu'elle recontre Basketball Basketball Basketball

Citation :
Non, là, ils sont pris en compte les "efets boule de neige"... Sache qu'à côté les 35h ont créé 500.000 emplois (variable minimum).

Very Happy Mais, dans ce cas, de quoi vous plaignez vous ?

Citation :
Sache que l'INSEE a chiffré que Bové et Besancenot avec les 32h créeraient 1.600.000 emplois. Petite différence notable: dans un cas, on préfère rayer les chômeurs de la liste pour feindre le plein-emploi, de l'autre on choisit de diviser par deux le nombre de chômeurs pour favoriser l'économie du pays.

Si je calcule bien, cela ferait des millions de gens travaillant ... 17 heures, et payés à due concurrence. C'est à dire moins que le Smic Very Happy Donc, comme il ne faut pas les prendre pour des pigeons, ils ne travailleraient plus du tout et iraient au smic directement. Géniaaaaal !


Citation :
Les baisses d’impôts favorisent les riches :
- seule la moitié imposable des foyers fiscaux en bénéficier
- les baisses sont très inégalement réparties :
10% des contribuables ont bénéficié de 69% de la baisse de 5% en 2002,
4,5% des contribuables ont bénéficié de 56% de la baisse de 1% en2003,
2,9% des contribuables ont bénéficié de 45% de la baisse de 3% en 2004.
Source : Cour des comptes (rapports d’exécution budgétaire)

Ces chiffres n'ont aucun intérêt : si la baisse a ciblé une catégorie de contribuable, c'est qu'elle était particulièrement défovorisée.

Je te donne un exemple de ce type de "statistiques" :
- un type gagne I € par semaine (et crève de faim)
- on lui en donne 2 : il crève toujours de faim, mais on peut dire qu'on a doublé ses revenus !
Tu es vraiment un gogo ...

Citation :
donc, tes remarques fallacieuses, garde-les pour les gens qui n'ont aucun souci de la réalité!

Comme toi, je suppose ? Very Happy

Citation :
Non, "criminaliser", c'est considérer qu'un acte effectué par une personne est un crime ou un délit: criminaliser le téléchargement illégal, par exemple.

Non. Criminaliser, c'est considérer comme un crime.
Pour un délit, on dit "correctionnaliser"
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MessageSujet: Re: La Lepenisation du pouvoir.   Sam 21 Avr 2007 - 21:29

e suis toujours dégouté par ta mauvaise foi. Entre le fait de refuser d'admettre que tu as tort sur l'emploi de "racaille" et de "délinquant", entre l'analogie tout à fait arbitraire entre être "méprisable" et le fait d'avoir eu des comportements pour cela (???), quant à la confusion que tu fais entre une personne et ses actes, i.e.:
Citation :
Quand la délinquance devient sa raison d'exister, il ne reste pas "respectable". Considères-tu, par exemple, Michel fourniret comme "respectable" ?

La personne reste respectable, puisque juridiquement, elle reste une personne humaine avec des droits inaliénables, etc. (tu n'es pas juriste non plus...), mais ses actes sont "méprisables" et encore, c'est une vision morale, on pourrait les trouver "inadéquats", "déviants", etc., sans les trouver méprisables... mais ces subtilités sont difficiles à comprendre...

Citation :
Mais comme personne n'a dit ça, c'est sans intérêt.

c'est toi-même qui a défendu que le bon sens excusait les propos de Sarko sur "karcheriser la racaille". or je remets cette expression devenue trop commune dans son monde symbolique: c'est d'une extrêùe violence, et totalement inapproprié pour un homme d'Etat, irresponsable car construit un rapport de forces et exacerbe des tensions qui ne peuvent que nuire à l'ordre social. Mais cela, seule ta mauvaise foi peut t'empêcher de l'accepter...

"Les fortunes" comme tu dis, ne se taillaient pas, et c'est bien les baisses d'impôts qui creusent le déficit. On n'y peut rien, c'est limpide, clair et rien ne peut prouver le contraire. montre-moi le nombre de "fortunes" qui se sont enfuies de la France (donc entre 81 et 83, car ensuite les gouvernements ont été très cléments avec eux, leur offrant moultes contreparties très attirantes).
Bizarrement, les baisses d'impôts bénéficient toujorus aux plus riches, et les classes moyennes sont toutes étouffées... alors, laisse-moi rire quand tu dis que ce sont celles qui s'en sortent le mieux... Je te renvoie au site de l'INSEE pour de plus amples informations...

On peut être français et délinquant, mais en l'occurrence, ceux qu'il a traités de racaille n'étaient pas délinquants: c'étaient des jeunes qui criaient contre Sarkozy, manifestaient leur refus de le voir exploiter une situation à des fins politiciennes. Ce n'est pas encore interdit que je sache, mais la dictature arrivant à grand pas...

Pour les CMP et CMS, on souhaite empêcher le fichage et le dépistage précoce de "déviances" créées de toutes pièces, et ensuite on a très bien vu les ravages provoqués par la médicalisation de la petite enfance aux USA... Quant à la situation chez vous, elle doit être bien différente de ce que Sarko souhaite...Y a-t-il une psychiatrisation poussée de la petite enfance? donne-t-on autant de psychotropes aux petits enfants qu'aux USA? y'a-t-il éradication des missions sociales? Donner des psychotropes à des gamins de 3 ans, il n'y a pas plus irresponsable. psychiatriser des enfants, c'est les mettre de facto dans un rôle de déviants et créer leur carrière de déviants. On l'a vu aux USA, encore une fois, et les ravages sont énormes. Et les chiffres sont là pour en attester, avec leur lot de suicides, etc.: pas de suivi éducatif, pas de travail sur les causes sociales, alors que ce sont elles qui sont en cause: c'est le niveau socio-écnomique et culturel qui explique, qui surdéterminé les troubles d el'apprentissage chez les jeunes enfants. Quant aux mythes sur l'illettrisme et la violence, il me semble que Lahire a très bien prouvé en quoi ils étaient montés de toute pièces.

Tu te moques des 32h, qui créeraient des emplois en parlant de gens travaillant 17h. je ne vois pas le lien, encore un fait infondé...mais sache que les fameux emplois créés par Borloo dont s'enorgueillit le gouvernement sont en moyenne des contrats de moins de 15h/semaine, ne résolvant en rien les problèmes de précarité, renforçant même le problème des travailleurs pauvres, qui va porter un coup à la "valeur travail" quand on voit que le travail ne permet plus de vivre décemment...
Citation :

Ces chiffres n'ont aucun intérêt : si la baisse a ciblé une catégorie de contribuable, c'est qu'elle était particulièrement défovorisée.

Non, les plus riches, justement... Si tu regardes les catégories de la population visées, ce sont toujours les classes sup' (tu peux lire cela dans les rapports de la cour des comptes...) Désolant, nétilpa? Mais effectivement, je comprends que tu puisses penser ces choses de notre politique, en ne connaissant pas grand chose de ce qui s'y passe...
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MessageSujet: Re: La Lepenisation du pouvoir.   Sam 21 Avr 2007 - 22:35

Citation :

La personne reste respectable, puisque juridiquement, elle reste une personne humaine avec des droits inaliénables, etc. (tu n'es pas juriste non plus...), mais ses actes sont "méprisables" et encore, c'est une vision morale, on pourrait les trouver "inadéquats", "déviants", etc., sans les trouver méprisables... mais ces subtilités sont difficiles à comprendre...

ce n'est pas parce qu'une société évolué respecte les droits de chacun qu'elle est obligée de considérer tout le monde comme "respectable". Tu t'embrouilles, par pur désir de contradiction Very Happy

Citation :
c'est toi-même qui a défendu que le bon sens excusait les propos de Sarko sur "karcheriser la racaille". or je remets cette expression devenue trop commune dans son monde symbolique: c'est d'une extrêùe violence, et totalement inapproprié pour un homme d'Etat, irresponsable car construit un rapport de forces et exacerbe des tensions qui ne peuvent que nuire à l'ordre social. Mais cela, seule ta mauvaise foi peut t'empêcher de l'accepter...

Bon, tu as dû voir qu'hier, un Pakistanais a été attaqué et sauvagement massacré par une bande de tes petits chéris. Que préconises-tu ? De leur acheter un joli ballon, de les emmener à St Trop, de leur apprendre à jouer du flutiau ? Ridicule. Quant à "exacerber l'ordre social", la meilleure manière de le faire est de reculer sans cesse, avec la lâcheté inouïe que l'on n'a que trop vue.

Citation :
"Les fortunes" comme tu dis, ne se taillaient pas, et c'est bien les baisses d'impôts qui creusent le déficit. On n'y peut rien, c'est limpide, clair et rien ne peut prouver le contraire. montre-moi le nombre de "fortunes" qui se sont enfuies de la France (donc entre 81 et 83, car ensuite les gouvernements ont été très cléments avec eux, leur offrant moultes contreparties très attirantes).

Ignorance, quand tu nous tiens Very Happy Il n'y a eu aucun "cadeau" aux riches, à moins que tu ne considères l'impot sur la fortune comme un cadeau. Ce sont d'ailleurs ces dernières années que Bruxelles devient littéralement une ville française ... 880.000 français voteront demain de l'étranger, principalement de Belgique et de Suisse ... Ca ne te dit rien ?

Citation :
Bizarrement, les baisses d'impôts bénéficient toujorus aux plus riches, et les classes moyennes sont toutes étouffées... alors, laisse-moi rire quand tu dis que ce sont celles qui s'en sortent le mieux... Je te renvoie au site de l'INSEE pour de plus amples informations...

Tu radotes. Dis-moi pourquoi les belges à revenus moyens, et avec 3 enfants par exemple, paient depuis leur domiciliation à quelques mètres de la frontière, 20 fois moins d'impôts en France qu'en Belgique ...
Pendant que les grosses fortunes" françaises se sentent soulagés d'être en Belgique, pays qui n'a pourtant pasla fiscalité tendre ...

Votre idéologie inepte a fait de la France la planque des petits traitements, et l'enfer des gros, sans aucun repère comparatif : le résultat est que votre pays devient un pays de "pauvres".

Citation :
On peut être français et délinquant, mais en l'occurrence, ceux qu'il a traités de racaille n'étaient pas délinquants: c'étaient des jeunes qui criaient contre Sarkozy, manifestaient leur refus de le voir exploiter une situation à des fins politiciennes. Ce n'est pas encore interdit que je sache, mais la dictature arrivant à grand pas...

Leru liberté d'expression devait être forte, pour incendier des milliers de voitures, et démolir des infrastructures collectives, tout en trucidant des gens ...

Citation :
Pour les CMP et CMS, on souhaite empêcher le fichage et le dépistage précoce de "déviances" créées de toutes pièces, et ensuite on a très bien vu les ravages provoqués par la médicalisation de la petite enfance aux USA...

Ah bon ? On "médicalise" la petite enfance aux USA ? Je dois être une mauvaise mre, pour y avoir élevé mes gosses sans le remarquer Very Happy

Quant à la situation chez vous, elle doit être bien différente de ce que Sarko souhaite...Y a-t-il une psychiatrisation poussée de la petite enfance?

Pour les enfants présentant des comportements suspects, il y a intervention immédiate des centres psycho-médico-sociaux : étude du cas,, concertaion avec la famille, (qui souvent est la cause du problème), mise en branle de plus de six services différents. Et ceci bien entendu ds la scolarisation vers 30 mois. Le système fonctionne parfaitement depuis plus de 30 ans ... et donne toute satisfaction.

Citation :
donne-t-on autant de psychotropes aux petits enfants qu'aux USA? y'a-t-il éradication des missions sociales? Donner des psychotropes à des gamins de 3 ans, il n'y a pas plus irresponsable. psychiatriser des enfants, c'est les mettre de facto dans un rôle de déviants et créer leur carrière de déviants.

En route pour le mélange suivant Very Happy Suivre un enfant et sa famille sur le plan social et psychologique n'implique pas nécessairement de l'empoisonner Very Happy Very Happy Very Happy Et ce n'est pas parce que quelques parents démissionnaires préfèrent droguer leurs gosses que de les élever, avec la complicité de médecins tordus, que la pratique soit généralisée Very Happy

Citation :
On l'a vu aux USA, encore une fois, et les ravages sont énormes. Et les chiffres sont là pour en attester, avec leur lot de suicides, etc.: pas de suivi éducatif, pas de travail sur les causes sociales, alors que ce sont elles qui sont en cause: c'est le niveau socio-écnomique et culturel qui explique, qui surdéterminé les troubles d el'apprentissage chez les jeunes enfants. Quant aux mythes sur l'illettrisme et la violence, il me semble que Lahire a très bien prouvé en quoi ils étaient montés de toute pièces.

Sais pas qui est Lahire ... Tu lis trop et ne voyages pas assez ! Mais le suicide des jeunes, qui est un fléau partout, a une cause essentielle : nous maintenons nos enfants-rois dans des cocons complètement hors de la réalité, n'exigeons rien d'eux, ne leur apprenons ni à "encaisser", ni à faire le moindre effort. Et lorsque la vie le rattrappe, ils sont complètement désemparés. La force mentale doit s'exercer tout le temps, comme la forme physique. On remarque que ces suicides sont directement proportionnels en gééral au maque d'exigence de l'environnement de l'enfant.

[quote]Tu te moques des 32h, qui créeraient des emplois en parlant de gens travaillant 17h. je ne vois pas le lien, encore un fait infondé...mais sache que les fameux emplois créés par Borloo dont s'enorgueillit le gouvernement sont en moyenne des contrats de moins de 15h/semaine, ne résolvant en rien les problèmes de précarité, renforçant même le problème des travailleurs pauvres, qui va porter un coup à la "valeur travail" quand on voit que le travail ne permet plus de vivre décemment...
Citation :

Oui, je me moque.

Si tu veux, nous reparlerons - puisque je ne sais rien - de ce qui va bien en France Very Happy Very Happy Very Happy
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MessageSujet: Re: La Lepenisation du pouvoir.   Dim 22 Avr 2007 - 17:51

Citation :

ce n'est pas parce qu'une société évolué respecte les droits de chacun qu'elle est obligée de considérer tout le monde comme "respectable".

le respect dû à la personne humaine ne doit pas être soumis à des pressions politiciennes dictatoriales. C'est un principe essentiel du droit.

Alors ce que je préconise pour la personne assassinée, c'est de faire à ces délinquants que je ne connais pas, soit dit en passant, un procès honnête et juste, qui alliera peine de prison, peine de réparation par des TIG, et un suivi social et psychologique renforcé, afin de déterminer si troubles psychiatriques il y a (et répondre en conséquence) et pour aider à une insertion sociale, ou à une réinsertion lors de la sortie (voire avant, en tout cas, c'est ce que préconisent les chercheurs sur la situation des prisonniers en France, honteuse, créatrice de récidives et de violences encore plus sourdes...)
Citation :

Ignorance, quand tu nous tiens. Il n'y a eu aucun "cadeau" aux riches, à moins que tu ne considères l'impot sur la fortune comme un cadeau.

Je suppose que j'ai inventé les allégements d'impôts, et qui sont visibles dans les rapports des 5 dernières années de la cour des comptes... L'ignorance, c'est surtout de ne rien connître des politiques fiscales françaises pour en déduire qu'elles n'existent pas... ( http://www.humanite.presse.fr/journal/2005-11-18/2005-11-18-818122, http://www.humanite.presse.fr/journal/1995-02-21/1995-02-21-718992 ou encore http://www.alternativeunitaire2007.org/spip/article.php3?id_article=1288 , qui bien qu'ils soient des articles issus de médias "idéologiques" renvoient une réalité palpable et quantifiable! http://www.snui.fr/gen/cp/cp2006/CP_27_09_06.pdf )

J'aimerais voir en quoi un belge de classe moyenne paie "20 fois moins d'impôts" en France qu'en Belgique... 20 fois moins... ça fait quoi? si le mec touche 2000€ et paie 200€ d'impôts, en Belgique, il en paie 4000€??? Laughing Laughing Laughing

Citation :
Leru liberté d'expression devait être forte, pour incendier des milliers de voitures, et démolir des infrastructures collectives, tout en trucidant des gens ...

Ouhla: on psychiatrise les gens comme toi qui confondent le passé, le présent et le futur: sache qu'au moment où il a traités les jeunes de racaille, ils n'avaient commis aucun délit. Mais c'est son acharnement et son obstination, son refus de faire des excuses qui a mené aux violences que tu connais. Par conséquent, traiter de racailles des jeunes de banlieue en exacerbant la haine, c'est une erreur extrêmement préjudiciable... Mais, encore une fois, je ne peux pas t'en vouloir de ne pas connaître la chronologie des événements...
Citation :

On "médicalise" la petite enfance aux USA ?

Je me suis trompé dans les termes. la petite enfance est médicalisée partout. (tu ne l'as pas vu, alor, oui, tu es une mauvaise mère, ou alors tu ignores ce que veut dire "médicaliser".) Je voulais dire "psychiatriser", avec les psychotropes et tout.

Citation :

En route pour le mélange suivant, Suivre un enfant et sa famille sur le plan social et psychologique c'est l'empoisonner

Je vois où se situe ta confusion: tu confonds le terme "psychologique" avec le terme "psychiatrique". Car si la psychologisation de la petite enfance est certes très ancrée dans les pratiques, fondée sur la parole, l'observation et le conseil, la psychiatrisation qui suppose aussi l'affaissement de l'action sociale par le recours à des tests, à la norme arbitraire, à la médication, est bien plus dangereuse, et heureux de voir la mère reprendre le dessus, mène en effet à un "empoisonnement". C'est cela le souhait de Sarkozy, avoué, puisqu'il se fonde sur un rapport d el'INSERM pour faire sa loi de prévention de la délinquance et celle de prévention de l'illettrisme. ces rapports préconisant de nombreux médicaments, et qui remettent en cause l'action sociale et éducative, pour faire dnas le tout répressif. Ce ne sont pas les parents qui droguent els gosse,s c'est l'Etat qui choisit de les droguer plutôt que d'offrir une solution éducative... (http://ist.inserm.fr/basisrapports/trouble_conduites/trouble_conduites_synthese.pdf. mais regarde aussi le texte de la loi, disponible sur Legifrance.fr)

Quant au suicide des jeunes, puisque tu en parles, il me semble que Sarkozy devrait savoir que ce n'es tpas génétique, au moins depuis Durkheim... Contrairement à ce que tu crois, ce ne sont aps forcément les enfants-rois qui en sont le plus adeptes. Encore l'ignorance crasse. Je suis désolé de te l'apprendre, mais les causes sociales au suicides sont surdéterminantes et sont bien plus vastes que l'explication par l'enfant roi: C'est aussi parce que le monde social est de plus en plus dur. Mais cela, surtout, n'en parlons pas...
Citation :

L'augmentation du nombre de suicides chez les jeunes depuis quelques années n'est pas sans rapport avec la dégradation des conditions familiales et sociales. Les familles sont marquées par les ruptures et les divorces, les violences et l'inceste, ainsi que par le flottement de l'image parentale. Les problèmes sociaux retentissent à la fois sur les jeunes eux-mêmes (angoisse de l'avenir, concurrence scolaire, peurs et exclusions, ...) et sur la famille.

Là-dessus, il me semble que tout est clair. Je voyage peut-être peu (là encore, il faut les moyens), mais au moins, je lis assez pour être mieux documenté que d'autres, avec un discernement souvent supérieur... C'est l'avantage de parler à des gens qui posent leurs postulats idéologiques sur la réalité!
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MessageSujet: Re: La Lepenisation du pouvoir.   Dim 22 Avr 2007 - 22:21

dingo
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