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 France vue par les travaillistes anglais.

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MessageSujet: France vue par les travaillistes anglais.   Sam 10 Mar 2007 - 13:44

Chez les Français, «blairiste» est un gros mot

Denis macshane, ancien ministre de l'Europe de Tony Blair, dresse le bilan politique et économique du Premier ministre britannique avant son départ annoncé. Et souligne l'influence des réformes blairistes sur les candidats français à la présidentielle, bien qu'ils s'en défendent.
Par Marc SEMO, François SERGENT
QUOTIDIEN : samedi 10 mars 2007

Pourquoi Tony Blair quitte-t-il le pouvoir avant terme ? Est-ce un aveu d'échec ?

Parce que cela suffit. Tony Blair a gagné trois fois de suite les élections. Il a changé complètement la Grande-Bretagne, qui est devenue un pays avec une réelle réussite économique, sociale, culturelle. C'est donc le moment de partir. La règle aux Etats-Unis est, par exemple, de deux mandats présidentiels, soit huit ans. Je pense que c'est un maximum pour un chef de gouvernement démocratique. Pendant ses mandats, Tony Blair a été incontestablement le meilleur leader que le Labour ait jamais eu. Laissons de côté la question de l'Irak. J'ai réalisé une analyse du parti depuis vingt ans.

On dit que c'est à cause de ce conflit que les adhérents, ceux qui payent les cotisations, ont quitté le parti.

C'est faux. La plupart de ceux qui ont quitté le Labour ces dix dernières années l'ont fait pendant le premier gouvernement de Blair, à cause de l'intervention au Kosovo et en Sierra Leone, de sa politique proeuropéenne ou peut-être aussi de sa politique économique, très critiquée par la gauche. Celle-ci a porté ses fruits avec deux millions de gens en plus à avoir un travail.

Beaucoup de ces emplois sont pourtant des «petits boulots» précaires, et les inégalités ne se sont-elles pas creusées pendant ces années de pouvoir du New Labour ?

Non. La majorité des nouveaux emplois créés en Grande-Bretagne sont des postes stables et non précaires, dans le secteur public de la santé, dans l'éducation ou la police, mais aussi dans les nouvelles industries innovantes. Certes, la Grande-Bretagne a des travailleurs mal payés comme la France, mais les inégalités ont diminué sous le gouvernement travailliste. Il ne s'agit pas de faire de l'angélisme, et il se peut que la Grande-Bretagne soit un jour victime des changements économiques mondiaux, mais, ainsi que la France l'a découvert avec Airbus, aucun job n'est garanti à vie dans notre économie moderne.

Tony Blair n'a-t-il pas aussi subi l'usure du pouvoir ?

C'est vrai, il y a sur ce plan un problème mais comme dans toutes les démocraties. Je connais la France et c'est exactement comme avec François Mitterrand après 1988. Jacques Attali avait raison de lui dire alors : «Ne faites pas le deuxième septennat.» Si j'observe les leaders de la gauche qui sont restés au pouvoir jusqu'au bout, comme Goran Person en Suède, François Mitterrand en France, Felipe Gonzalez, tous ont permis à la fin l'arrivée de la droite. Tony Blair passe le relais à Gordon Brown pour mettre en avant une nouvelle figure, un nouveau style de gouvernement. Je crois que cela va donner à Gordon Brown ainsi qu'aux travaillistes beaucoup plus de possibilité de gagner les élections. Il est impossible d'imaginer un autre candidat. Gordon Brown est à Tony Blair ce que Helmut Schmidt était à Willy Brandt. Le nouveau Premier ministre doit avoir la confiance de la Chambre des communes et, dans deux ans, il se présentera à une élection générale.

N'est-ce pas quand même l'Irak le vrai problème de la fin de son mandat ?

Bien sûr, l'Irak a sapé son autorité. Nous avions sous-estimé les ingérences extérieures qui ont attisé les conflits entre Irakiens et leur capacité à s'entre-tuer. Il y a seulement 7000 soldats britanniques en Irak. Si l'Europe était restée unie en 2002-2003 sur la crise irakienne, nous aurions pu faire pression sur la Ligue arabe, persuader Saddam Hussein de partir à la retraite, convaincre George W. Bush de prendre un peu plus de temps avant de lancer une intervention militaire. Mais nous étions divisés. Tony Blair n'a pas choisi seul. C'était un vote de la Chambre des communes britannique et non pas une décision personnelle. Il n'a pas le pouvoir présidentiel d'envoyer le pays en guerre. Mais il était moralement convaincu de la nécessité de faire quelque chose. Tony Blair est de la génération de Srebrenica, celle du «Plus jamais ça !». L'Otan était intervenue au Kosovo sans la permission de l'ONU. Je persiste à penser qu'un Saddam Hussein toujours au pouvoir et bafouant l'autorité de l'ONU en 2007 aurait été aussi très néfaste pour le monde. La situation actuelle est-elle pire que ce qu'aurait été la continuation de cette tyrannie ? C'est l'argument de Pinochet, d'Idi Amin Ada, de Loukachenko et de tous les dictateurs : «C'est moi ou le chaos.»

Pensez-vous que Blair regrette sa décision ?

Il regrette que les Etats-Unis n'aient pas su mener après le renversement du régime baasiste une véritable politique en Irak. Il regrette aussi que la politique étrangère des Etats-Unis, depuis l'arrivée de George W. Bush, ait été incohérente, notamment sur le dossier israélo-palestinien.

Comment expliquez-vous que la politique de Tony Blair soit un tel repoussoir pour la gauche française ?

Tony Blair est l'un des rares leaders de gauche en Europe qui évite le double langage, cynique en privé et socialiste en public. Il a toujours tenu un discours qui n'était pas gauchiste. Il peut paraître parler à droite mais il agit à gauche. Quand je regarde le chômage de masse en France sous les gouvernements successifs ces dix dernières années, je me dis qu'en France, c'est peut-être l'inverse. On y martèle un discours de gauche, mais on laisse les chômeurs sans possibilité de trouver un emploi. Ce que Tony Blair dit en privé, c'est ce qu'il dit à Downing Street, au Parlement, à la télévision ou au Congrès. Il n'y a pas de double langage. Honnêtement, je dois dire que ce que tous mes camarades et mes amis de la gauche française ­ je ne parle pas de Ségolène Royal ­ disent à titre privé est très différent de leurs papiers que je lis dans Libé ou le Monde.


En France, «blairiste» est pratiquement une injure. Pourquoi ?

Chez vous, «blairiste», c'est effectivement un gros mot ! Je regretterais toujours que le terme «troisième voie» ait été inventé en Angleterre. Hippolyte Taine disait : «Pénétrez dans la tête d'un Anglais, vous trouverez plein de faits mais jamais une idée.» Malheureusement, quelques idées sont venues de Londres ces derniers quinze ans pour la gauche européenne. Avant, toutes les idées venaient de Paris. Malheureusement, Paris n'est pas producteur des idées qui inspirent le reste de la gauche européenne ou mondiale. Avec l'arrivée de la présidente Royal, cela pourra changer. Il y a quelques semaines, François Hollande me disait : «Viens faire campagne pour le Parti socialiste.» «Je le fais volontiers car je suis de la famille», ai-je répondu. Il m'a dit alors : «Mais je t'en prie, Denis, pendant six mois, ne dis pas que Ségolène est une blairiste !» Dont acte. Mais disons que madame Royal et son équipe, sont inspirées ­ je l'espère ­ par toutes les idées qui ont bien marché ces derniers dix ans, dans un monde changé par la mondialisation, les nouvelles attitudes des citoyens, l'arrivée des femmes.
Nicolas Sarkozy, lui, est venu voir Tony Blair sans hésiter. Est-il blairiste ?
Il a aussi été photographié avec George W. Bush et Angela Merkel. Je ne le crois pas blairiste. Il reste toujours très protectionniste. J'ai lu soigneusement tous ses discours et j'ai été étonné de voir à quel point ils sont nationalistes. Tony Blair a changé complètement la composition de la représentation Labour au Parlement, avec 40 parlementaires maintenant venant des communautés ethniques. Sarkozy dénonce les Noirs et les Arabes comme sources de problèmes dans les banlieues. Pour Blair, il est impensable d'utiliser ces mots. Blair est très chrétien. Sarkozy, que je sache, comme toutes les élites françaises, n'est pas croyant. Blair a dans sa serviette la Bible et le Coran. Toujours. Il lit les deux avant d'aller se coucher. Il accepte l'avortement, le mariage homosexuel. Il a dit aux Eglises catholique et anglicane de ne pas imposer leurs idées à la démocratie britannique. Mais je crois qu'il est inspiré par des valeurs religieuses pas très compréhensibles pour un Français, qu'il soit de droite ou de gauche.

Sarkozy se réclame de Blair pour l'économie de marché, en disant qu'il faut libéraliser le marché du travail, ce qui horrifie la France. A-t-il raison sur ce point ?

En France, on pourrait croire que la priorité des gouvernements successifs a été de maintenir le chômage aussi élevé que possible ! Je crois que Tony Blair et le New Labour ont montré une alternative. La vedette en matière de création d'emplois est l'Espagne. Si vous détestez Blair, imitez alors Zapatero ! Si vous n'aimez pas Zapatero, imitez les Suédois, les Danois ! La France a cette mentalité de «ligne Maginot» : si ce n'est pas made in France, cela ne peut pas marcher. Cela me semble une absurdité. Tony Blair a piqué un peu des Suédois, un peu des réformes de Bill Clinton des Etats-Unis, un peu aux Néerlandais, un peu aux Allemands.

Vous parliez tout à l'heure de la politique de Tony Blair vis-à-vis des minorités, mais, quand on regarde les sondages, on voit qu'une majorité de musulmans disent ne pas se sentir britanniques ou secondairement britanniques. Selon les sondages, une consistante minorité déclarait, en outre, comprendre les motivations des auteurs des attentats du métro de Londres en juillet 2005. Est-ce un échec du modèle britannique ?

Il faut reconnaître que la politique culturelle et communautaire de la Grande-Bretagne n'a pas converti chaque radical islamiste en un apôtre de paix, mais la Grande-Bretagne a également subi des attentats terroristes commis par des citoyens britanniques membres de l'IRA. Au moins y a-t-il de plus en plus de leaders de la communauté musulmane en Grande-Bretagne élus localement ou au Parlement qui mènent une campagne contre l'islamisme jihadiste. Quand la France va-t-elle avoir des centaines de parlementaires et conseillers municipaux musulmans ?

La grande majorité des Français d'origine musulmane et des jeunes issus de l'immigration disent néanmoins se sentir français. Comment expliquez-vous cette différence ?

Il existe, en effet, un désir des Français musulmans de devenir français à plein titre. Chez nous, les musulmans sont britanniques, mais ils s'identifient toujours avec la religion parce que la plupart d'entre eux viennent de beaucoup plus loin. Vous allez au Maroc ou en Algérie, pas mal de monde parle un peu le français, a une culture française. Là, nous avons des gens venant des plus pauvres villages du Bangladesh. Ils font venir leurs femmes, leurs cousins, leurs cousines pour se marier.

Tony Blair voulait ramener le Royaume-Uni en Europe. Où en est-on dix ans après ?

La véritable question est plutôt celle de savoir où en est l'Europe dix ans après. Nous avons montré à nos partenaires comment mener une politique de croissance, avec des créations d'emplois. Nous sommes contributeurs nets au budget européen. Qu'en a fait l'Europe ? Les Britanniques étaient très proeuropéens globalement dans les années 60-70, même dans les années 80. Pourquoi ? L'Europe à l'époque (la France, l'Allemagne, le Benelux) avait un taux de croissance qui était nettement supérieur à celui de l'Angleterre. Ces derniers dix ans, ce n'était pas le cas. En Angleterre, on veut des faits, pas des théories. De plus, nous baignons dans une presse eurosceptique, d'un antieuropéanisme primaire, pleine de mensonges. Même le quotidien The Guardian était farouchement hostile à l'euro. Le principal parti d'opposition est lui-même farouchement hostile à l'Europe. C'est difficile quand un des deux grands partis du pays ­ je ne parle pas des extrêmes ­ critique sans cesse l'Europe. C'est pourquoi cette élection en France est si importante pour nous, les Européens, parce que la France est le pays indispensable pour l'Europe. Sans une France qui redécouvre son élan, une confiance, un dynamisme, l'Europe va être stagnante.

Ministre de l'Europe de Tony Blair de 2002 à 2005, Denis MacShane est un ancien journaliste de la BBC. Député depuis 1994 de Rotherham, une circonscription ouvrière du nord de l'Angleterre, ce proche de Tony Blair, fin connaisseur de la France et de l'Allemagne dont il parle la langue, ne cache pas ses sympathies proeuropéennes dans un pays eurosceptique. Polémique et bon débatteur, il écrit régulièrement dans The Guardian et dans les journaux français. Ses commentaires sur Hugo Chávez, «un démagogue populiste», ses critiques de l'islamisme, sa proximité en son temps avec le syndicat Solidarnosc au pays de son père, ses doutes sur Gordon Brown, dauphin désigné de Blair, ont été autant de prétextes à controverses.

http://www.liberation.fr/transversales/weekend/239925.FR.php
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Sandra
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MessageSujet: Re: France vue par les travaillistes anglais.   Sam 10 Mar 2007 - 18:58

Les élections législatives en Grande Bretagne sont organisées selon un scrutin majoritaire à un seul tour. Le parti travailliste a, en conséquence direct, bénéficié pleinement d'un effet de vote "utile". En effet, de nombreux électeurs furent tiraillés entre le désir de soutenir leurs convictions et celui d'endiguer le parti conservateur.

Les citoyens doivent prendre conscience de l'identité de nature entre tous les partis économiquement libéraux. Ainsi, l'émergence puis le développement d'un choix de vote en correspondance avec les convictions des électeurs pourrait mettre en phase l'expression électorale avec la volonté démocratique.

Départager des partisans du libéralisme économique n'a rien d'utile.
Le vote efficace, celui en faveur de l'alternative plutôt que de l'habituelle alternance, est le seul de nature progressiste. Ne sacrifions pas notre droit de choix au premier tour. Nos idées valent mieux qu'un arbitrage entre candidats de l'establishment.
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stephane
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MessageSujet: Re: France vue par les travaillistes anglais.   Sam 10 Mar 2007 - 19:08

Sandra a écrit:
Les élections législatives en Grande Bretagne sont organisées selon un scrutin majoritaire à un seul tour. Le parti travailliste a, en conséquence direct, bénéficié pleinement d'un effet de vote "utile". En effet, de nombreux électeurs furent tiraillés entre le désir de soutenir leurs convictions et celui d'endiguer le parti conservateur.

Les citoyens doivent prendre conscience de l'identité de nature entre tous les partis économiquement libéraux. Ainsi, l'émergence puis le développement d'un choix de vote en correspondance avec les convictions des électeurs pourrait mettre en phase l'expression électorale avec la volonté démocratique.

Départager des partisans du libéralisme économique n'a rien d'utile.
Le vote efficace, celui en faveur de l'alternative plutôt que de l'habituelle alternance, est le seul de nature progressiste. Ne sacrifions pas notre droit de choix au premier tour. Nos idées valent mieux qu'un arbitrage entre candidats de l'establishment.
Sandra, si on vote massivement pour les candidats les plus proches de nos idées lors des élections locales, on déplacera le centre vers la gauche et progressivement nos idées avanceront. Il est sage de savoir patienter, car les évolutions politiques qui se sont bien faites ce sont toujours déroulées dans la continuité. Ne pas voter Royal au premier tour puis au second, c'est risquer de déplacer le pays (et donc son centre) vers la droite: C'est ce que vous voulez?

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Sandra
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MessageSujet: Re: France vue par les travaillistes anglais.   Sam 10 Mar 2007 - 20:48

Voter pour le PS au seul motif que ce parti serait un peu moins à droite que l'UMP est garantir le déplacement du centre de gravité politique français très nettement et très rapidement vers la droite.

Ce fatalisme démissionnaire associé à la pratique défaitiste du vote "utile" est concrètement un abandon des objectifs de la démocratie.
Tant que l'on peut encore ne pas à avoir à choisir le un peu moins pire parce que des bulletins correpondant à un possible soutien de ses idées se trouvent à disposition, la responsabilité démocratique est de placer dans l'enveloppe un contenu en accord avec ses convictions.
D'y renoncer, c'est soi-même qui assurerait l'absence certaine de choix satisfaisant au second tour. Les électeurs, libres responsables des qualifications au second tour, déterminent au moment du vote les résultats. Que ceux-ci soient issus de l'expression des convictions peut seul faire progresser la démocratie.
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Gfrey
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MessageSujet: Re: France vue par les travaillistes anglais.   Sam 10 Mar 2007 - 21:32

Le labour, les blairistes, les wigs et les Tories devraient s'occuper du taux de pauvreté de plus de 30%, du taux de précarité de plus de 30% et des quartiers de Londres devenant insalubres et similaires aux ghettos et bidonvilles du West London des années 20 au lieu de se congratuler sur la réduction de la dette, du taux de chômage et du déficit public...Si une personne est tirée de la pauvreté absolue grâce au fait que trois personnes soient tombées dans la pauvreté relative, je vois difficilement où peut résider le progrès...
Le gouvernement devrait revoir leurs méthodes de comptabilisation du chômage: le "Claimant account" ou la méthode voulant déterminer le taux de chômage en comptabilisant les bénéficaires d'allocations chômage ne fonctionne pas très bien par le flou et le caractère aléatoire du terme "bénéficiaire d'allocations chômage": lorsquon ne compte pas les jeunes âgés de moins de 18 ans, les vieillards et les mères de familles cherchant du boulot ne percevant pas les allocations et le fait qu'après 6 mois de perception des allocations chômage celles-ci sont coupées et que vous perdez votre statut de "chômeur" par la même occasion...on ne peut s'attendre à des résultats qui reflètent la véritable situation...
Qu'en on préfère ce genre de modèle de définition du taux de chômage au niveau national à celui utilisé par le BIT, il ne faut pas non plus s'étonner de voir que plus de deux millions d'anglais sont au chômage et que c'est donc plus d'un million de personnes qui sont oubliées dans les comptes ( +- 900.000 inscrits au chômage)...Quand on voit le solde déficit de la balance commerciale de l'Angleterre et l'endettement des ménages on ne peut que se dire que leur modèle, même avec tout ce qu'on peut en dire et ce u'ils peuvent dire sur la France, n'est pas la solution miracle, la merveille qu'ils nous présentent...On ne peut penser que cela peut encore tenir plus de dix ans...


Dernière édition par le Sam 10 Mar 2007 - 23:49, édité 2 fois
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sympatik
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MessageSujet: Re: France vue par les travaillistes anglais.   Sam 10 Mar 2007 - 22:11

Gfrey a écrit:
Le labour, les blairistes, les wigs et les Tories devraient s'occuper du taux de pauvreté de plus de 30%, du taux de précarité de plus de 30% et des quartiers de Londres devenant insalubres et similaires aux ghettos et bidonvilles du West London des années 20 au lieu de se congratuler sur la réduction de la dette, du taux de chômage et du déficit public...Si une personne tirée de la pauvreté absolue se fait grâce au fait que trois personnes sont tombées dans la pauvreté relative, je vois difficilement où peut résider le progrès...
Le gouvernement devrait revoir leurs méthodes de comptabilisation du chômage: le "Claimant account" ou la méthode voulant déterminer le taux de chômage en comptabilisant les bénéficaires d'allocations chômage ne fonctionne pas très bien par le flou et le caractère aléatoire du terme "bénéficaire d'allocations chômage": lorsquon ne compte pas les jeunes âgés de moins de 18 ans, les vieillards et les mères de familles cherchant du boulot ne percevant pas les allocations et le fait qu'après 6 mois de perception des allocations chômage celles-ci sont coupées et que vous perdez votre statut de "chômeur" par la même occasion...on ne peut s'attendre à des résultats qui reflètent la véritable situation...
Qu'en on préfère ce genre de modèle de définition du taux de chômage au niveau national à celui utilisé par le BIT, il ne faut pas non plus d'étonner de voir que plus de deux millions d'anglais sont au chômage et que c'est donc plus d'un million de personnes qui sont oubliées dans les comptes ( +- 900.000 inscrits au chômage)...Quand on voit le déficit commercila de l'Angleterre et l'endettement des ménages on ne peut que se dire que leur modèle, même avec tout ce qu'on peut en dire et ce u'ils peuvent dire sur la France, n'est pas la solution miracle, la merveille qu'ils nous présentent...On ne peut penser que cela peut encore tenir plus de dix ans...

Ah merci, Gfrey, tu m'ôtes les mots de la bouche, ou plutôt du clavier !
Wink

Il y aurait en effet très long à écrire sur les zones d'ombre du modèle blairiste, sa prétendue réussite économique masque mal l'explosion des inégalités.

Sur la forme, je trouve amusant que ce ministre balance comme ça sur Hollande et Ségo, tout en feignant de soutenir cette dernière.
Je ne crois pas ainsi que la réaffirmation d'un Etat fort et de services publics puissants (le fond du programme du PS) soit véritablement une idée piquée à Blair, que Ségo n'assumerait pas...

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Le libéralisme, c'est le renard libre dans le poulailler libre - Jean Jaurès
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MP
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MessageSujet: Re: France vue par les travaillistes anglais.   Dim 11 Mar 2007 - 0:51

Citation :
"Gfrey"]Le labour, les blairistes, les wigs et les Tories devraient s'occuper du taux de pauvreté de plus de 30%, du taux de précarité de plus de 30% et des quartiers de Londres devenant insalubres et similaires aux ghettos et bidonvilles du West London des années 20 au lieu de se congratuler sur la réduction de la dette, du taux de chômage et du déficit public...

Very Happy Very Happy Very Happy Vos données retardent un peu !

Citation :
le "Claimant account" ou la méthode voulant déterminer le taux de chômage en comptabilisant les bénéficaires d'allocations chômage ne fonctionne pas très bien par le flou et le caractère aléatoire du terme "bénéficiaire d'allocations chômage": lorsquon ne compte pas les jeunes âgés de moins de 18 ans, les vieillards et les mères de familles cherchant du boulot ne percevant pas les allocations et le fait qu'après 6 mois de perception des allocations chômage celles-ci sont coupées et que vous perdez votre statut de "chômeur" par la même occasion...on ne peut s'attendre à des résultats qui reflètent la véritable situation...

Parce qu'en France, les potaches en obligation scolaire et les vieillards émargent au chômage ? Votre lyrisme vous emporte ! Quant à la supression du chômage après un certain délai , elle correspond strictement à la réalité : dans des pays où les offres d'emploi débordent, il est difficile de concevoir qu'un type qui n'en a pas trouvé en cherche vraiment. Ceci dit, l'exclusion duu chômage va de pair avec une autre forme d'aide sociale.

Citation :
Qu'en on préfère ce genre de modèle de définition du taux de chômage au niveau national à celui utilisé par le BIT, il ne faut pas non plus s'étonner de voir que plus de deux millions d'anglais sont au chômage et que c'est donc plus d'un million de personnes qui sont oubliées dans les comptes ( +- 900.000 inscrits au chômage)...Quand on voit le solde déficit de la balance commerciale de l'Angleterre et l'endettement des ménages on ne peut que se dire que leur modèle, même avec tout ce qu'on peut en dire et ce u'ils peuvent dire sur la France, n'est pas la solution miracle, la merveille qu'ils nous présentent...On ne peut penser que cela peut encore tenir plus de dix ans..

A en croire les médias français, les Anglais sont bien à plaindre. Ce serait vrai en politique étrangère : Tony BLAIR est présenté comme un irresponsable à la remorque de George W. BUSH, comme si le Royaume-Uni était le 51éme état américain. Mais ce serait vrai aussi en matière économique : n’y a-t-il pas « 17 millions d’Anglais en dessous du seuil de pauvreté » (Jacques Delors), et ceux qui réussissent dans les affaires ne sont-ils pas abrutis de travail, obsédés de performance ? On en vient à se demander pourquoi tant d’émigrés, parmi lesquels tant de jeunes Français, ont la sottise d’aller s’embaucher Outre-Manche : pour mieux s’y faire exploiter ?



3,1% de chômeurs



Pourtant, on ne saurait nier que les Anglais ont réussi au moins dans un domaine, celui de l’emploi. Les dernières statistiques sont claires : selon le mode de calcul britannique, le taux de chômage vient encore de chuter pour s’établir à 3,1% de la population active. Selon les taux de chômage standardisés publiés par l’OCDE, le résultat est un peu moins favorable : 5,0 %. Ce chiffre mérite d’être comparé à celui de la moyenne de l’OCDE (7,1%), à celui de l’Europe des 15 (7,8%) ou de la zone euro (8,5%). Il est beaucoup plus favorable que celui de la France (9,1%) ou de l’Allemagne (11% selon les statistiques nationales, 9% selon les statistiques standardisées). En outre, ce taux de chômage anglais ne cesse de se réduire depuis des mois, alors que dans les autres pays, comme la France, il progresse, en lien avec le ralentissement économique général : celui-ci ne semble pas affecter le nombre de chômeurs anglais.

Il y a désormais moins d’un million de chômeurs en Angleterre (928 000 personnes inscrites au chômage), chiffre le plus bas depuis les années 70. Il a été créé 253 000 postes de travail et cela avec un taux d’activité (pourcentage de gens qui ont une activité économique, chômeurs compris) en progression, passant de 74,3% en 2001 à 74,6% en 2002. Le contraste est saisissant avec la France, où l’on diminue le nombre des actifs pour éviter le chômage, notamment avec les retraites anticipées. En Angleterre on encourage les gens à travailler, en France on les en dissuade. On ne connaît en Angleterre ni le traitement statistique, ni le traitement social du chômage : on favorise la création d’emplois, c’est tout.


Il est temps de réviser vos vieux crédos Very Happy
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Gfrey
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MessageSujet: Re: France vue par les travaillistes anglais.   Dim 11 Mar 2007 - 1:13

Citation :
Vos données retardent un peu !
De 1981 à nos jours pourtant il y a toujours un taux de pauvreté de 29% (13% avant l'ère Thatcher)...Et ce n'est pas moi qui dit que les quartiers ouest de Londres habritent de plus en plus de pauvres, mais les rapports de la ville...
Citation :
Parce qu'en France, les potaches en obligation scolaire et les vieillards émargent au chômage ? Votre lyrisme vous emporte ! Quant à la supression du chômage après un certain délai , elle correspond strictement à la réalité : dans des pays où les offres d'emploi débordent, il est difficile de concevoir qu'un type qui n'en a pas trouvé en cherche vraiment. Ceci dit, l'exclusion duu chômage va de pair avec une autre forme d'aide sociale
Mmm je vais faire un rapide résumé; deux méthodes:
le "Claimant account" utilisé en U.K et aux USA: il comptabilise les demandeurs d'assistance aux chômeurs; le hic est que le terme "chômeur" est modulable à volonté par le gouvernement et que, rien qu'en UK, le terme à été revisité plus d'une dizaine de fois depuis 1981...Comprenez l'astuce: un chômeur qui ne touche plus d'allocations aux bout de 6 mois n'est plus un chômeur administrativement parlant; un chômeur qui ne réclame pas d'allocations chômage (généralement les vieux travailleurs vivant sur une pension privée et recommençant à travailler ou les mères de familles començant à travailler)...Pourquoi croyez vous que la ville de Flint, Michighan un taux de chômage officiel de 15% alors q'une personne sur deux ne travaille pas?
Deuxième méthode, la méthode du BIT: est considéré comme étant chômeur par le BIT toute personne qui:
- est sans emploi (pas même une heure)
- cherche de travail
- est disponible pour commencer à travailler dans les deux semaines qui suivent
C'est la méthode suivie par l'INSEE...Comme quoi, celui ou celle qui vit dans un temps reculé ou inexistant nest pas celui qu'on croit...
Citation :
3,1% de chômeurs
MP, sachez qu'il faudra plus qu'une interview d'un whig ou d'un membre du labour tiré d'un de leurs sites web pour me faire croire l'inverse de ce qui est unanimement reconnu...Vous me parlez de 3.1% de chômage (900.000 inscirts à l'aide aux chômeurs) mais savez vous au moins comment on comptabilise le nombre de chomeurs en UK? Savez vous ce qu'est le Job Seeker Allowance (JSA) et comment une telle méthode de comptabilisation fonctionne? Sans regarder sur wikipedia ou sur le site du Conservative party? Visiblement non, sinon vous vous rendrez compte que grâce à cette méthode on peut faire croire qu'il y a 0.00009% de chômage alors que 1 personne sur 2 est sans emploi...On appelle cela de 'massage" de statistiques...Si l'administration est pauvre ou suit des méthodes de comptabilisation tronquée il est naturel que cela se répercute dans les chiffres finaux...Règle de base de la statistique; il est estimé qu'il y à +- 1.500.000 chômeurs en UK.
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MessageSujet: Re: France vue par les travaillistes anglais.   Dim 11 Mar 2007 - 1:40

Angleterre : voyage au pays du plein-emploi

Londres : de notre envoyé spécial Renaud Girard

[03 mai 2005]

Dotée de larges baies vitrées donnant sur le trottoir, l'agence occupe une position d'angle très agréable sur Denmark Street, petite rue calme à deux pas d'Oxford Street, l'une des artères commerçantes les plus animées du centre de Londres. Tout est propre, moderne, fonctionnel, presque luxueux. Le client est accueilli avec le sourire, par des employés visiblement désireux de tout faire pour le satisfaire. Certains clients, un crayon et une feuille de papier à la main, s'activent sur des consoles informatiques mises à leur disposition, notant les informations qui les intéressent. D'autres sont assis face à des bureaux, où ils s'entretiennent avec des employés chaleureux, qui les aident en passant des coups de fil ou en pianotant sur leurs ordinateurs. Au mur, sont affichées les performances de l'agence au cours des mois passés et les objectifs espérés pour les mois futurs. Si on était à Paris, on prendrait cette agence pour une succursale de quel que banque privée bien gérée. En fait, nous sommes entrés dans un «Jobcentre Plus», l'une des 500 nouvelles agences d'emploi entièrement informatisées fonctionnant dans le Royaume-Uni. Les clients de cette agence sont tous des chômeurs, que les employés vont aider à trouver un emploi correspondant à leurs qualifications et à leur lieu de résidence. Tous les services rendus par l'agence sont gratuits.

Le programme «Jobcentre Plus» a été lancé en avril 2002 par le gouvernement travailliste de Tony Blair, afin de relancer la lutte contre le chômage, tout en rationalisant le système public d'aides sociales. L'idée était de jumeler, au sein d'agences décentralisées dépendant du ministère du Travail, le traitement des prestations sociales versées à un chômeur avec celui de son dossier de recherche d'emploi. Le fait d'avoir, grâce à l'informatique, amalgamé toute recherche d'un emploi avec les prestations sociales versées, a permis de diminuer considérablement la fraude.

Les entreprises britanniques font confiance au programme «Jobcentre Plus», qui lui envoient, chaque jour ouvrable, quelque 13 000 offres d'emploi en moyenne. Quotidiennement, les agences réalisent 36 000 entretiens personnalisés avec des demandeurs d'emploi. Le système permet de trouver un emploi à 4 700 personnes par jour. Depuis qu'il a été créé, le système a aidé 2,4 millions de chômeurs à trouver un emploi, à la satisfaction des quelque 450 000 employeurs lui ayant fait parvenir leurs besoins.

Il est vrai que les allocations chômage sont peu élevées (55 livres, soit 85 euros, par semaine, pour tout célibataire à la recherche d'un emploi, qu'il soit ancien manoeuvre ou trader de la City). Le système ne connaît pas de chômeurs à statut privilégié. Un régime spécial de chômage, comme celui des «intermittents du spectacle» en France, serait impensable dans l'Angleterre d'aujourd'hui. Dans le «theater district» (le quartier de Covent Garden), tous les acteurs et actrices en herbe arrondissent leurs fins de mois comme serveurs de restaurant.

En outre, les règles sont strictes : s'il refuse consécuti vement quatre offres d'emploi ou de formation, un chômeur perd tout droit à allocation. Chaque jobcentre est tenu d'afficher ses performances dans ses locaux. L'application systématique de méthodes du secteur privé aux services publics fait partie du credo du New Labour de Tony Blair.

Ce mélange entre une organisation efficace du marché du travail et des allocations- chômage réduites au minimum a indéniablement porté ses fruits. Depuis 1997, la population au travail a augmenté de 2 millions de personnes et le taux de chômage britannique est le plus bas d'Europe (4%). Chez les jeunes, le chômage de longue durée (plus d'un an) a pratiquement disparu. Le nombre des inactifs continuant à bénéficier de prestations sociales est tombé à 150 000.

Tout cela s'explique aussi par la flexibilité du marché du travail au Royaume-Uni. Rien n'est plus facile que de créer une entreprise : il suffit au chef d'entreprise de déposer une caution de 75 livres et de donner le nom d'un comptable. Les entreprises embauchent très facilement parce qu'elles ne sont soumises à aucune autorisation administrative pour débaucher.

L'originalité du travaillisme de Tony Blair est d'avoir su conserver et même développer en Angleterre le goût pour la création d'entreprise. Lorsqu'on évoque, devant un jeune Anglais, le pouvoir exorbitant qu'avaient, dans son pays, les syndicats dans les années 60 et 70, il ouvre de grands yeux ronds. Non seulement Blair n'a pas cassé l'élan qu'avait donné au pays la révolution capitaliste populaire de Margaret Thatcher entamée au début des années 80, mais il a su le prolonger.

Dans un tel contexte, il n'est guère étonnant que 65 présidents d'entreprises britanniques performantes aient récemment signé conjointement une lettre ouverte, adressée au Financial Times, invitant les électeurs à reconduire le gouvernement du New Labour.

Les signataires, qui disent parler au nom du monde des affaires, vont même jusqu'à s'insurger contre la promesse du Parti conservateur de réduire de 35 milliards de livres les dépenses publiques, car ils soutiennent «les efforts du gouvernement pour investir dans la recherche, l'innovation, la formation professionnelle».

L'un d'entre eux est sir Ronald Cohen, le fondateur et président d'Apax. Créé il y a trente ans, Apax est devenu aujourd'hui le fonds de capital-risque le plus important et performant d'Europe, avec un encours d'actifs valorisés à plus de 13 milliards de dollars. «Tony Blair et Gordon Brown sont des socialistes qui ont compris ce que le capitalisme et l'esprit d'entreprise pouvaient apporter à une société en termes d'enrichissement et de prospérité générale. Mais ils ne partagent pas la vision américaine simpliste que le marché peut tout faire dans un pays», explique sir Ronald.

Dans son métier du capital-risque, le président d'Apax ne peut que se féliciter de la politique suivie par le New Labour. «Pour attirer les investissements en Grande-Bretagne, les travaillistes n'ont pas hésité à rendre le pays encore plus attractif que les États-Unis, en diminuant de 40% à 10% le taux de l'impôt sur les plus-values. Une réforme que les deux chanceliers de l'Échiquier de Margaret Thatcher, Nigel Lawson et Norman Lamont, n'avaient pas osé faire !»

A la demande de son ami Gordon Brown, sir Ronald a créé un fonds de 40 millions de livres investissant exclusivement dans les zones les plus défavorisées du Royaume. «Notre but est de prouver que la réussite entrepreneuriale ne connaît pas de frontières, ni géographiques, ni sociales, ni raciales. Le New Labour a compris que, pour vraiment aider les pauvres, il fallait les sortir du lien de dépendance que créent les aides sociales, et qu'il ne fallait pas les traiter en assistés à vie.»

Pour le président d'Apax, le Parti travailliste a eu l'immense mérite de montrer qu'il «savait gouverner au centre et, surtout, bien gérer l'économie». L'étonnant est que la majorité de la population britannique semble d'accord avec sir Ronald. Les derniers sondages montrent que, si une majorité d'électeurs reproche amèrement à Blair ses mensonges sur l'Irak, ceux-ci estiment aussi que les travaillistes sont plus aptes aujourd'hui que les conservateurs à maintenir la prospérité économique du Royaume.
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Gfrey
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MessageSujet: Re: France vue par les travaillistes anglais.   Dim 11 Mar 2007 - 1:46

Est ce que vous savez répondre par des arguments bien construits, des réflexions honnêtes et non de simples publications ou interviews me décrivant de manière hélgiaque l'orientation politique et les mesures économiques des whigs et des torries que vous allez pêcher sur je ne sais quel site internet d'orientation libérale? Je repose ma question: savez vous ce qu'est le JSA et comment ça marche?
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MP
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MessageSujet: Re: France vue par les travaillistes anglais.   Dim 11 Mar 2007 - 1:53

Gfrey"]
Citation :
Vos données retardent un peu !
De 1981 à nos jours pourtant il y a toujours un taux de pauvreté de 29% (13% avant l'ère Thatcher)...Et ce n'est pas moi qui dit que les quartiers ouest de Londres habritent de plus en plus de pauvres, mais les rapports de la ville...

En France, nous dit le Canard, le "seuil de pauvreté" est fixé à 50% du revenu médian (revenu pour lequel autant de français gagnent plus que d'autres moins). Dans les autres pays européens dont la Grande-Bretagne, le "seuil de pauvreté" est fixé à 60% du revenu médian. En France donc, à la différence des autres pays européens, quand vous gagnez entre 50 et 60% du revenu médian, vous ne vivez pas en dessous du "seuil de pauvreté". Voilà comment nos statisticiens en sont arrivés au chiffre de 7% pour la France. Si on prenait la même définition du "seuil de pauvreté" que l'Angleterre nous dit le Canard, nous serions quasiment à égalité avec elle, à 17% !

Citation :
MP, sachez qu'il faudra plus qu'une interview d'un whig ou d'un membre du labour tiré d'un de leurs sites web pour me faire croire l'inverse de ce qui est unanimement reconnu...Vous me parlez de 3.1% de chômage (900.000 inscirts à l'aide aux chômeurs) mais savez vous au moins comment on comptabilise le nombre de chomeurs en UK? Savez vous ce qu'est le Job Seeker Allowance (JSA) et comment une telle méthode de comptabilisation fonctionne? Sans regarder sur wikipedia ou sur le site du Conservative party? Visiblement non, sinon vous vous rendrez compte que grâce à cette méthode on peut faire croire qu'il y a 0.00009% de chômage alors que 1 personne sur 2 est sans emploi...On appelle cela de 'massage" de statistiques...

Dans ce cas, comment expliquez-vous qu'il n'y ait pas plus de "pauvres" en Angleterre qu'en France ?

Citation :
Si l'administration est pauvre ou suit des méthodes de comptabilisation tronquée il est naturel que cela se répercute dans les chiffres finaux...Règle de base de la statistique; il est estimé qu'il y à +- 1.500.000 chômeurs en UK.

Donc, pas une telle différence avec les chiffres avancés (environ 1.000.000) Et, grâce aux performances des "job centers" (assez similaire de ce qui se fait d'ailleurs au Luxembourg), il y a un quasi plein emploi des jeunes.

Le taux de chômage de l’Union européenne atteignait 8,6% en juillet 2005, contre 9% en juillet 2004. En juillet 2005, les taux les plus bas ont été enregistrés en Irlande (4,3%), au Royaume-Uni (4,7% en mai), au Danemark (4,8% en juin), aux Pays-Bas (4,8%), et en Autriche (5,1%). Les taux de chômage les plus élevés ont été observés en Pologne (17,6%), en Slovaquie (15,2%), en Grèce (9,9% en mars), en France (9,7%), en Espagne (9,4%), et en Allemagne (9,3%). Ces chiffres sont publiés par Eurostat, l’Office statistique des Communautés européennes.
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Gfrey
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MessageSujet: Re: France vue par les travaillistes anglais.   Dim 11 Mar 2007 - 2:41

Citation :
En France, nous dit le Canard, le "seuil de pauvreté" est fixé à 50% du revenu médian (revenu pour lequel autant de français gagnent plus que d'autres moins).
Je le sais bien et en 2004 le taux était de 6.2 selon l'INSEE...
Citation :
Dans les autres pays européens dont la Grande-Bretagne, le "seuil de pauvreté" est fixé à 60% du revenu médian
Oui et selon les chiffres le taux était en 2004 à 23%...aditionnez cela à la pauvreté absolue de 3%...
Et toujours selon l'INSEE si on convertit les chiffres de la pauvreté par le calcul sur base du seuil de pauvreté à 60% on arrive à...11.7% en 2004 ce qui veut dire moins que le UK de Mr. Callaghan avec 13% de pauvreté relative et 2% de pauvreté absolue...Faites le calul cela fait une différence de 22% avec le U.k en 2004...
Citation :
Dans ce cas, comment expliquez-vous qu'il n'y ait pas plus de "pauvres" en Angleterre qu'en France ?
Ca c'est vous et le Canard enchaîné qui le dites...Ce journal de foire ne sait faire que de la presse à sensation, le reste ne relève pas de ses compétences visiblement...Mais sinon, les relativement mauvais résultats de la France s'explique par un système qui est aspyxié par cette sorte de coalition des volontaires, cartels de transnationales et de patrons qui veulent la voir se tranformer comme le U.K...
Citation :
Donc, pas une telle différence avec les chiffres avancés (environ 1.000.000) Et, grâce aux performances des "job centers" (assez similaire de ce qui se fait d'ailleurs au Luxembourg), il y a un quasi plein emploi des jeunes.
Pensez ce que vous voulez mais je trouve que entre 900.000 chômeurs et 1.500.000 de chômeurs il existe une marge...Surtout à la vue du fait que le UK a une population active de 25.000.000 de personnes...
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Cyril -
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MessageSujet: Re: France vue par les travaillistes anglais.   Dim 1 Avr 2007 - 15:41

Il est difficile de comparer la France au Royaume Uni parce qu'il faut à la fois tenir compte de la couleur des gouvernement qui n'est pas la même et du système économique qui n'est pas le même non plus.

Le gouvernement en Angleterre est socialiste, mais celui-ci travaille dans un système libéral. Donc quand bien même Tony Blair augmente les impôts, augmente le nombre de fonctionnaires, augmente les aides sociales et instaure de nouvelles réglementations au travail comme le salaire minimum, il s'avère que le Royaume Uni reste néanmoins économiquement plus libéral que les autres pays Européens et ne peut donc constituer un modèle pour les socialistes, au même titre que la politique de Tony Blair, qui est incontestablement d'inspiration sociale-démocrate, ne peut constituer une référence pour les libéraux.

Par contre, il est vrai que les performances économiques Anglaises sont à relativiser...
Tout d'abord par le taux de pauvreté, il est indéniablement élevé pour un pays riche et les travailleurs pauvres et précaires sont légion, je ne reviens pas dessus.
Ensuite par des "prestations d'incapacité" accordées à tour de bras.
2 700 000 bénéficiaires en âge de travailler mais ne sont pas pour autant considérés comme chômeurs contre 1 000 000 de personnes officiellement à la recherche d'un emploi.
Enfin par le taux très important d'endettement des ménages qui s'élève à 150 % de leurs revenus annuels, ce qui est le principal facteur de leur forte croissance.
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