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 Alternance ou alternative ?

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Sandra
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MessageSujet: Alternance ou alternative ?   Sam 24 Fév 2007 - 19:25

En France, les blocs centraux offrent trois choix de candidatures au travers du PS, de l'UDF et de l'UMP.

Les français peuvent donc choisir entre trois versions la façon dont la rupture vers le libéralisme économique sera appliquée en France.
Il s'agit du libéralisme économique rose, dit de gauche, du libéralisme économique orange, dit ni de gauche ni de droite et du libéralisme économique bleu, dit de droite.

Le marketing politique propose ainsi ces trois emballages du même produit.
De manière concrète, malgrès des discours très différents, les politiques mises en place seraient strictement les mêmes, à commencer par la remise en cause de la non ratification du Traité établissant une Constitution pour l'Europe. Ce n'est pas un hasard si le TCE n'est évoqué ni par le PS, ni par l'UDF ni par l'UMP ... Les français pourraient encore "mal voter" ... Wink

Nota bene : L'on peut aussi choisir de voter pour soutenir une candidature non économiquement libérale.
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MessageSujet: Re: Alternance ou alternative ?   Dim 25 Fév 2007 - 1:05

Il est un fait que, quelle que soit l'idéologie médiatique, les règles économiques s'imposent à tous.

Il reste à discuter du profit motivant, du profit caritatif, bref, de la manière de dépenser le pognon ... après l'avoir gagné.

Quelques hurluberlus rêvent tout haut d'économies "alternatives", pour séduire les moins réalistes. Mais la France n'est pas une île économique, et ne survit qu'en se battant sur des marchés où la concurrence est féroce, ce que ces pittoresques énergumènes feignent d'ignorer.
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Sandra
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MessageSujet: Re: Alternance ou alternative ?   Dim 25 Fév 2007 - 16:54

Il faudrait donc abdiquer par lacheté ?
Ainsi, résignons nous, comme tout le monde, à adopter bien sagement le modèle choisi pour nous qu'est le libéralisme économique ...

Non !
Parfois, il faut savoit se montrer courageux et ne pas renoncer à sa digniter.
Certains sont morts pour que nous bénéficions aujourd'hui du très précieux droit de voter, de choisir.
Usons librement de ce droit et votons selon notre seule volonté propre.
Et n'hésitons pas à lutter contre le libéralisme économique pour choisir nous-mêmes la nature de notre modèle économique.
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MessageSujet: Re: Alternance ou alternative ?   Dim 25 Fév 2007 - 18:03

J'ai cru entendre parler, dans la bouche d'un troisième "larron" qui progresse dans les sondages de manière convaincante, pour la première fois, de la nécessité de mettre l'économie et le social au même niveau, l'un servant l'autre et réciproquement....


En d'autres termes, RENDRE au mot "ECONOMIE" son sens originel...

http://fr.wiktionary.org/wiki/%C3%A9conomie

Citation :
Étymologie

Du latin oeconomia provenant du grec ancien οικονομία (« management de la maison ») formé des mots οίκος (« maison ») et νόμος (« loi »).

Nom commun

économie féminin

Épargne dans la dépense.
Vivre avec économie, avec une grande économie.
Vivre d’économie.
Une économie mal entendue.
La plus stricte économie.
Il n’y a pas de petites économies.
Au pluriel, épargne mise en réserve.
Faire des économies.
Le montant de ses petites économies.
C’est une économie de bouts de chandelles.
L’Ordre, la règle que l’on apporte dans la conduite d’un ménage, dans la dépense d’une maison, dans l’administration d’un bien. Se dit aussi quelquefois des usages domestiques en général.
On voit régner chez lui une économie admirable.
L’économie domestique.
Traité d’économie rurale.
Discipline des sciences sociales qui étudie l'allocation des ressources rares à des fins alternatives.
L’économie politique, science qui traite de la formation, de la distribution et de la consommation des richesses.
L’économie sociale, science qui traite des conditions de l’existence, du travail, des droits civils et politiques des différentes classes de la société.
(Figuré) Harmonie qui existe entre les différentes parties, les différentes qualités d’un corps organisé.
Cela trouble toute l’économie du corps humain.
L’économie animale. L’économie végétale.
(Figuré) Disposition des parties d’un dessin, d’un tableau, la distribution ou le plan d’un ouvrage d’esprit, et en général, toute coordination de parties, quel que soit l’ensemble qu’elles contribuent à former.
L’économie d’un tableau, d’un discours, d’une pièce de théâtre.
Cela détruisait toute l’économie de son système.
C’est renverser toute l’économie d’un état.
L’économie du corps social.


............. et faire perdre au mot "économie" son aspect pervers déjà dénoncé, il y a quelques siècles, par Aristote, entre autres....

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chr%C3%A9matistique

http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_pens%C3%A9e_%C3%A9conomique

Citation :
Selon Aristote, l'accumulation de la monnaie pour la monnaie est une activité contre nature et qui déshumanise ceux qui s'y livrent : suivant l’exemple de Platon, il condamne ainsi le goût du profit et l'accumulation de richesses. Le commerce substitue l’argent aux biens ; l’usure crée de l’argent à partir de l’argent ; le marchand ne produit rien : tous sont condamnables d'un point de vue philosophique. Bien qu'Aristote traite de la chrématistique comme ensemble de ruses et de stratégies d’acquisition des richesses pour permettre un accroissement du pouvoir politique, il la condamnera toujours en tant que telle.

Platon, par la fin du mythe de l'Atlantide relatée dans le Critias, ne dit rien d'autre :

Citation :
...Pendant de nombreuses générations, tant que la nature du dieu se fit sentir suffisamment en eux, ils obéirent aux lois et restèrent attachés au principe divin auquel ils étaient apparentés. Ils n'avaient que des pensées vraies et grandes en tout point, et ils se comportaient avec douceur et sagesse en face de tous les hasards de la vie et à l'égard les uns des autres. Aussi, n'ayant d'attention qu'à la vertu, faisaient-ils peu de cas de leurs biens et supportaient-ils aisément le fardeau qu'était pour eux la masse de leur or et de leurs autres possessions. Ils n'étaient pas enivrés par les plaisirs de la richesse et, toujours maîtres d'eux-mêmes, ils ne s'écartaient pas de leur devoir. Tempérants comme ils étaient, ils voyaient nettement que tous ces biens aussi s'accroissaient par l'affection mutuelle unie à la vertu, et que, si on s'y attache et les honore, ils périssent eux-mêmes et la vertu avec eux. Tant qu'ils raisonnèrent ainsi et gardèrent leur nature divine, ils virent croître tous les biens dont j'ai parlé. Mais quand la portion divine qui était en eux s'altéra par son fréquent mélange avec un élément mortel considérable et que le caractère humain prédomina, incapables dès lors de supporter la prospérité, ils se conduisirent indécemment, et à ceux qui savent voir, ils apparurent laids, parce qu'ils perdaient les plus beaux de leurs biens les plus précieux, tandis que ceux qui ne savent pas discerner ce qu'est la vraie vie heureuse les trouvaient justement alors parfaitement beaux et heureux, tout infectés qu'ils étaient d'injustes convoitises et de l'orgueil de dominer. Alors le dieu des dieux, Zeus, qui règne suivant les lois et qui peut discerner ces sortes de choses, s'apercevant du malheureux état d'une race qui avait été vertueuse, résolut de les châtier pour les rendre plus modérés et plus sages. A cet effet, il réunit tous les dieux dans leur demeure, la plus précieuse, celle qui, située au centre de tout l'univers, voit tout ce qui participe à la génération, et, les ayant rassemblés, il leur dit :
" ... "

Zeus avait-il besoin de dire aux hommes qu'ils s'étaient fourvoyés en empruntant les voies de la chrématistique qui "déshumanise" ????

N'étaient-il pas capables de le voir eux-mêmes... ?

Mais "oculos habent et non videbunt"....

Toujours est-il que j'ai bien cru entendre que l'économie devait être au service de l'homme , que l'homme était à placer au centre des préoccupations des politiques et des économistes....

Je dis "j'ai bien cru entendre" car c'est ce genre de discours que j'attends depuis des décennies..... et je ne suis pas sûr d'avoir bien entendu tant ce genre de discours paraît "novateur.

Je ne voudrais pas prendre mes rêves pour des réalités.

Coridialment

fourmi
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MessageSujet: Re: Alternance ou alternative ?   Dim 25 Fév 2007 - 18:23

Citation :
Usons librement de ce droit et votons selon notre seule volonté propre.
Et n'hésitons pas à lutter contre le libéralisme économique pour choisir nous-mêmes la nature de notre modèle économique.

Modèle russe ? Modèle cubain ? Quelle serait l'alternative au libéralisme, à votre avis ?

Mais réfléchissez bien aux implications de vos changements Very Happy Very Happy Very Happy
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Sandra
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MessageSujet: Re: Alternance ou alternative ?   Dim 25 Fév 2007 - 19:06

Le libéralisme économique n'étant que l'une des formes du capitalisme, celle dérégulée, la rejeter n'implique pas de rompre avec le capitalisme.
Il reste possible de s'accommoder d'un capitalisme régulé.
Mais, c'est aux citoyens, par la démocratie, d'en décider.

Je préconise néanmoins l'abandon total du capitalisme au profit d'une économie socialiste utilisant la planification.
L'intérêt est d'intégrer l'économie au champ démocratique ce qui implique que les décisions économiques deviennent des pouvoirs régaliens.
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MessageSujet: Re: Alternance ou alternative ?   Dim 25 Fév 2007 - 19:59

Citation :
Sandra"]Le libéralisme économique n'étant que l'une des formes du capitalisme, celle dérégulée, la rejeter n'implique pas de rompre avec le capitalisme.
Il reste possible de s'accommoder d'un capitalisme régulé.
Mais, c'est aux citoyens, par la démocratie, d'en décider.

En fait, vous assimilez le libéralisme à un genre de capitalisme sauvage Smile D'où la confusion ... Le libéralisme, dans nos pays, n'est pus qu'un concept, tant nos règles sont écrasantes, rassurez-vous.

Citation :
Je préconise néanmoins l'abandon total du capitalisme au profit d'une économie socialiste utilisant la planification.

Parce que vous croyez que l'économie "libérale" n'est pas planifiée ? Very Happy Very Happy Very Happy La seule différence, c'est que dans une économie libérale comme nous les connaissons, la planification se fait par des gens qui en prennent le risque (patrons, actionnaires, syndicats). En économie socialiste, ce sont de gras planificateurs, bien au chaud dans leurs bureaux, et dont les ires erreurs ne changeront rien à leur confort.
C'est la planification soviétique qui a ruiné la Russie, souvenez-vous en ...

Citation :
L'intérêt est d'intégrer l'économie au champ démocratique ce qui implique que les décisions économiques deviennent des pouvoirs régaliens.

En français, ça veut dire quoi ? Very Happy Very Happy Very Happy
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Gfrey
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MessageSujet: Re: Alternance ou alternative ?   Dim 25 Fév 2007 - 21:22

Citation :
Parce que vous croyez que l'économie "libérale" n'est pas planifiée ?
Revoyez la différence entre la planification économique au niveau microéconomique et macroéconomique...Vous savez parfaitement bien que ces deux principes n'ont rien de comparable...comme vous savez parfaitement bien comment fonctionne une économie de marché...Ne feignez pas l'ignorance.
Citation :
La seule différence, c'est que dans une économie libérale comme nous les connaissons, la planification se fait par des gens qui en prennent le risque (patrons, actionnaires, syndicats).
Planification de la production dépendant de la demande; demande dépendant des prix et du niveau des salaires; prix créés de manière quasi artificiel en situation de concurrence imparfaite, niveaux de salaires différents selon les classes et bipolaires en économie capitaliste libérale; salaires en diminution (admettons après un changement politique qui amène à une suppression ou diminution des allocations et aides d'Etat, supression des lois sur la protection du travail ou encore simplement à l'instauration du contrat libre) et prix stables ou en lente progression (ce qui est normal au long terme dans une économie sujette à la concurrence imparfaite) résultent en une diminution du salaire réel; diminution de salaire réel qui entraîne une diminution de la demande; diminution de la demande qui netraîne une diminution de la production; etc... C'est une des autres facette du golden capitalism que Keynes à mit à jour; reste encore l'aspect social que Marx mit à jour et l'aspect sociologique que Weber mit à jour...On arrive au final à ce que nous conaissons tous depuis l'aube de ce système: piètre répartition des richesses, inégalités de revenus, catastrophes publiques, inégalités sociales,...Et j'en passe des meilleurs...L'autre système économique n'est pas facile à mettre en oeuvre et comporte certains risques mais c'est l'unique possiblité vaincre les fléaux inéhrents au capitalisme libéral (et même eux n'auraient pas le courage de venir me dire que le capitalisme libéral est égalitaire, social et bénéfique aux plus faibles)...Il y à trois possibilités au sein du capitalisme: le monétarisme le keynésianisme ou le marxisme...
Citation :
et dont les ires erreurs ne changeront rien à leur confort.
C'est la même chose dans votre système j'en ai bien peur...Enron et autres géants capitalistes ne se soucient guère d'enfreindre des barrières morales, l'éthique...A vrai dire je pense même que question éfficacité au long terme, justice sociale et déontologie c'est votre système de capitalisme libéral absolu (ou quasi absolu) qui aurait besoin de profonde reconsidération...
Citation :
C'est la planification soviétique qui a ruiné la Russie, souvenez-vous en ...
Et c'est le capitalisme libéral qui continue...En outre on pourrait citer, dans les pays victimes de la machine à créer de la misère et des inégalités, le Chili avec son augmentation drastique de la pauvreté et de l'inégalité de revenu; on pourrait citer l'Irlande et son capitalisme libéral absolu du milieu du 19ème siècle qui amena près de 2 millions de personnes à mourir; on peut penser à la quasi entièreté du continent Africain depuis le passage du FMI (la côte d'Ivoire illustre bien); on peut penser aux répressions des mouvements ouvriers Sud-Coréens (décidément le premier ne vaut pas mieux que le second) demandant de meilleurs conditions d'existence....D'inombrables exemples qui mériteraient de n'avoir jamais exister...Donc je vous conseillerai, en parlant de ruine économique ou sociale, d'être plus nuancée dans vos propos...
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Sandra
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MessageSujet: Re: Alternance ou alternative ?   Dim 25 Fév 2007 - 21:26

Dans une économie socialiste, la planification est décidée dans un cadre démocratique et détermine les objectifs des entreprises tandis que dans une économie libérale chaque direction d'entreprise décide de ses objectifs au seul profit de ses actionnaires et en dehors de tout contrôle publique.

Je préconise que les planificateurs soient élus pour des mandats déterminés et révocables selon leurs résultats.
Je ne prévois pas de système de parachute en or pour mauvaise gestion de ses plans ... Wink

La différence entre l'économie libérale et l'économie socialiste est que dans le premier cas compte est rendu aux actionnaires tandis que dans le second compte l'est aux citoyens.
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MessageSujet: Re: Alternance ou alternative ?   Lun 26 Fév 2007 - 1:21

lol! lol! lol!
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lomig
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MessageSujet: Re: Alternance ou alternative ?   Lun 26 Fév 2007 - 17:30

Je vous invite à lire le texte de Frédéric Lordon sur le site www.lautrecampagne.org où il expose la mesure "SLAM" pour freiner les revenus actionnariaux et augmenter les investissements dans les entreprises.
C'est aussi disponible en très court et en vidéo sur les blogs de l'autrecampagne, mais aussi sur les blogs de Libération.fr (où les commentaires sont souvent très intéressants et pertinents).

http://autrecampagne.blogs.liberation.fr/autrecampagne/

ET puis pour une fois que ce sont ceux qui savent qui parlent dans les médias, ça change des journalistes et autres faux experts...

intialement paru ici:
www.monde-diplomatique.fr/2007/02/LORDON/14458
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MessageSujet: Re: Alternance ou alternative ?   Lun 26 Fév 2007 - 18:23

et voilà que je tombe encore ce matin sur un article d'agoravox qui descend Royal, et avec lequel je ne peux que tomber d'accord. Ce sur quoi j'ai oublié d'insisté je pense c'est cette phrase de Christophe Barbier (directeur de la rédaction de L'Epress...ancien Ulmien, brillant le garçon dans ses interventions sur i-Télé quand il y apparaissait encore (avec Eric Zemmour...) mais très caricatural quand sur le site de l'Epress il choisit d'apparaître pour son edito en video avec sa sempiternelle écharpe rouge), bref l'animal avait déclaré : "Quel que soit le candidat Royal ou Sarkozy qui l'emporterais, j'ai bien peur que la france soit la vraie perdante; en effet, on a le choix entre un chèque en blanc ou un chèque en bois : Ségolène Royal continue de se montrer très vague dans ses propositions, on ne sait pas très bien ce qu'elle fera, quant à Sarkozy il promet ce qu'à l'évidence il nje pourra tenir" ... bon il avait dit ça il y a un moment, depuis je crois qu'on peut retourner le chèque en bois aussi pour l'autre harpie. Alors la solution médiane serait Bayrou ? Tout le monde critique le centre, tout le monde dit qu'il y a la droite, la gauche et le néant au milieu ... mais enfin quoi, avec ma vision modélisée du monde que j'ai l'isobarycentre, le centre de gravité, c'est le point d'équilibre stable ... Je dis depuis bien longtemps maintenant que Sarkozy face à "NEutre", je vote "NEutre", mais aussi Royal face à "NEutre", je vote encore "NEutre", parce que les deux, tant dans leurs personnalités que dans leurs idées me gonflent sir certains points, qui diffèrent de l'un à l'autre. Sur la question économique, Sarkozy risque d'achever de rendre le travail précaire et difficile pour les plus démunis : "travailler plus pour gagner plus" ... ben oui, mais qu'il aille dire ça aux caissières de Carefour ou autres qui sont obligées de travailler à mi-temps et touchent du coup 700 euros par mois ... là voui elles aimeraient travailler plus je pense ... mais pour beaucoup d'autres (au hasard mes parents) à qui on demande bien des concessions, qui font pas mal d'heures supplémentaires qui ne sont plus payées depuis bien longtemps (il est vrai que les entreprises ont parfois profité des 35h pour renier des acquis sociaux, sucrer des primes, ne plus payer d'heures supplémentaires alors que les employés ont toujours continué d'en faire; mais la vrai question est : si on supprime les 35h, les employés récupèreront ils leurs avantages reniés ??? NON, non et trois fois non ... alors supprimer les 35h, c'est dès maintenant un recul social ... et la vilaine qui hésite là dessus); bref pour ces gens là, quand ils entendent ça peut être croient ils à un retour des augmentations (fin du gel des salaires?), enfin ils espèrent plus de sous, mais espèrent ils vraiment travailler plus ? D'autant qu'il faut arêter 2 minutes de se moquer du monde : la france a un des meilleurs, sinon le meilleur, taux de productivité chez ses employés, bien meilleur qu'aux Etats Unis, où ils travaillent beaucoup plus que nous ... mais on ne fait que répéter : la france travaille pas assez ... Et puis d'après un témoignage d'un ami de mes parents ingénieur qui (a un très gros poste : celui à qui il arrive d'aller faire de l'avion avec son patron) disait que les Indiens (ceux qui vivent en Inde donc) bossent 12h, 15h par jour, mais il faut voir à quel rythme, et avec une productivité minable selon lui, il dit que quand il y va, il reste pas toujours longtemps, il a une mission, et doit donc les booster en permanence pour que ces feignasses d'incapables se mettent au boulot ... hein bon ... Bref Sarkozy fait de l'humour j'imagine. Mais il y a une chose de bon sens tout de même a priori : faire des économies sur le budget de l'état afin de pouvoir diminuer les charges pour les PME ... plutôt que de vouloir donner des sous aux PME (truc débile : on leur prélève des sous et puis on leur en redonne ensuite sous forme de subventions ou je sais pas quoi ... au final il y en plus le coût de la bureaucratie et on perd de l'argent et de l'efficacité). En somme dans son discours, Royal s'est égosillé à un moment contre un état Colbertisme et Jacobin ( et on sait à quel point sa voix est désagréable, et d'autant plus quand elle s'enflamme ) ... et en même temps, elle y participe avec ses emplois tremplins et sa sécurité sociale du travail et je sais plus quoi encore. Ce qui est bizzarre au fond, c'est que j'ai l'impression que l'image autoritaire de Royal me fait plus peur que celle de Sarkozy : un socialisme autoritaire et étatique, ça a des relends de soviétisme, et j'ai jamais eu envie de vivre en URSS même si j'avais été un Stakanovitch; alors qu'un libéralisme autoritaire et conservateur, ça a des relends d'USA protectionniste, et que vivre à Manhattan ça me plaisait bien jusqu'au 10 septembre 2001 (maintenant je pourrais tout aussi bien emménger sur la 5ème avenue, mais sinon il y a pleins d'endroits super pour s'installer tant qu'on est riche - c'est la clé). Bon encore une fois on va m'accuser de mieux traiter Sarkozy que Royal ... comme je le dis à chaque fois, c'est que je crois me sentir plus proche de la gauche, il me semble donc normal d'être plus dur envers le (la - facteur agravant) candidat(e) de la gauche que celui ou celle de la droite dont la vie m'importe peu en fin de compte, mais aussi et surtout parce que malgré tout je n'arrive pas bien à considérer Sarkozy comme un danger : je ne vois pas pourquoi je devrais diaboliser la droite, il est républicain Sarkozy non ? ça devrait suffire, on va pas le traiter comme Le Pen, si ? et puis d'abord ça veut dire quoi républicain ? Si c'est s'opposer à la monarchie, ne pas céder à la tentation de la dictature mais faire confiance à la démocratie, je suis pas sûr que pour le deuxième point tous nos hommes politiques puissent être qualifiés de républicain, ou encore que tous les commissaires européens non élus par le peuple puissent tous être considérés comme républicain; c'est un procès d'intention, certes, mais je veux juste dire par là que plutôt que s'exciter là dessus et stigmatiser l'un ou l'autre, il vaudrait mieux un débat où on met les pieds dans le plat, on dit les choses clairement, et surtout on met les hommes politiques face à face (les débats les plus intéressants sont sur i-Télé, PublicSénat, LCP ... j'ai vu une fois Hervé Mariton, député UMP, tomber d'accord avec Gremetz, député communiste, je crois pas que ça aurait été possible sur TF1 ou France 2 ... ils se seraient jeté des "vous êtes un démagogue, populiste irresponsable" à la figure et puis c'est tout ... la démocratie est encore possible, mais seulement pour un public d'initié semble t il , non c'et plutôt le contraire, c'est que des gens considèrent que sans éducation adéquate aucun débat démocratique ne soit possible, que sans éducation la bête prenne le dessus, le camionneur se montrant incapable de penser au bien commun, incapable d'élever sa pensée critique en une analyse rationelle de faits. L'éducation oui il en faut, mais ce n'est pas forcément à l'école d'apprendre la politique, sans quoi on tourne en rond vu que c'est l'état qui organise l'école; l'apprentissage de la pensée politique doit être extèrieure à l'école.) et c'est tout le problème, à l'athénienne, ojn sélectionne ceux qui ont droit au débat, les autres ont droit à une mixture inepte et incompréhensible sur le service public. Mais encore faut-il que l'on s'intéresse à la politique, que l'on croit en la démocratie, et que l'on arrive à mettre de côté ses préjugés. Je sais pas, mais moi par exemple, j'ai tendance à me ranger à gauche, pourquoi ? D'autant plus que l'image que j'en ai est peut être un peu floue, ce qui me plait dans la gauche, c'est avant tout l'utopie, pas tellement son application à laquelle je trouve moultes défauts. Que pourrait faire Ségolène Royal que n'a pas pu, su ou voulut faire Miterrand ? D'autant plus que la situation de 1981 était probablement moins difficile sur le plan économique. C'est sur ce constat digéré je suppose que très logiquement nos gens de gauche moderne sont sur une ligne plus libérale (un Miterrand plus honnête sans doute), plus rationelle, plus réalisable (dans la continuité en tout cas) , plus douce peut être. C'est dans cette ligne que Ségolène a sûrement affirmé il y a un an admirer le Blairisme, c'est logique. De ce côté elle assume un changment, mais aujourd'hui, elle revient là dessus, je vois beaucoup de droits, peu de devoir, elle dessine un état autoritaire et protecteur, complétement surréaliste pour un libéral, un vrai. Elle n'assume plus ce changement donc, pourquoi ? Peut être parce que l'image de la gauche en france, c'est autre chose, c'est plus dur, c'est une utopie d'un monde globalement égalitaire. Mais cette dernière formulation est presque une insulte pour quelqu'un de droite, qui a retenu de Nietzsche que l'égalité c'était un truc inventé par une masse de médiocre pour empêcher les éléments les plus talentueux de s'émanciper.
Je me pose très naturellement la question de ce que c'est que d'être de gauche, avec l'âge je tourne cynique (l'ai-je toujours été ?). Je me dis qu'il faut que l'état ne soit pas omnipotent, et laisse vivre par elle mêmes les petites entreprises en diminuant très fortement leurs charges, n'imagine pas les subventionner, juste les laisse tranquille, à condition ceci dit qu'elles respectent un minimum vital en matière de non-précarité du travail. Ensuite, l'état doit pouvoir limiter les flux financiers : quand j'apprend qu'une usine ferme parce qu'elle ne dégageait que 9% de bénéfices, quand les actionnaires en réclament au minimum 13% (Cf l'article sur le SLAM dans Le Monde Diplomatique...) je suis scandalisé, limite écoeuré ... parce que là c'est juste des actionnaires qui exigent une orgie; il faut donc pouvoir limiter la voracité infinie d'un système capitaliste financier qui n'est même plus libéral, mais oilgarchique, ne profite même plus aux entreprises puisque les bénéfices ne sont plus réinvestis. Donc il faut à la fois faire du libéralisme en flexibilisant les PME, et de l'alter-mondialisme en limitant, taxant les flux financiers : moi je dis halte au capitalisme virtuel ! Mais tout le problème vient quand même à mon avis de l'intransigeance des uns et des autres, et aussi d'un cercle vicieux : nous participons tous à la mondialisation, aux délocalisations ... en achetant moins cher ce qui est fait ailleurs, on oblige les entreprises à pressuriser leurs employés ... qui se retrouvent dans des situations difficiles, voire au chômage et sont condamnés à ne profiter que des produits à bas prix, ne serait-ce que pour conserver son pouvoir d'achat. Mais honnêtement, même en ayant le choix, je suis sûr que chacun préfèrera consommer plus en achetant Chinois ... le capitalisme mondial créé et entretient des besoins qui poussent à la consommation des produits qu'ils proposent : on est dans un système de dépendance ultime, formidable tant qu'on est du bon côté, alors qui serait assez fou pour abandonner ce côté doré pour des raisons morales, éthiques ou autres qui ont bien moins de consistance qu'un yacht dans les îles avec une demi douzaines de prostituées mineures pour passer le temps. Et pourtant ... si tout le monde voulait bien coopérer il serait indubitablement possible de faire pression sur les plus grands groupes mondiaux, même multinationales ... mais si malgré un individualisme désormais enraciné, il est encore possible, parfois de mobiliser des mouvements de solidarité à l'échelle d'une entreprise, comment faire pour faire naître une solidarité mondiale si ce n'est dans des cas extrêmes (Cf le Tsunami en 2004, dont le bilan amène à penser au passage que l'argent n'est pas la solution). Entre les USA qui militent pour maintenir un niveau de vie égoïste et intenable(les US construisent encore des usines à gaz et charbon, polluantes parce que moins chères que des centrales nucléaires ou autres), la Chine qui n'a que son développement économique en tête, l'Inde qui n'est pas en reste (ces deux derniers utilisant leur démographie comme une arme, une forme de puissance), l'Europe qui avance à son rythme ... et le reste du monde qui croule sous les inégalités otages d'une mondialisation qu'ils subissent, parfois tentent de prendre en marche (pour des résulats en général inégaux, voire catastrophique y compris et surtout pour l'environnement : Cf la production pétrolière en Equateur, où les anciennes raffineries de Texaco, et demain de Repsol, abandonnés à l'état (comme le voulait le contrat initial après 20 ou 30 ans d'exploitation ... sauf qu'il ne reste plus beaucoup de pétrole après coup), qui délabrées, ravagent l'environnement) ou la forêt amazonienne qui recule au Brésil ... je vais chialer tiens).
Le drame c'est qu'on constate, on est tous d'accord : "Je veux la paix dans le monde ... et ... et l'indépendance de la BCE ..." dirait Ségolène Royal, l'ennui c'est qu'avec la première assertion, on est dans le général (voire le banal) mais à un niveau qu'on ne contrôle pas, et dans la deuxième, on est dans le particulier, à un niveau qu'on contrôle, mais là ça bloque parce que les Allemands et les Anglais ne se pas d'accord et ne se laisseront pas faire; c'est que de leur côté ils croient dur comme fer ... à exactement le contraire de ce que dit SR. Ainsi s'exprime ce en quoi je crois : la démocratie se noie dans le passage du général au particulier, les principes oui, les moyens non. Comment sortir de ça ? Le seul truc que je vois, c'est le fédéralisme : on fait de la démocratie au niveau local, on discute du particulier, avec un tissu de liens entre les fédérations, des considérations générales, qui assurent une certaine équité, un respect de principes fondamentaux acceptables par la majorité (dont une sorte de socle moral). C'est aussi pour ça, que l'élargissement de l'Europe, la surpopulation me font peur : plus on est nombreux plus on discute sans fin, et dans le cas de la surpopulation, il y a nécessairement un déséquilibre égalitaire : je crois qu'il faut choisir :
1) un pouvoir d'achat maximal, et dans ce cas, on ne se plaint pas des inégalités salariales, des délocalisations ... ou ... un pouvoir d'achat mesuré et dans ce cas on ne se plaint pas des contraintes imposées par l'état ...
2) une population humaine qu'on laisse grandir librement sans régulation artificielle, et dans ce cas :
a) on ne se plaint pas de ce que des ch'tits enfants crèvent de faim, que des parents vendent leurs enfants pour nourrir ceux qui restent, que des guerres civiles éclatent, que la forêt recule etc...
b) on accepte de réduire drastiquement notre niveau de vie occidental pour mettre globalement à un même niveau de vie la majorité de l'humanité (note que dans ce cas, il pourra être considéré qu'un Papou vivant dans sa forêt aura un bon niveau de vie, en tout cas, que ce choix est équivalent à celui d'un citadin ... à condition bien sûr que le ciutadin ne vienne pas faire de safari pour prendre des Papous en photos)
... ou ... on fait en sorte de réguler artificiellement les naissances en imposant dans les pays développés et en développement 1 enfant par couple tout en répendant l'IVG jusque 9 mois pour les enfants gravement handicapés lorsque cela est détecté ...
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MessageSujet: Re: Alternance ou alternative ?   Lun 26 Fév 2007 - 18:24

Dans un système fédéraliste comme ça, ce serait d'ailleurs peut être bien de faire des "fédérations à thèmes" : si certaines fédérations le veulent elles vivraient "à l'occidental", tandis que d'autres seraient réservées aux Papous, d'autres seraient pour ceux qui se croient encore au moyen âge (de Villiers par exemple, il ferait ses joutes comme au Puy du Fou ... et puis aussi les obscurantistes religieux, les islamistes qui imposent le voile à leur femme(et je dis bien "impose"), les hinddouistes cinglés, les amish ...) ... bref chacun trouverait chaussure à son pied là dedans avec des relations normalisées entre fédérations, et des échanges limités entre fédérations antagonistes. Reste évidemment le problème de la terre à dédrammatiser : il y a fort à parier qu'une partie des obscurantistes veuille s'installer à Jerusalem et que déjà ils soient pas d'accord sur le nom à lui donner : "Au Royaume d'Allah, Seigneur du Ciel et de la Terre" pour les uns, "Très Sainte Terre du fürher Jésus" pour d'autres, et encore "Terre Historique du Peuple Elu" pour les derniers (heu pardon ... les premiers)...
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MessageSujet: Re: Alternance ou alternative ?   Lun 26 Fév 2007 - 20:55

Citation :
thomas"]et voilà que je tombe encore ce matin sur un article d'agoravox qui descend Royal, et avec lequel je ne peux que tomber d'accord.

Même s'il est assez touffu, j'aime votre message pour sa grande honnêteté, même si je ne partage pas toute votre analyse.

Je voudrais juste mettre mon grain de sel sur le problème des dividendes.

Si vous voulez acheter une boite de ravioli Buitoni, vendue avec une différence de 40% dans deux magasins contigus, peut-on vous reprocher d'acheter la moins chère ? Eivdemment non.

Quand vous voulez placer de l'argent, votre démarche sera à peine plus complexe :

1°. Vous allez chercher une action "sûre" correspondant à un profil économique sérieux (blue chips, à Wall Street)

2°. et vous allez voir ce qu'elle donne comme "return" sous forme de dividendes.

Bien entendu, moins la firme aura le bon profil, plus elle devra appater les capitaux avec son retour d'intérêts.

En réduisant les dividendes, on ne provoquera pas seulement la fuite des capitaux directement investis, mais aussi ceux des obligations de Fonds de Placement, qui ne survivent que par les bonifications qu'elles garantissent.

Si, dans le cas que vous citez, les actionnaires n'ont pas apprécié 9 % au lieu de 13 %, c'est probablement (surtout avec les taux très bas que nous connaissons encore) que l'entreprise 'inspie pas trop confiance, mais surtout que l'argent à placer trouve mieux ailleurs.

Il n'y a pas d'économie sans compétition, et ceux qui le nient sont de dangereux utopistes ...
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MessageSujet: Re: Alternance ou alternative ?   Aujourd'hui à 23:27

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