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 S. Royal et la presse étrangère .

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MessageSujet: S. Royal et la presse étrangère .   Sam 17 Mar 2007 - 22:46

Toujours les vieilles recettes
Pour le quotidien conservateur The Daily Telegraph, l’élection de Ségolène Royal repousserait un peu plus les réformes dont le pays a besoin.
Si Dieu existe – et je suis ouvert à tous les points de vue sur la question –, je crois pouvoir affirmer qu’il a donné à la France sa culture politique afin de compenser un peu les avantages que ce pays offre par ailleurs. D’un côté, vous avez la Côte d’Azur, les cathédrales de Reims et de Chartres, le dom pérignon, le haut-brion, le foie gras d’oie, Proust, Ravel et Brigitte Bardot. De l’autre, vous avez la classe politique française, une bureaucratie sclérosée dont les tentacules s’étendent jusqu’au dernier échelon de la vie locale, et une économie restée figée dans l’ultracorporatisme des années 1960. En tout cas, il est clair que, si les Français élisent en mai Ségolène Royal à la présidence, rien ne changera – quoi qu’en disent la candidate socialiste et ses partisans. L’un d’entre eux [Gilles Savary, porte-parole de la candidate] est convaincu non seulement qu’elle va l’emporter, mais qu’elle va redonner à la France la place qui lui revient en Europe et sur la scène internationale. A tel point qu’il s’est cru autorisé à déclarer à notre correspondant à Paris que, une fois Madame la présidente* installée à l’Elysée, la Grande-Bretagne devra choisir entre l’Europe et l’Amérique. Ah, vraiment ? Et peut-on savoir comment on va nous obliger à faire ce choix ? La marine française va peut-être faire le blocus de Douvres, de Portsmouth et de Felixstowe jusqu’à ce que nous divorcions de l’Oncle Sam ou que nous acceptions une immersion totale dans les institutions de l’Union européenne – Constitution, monnaie unique et tout le toutim… Mettons ce genre de conneries* sur le compte de l’exubérance d’un fonctionnaire emporté par son élan et rappelons quelles seront les réalités en cas de victoire socialiste. La France est dans un tel état que Mme Royal n’aura guère le temps de s’occuper de politique étrangère – pas plus elle qu’un autre nouveau président, d’ailleurs. Mais va-t-elle l’emporter ? Peut-être. Mme Royal, en dépit d’une absence presque totale de programme, a en effet soigneusement travaillé son image et ses relations publiques. Cela ne l’empêchera peut-être pas de devenir la présidente d’un pays désorienté, de plus en plus en colère, qui sait qu’il n’obtient pas les résultats dont il est capable et qui aspire au changement. Malheureusement, Mme Royal n’a rien de nouveau à proposer. Elle a à diverses reprises promis un service national pour les jeunes délinquants, elle veut rallonger les journées de travail des enseignants, définir une nouvelle politique nucléaire envers l’Iran, ainsi que diverses autres absurdités qui ne peuvent que donner la chair de poule à son parti et plus généralement à l’électorat. Reste que, si elle est élue, Mme Royal appliquera les vieilles recettes socialistes. On connaît la chanson : impôts massifs, secteur public pléthorique, dirigisme, absence totale de réformes économiques dignes de ce nom, avec pour corollaires chômage, croissance molle et agitation sociale sporadique. Plus ça change, plus c’est pareil*, comme disent les Français. M. Le Pen [ou M. Bayrou] sont les impondérables de cette élection. Peut-on exclure que l’un d’entre eux soit présent au second tour ? Non, car les deux principaux candidats ont le pouvoir de s’autodétruire. M. Sarkozy est le moins vulnérable, étant donné sa maîtrise des médias, sa plus grande expérience et sa combativité. Vraisemblablement, il devrait mettre Mme Royal en pièces au fil de la campagne, démontrant la vacuité du projet politique de son adversaire, son inexpérience et la pauvreté de ses idées. S’il y parvient, la cote de Mme Royal pourrait s’effondrer aussi vite qu’elle a grimpé.

* En français dans le texte.
Simon Heffer
The Daily Telegraph
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MessageSujet: Re: S. Royal et la presse étrangère .   Sam 17 Mar 2007 - 22:48

Une ingénue dans le piège libanais
Pour le Wall Street Journal, la visite au Liban et en Israël de la candidate socialiste a été un fiasco pathétique. Un réquisitoire particulièrement fielleux.
Avec pour tout programme politique son sourire radieux, son oreille attentive et ses petits tailleurs ajustés, Ségolène Royal a bien maladroitement atterri au Moyen-Orient [en décembre dernier]. Une visite qui avait pourtant été préparée plusieurs mois à l’avance et qui devait démontrer sa stature présidentielle. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle s’est surpassée. Car Ségolène Royal a commis tant de faux pas que les médias français ne savaient plus où donner de la tête. Son entourage s’est étranglé de rage, accusant l’UMP d’exploiter des incidents mineurs. Mais, avec la meilleure volonté du monde, on ne peut pas s’empêcher de penser que ce voyage a été un fiasco politique. Mme Royal s’est rendue au Moyen-Orient comme si elle visitait une banlieue parisienne difficile ; elle a fait preuve d’une naïveté provinciale sur des questions brûlantes, et a perdu son sang-froid en se prenant les pieds dans le tapis oriental.
Les hasards de l’actualité mondiale ont fait qu’elle est arrivée à Beyrouth la veille de manifestations massives du Hezbollah. Là où des observateurs bien informés ont vu un complot contre le gouvernement Siniora, orchestré par la Syrie et l’Iran, Mme Royal a considéré ce mouvement “populaire” comme un “moment de démocratie”, conseillant à tous les partis de se mettre autour d’une table pour discuter. L’expression qu’elle a utilisée, “renouer le fil du dialogue”, sentait sa couturière malhabile.
Filmée tandis qu’elle rendait visite solennellement à Walid Joumblatt, à la famille Gemayel en deuil et à d’autres membres du courant antisyrien, elle ressemblait à une petite fille qui n’aurait eu qu’une envie : sortir dans le jardin pour faire de la balançoire, en laissant les vieilles personnes se plaindre de leurs problèmes et de leurs rhumatismes. Le contraste entre leur angoisse et la gaieté de ses “Je suis venue écouter toutes les parties en présence” avait quelque chose de pathétique.

Le Liban souffre et la candidate visite le pays en hélicoptère

Le gouvernement libanais était en état de siège, entouré d’un double cordon de combattants du Hezbollah et d’une foule de manifestants. Et Ségo ? Elle prenait un hélico pour se rendre à la base de la FINUL à Naqoura, où elle a déploré la terrible menace pesant sur le Liban, à savoir les survols de son territoire par Israël. “Il faut que ça cesse”, a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : “Je ne nie pas qu’Israël doit avoir des informations sur les soldats capturés.” Quand un journaliste lui a demandé son avis sur les soldats libanais et palestiniens en Israël, elle a répondu : “Cette conférence de presse est terminée.”

Défendre la candeur exquise de Ségo, c’est tout un métier

Tandis que les “manifestants populaires” se réunissaient autour de grands feux, Mme Royal a terminé sa visite par un dîner intime avec des membres de la Commission des affaires étrangères du Parlement libanais. Le député du Hezbollah Ali Ammar s’est lancé dans une diatribe contre la politique des Etats-Unis au Moyen-Orient, ainsi que contre les méfaits de l’“entité sioniste”, qui se comporterait au Liban comme faisait l’Allemagne en France occupée. D’après un journaliste français présent au dîner, Mme Royal a rétorqué : “Merci de vos commentaires d’une grande franchise. Je suis d’accord avec vous sur bien des points, notamment en ce qui concerne les Etats-Unis. Mais je ne pense pas qu’un Etat puisse être appelé entité.”
Ensuite ces propos ont été cités dans la presse française, ce qui a déclenché un tollé. Il lui a fallu vingt-quatre heures pour réagir. Avec quelle irritation ! D’une voix stridente, les traits tendus, elle a fustigé ses détracteurs en ces termes : “Je veux que ce soit parfaitement clair, je n’ai pas entendu la comparaison d’Isra "

Visite guidée à Ségoland
Députée des Deux-Sèvres depuis 1988, la candidate socialiste s’est construit un solide fief électoral à coups de petites aides et de subventions. Le reportage acide d’un journaliste britannique.
Si vous voulez vérifier une fois de plus à quel point la France est agaçante, allez donc visiter Melle, le fief politique de Ségolène Royal. A priori, ce petit bourg de 4 5000 habitants situé entre Poitiers et La Rochelle devrait végéter. Le chômage y atteint 12 %, un chiffre qui n’a pas varié depuis des années. Une seule usine domine l’économie locale et elle n’offre que 350 emplois. Aucune grande entreprise privée n’a pu être attirée dans les environs au cours des vingt dernières années. Mais elle n’en est pas moins en excellent état, grâce à un flot de deniers publics qui permet à la bourgade d’héberger ses services administratifs dans des hôtels particuliers.

On y trouve un marché couvert, une église du XIe siècle et un kiosque à musique en fer forgé tout droit sorti d’un livre d’images pour enfants. De nombreux panneaux municipaux pointent vers d’autres bâtiments publics : une médiathèque, un ou deux musées, un complexe sportif, un institut médico-éducatif [établissement scolaire pour enfants handicapés], et j’en passe. Plus bas, dans la rue, on trouve une Maison de l’autisme pour adultes, construite au cours de l’un des trois brefs passages de Mme Royal au gouvernement [notamment en tant que ministre déléguée à la Famille de Lionel Jospin]. Le centre névralgique de toutes ces dépenses est une ravissante maison de ferme à volets bleus, couverte de glycine, à deux pas de la place du marché. Vérification faite, il s’agit du bureau de députée [des Deux-Sèvres] de Ségolène Royal.

Melle est un exemple scandaleux de favoritisme et de dépenses électoralistes qui devrait faire honte à la France entière. Mais c’est aussi un endroit charmant, où l’on aimerait bien posséder une maison. Je le répète, la France est agaçante à cet égard. Les gens du cru paraissent conscients de leurs privilèges : Mme Royal a conservé son siège aux dernières législatives avec 56 % des voix. Le fleuriste local, Jacquy Marbœuf, explique le secret électoral de “Ségo”. “Elle a toujours été un lien entre Paris et nous, elle se bat pour obtenir des subventions, fait-il remarquer. Quand nous organisons un marché de Noël ou un événement culturel, nous lui demandons de l’argent et elle accepte. Il s’agit de petites sommes, de quelques centaines d’euros, pour que les villageois soient ensemble.”

On ne peut pas rester longtemps à Ségoland sans que quelqu’un parle de fromage, et plus précisément du chabichou, un fromage de chèvre savoureux qui se languissait dans l’obscurité jusqu’à ce que Mme Royal soit devenue députée. Utilisant les compétences et les contacts acquis pendant six ans auprès de François Mitterrand, elle a obtenu la création de l’AOC Chabichou du Poitou en moins de deux ans, soit un cinquième du délai habituel. Elle a fondé et financé un rendez-vous annuel, le Festival du chabichou, puis créé un itinéraire découverte pour les touristes et les gastronomes, la Route du chabichou. Enfin, autres titres de gloire locaux, elle a soutenu une race bovine rare et obtenu la modification du tracé d’une autoroute, après avoir convaincu Mitterrand de visiter le Marais poitevin, que l’autoroute devait traverser.

Les campagnes en faveur des fromages et des vaches peuvent paraître futiles – Ségo ressemble parfois moins à une socialiste moderne qu’à l’épouse infatigable d’un aristocrate ou d’un colon –, mais elles sont à la base de la conception royaliste de l’action politique. Ce n’est pas qu’une affaire de dépenses (même si, pendant ses deux années au pouvoir, elle a augmenté les impôts locaux de 14,3 %) : elle prône surtout de petits projets publics à forte visibilité, qui bénéficient à des groupes d’électeurs bien ciblés. “Un euro dépensé doit être un euro
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MessageSujet: Re: S. Royal et la presse étrangère .   Lun 19 Mar 2007 - 11:00

Qu'il regarde les bourdes pathétiques que faisait Bush toute les 30 minutes lors de sa première campagne !
Même les média français qui ont fait des tonnes sur les petites phrases mal trouvées relevée par l'opposition, n'ont pas pû censurer l'excellente impression que Ségolène Royal a faite à tous les dirigeant qu'elle a rencontrée.
Le wall street journal roule evidemment pour Sarkozy et je ne me fie absolument pas à l'objectivité méprisable de la majorité de la presse américaine.

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MessageSujet: Re: S. Royal et la presse étrangère .   Lun 19 Mar 2007 - 17:56

Citation :
stephane"]Qu'il regarde les bourdes pathétiques que faisait Bush toute les 30 minutes lors de sa première campagne !

Je suppose que vous gémissez sur le fait qu'en démocratie, les crétins ont toutes leurs chances d'être élus ? Very Happy

Pas tout à fait vrai d'ailleurs : Bush n'est passé qu'en traficant les votes, et Ségo devrait finir dans un éclat de rire ...

Citation :
Le wall street journal roule evidemment pour Sarkozy et je ne me fie absolument pas à l'objectivité méprisable de la majorité de la presse américaine.

Le Wall Street ne roule pour personne Very Happy Very Happy Very Happy Quant à l'objectivité de la presse US (une des seules vraiment indépendante), elle est très inférieure à celle de l'Humanité, n'est-ce pas ? Very Happy Very Happy Very Happy
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MessageSujet: Re: S. Royal et la presse étrangère .   Lun 19 Mar 2007 - 22:24

MP a écrit:

Je suppose que vous gémissez sur le fait qu'en démocratie, les crétins ont toutes leurs chances d'être élus ? Very Happy
Pas si l'éducation est la priorité absolu, ce que souhaite Royal.

Citation :


Citation :
Le wall street journal roule evidemment pour Sarkozy et je ne me fie absolument pas à l'objectivité méprisable de la majorité de la presse américaine.

Le Wall Street ne roule pour personne Very Happy Very Happy Very Happy Quant à l'objectivité de la presse US (une des seules vraiment indépendante), elle est très inférieure à celle de l'Humanité, n'est-ce pas ? Very Happy Very Happy Very Happy
Théoriquement, la presse américaine est independante (comme la justice d'ailleurs). Mais independante de quoi?

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MessageSujet: Re: S. Royal et la presse étrangère .   Mar 20 Mar 2007 - 10:36

Citation :
Pas si l'éducation est la priorité absolu, ce que souhaite Royal.

L'éducation, c'est quoi dans votre esprit ? Faire réciter inlassablement un cathéchisme de gauche ? Smile Si on parlait plutôt d'instruction ...

Citation :
Théoriquement, la presse américaine est independante (comme la justice d'ailleurs). Mais independante de quoi?

Faut-il être vassalisé pour ne même plus comprendre ce que veut dire "indépendance" Twisted Evil
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MessageSujet: Re: S. Royal et la presse étrangère .   Mar 20 Mar 2007 - 16:59

MP a écrit:
Citation :
Pas si l'éducation est la priorité absolu, ce que souhaite Royal.

L'éducation, c'est quoi dans votre esprit ? Faire réciter inlassablement un cathéchisme de gauche ? Smile Si on parlait plutôt d'instruction ...
L'école ne doit pas se contenter d'instruire, elle doit develloper aussi l'esprit critique, le constructivisme, l'integration sociale de tous chez tous, et surtout l'ouverture au monde de l'essence.
Citation :

Citation :
Théoriquement, la presse américaine est independante (comme la justice d'ailleurs). Mais independante de quoi?

Faut-il être vassalisé pour ne même plus comprendre ce que veut dire "indépendance" Twisted Evil
c'est ce qu'on appelle une pirouette MP. Twisted Evil
Si vous parlez d'indépendance de la presse, vous faite référence a un ensemble de forces qui ne peuvent exercer de pression sur elle. Vous vouliez peut-être parler de liberté?

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MessageSujet: Re: S. Royal et la presse étrangère .   Mer 21 Mar 2007 - 9:59

L'école ne doit pas se contenter d'instruire, elle doit develloper aussi l'esprit critique, le constructivisme, l'integration sociale de tous chez tous, et surtout l'ouverture au monde de l'essence.
[quote]

Vous énoncez cela comme une évidence, mais sachez que je ne suis pas d'accord, comme tant d'autres ... L'instruction, et elle seule, mène à la construction d'individus ayant le sens du relativisme, capables d'intégrations sociales horizontales et verticales, et ouverts au monde. Il n'appartient pas à de vagues profs de transmettre "leurs valeurs", qui doivent rester l'apanage du contexte familial et social, et de la réflexion personnelle. Je refuse, dans une école laïque et ouverte, tout conditionnement des élèves, même au cathéchisme de la bien-pensance.

Citation :
Si vous parlez d'indépendance de la presse, vous faite référence a un ensemble de forces qui ne peuvent exercer de pression sur elle. Vous vouliez peut-être parler de liberté?

Vous ignorez tout de la presse US ! En France, tout commence par un "conseil de rédaction" qui va orienter les journalistes vers les thèmes à la mode et les y tenir. Aux USA, le journaliste choisit en général son sujet, investigue (plutôt que de tout mettre à la même sauce sur des bases très approximatives), et présente le produit fini. S'il est de qualité, il passe ...

Notez encore que les grands groupes de presse sont des business, et donc gérés très profesionellement. En leur sein, on trouve des parutions démocrates, républicaines, alternatives, satyriques, ou totalement déjantées ... C'est dire qu'il n'y a aucun style imposé.
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MessageSujet: Re: S. Royal et la presse étrangère .   Mer 21 Mar 2007 - 22:04

MP a écrit:
Citation :
L'école ne doit pas se contenter d'instruire, elle doit develloper aussi l'esprit critique, le constructivisme, l'integration sociale de tous chez tous, et surtout l'ouverture au monde de l'essence.

... Je refuse, dans une école laïque et ouverte, tout conditionnement des élèves, même au cathéchisme de la bien-pensance.
Vous me parlez de conditionnement là où je vous parle du devellopement de l'esprit critique... étrange... Vous savez ce que c'est l'esprit critique? Je vous laisse réflechir un peu...
Citation :

Citation :
Si vous parlez d'indépendance de la presse, vous faite référence a un ensemble de forces qui ne peuvent exercer de pression sur elle. Vous vouliez peut-être parler de liberté?

Vous ignorez tout de la presse US ! En France, tout commence par un "conseil de rédaction" qui va orienter les journalistes vers les thèmes à la mode et les y tenir. Aux USA, le journaliste choisit en général son sujet, investigue (plutôt que de tout mettre à la même sauce sur des bases très approximatives), et présente le produit fini. S'il est de qualité, il passe ...

Notez encore que les grands groupes de presse sont des business, et donc gérés très profesionellement. En leur sein, on trouve des parutions démocrates, républicaines, alternatives, satyriques, ou totalement déjantées ... C'est dire qu'il n'y a aucun style imposé.
Bah si, vous venez de le dire, ça doit faire du fric.

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MessageSujet: Re: S. Royal et la presse étrangère .   Mer 21 Mar 2007 - 23:46

Citation :
Vous me parlez de conditionnement là où je vous parle du devellopement de l'esprit critique... étrange... Vous savez ce que c'est l'esprit critique? Je vous laisse réflechir un peu...

L'esprit critique, c'est ce qui devrait rester votre apanage, mais que vous n'acceptez pas de vos contradicteurs, semble-t-il. C'est donc bien, dans votre chef, une résistance conditionnée à tout ce qui sort de votre "programmation" : vilains américains, bons cubains, droite = fachos, etc.


Citation :
Si vous parlez d'indépendance de la presse, vous faite référence a un ensemble de forces qui ne peuvent exercer de pression sur elle. Vous vouliez peut-être parler de liberté?

Citation :
Bah si, vous venez de le dire, ça doit faire du fric.

Very Happy Very Happy Very Happy Encore une belle application du conditionnement au lieu de la réflexion !!! Toute presse indépendante doit faire du fric si elle veut survivre ! Mais certains le font en cirant des pompes, et d'autres en relatant ce qu'ils ont découvert ... Entre les larbins français et les professionnels américains, il n'y a pas photo !
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MessageSujet: Re: S. Royal et la presse étrangère .   Jeu 22 Mar 2007 - 11:12

Quand je vous parle du devellopement de l'esprit critique, je pense à l'institution de cours de logique et de discours oratoires, l'apprentissage des techniques marketingo-psychologiques de manipulation, des cours de sciences politiques où l'on expose les programmes et les idées des principaux partis, sous controle des partis en question bien evidemment. Je ne vois pas ou serais le conditionnement. C'est même carrement l'inverse du conditionnement.


Quand à la presse Americaine, je vous ai donné un exemple de dépendance qui prouve qu'elle n'est pas absolument independante. Je n'ai porté aucun jugement de valeurs sur cette dépendance.
De plus des Lagardère Americain, je crois bien que ça existe.

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MessageSujet: Re: S. Royal et la presse étrangère .   Lun 2 Avr 2007 - 15:22

MP a écrit:
Le Wall Street ne roule pour personne Very Happy Very Happy Very Happy Quant à l'objectivité de la presse US (une des seules vraiment indépendante), elle est très inférieure à celle de l'Humanité, n'est-ce pas ? Very Happy Very Happy Very Happy

Si vous connaissiez un peu mieux la presse américaine que vous vantez, vous sauriez que les journaux s'engagent traditionnellement (avec un édito à l'appui pour expliquer ce choix) derrière un candidat à la présidentielle US.

Quant au Wall Street, il a officiellement pris position pour Sarkozy, au nom de la "réforme" économique.
Autant dire qu'il n'est en rien + objectif que l'Humanité dans cette affaire.
Smile

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