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 Programme de Nicolas Sarkozy

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stephane
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MessageSujet: Programme de Nicolas Sarkozy   Ven 9 Fév 2007 - 2:30

ici, on poste les propositions de Nicolas Sarkozy (l'objectivité est réclamé)

_________________
La guerre, c'est simple : c'est faire entrer un morceau de fer dans un morceau de chair.
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Dernière édition par le Ven 9 Fév 2007 - 2:42, édité 1 fois
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stephane
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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Ven 9 Fév 2007 - 2:35

bon je met les infos wiki (lisez tout l'article, il y a des informations sympas), pour y accéder, taper iznogoud président dans google


Éducation

Il est opposé à la carte scolaire, car il estime qu'elle ne remplit plus son objectif de mixité sociale. Il propose à la place d'accorder de l'autonomie aux établissements, et de laisser les parents choisir librement leur établissement tout en obligeant ceux-ci à réserver un certain nombre de places aux élèves de milieux défavorisés.

Il souhaite accorder aux élèves handicapés un droit opposable d'être scolarisé dans un établissement ordinaire.

En matière d'enseignement supérieur, il prône une augmentation de « 50 % d’ici à 2012, soit une augmentation de 5 milliards d’euros »[54].Dans le détail ce budget serait en partie utilisé pour augmenter le nombre de places disponibles dans le supérieur et en particulier un doublement dans les IUT, la création de prêts à taux zéro pour les étudiants ainsi que la création pour eux d'emplois universitaires.

Économie et fiscalité

Plutôt que de s'opposer aux stock options, il souhaite en faire un outil d'intéressement salarial en étendant leur applications à tous les salariés.

Il souhaite la suppression des droits de succession pour les petits et moyens patrimoines, mais s'oppose à la suppression de l'Impôt de solidarité sur la fortune. Il propose à par ailleurs de modifier le bouclier fiscal et de plafonner l'ensemble des impôts à 50 % des revenus d'un contribuable (contre 60 % actuellement).

Pour rendre l'économie française plus compétitive, il pense qu'« il faut prévoir de porter notre effort de Recherche et développement à 3  % du PIB, soit 15 milliards d’euros dont 4 milliards pour la puissance publique ».

Travail

Prônant le droit de « travailler plus pour gagner plus », il souhaite « l'exonération des charges sur les heures supplémentaires, la liberté de donner des heures supplémentaires, d'accepter ou non ces heures supplémentaires pour le salarié ».

En matière syndicale il se prononce pour qu'en cas de conflit dans les huit jours soit organisé un vote des salariés à bulletins secrets.

Enfin il considère que le modèle social français a échoué à régler le problème du chômage et doit être changé : « le meilleur modèle social c’est celui qui donne du travail à tout le monde. Ce n’est donc plus le nôtre. » [55]

Fonction publique

Il est en faveur du service minimum dans les transports publics, ainsi que pour l'alignement sur le régime général des régimes spéciaux dont bénéficient certains fonctionnaires. Il souhaite par ailleurs réduire leur nombre en ne remplaçant qu'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Immigration

Nicolas Sarkozy est favorable au vote des étrangers en situation régulière aux élections municipales, à la condition toutefois que leur pays d'origine accorde ce même droit aux expatriés français qui y sont installés (« principe de réciprocité » tel qu'il est appliqué dans d'autres pays européens). Il entend faire cette proposition sienne, mais refuse qu'elle soit inscrite dans le programme de l'UMP[56].

Il s'engage à maintenir le regroupement familial, sous condition de ressources : la personne faisant venir des membres de sa famille devant alors prouver qu'elle peut leur fournir un logement et des conditions de vie « décentes » (cette disposition a d'ailleurs été mise en place en 2006).

Il affirme son opposition aux régularisations « massives », les accusant de provoquer des « appels d'air » et d'encourager l'immigration illégale et le trafic d'êtres humains. Il souhaite également que soit nommé un ministre de l'immigration. Dans l'émission de télévision Chez Fog, diffusée le 21 janvier 2007, il se déclare favorable à la libre circulation des personnes entre les pays, en évoquant le départ de France de Johnny Halliday pour raisons fiscales : « Nous sommes dans la mondialisation : chacun peut s'installer où il veut, c'est la mondialisation, c'est le monde moderne, il n'y a plus de frontières, il n'y a plus de casernes [...], chacun a le droit de s'installer là où il veut. » [57]

Politique étrangère et Europe

Il est opposé à l'entrée de la Turquie dans l'Europe : « la Turquie est en Asie mineure, pas en Europe, sa place n'est pas dans l'Union européenne. L'Europe, c'est fait pour les États européens ».

Regrettant que les relations entre la France et les États-Unis « souffrent de trop d'incompréhensions causées par un manque de dialogue et parfois par un poil de mauvaise foi », il souhaite reconstruire la relation entre ces deux pays « pour relever des défis mondiaux communs »[58].

Lors d'un voyage aux États-Unis, il s'affirme fier de son amitié pour ce pays même s'il reconnaît qu'elle lui vaut en France des « critiques substantielles ». Bien qu'opposé à l'invasion de l'Irak en 2003, il critique par ailleurs la posture prise par le gouvernement français à l'époque, parlant d'« arrogance » et jugeant qu'« il n'est pas approprié d'essayer d'embarrasser un allié ou de donner l'impression de se moquer de ses difficultés »[59].

Sécurité intérieure

À propos de la délinquance, il déclare : « Je réformerai l'ordonnance de 1945, et je demanderai que pour un mineur récidiviste entre 16 et 18 ans, l'excuse de minorité soit automatiquement supprimée, il doit être condamné comme s'il était un majeur. ». Il souhaite l'instauration de peine plancher pour les délinquants multirécidivistes et la création d'« établissements spécialisés pour les détenus ayant des problèmes psychiatriques »[60].

Écologie

En ce qui concerne l'écologie, Nicolas Sarkozy souhaite utiliser la fiscalité pour défendre l'environnement. Il prône ainsi le doublement sur 5 ans de la fiscalité sur la pollution, et à l'inverse pour les particuliers et entreprises un crédit d'impôt pour encourager les investissements écologiques : « C'est quand même extravagant qu'acheter une voiture qui pollue moins, ça soit plus cher qu'acheter une voiture qui pollue ![61] ».

Il souhaite par ailleurs la formation d'un grand ministère de l'environnement qui prendrait en charge des fonctions dispersées dans d'autres ministères : gestion de l'eau, transports, énergie. Pour décourager le transport routier, il désire l'instauration d'une redevance pour les camions étrangers traversant la France, qui « serait affectée au financement des grandes infrastructures dont nous avons besoin, pour développer le TGV, le ferroutage et le transport fluvial ».

Enfin à l'échelle internationale, il est en faveur de la création d'une agence internationale de l'environnement et d'un droit de l'environnement pour éviter le « dumping écologique ».

Nicolas Sarkozy a signé le pacte écologique de Nicolas Hulot. Son programme en matière écologique est consultable sur le site. [62].

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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Ven 9 Fév 2007 - 2:41

-Volonté de réduire de 4 points les prélèvements obligatoires pour ramener leur taux de 45 à 41 % du PIB.
voir

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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Ven 9 Fév 2007 - 11:57

Citation :
Éducation

Il est opposé à la carte scolaire, car il estime qu'elle ne remplit plus son objectif de mixité sociale. Il propose à la place d'accorder de l'autonomie aux établissements, et de laisser les parents choisir librement leur établissement tout en obligeant ceux-ci à réserver un certain nombre de places aux élèves de milieux défavorisés.

Excellent ! Il faut dire que la carte scolaire est une abomination qui attache le serf à la glèbe . Moyennageux et, en Belgique, considéré comme anti-constitutionnel (liberté du père de famille) Les enfants défavorisés doivent trouver place partout, à condition de rester à niveau.

Citation :
Il souhaite accorder aux élèves handicapés un droit opposable d'être scolarisé dans un établissement ordinaire.

Tout dépend de l'handicap. A ré-évaluer régulièrement.

Citation :
En matière d'enseignement supérieur, il prône une augmentation de « 50 % d’ici à 2012, soit une augmentation de 5 milliards d’euros »[54].Dans le détail ce budget serait en partie utilisé pour augmenter le nombre de places disponibles dans le supérieur et en particulier un doublement dans les IUT, la création de prêts à taux zéro pour les étudiants ainsi que la création pour eux d'emplois universitaires.

Aux USA, où le minerval des université est très élevé, les étudiants n'ont aucune aide en première année, et doivent faire leurs preuves. Mais toutes les banques financent ce minerval. A partir de la deuxième année, il y a une foule de bourses, mais aussi des jobs estudiantins au sein même des universités, qui viennent en déducion du minerval. Excellent système, où les étudiants et leurs familles ont une idée précise de ce que coûtent les études, et les prennent donc au sérieux.

Citation :
Économie et fiscalité

Plutôt que de s'opposer aux stock options, il souhaite en faire un outil d'intéressement salarial en étendant leur applications à tous les salariés.

Responsabilisation de tout le monde, donc. Extra.

Citation :
Il souhaite la suppression des droits de succession pour les petits et moyens patrimoines, mais s'oppose à la suppression de l'Impôt de solidarité sur la fortune. Il propose à par ailleurs de modifier le bouclier fiscal et de plafonner l'ensemble des impôts à 50 % des revenus d'un contribuable (contre 60 % actuellement).

La France est le dernier pays à ma connaissance, à ponctionner plus de la moitié des fruits du travail ou de l'épargne. Totalement démotivant. Quant aux droits de succession, ils consistent à se ruer sur une famille en deuil pour lui raffler une gosse partie de ses avoirs. Ils ont d'ailleurs été supprimés dans la plupart des pays voisins, ce qui pousse les gens plus ou moins fortunés à se domicilier ailleurs.

Citation :
Pour rendre l'économie française plus compétitive, il pense qu'« il faut prévoir de porter notre effort de Recherche et développement à 3  % du PIB, soit 15 milliards d’euros dont 4 milliards pour la puissance publique ».

Il est temps !

Citation :
Travail

Prônant le droit de « travailler plus pour gagner plus », il souhaite « l'exonération des charges sur les heures supplémentaires, la liberté de donner des heures supplémentaires, d'accepter ou non ces heures supplémentaires pour le salarié ».

C'est un premier pas vers la liberté d'organiser sa vie. Il faudrait aussi la même latitude pour le type qui a un plein temps salarié, mais une activité complémentaire ensuite, que ce soit comme salarié ou comme indépendant .

Citation :
En matière syndicale il se prononce pour qu'en cas de conflit dans les huit jours soit organisé un vote des salariés à bulletins secrets.

Bien sûr. Il faudrait aussi, dans la foulée, interdire les piquets de grève qui permettent à quelques protestataires d'empêcher les autres de travailler. La rève, c'est le droit de refuser de travailler ; pas celui de contraindre les autres.

Citation :
Enfin il considère que le modèle social français a échoué à régler le problème du chômage et doit être changé : « le meilleur modèle social c’est celui qui donne du travail à tout le monde. Ce n’est donc plus le nôtre. » [55]

Certes. Encore faut-il trouver la recette ...

Citation :
Fonction publique

Il est en faveur du service minimum dans les transports publics, ainsi que pour l'alignement sur le régime général des régimes spéciaux dont bénéficient certains fonctionnaires. Il souhaite par ailleurs réduire leur nombre en ne remplaçant qu'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

L'engagement de fonctionnaires n'a pas été commandé par la foctionnalité, mais par le désir de réduire les statistiques de chômage, et a donc transformé les administrations en vases hospices. Le principe du 1/2 deva toutefois être affiné : les services les mieux gérés travaillent en effectifs minimum, d'autres sont franchement pléthoriques ...

Citation :
Immigration

Nicolas Sarkozy est favorable au vote des étrangers en situation régulière aux élections municipales, à la condition toutefois que leur pays d'origine accorde ce même droit aux expatriés français qui y sont installés (« principe de réciprocité » tel qu'il est appliqué dans d'autres pays européens). Il entend faire cette proposition sienne, mais refuse qu'elle soit inscrite dans le programme de l'UMP[56].

C'est poli.

Citation :
Il s'engage à maintenir le regroupement familial, sous condition de ressources : la personne faisant venir des membres de sa famille devant alors prouver qu'elle peut leur fournir un logement et des conditions de vie « décentes » (cette disposition a d'ailleurs été mise en place en 2006).

Elémentaire et humain.

Citation :
Il affirme son opposition aux régularisations « massives », les accusant de provoquer des « appels d'air » et d'encourager l'immigration illégale et le trafic d'êtres humains.

Non seulement c'est évident, mais c'est aussi une exigence européenne, depuis le délire espagnol.

Citation :
Il souhaite également que soit nommé un ministre de l'immigration. Dans l'émission de télévision Chez Fog, diffusée le 21 janvier 2007, il se déclare favorable à la libre circulation des personnes entre les pays, en évoquant le départ de France de Johnny Halliday pour raisons fiscales : « Nous sommes dans la mondialisation : chacun peut s'installer où il veut, c'est la mondialisation, c'est le monde moderne, il n'y a plus de frontières, il n'y a plus de casernes [...], chacun a le droit de s'installer là où il veut. » [57]

C'est dans la Déclaration des Droits de l'Homme. On ne dompte pas le capital, on l'apprivoise.

Citation :
Politique étrangère et Europe

Il est opposé à l'entrée de la Turquie dans l'Europe : « la Turquie est en Asie mineure, pas en Europe, sa place n'est pas dans l'Union européenne. L'Europe, c'est fait pour les États européens ».

C'est très ferme ! En fait, laissons d'abord 20 ans à l'Europe pour trouver son régime de croisière. Pour la turquie, il existe des régimes favorables de "pays associés"

Citation :
Regrettant que les relations entre la France et les États-Unis « souffrent de trop d'incompréhensions causées par un manque de dialogue et parfois par un poil de mauvaise foi », il souhaite reconstruire la relation entre ces deux pays « pour relever des défis mondiaux communs »[58].

Il y a toujours intérêt à s'entendre avec ses voisins.

Citation :
Lors d'un voyage aux États-Unis, il s'affirme fier de son amitié pour ce pays même s'il reconnaît qu'elle lui vaut en France des « critiques substantielles ». Bien qu'opposé à l'invasion de l'Irak en 2003, il critique par ailleurs la posture prise par le gouvernement français à l'époque, parlant d'« arrogance » et jugeant qu'« il n'est pas approprié d'essayer d'embarrasser un allié ou de donner l'impression de se moquer de ses difficultés »[59].

Ce n'est pas ce que j'ai entendu (?)

Sécurité intérieure

Citation :
À propos de la délinquance, il déclare : « Je réformerai l'ordonnance de 1945, et je demanderai que pour un mineur récidiviste entre 16 et 18 ans, l'excuse de minorité soit automatiquement supprimée, il doit être condamné comme s'il était un majeur. ». Il souhaite l'instauration de peine plancher pour les délinquants multirécidivistes et la création d'« établissements spécialisés pour les détenus ayant des problèmes psychiatriques »[60].

L'indulgence a ses limites, et ne devrait profiter qu'à un primo délinquant.
Quant aux détenus "psychiatriques", il est temps de prendre leur situation en compte.

Citation :
Écologie

En ce qui concerne l'écologie, Nicolas Sarkozy souhaite utiliser la fiscalité pour défendre l'environnement. Il prône ainsi le doublement sur 5 ans de la fiscalité sur la pollution, et à l'inverse pour les particuliers et entreprises un crédit d'impôt pour encourager les investissements écologiques : « C'est quand même extravagant qu'acheter une voiture qui pollue moins, ça soit plus cher qu'acheter une voiture qui pollue ![61] ».

Toute l'Europe est arrivée aux mêmes conclusions.

Citation :
Il souhaite par ailleurs la formation d'un grand ministère de l'environnement qui prendrait en charge des fonctions dispersées dans d'autres ministères : gestion de l'eau, transports, énergie. Pour décourager le transport routier, il désire l'instauration d'une redevance pour les camions étrangers traversant la France, qui « serait affectée au financement des grandes infrastructures dont nous avons besoin, pour développer le TGV, le ferroutage et le transport fluvial ».

Les camions étrangers doivent déjà acquitter les ruineux péages. Le ferroutage est génial en principe, mais n' d'intérêt que si les camions embarquent sur les plates-formes ferroviaires : l'ennui, c'est le gabarit des tunnels.

Bref, à quelques détails près, un progamme de simple bon sens.
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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Ven 9 Fév 2007 - 12:49

Citation :
C'est dans la Déclaration des Droits de l'Homme. On ne dompte pas le capital, on l'apprivoise.
MP votre admiration délirante sur fond de commentaires aussi risibles que grotesques de par leur platitude et leur niaiserie m'exaspère vraiment...C'est poster dans le vent et pour ne rien dire à part chanter les louanges d'un politicien avec, à la clef, des "extra" et des "super génial" dont on ne serait plus quoi en faire...
Citation :
Bref, à quelques détails près, un progamme de simple bon sens.
Ca montre bien que Einstein ne s'était pas trompé au sujet de la relativité...
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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Ven 9 Fév 2007 - 13:45

Citation :
MP votre admiration délirante sur fond de commentaires aussi risibles que grotesques de par leur platitude et leur niaiserie m'exaspère vraiment...C'est poster dans le vent et pour ne rien dire à part chanter les louanges d'un politicien avec, à la clef, des "extra" et des "super génial" dont on ne serait plus quoi en faire...

A vous lire, on se demande si l'Intelligence française se limite à vous défouler. Une petite argumentation, c'est impossible ? Very Happy Very Happy Very Happy


Citation :
Ca montre bien que Einstein ne s'était pas trompé au sujet de la relativité...

Mais c'est qu'il a des lettres, le râleur ! Very Happy Very Happy Very Happy
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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Ven 9 Fév 2007 - 15:35

MP a écrit:
Excellent ! Il faut dire que la carte scolaire est une abomination qui attache le serf à la glèbe . Moyennageux et, en Belgique, considéré comme anti-constitutionnel (liberté du père de famille) Les enfants défavorisés doivent trouver place partout, à condition de rester à niveau.

A partir du moment où on supprime la carte scolaire, on laisse théoriquement la possibilité aux parents d'inscrire leurs enfants où ils le souhaitent, cependant, il faut tenir compte du fait que toutes les écoles ne présentent pas les même performences car pas les mêmes facilités. De ce fait, si tout les parents ont les mêmes droits, tous vont vouloir inscrire leurs enfants dans les meilleurs écoles, c'est évidemment impossible. Donc d'une manière ou d'une autre, une sélection va bien s'opérer, reste à savoir laquelle. Je suis opposé à une sélection par l'argent (égalité des chances oblige), je suis également opposé à une sélection par niveau où il serait différencier dès le plus jeune âge l'école des "élites" et l'école des "cancres".

MP a écrit:
Aux USA, où le minerval des université est très élevé, les étudiants n'ont aucune aide en première année, et doivent faire leurs preuves. Mais toutes les banques financent ce minerval. A partir de la deuxième année, il y a une foule de bourses, mais aussi des jobs estudiantins au sein même des universités, qui viennent en déducion du minerval. Excellent système, où les étudiants et leurs familles ont une idée précise de ce que coûtent les études, et les prennent donc au sérieux.

Système de merde, clairement.
L'enseignement ne devrait pas être une question de gros sous.
Les études sont prises au sérieux dans la mesure où elles déterminent l'avenir des étudiants. La discrimination sociale par l'instauration de droits d'inscription au coût faramineux est on ne peut plus injuste.

MP a écrit:
Citation :
Plutôt que de s'opposer aux stock options, il souhaite en faire un outil d'intéressement salarial en étendant leur applications à tous les salariés.

Responsabilisation de tout le monde, donc. Extra.

Les stocks options sont un outil de déresponsabilisation des risques pris par les dirigeants qui en répercuteront une partie financière sur leurs salariés en cas d'échec ou même de dépression économique.

MP a écrit:
La France est le dernier pays à ma connaissance, à ponctionner plus de la moitié des fruits du travail ou de l'épargne. Totalement démotivant.

Ce qui est démotivant, c'est de travailler au Smic horaire...

MP a écrit:
Quant aux droits de succession, ils consistent à se ruer sur une famille en deuil pour lui raffler une gosse partie de ses avoirs. Ils ont d'ailleurs été supprimés dans la plupart des pays voisins, ce qui pousse les gens plus ou moins fortunés à se domicilier ailleurs.

On pourrait prendre le problème à l'envers et prétendre que l'absence de taxe sur les successions incite une famille en deuil à se ruer sur le magot laissé par le mort...

MP a écrit:
C'est un premier pas vers la liberté d'organiser sa vie. Il faudrait aussi la même latitude pour le type qui a un plein temps salarié, mais une activité complémentaire ensuite, que ce soit comme salarié ou comme indépendant .

C'est de la démagogie pure et dure.
Ce sont toujours les employeurs qui imposent le temps de travail à leurs salariés, aussi bien lorsqu'ils n'accordent pas d'heures supplémentaires à ceux qui en souhaiteraient que lorsqu'ils les imposent à ceux qui ne souhaitent pas en faire.

Citation :
Enfin il considère que le modèle social français a échoué à régler le problème du chômage et doit être changé : « le meilleur modèle social c’est celui qui donne du travail à tout le monde. Ce n’est donc plus le nôtre. » [55]

Non, ce n'est pas nécessairement le meilleur modèle car on peut très bien réduire le chômage à zéro tout en y subissant la pauvreté et la précarité, ce qui n'est pas enviable et qui s'avère même encore moins enviable que notre système actuel.
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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Ven 9 Fév 2007 - 19:10

Citation :
A partir du moment où on supprime la carte scolaire, on laisse théoriquement la possibilité aux parents d'inscrire leurs enfants où ils le souhaitent, cependant, il faut tenir compte du fait que toutes les écoles ne présentent pas les même performences car pas les mêmes facilités. De ce fait, si tout les parents ont les mêmes droits, tous vont vouloir inscrire leurs enfants dans les meilleurs écoles, c'est évidemment impossible.

En fait, en Belgique, où la carte scolaire est heureusement inconnue, on ne rencontre nullement ce genre d'inconvénients :

- la plupart des parents, hautement flemmards, choissent l'école la plus proche de chez eux ;
- les écoles réputées "dures" ont pas mal de clientèle à l'entrée, mais beaucoup de parents trouvent que leurs enfants ont "trop de travail" et cherchent vite un enseignement plus cool ;
- un élève qui a des problèmes relationnels avec ses camarades ou ses profs ne doit pas les subir interminablement, et peut aller voir ailleurs, où il trouve souvent un meilleur épanouissement.

Bref, un enseignement à la carte, et sans carte Smile


Citation :
Donc d'une manière ou d'une autre, une sélection va bien s'opérer, reste à savoir laquelle. Je suis opposé à une sélection par l'argent (égalité des chances oblige), je suis également opposé à une sélection par niveau où il serait différencier dès le plus jeune âge l'école des "élites" et l'école des "cancres".

Je reviens à l'expérience belge, si elle vous intéresse.

Sauf quelques rarissimes cours privés, il n'y a pas de sélection par le fric, toutes les écoles étant gratuites, y compris les meilleures (ce qui ne dispense pas les parent d'1 € par-ci par là pour certaies activités bricolage, piscine ...)

La sélection par niveau n'existe pas à l'entrée ... mais se fait forcément en cours de cycles (c'est au pied du mur qu'on voit le maçon). Exacttement comme tous les gosses ont accès à un club de foot, mais ne se retrouvent pas, quelques années plus tard, dans la même division.)

Citation :
Système de merde, clairement.
L'enseignement ne devrait pas être une question de gros sous.
Les études sont prises au sérieux dans la mesure où elles déterminent l'avenir des étudiants. La discrimination sociale par l'instauration de droits d'inscription au coût faramineux est on ne peut plus injuste.

Vous êtes mal infomé. TOUS les futurs étudiants ont droit à un financement bancaire pour leur première année, qu'ils ne devront rembourser qu'une fois dans la vie active, et à rythme très modéré. Il n'y a donc pas de discrimination sociale, mais une forme (morale) d'obligation de résultats. Les années suivantes, la plupart des étudiants jobbent in/out l'université pour assurer leur minerval.

En fait, celui-ci est si élevé qu'il n'y a pas 7 % des familles américaines qui pourraient mettre l'argent sur la table. La totalité des étudiants est donc bien mis à un régime uniforme.

Autre détail : les professeurs sont engagés pour un an, et évalués en fin d'année par leurs étudiants. Pas pour ce qu'ils sont "sympa", mais pour ce qu'ils leur ont appris. (more for my money !). Et si les professuers de qualité sont évidemment reconduits, les nuls se font éjecter. Cela protège les étudiants contre les gamelles séniles ...

Citation :
Les stocks options sont un outil de déresponsabilisation des risques pris par les dirigeants qui en répercuteront une partie financière sur leurs salariés en cas d'échec ou même de dépression économique.

Very Happy Very Happy Very Happy Sauf que le personnel risque 5 % du capital, et les patrons 95 % ! C'est aussi *** que ces gens qui demande au commandant de Bord "d'être prudents", et s'entendent répondre "vous savez, je suis aussi dans l'avion, et devant" Very Happy Very Happy Very Happy

Citation :
Ce qui est démotivant, c'est de travailler au Smic horaire...

Ce serait mieux sans SMIC ? Very Happy

Citation :
On pourrait prendre le problème à l'envers et prétendre que l'absence de taxe sur les successions incite une famille en deuil à se ruer sur le magot laissé par le mort...

Donc, les ponctions étatiques ont un but moralisateur pour les familles en deuil ? Twisted Evil Ecoeurant.

Citation :
C'est de la démagogie pure et dure.
Ce sont toujours les employeurs qui imposent le temps de travail à leurs salariés, aussi bien lorsqu'ils n'accordent pas d'heures supplémentaires à ceux qui en souhaiteraient que lorsqu'ils les imposent à ceux qui ne souhaitent pas en faire.

La démagogie n'est pas de mon côté. Prenez mon exemple : j'ai toujours eu un emploi salarié sur lesquel je payais une foule de lois sociales. Par goût ou nécessité, j'avais aussi une activité indépendante complémentaire importante, sur laquelle je devais re-payer lois sociales et tout le reste, sans en retirer un centime d'avantages futurs supplémentaires, et dont les revenus étaient cumulés avec ceux de mon empli principal. C'est bon que j'ai toujours adoré ce que je faisais, mais ne trouvez-vous pas que l'Etat a fait une trop bonne affaire avec moi ?

Citation :
Non, ce n'est pas nécessairement le meilleur modèle car on peut très bien réduire le chômage à zéro tout en y subissant la pauvreté et la précarité, ce qui n'est pas enviable et qui s'avère même encore moins enviable que notre système actuel.

Quand tout le monde travaille, il devient dificile de trouver un collaborateur, et les prix ont tendance à monter, et les gens valables à être chouchoutés. Pour garder des gens "précarisés" en situation de plein emploi, de couvertures sociales, de soins médicaux gratuits, d'accès favorisé à la propriété, ne peut, me semble-t-il, ne s'obtenir qu'avec un rude effort en matière de distribution de drogues et d'alcool Very Happy Very Happy Very Happy
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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Ven 9 Fév 2007 - 23:02

MP a écrit:
En fait, en Belgique, où la carte scolaire est heureusement inconnue, on ne rencontre nullement ce genre d'inconvénients :

- la plupart des parents, hautement flemmards, choissent l'école la plus proche de chez eux ;
- les écoles réputées "dures" ont pas mal de clientèle à l'entrée, mais beaucoup de parents trouvent que leurs enfants ont "trop de travail" et cherchent vite un enseignement plus cool ;
- un élève qui a des problèmes relationnels avec ses camarades ou ses profs ne doit pas les subir interminablement, et peut aller voir ailleurs, où il trouve souvent un meilleur épanouissement.

Bref, un enseignement à la carte, et sans carte Smile

La plupart des parents choisissent l'école la plus proche de chez eux, ce qui fait que les parents aisés qui habitent un quartier aisé envoie leurs enfants dans une école regroupant tous les enfants d'origine aisée du coin... Et même raisonnement dans les banlieues, voilà comment on arrive à créer de véritables ghettos sans plus aucune relation inter-sociale.

MP a écrit:
Vous êtes mal infomé. TOUS les futurs étudiants ont droit à un financement bancaire pour leur première année, qu'ils ne devront rembourser qu'une fois dans la vie active, et à rythme très modéré. Il n'y a donc pas de discrimination sociale, mais une forme (morale) d'obligation de résultats. Les années suivantes, la plupart des étudiants jobbent in/out l'université pour assurer leur minerval.

En fait, celui-ci est si élevé qu'il n'y a pas 7 % des familles américaines qui pourraient mettre l'argent sur la table. La totalité des étudiants est donc bien mis à un régime uniforme.

Je m'en fous du prêt bancaire car il constitue toujours un paiement que les étudiants d'origine modeste devront payer avec plus de difficultés que les autres. Alors, vous partez du principe que l'étudiant pauvre pourra rembourser son prêt car il va s'enrichir par le travail, compte-tenu de son niveau d'étude. Mais que faites-vous donc du risque ? Le risque d'échouer dans ses études, le risque de se tromper d'orientation, le risque de ne pas trouver un emploi rémunérant aussi bien que ce à quoi l'étudiant s'attendait ? Ce risque est le même pour tout le monde en terme de probabilité (quoi que c'est même faux, il a été montré que les étudiants qui étaient contraints de bosser à côté de leurs études, c'est-à-dire les plus modestes, réussissaient moins bien que les autres, logique à vrai dire...) mais d'un point de vue financier, le risque pris est insignifiant pour un étudiant de parents riches alors qu'il sera considérable pour un étudiant de parents pauvres.

Et là, je ne vous parle même pas de l'effet endettement sur un étudiant aux moyens limités qui cherche un logement...

MP a écrit:
Autre détail : les professeurs sont engagés pour un an, et évalués en fin d'année par leurs étudiants. Pas pour ce qu'ils sont "sympa", mais pour ce qu'ils leur ont appris. (more for my money !). Et si les professuers de qualité sont évidemment reconduits, les nuls se font éjecter. Cela protège les étudiants contre les gamelles séniles ...

Je vais évoquer ma propre expérience, je suis passé par une école d'ingénieurs et de techniciens supérieurs, je peux vous dire que les intervenants étaient notés en fonction de leur laxisme et de leur capacité à finir leur exposé plus tôt que les autres...
Les êtres humains ont une certaine tendance à privilégier le court-terme, que voulez-vous...

MP a écrit:
Very Happy Very Happy Very Happy Sauf que le personnel risque 5 % du capital, et les patrons 95 % ! C'est aussi *** que ces gens qui demande au commandant de Bord "d'être prudents", et s'entendent répondre "vous savez, je suis aussi dans l'avion, et devant" Very Happy Very Happy Very Happy

Les risques ne sont pas comparables...
Les salariés ont-ils les moyens de jouer avec une part de leurs faibles revenus et donc de s'en passer en cas de difficultés ?
Les salariés ont-ils autant d'informations permettant d'anticiper l'évolution de leur entreprise que leur PDG ?
Les salariés bénéficient-ils de "golden parachute" lorsqu'ils sont licenciés ?
Les salariés ont-ils autant de chance de retrouver un emploi qu'un haut dirigeant d'entreprise ?
Les salariés ont-ils étaient en mesure d'épargner autant d'argent dans des placements juteux et diversifiés que les grands patrons ?
Etc...

MP a écrit:
Ce serait mieux sans SMIC ? Very Happy

Non, ce serait mieux avec un Smic plus une prime pour l'emploi largement revalorisée par exemple.
D'autre part, je voulais aussi expliquer que 50 % de 50 000 euros annuel, c'est toujours plus intéressant qu'un Smic...

MP a écrit:
Donc, les ponctions étatiques ont un but moralisateur pour les familles en deuil ? Twisted Evil Ecoeurant.

J'ai employé un argument symétriquement opposable, sinon, je ne me serais pas permis. Si l'argument que j'ai exposé est ridicule alors le vôtre aussi...

MP a écrit:
La démagogie n'est pas de mon côté. Prenez mon exemple : j'ai toujours eu un emploi salarié sur lesquel je payais une foule de lois sociales. Par goût ou nécessité, j'avais aussi une activité indépendante complémentaire importante, sur laquelle je devais re-payer lois sociales et tout le reste, sans en retirer un centime d'avantages futurs supplémentaires, et dont les revenus étaient cumulés avec ceux de mon empli principal. C'est bon que j'ai toujours adoré ce que je faisais, mais ne trouvez-vous pas que l'Etat a fait une trop bonne affaire avec moi ?

Non, pas spécialement, l'Etat prélève proportionnellement au nombre d'heures totales travaillées, je ne vois pas ce qu'il y a d'anormal, ni le rapport avec le fait que la très grande majorité des travailleurs (mise à part les artisans et quelques libéraux, c'est-à-dire ceux qui n'ont pas à rendre des comptes à un employeur) n'est pas en mesure de choisir le nombre d'heures travaillées.

MP a écrit:
Quand tout le monde travaille, il devient dificile de trouver un collaborateur, et les prix ont tendance à monter, et les gens valables à être chouchoutés. Pour garder des gens "précarisés" en situation de plein emploi, de couvertures sociales, de soins médicaux gratuits, d'accès favorisé à la propriété, ne peut, me semble-t-il, ne s'obtenir qu'avec un rude effort en matière de distribution de drogues et d'alcool Very Happy Very Happy Very Happy

Vous parlez de "gens valables", tout le problème est là...
Dans un système économiquement libéral, ce sont toujours les plus faibles sur le marché qui perdent au change, autrement dit les moins productifs. Aujourd'hui, si on supprimait le Smic ainsi que l'encadrement réglementaire du temps partiels, on se retrouverait avec beaucoup plus de travailleurs à mi-temps subi et de travailleurs gagnant moins que le Smic. C'est également de cette manière qu'on se retrouve en Angleterre avec un taux de pauvreté au moins 3 fois supérieur au taux de chômage...
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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Sam 10 Fév 2007 - 1:05

Citation :
La plupart des parents choisissent l'école la plus proche de chez eux, ce qui fait que les parents aisés qui habitent un quartier aisé envoie leurs enfants dans une école regroupant tous les enfants d'origine aisée du coin... Et même raisonnement dans les banlieues, voilà comment on arrive à créer de véritables ghettos sans plus aucune relation inter-sociale.

Dans notre tissu urbain, les quartiers "chics" ou non ne sont pas toujours distants. En ouutre, la ville n'est pas grande, et les transports excellents.

Maintenant, je vous mets en garde, par expérience, devant une mixité idéologique et souvent contre-productive. Pour se développer, les enfants et adolescents ont besoin d'un milieu décontracté, sans rivalités excessives, et d'une certaine homogénéité. A mélanger les genres, vous allez trouver, opposés les us aux autres
- ceux qui parlent bien et ceux qui parlent mal ;
- ceux que leurs parents emmènent voir Molière, et ceux qui ne voient sque des feuilletons à la télé ;
- ceux qui friment avec leurs fringues, et ceux qui ne metent que des guenilles de rappeurs.

Vont-ils apprendre à se connaître et à s'apprécier ? Exceptionnellement. En fait, les classes vont automatiquement se constituer en sous-clans, parfois hostiles.

Sur le plan scolaire, les moins doués vont considérablement retarder les autres, et n'en retireront que des complexes et de la haine.

C'est la mixité forcée qui fait pousser les cours privés comme des champignons.
Mais quand vous parlez d'écoles ghettos, je m'insurge sur le côté irrémmédiable de votre classification.

A Bruxelles, une école à 90 % constituées denfants de l'immigration, était un vrai désastre. A la rentrée, il y a trois ans, les parents ont été réunis pour s'entendre expliquer les règles scolaires en vigueur :
- un retard ? Sanction si non motivé.
- une absence ? Sanction si non motivée.
- une conduite inacceptable ? Un avertissement signé par les parents.
- trois avertissements ? Renvoi.
- drogue ? renvoi immédiat et sans sommation.
- Tenue ? Jeans acceptés, baskets aussi, mais chemise et cravatte pour les garçons. Pour les filles (en détail) que du classique.
- Comportement : on se lève quand le professeur arrive, et on ne se rassied que quand il vous y invite.
- etc.

Tout le monde était baba !!! Smile

Depuis trois ans, ça fonctionne comme ça. Et le niveau des classes n'a cessé de monter, au point d'être quasi équivalent à celui des écoles les plus sélectes. Violence inexistante (il n'y a eu en tout que trois renvoyés) taux de satisfaction exceptionnel chez les élèves et les profs, et longue file de parents venant même de loin lors des inscriptions.

Alors, franchement, faut-il organiser la déportation des populations scolaires, les expériences toujours foireuses de mixité forcée, le casernement, quand il suffit de gérer les écoles, sans laxisme ?

Citation :
Je m'en fous du prêt bancaire car il constitue toujours un paiement que les étudiants d'origine modeste devront payer avec plus de difficultés que les autres.

S'ils ont les mêmes diplômes, ils trouveront les mêmes emplois, et auront les mêmes charges financières à rembourser. Vous bétonnez bêtement.


Citation :
Alors, vous partez du principe que l'étudiant pauvre pourra rembourser son prêt car il va s'enrichir par le travail, compte-tenu de son niveau d'étude. Mais que faites-vous donc du risque ? Le risque d'échouer dans ses études, le risque de se tromper d'orientation, le risque de ne pas trouver un emploi rémunérant aussi bien que ce à quoi l'étudiant s'attendait ? Ce risque est le même pour tout le monde en terme de probabilité (quoi que c'est même faux, il a été montré que les étudiants qui étaient contraints de bosser à côté de leurs études

Vraiment bouché ! Les étudiants américains bossent tous : cela fait partie de leur éducation quel que soit le revenu de leurs parents. Mais il est vrai qu'aux USA, le risque aussi fait partie de l'éducation (une grosse lacune chez les français)

Citation :
Et là, je ne vous parle même pas de l'effet endettement sur un étudiant aux moyens limités qui cherche un logement...

L'endettement pour le minerval n'a jamais à être remboursé avant que les études ne soient terminées et un job assuré. Pour le logement, il y a soit des calles à prix fixe dans le cadre de l'université, soit la possibilité de partager un logement entre copains. Mais les gosses sont bien plus délurés, font leur argent de poche depuis la fin des primaires, et ne sot pas des glandus qui tendent la main.

Citation :
Je vais évoquer ma propre expérience, je suis passé par une école d'ingénieurs et de techniciens supérieurs, je peux vous dire que les intervenants étaient notés en fonction de leur laxisme et de leur capacité à finir leur exposé plus tôt que les autres...
Les êtres humains ont une certaine tendance à privilégier le court-terme, que voulez-vous...

Bien sûr Smile Sauf quand ils savent que le mec qui arrête son cours plus tôt les vole ! Pour les jeunes américains, l'univ n'est pas un passe-temps qui devrait être agréable, c'est un investissement qui doit être rentable.

Citation :
Les risques ne sont pas comparables...
Les salariés ont-ils les moyens de jouer avec une part de leurs faibles revenus et donc de s'en passer en cas de difficultés ?

Exactement comme un patron ne peut se passer d'une entreprise dans laquelle il a souvent mis tous ses avoirs et a hypothéqué sa maison.

Citation :
Les salariés ont-ils autant d'informations permettant d'anticiper l'évolution de leur entreprise que leur PDG ?

Quand vous prenez l'avion, avez-vous autant d'informations que le commandant de bord ? Et pourtant, vous partagez le but avec lui arriver sains et saufs à destination Smile

Citation :
Les salariés bénéficient-ils de "golden parachute" lorsqu'ils sont licenciés ?

Vous croyez qu'il y a des parachutes dans les PME ? Elles représentent néanmoins des 3/4 de l'emploi ...
Citation :


Les salariés ont-ils autant de chance de retrouver un emploi qu'un haut dirigeant d'entreprise ?

Beaucoup plus, évidemment ! Comme il y a un tas de poste de curés, et un seul de pape Smile Mais évidemment, il faut parfois se remuer le popotin, s'installer ailleurs ... comme le font les cadres d'ailleurs.

Citation :
Les salariés ont-ils étaient en mesure d'épargner autant d'argent dans des placements juteux et diversifiés que les grands patrons ?

Le bénéfice est le prix du risque, et les salariés n'en prennent aucun. Avez-vous conscience du nombre de patrons qui ont démarré sans un sou ?

Citation :
Non, ce serait mieux avec un Smic plus une prime pour l'emploi largement revalorisée par exemple.

Le monde du travail, ce n'est pas l'Euromillion Smile Les salariés français sont, qu'ils le veuillent ou non, en compétition directe avec des homologues d'excellent niveau, dans les pays de l'Est, l'Inde ou l'Asie, qui travaillent 45 heures semaine, gagnent 100 €/mois, et ont le sourire.
Arrêtons de scier la branche sur laquelle ils sont assis.

Citation :
J'ai employé un argument symétriquement opposable, sinon, je ne me serais pas permis. Si l'argument que j'ai exposé est ridicule alors le vôtre aussi...

Autour de la France, les droits de succession ont disparu presque partout. Pas par philanthropie,, rassurez-vous, mais tout bêtement parce que ces droits ruinent les pays qui les appliquent :
- les gens n'investissent plus, préférant des valeurs plus volatiles ;
- ils s'installent massivement à l'étranger, où leur argent les a précédés.

Plus encore qu'une fiscalité délirante, les droits de succession ne provoquent que des hémorragies ...

Citation :
Non, pas spécialement, l'Etat prélève proportionnellement au nombre d'heures totales travaillées, je ne vois pas ce qu'il y a d'anormal, ni le rapport avec le fait que la très grande majorité des travailleurs (mise à part les artisans et quelques libéraux, c'est-à-dire ceux qui n'ont pas à rendre des comptes à un employeur) n'est pas en mesure de choisir le nombre d'heures travaillées.

Hum ... Il y a l'ouvrier d'usine, dont la femme est encodeuse (2 salaires), mais qui consacent leurs loisirs à une petite exploitation ou à une activité indépendante. J'en connais même qui ont deux boulots plein temps une ferme de 50 vaches ... et qui assurent le service-traiteurs dans des fiesta de week-end ! Fatigant, mais c'est leur choix.
Il paient donc deux fois les lois sociales de salariés, + deux fois celles d'indépendants.
J'adore vos "quelques artisans et quelques libéraux, alors que les indépendants "purs" représentent près de la moitié des revenus du travail en France Very Happy

Citation :
Vous parlez de "gens valables", tout le problème est là...
Dans un système économiquement libéral, ce sont toujours les plus faibles sur le marché qui perdent au change, autrement dit les moins productifs.

Valable s'adresse autant au balayeur de rue qui fait bien son ob, qu'aux génies. Et notre société a besoin des uns comme des autres. Ceux que vous qualifiéz poétiquement de "plus faibles" sont soit des fainéants, soit des mauvais coucheurs Smile

Citation :
Aujourd'hui, si on supprimait le Smic ainsi que l'encadrement réglementaire du temps partiels, on se retrouverait avec beaucoup plus de travailleurs à mi-temps subi et de travailleurs gagnant moins que le Smic.

Il suffit que les mi-temps reçoivent un demi-SMIC. Pas sorcier.

Citation :
C'est également de cette manière qu'on se retrouve en Angleterre avec un taux de pauvreté au moins 3 fois supérieur au taux de chômage...

Trop tard pour entrer dans les arcanes sociales anglaises. Mais ne vous fiez pas à ce qu'on raconte Smile
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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Sam 10 Fév 2007 - 20:14

Beaucoup de choses ont été abordées, je répondrai progressivement en abordant un thème par post.

Ici : l'école.

MP a écrit:
Dans notre tissu urbain, les quartiers "chics" ou non ne sont pas toujours distants. En ouutre, la ville n'est pas grande, et les transports excellents.

Maintenant, je vous mets en garde, par expérience, devant une mixité idéologique et souvent contre-productive. Pour se développer, les enfants et adolescents ont besoin d'un milieu décontracté, sans rivalités excessives, et d'une certaine homogénéité. A mélanger les genres, vous allez trouver, opposés les us aux autres
- ceux qui parlent bien et ceux qui parlent mal ;
- ceux que leurs parents emmènent voir Molière, et ceux qui ne voient sque des feuilletons à la télé ;
- ceux qui friment avec leurs fringues, et ceux qui ne metent que des guenilles de rappeurs.

Vont-ils apprendre à se connaître et à s'apprécier ? Exceptionnellement. En fait, les classes vont automatiquement se constituer en sous-clans, parfois hostiles.

Sur le plan scolaire, les moins doués vont considérablement retarder les autres, et n'en retireront que des complexes et de la haine.

C'est la mixité forcée qui fait pousser les cours privés comme des champignons.
Mais quand vous parlez d'écoles ghettos, je m'insurge sur le côté irrémmédiable de votre classification.

A Bruxelles, une école à 90 % constituées denfants de l'immigration, était un vrai désastre. A la rentrée, il y a trois ans, les parents ont été réunis pour s'entendre expliquer les règles scolaires en vigueur :
- un retard ? Sanction si non motivé.
- une absence ? Sanction si non motivée.
- une conduite inacceptable ? Un avertissement signé par les parents.
- trois avertissements ? Renvoi.
- drogue ? renvoi immédiat et sans sommation.
- Tenue ? Jeans acceptés, baskets aussi, mais chemise et cravatte pour les garçons. Pour les filles (en détail) que du classique.
- Comportement : on se lève quand le professeur arrive, et on ne se rassied que quand il vous y invite.
- etc.

Tout le monde était baba !!! Smile

Depuis trois ans, ça fonctionne comme ça. Et le niveau des classes n'a cessé de monter, au point d'être quasi équivalent à celui des écoles les plus sélectes. Violence inexistante (il n'y a eu en tout que trois renvoyés) taux de satisfaction exceptionnel chez les élèves et les profs, et longue file de parents venant même de loin lors des inscriptions.

Alors, franchement, faut-il organiser la déportation des populations scolaires, les expériences toujours foireuses de mixité forcée, le casernement, quand il suffit de gérer les écoles, sans laxisme ?

L'école ne doit pas seulement être un lieu où on transmet des connaissances théoriques aux élèves, ce doit également être le lieu où on forme les futurs citoyens à vivre ensemble au sein de la République.
L'école doit être le lieu où on enseigne le respect des autres malgré leurs différences.
L'école doit être le lieu où les enfants des centre-villes peuvent s'intéresser au rap et où les enfants de banlieue peuvent s'intéresser à Molière en dépassant l'infuence du contexte social, culturel et familial.

Si ce n'est pas à l'école que les enfants apprennent à côtoyer la diversité en société, comment voulez-vous que les futurs citoyens le fassent plus tard ?

Je propose une école où seraient promues les valeurs de tolérance et la solidarité.
Je propose par exemple que les meilleurs élèves expliquent à leurs camarades éprouvant plus de difficultés ce qu'ils n'ont pas compris. Ce genre d'initiatives aurait le mérite de favoriser une prise de contact entre les différents milieux sociaux motivée par l'entraide et de développer une aptitude pédagogique chez les plus doués.

Si les transports en commun sont bien desservis, alors une réforme de la carte scolaire intégrant dans la même école, enfants des centre-villes et enfants des périphéries seraient sans doute pertinente.

Je voudrais aussi rappeller que dans une entreprise, on ne travaille pas forcément avec les gens qu'on apprécie mais avec des gens qui sont diffèrents de nous et qui quelquefois ne nous aime pas. Les managers sont amenés à communiquer, former et motiver des équipes d'employés.
Les encadrants les plus incométents sont ceux qui restent entre eux au sein d'une caste, les autres vont sur le terrain, écoutent et partagent l'expérience de ceux qu'ils dirigent, on est loin aujourd'hui de la culture du petit chef pédant et médisant. Voilà également pourquoi je pense que la mixité à l'école peut apporter des effets bénéfiques pour l'avenir en favorisant cette évolution.

MP a écrit:
S'ils ont les mêmes diplômes, ils trouveront les mêmes emplois, et auront les mêmes charges financières à rembourser. Vous bétonnez bêtement.

Tous les étudiants n'obtiendront pas forcément leur diplôme.
Tous les diplômés ne trouveront pas forcément un emploi dans le domaine qu'ils auront étudié avec un gros salaire à la clef.
Or, dans une de ces situations, les étudiants d'origine aisée pourront s'en sortir sans trop de mal grâce au chéquier de leurs parents, par contre, les étudiants modestes vont faire comment ? Ils seront amenés à rembourser toute leur vie le prêt contracté avec un maigre salaire d'emploi précaire sans qu'ils aient pu bénéficier d'un quelconque retour sur investissement.

Un prêt pour financer ses études se révèle donc être un investissements qui comportent des risques, or force est de constater que les plus riches ne prennent pas le même risque financier que les plus pauvres...

MP a écrit:
Vraiment bouché ! Les étudiants américains bossent tous : cela fait partie de leur éducation quel que soit le revenu de leurs parents.

Je pense qu'il n'y a rien de tel pour réduire le niveau culturel des étudiants. C'est ce que tend à montrer la variation du taux de réussite parmi les candidats selon leur contrainte à travailler à côté de leurs études et c'est aussi ce que tend à montrer la stagnation du niveau de formation aux Etats-Unis. Plusieurs indicateurs viennent corroborer ce fait parmi lesquels le nombre de diplômes scientifique annuel délivrés auxEtats-Unis qui était identique en 1975 et 1991 (150 000) alors que durant cette période, il avait doublé en Europe (100 000 en 1975, 200 000 en 1991). Source : National Science Foundation, d'après Emmanuel Todd. Et là, il y a de quoi remettre en question tout le modèle éducatif Américain en commençant par ses tenants économiques et sociaux.

MP a écrit:
Mais il est vrai qu'aux USA, le risque aussi fait partie de l'éducation (une grosse lacune chez les français)

Le risque implique que les personnes qui endurent les risques se trouvent vraiment dans la merde au moindre pet et qu'à partir de là, moins l'Etat est présent socialement, moins ils parviendront à s'en sortir et plus de dommages ils auront à subir.
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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Sam 10 Fév 2007 - 21:02

Le travail.

MP a écrit:
Exactement comme un patron ne peut se passer d'une entreprise dans laquelle il a souvent mis tous ses avoirs et a hypothéqué sa maison.

Ah bon ?
Je crois que l'organisation des grandes entreprises a bien changé alors...
Aujourd'hui, les propriétaires sont des actionnaires payés en dividendes qui n'hésitent pas à sacrifer des sites et des emplois si cela peut accroître leur marge bénéficiaire globale d'où ils tirent leurs revenus.
Les dirigeants sont salariés, rémunérés par les actionnaires qui n'hésitent pas à leur accorder une véritable fortune (les présidents des entreprises du Cac 40 gagnent ainsi en moyenne 300 fois le Smic !) pour les inciter sur du court terme à dégager un maximum de bénéfices qui va déterminer le niveau de leurs dividendes. C'est une relation "gagnant-ganant" entre les actionnaires et les dirigeants mais ça l'est beaucoup moins pour les salariés.

Ainsi, la magazine "Capital" a montré dernièrement que malgré une augmentation record de ces dividendes (71,7 % en 5 ans), les entreprises rognaient de plus en plus sur les dépenses productives, les créations d'emplois et la R & D pour grapiller de la rentabilité.

Voilà pourquoi Strauss-Kahn propose aujourd'hui de favoriser fiscalement les entreprises qui investissement plutôt que celles qui distribuent des dividendes.

MP a écrit:
Quand vous prenez l'avion, avez-vous autant d'informations que le commandant de bord ? Et pourtant, vous partagez le but avec lui arriver sains et saufs à destination Smile

Les patrons qui ont connaissance de la réalité du budget et de l'évolution des marchés savent mieux que leurs employés quand ils ont intérêt à vendre les parts qu'ils ont investi dans l'entreprise...
Autrement dit, le commandant de bord est le seul passager dans votre avion à détenir un parachute (en or s'il vous plaît).

MP a écrit:
Vous croyez qu'il y a des parachutes dans les PME ? Elles représentent néanmoins des 3/4 de l'emploi ...

Le sujet de ce débat était les stocks-options, or je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de stocks-options dans les PME...
D'autre part, il faudrait que je me renseigne mais il me semble que, contrairement à ce que vous affirmez, quelque chose comme les 2/3 des emplois sont liés à une grande entreprise.

MP a écrit:
Beaucoup plus, évidemment ! Comme il y a un tas de poste de curés, et un seul de pape Smile

C'est faux dans la mesure où le taux de chômage est inversement proportionnel au niveau de formation.

MP a écrit:
Mais évidemment, il faut parfois se remuer le popotin, s'installer ailleurs ... comme le font les cadres d'ailleurs.

Il faudrait aussi comprendre que les salariés sont des êtres humains et qu'ils ne peuvent être réduits à une ressource productive telle que les robots...
Figurez-vous qu'il y a des travailleurs qui aiment leur région, qu'ils y ont des attaches en ayant tissé des liens affectifs, qu'ils y ont construit une maison, qu'ils y ont fondé une famille, etc.
Alors je me doute bien que vous n'en avez rien à foutre de tout çà, néanmoins vous devez savoir que ce n'est pas le cas de tous les travailleurs...

MP a écrit:
Le bénéfice est le prix du risque, et les salariés n'en prennent aucun. Avez-vous conscience du nombre de patrons qui ont démarré sans un sou ?

Les salariés prennent le risque d'être licenciés individuellement ou collectivement. Ils prennent le risque de voir leur situation se précariser grandement s'ils se retrouvent au chômage. C'est largement assez...
Pas la peine de les contraindre encore à jouer au casino de la bourse avec une partie de leur salaire qui ne leur suffit déjà qu'à vivre avec le minimum de dignité.

MP a écrit:
Le monde du travail, ce n'est pas l'Euromillion Smile Les salariés français sont, qu'ils le veuillent ou non, en compétition directe avec des homologues d'excellent niveau, dans les pays de l'Est, l'Inde ou l'Asie, qui travaillent 45 heures semaine, gagnent 100 €/mois, et ont le sourire.
Arrêtons de scier la branche sur laquelle ils sont assis.

Voilà pourquoi je préconise des mesures protectionnistes.
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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Dim 11 Fév 2007 - 1:40

Citation :
L'école ne doit pas seulement être un lieu où on transmet des connaissances théoriques aux élèves, ce doit également être le lieu où on forme les futurs citoyens à vivre ensemble au sein de la République.

Ce n'est pas en exacerbant les différences qu'on y arrive, mais en apprenant à chaque enfant à s'aimer lui-même et à avoir confiance en lui.
C'est le seul moyen de pouvoir se porter vers les autres.

Citation :
L'école doit être le lieu où on enseigne le respect des autres malgré leurs différences.

Très tendance (trop ?) Je dirais qu'il faut apprendre aux enfants à admirer (plutôt qu'à tout persiffler) et à trouver en chacu ce qu'il d'admirable. Le "respect" suit tout seul.

Citation :
L'école doit être le lieu où les enfants des centre-villes peuvent s'intéresser au rap et où les enfants de banlieue peuvent s'intéresser à Molière en dépassant l'infuence du contexte social, culturel et familial.

Faut-il qe tout le monde ait les mêmes goûts ? Very Happy

Citation :
Si ce n'est pas à l'école que les enfants apprennent à côtoyer la diversité en société, comment voulez-vous que les futurs citoyens le fassent plus tard ?

Quelle idée ! On mélange tout. L'école a pour mission essentielle d'instruire et, à l'oublier, on ne produit plus que des ânes. L'ouverture aux autres vient d'une curiosité ludique et positive qui porte naturellement à découvrir l'Autre.

Citation :
Je propose une école où seraient promues les valeurs de tolérance et la solidarité.

Tolérance aux différences de nautre, mais pas aux comportements mal-séants. La solidarité s'apprend par des proets communs, des binômes, des sports d'équipes ou chez les scouts.

Citation :
Je propose par exemple que les meilleurs élèves expliquent à leurs camarades éprouvant plus de difficultés ce qu'ils n'ont pas compris.

C'est constant, et il n'y a qu'à voir les notes de téléphone des adolescents.
Mais point trop n'en faut
-ce n'est pas parce qu'un élève a compris qu'il fera un bon pédagogue pour un gosse moins futé ;
- le gosse en difficulté acceptera les explications d'un adulte, mais se sentira parfois "diminué" par les lumières d'un condisciple.

Citation :
Ce genre d'initiatives aurait le mérite de favoriser une prise de contact entre les différents milieux sociaux motivée par l'entraide et de développer une aptitude pédagogique chez les plus doués.

Il es impossible de ne pas "prendre contact" avec d'autres milieux que le sien (de la caissière du super-marché à l'aide-ménagère, du facteur au préposé du transport en commun). Cessez de croire que les gosses vaguement aisés vivent dans des cocons.

Citation :
Si les transports en commun sont bien desservis, alors une réforme de la carte scolaire intégrant dans la même école, enfants des centre-villes et enfants des périphéries seraient sans doute pertinente.

Il faut apprendre aux enfants que la condescendance est une faiblesse. Mais pourquoi diable vouloir absolument mélanger les classes sociales artificiellement. Vous ne sereiz sans doute pas à l'aise si vous passiez une semaine chez des quart-mondistes, ou chez les Rotchild. Les gens se regroupent par affinités, et c'est tout à fait normal.

Citation :
Je voudrais aussi rappeller que dans une entreprise, on ne travaille pas forcément avec les gens qu'on apprécie mais avec des gens qui sont diffèrents de nous et qui quelquefois ne nous aime pas.

Pas seulement dans les entreprises Smile Ceci dit, il n'est pas nécessaire de raffoler d'un collègue pouur faire du bon travail avec lui. Et si c'est impossible, le monde est vaste ...

Citation :
Les managers sont amenés à communiquer, former et motiver des équipes d'employés.


Oui, c'est fonctionnellement indispensable. Comme d'écarter ceux qui foutent la mauvaise ambiance, s'ils s'avèrent irrécupérables.

Citation :
Les encadrants les plus incométents sont ceux qui restent entre eux au sein d'une caste, les autres vont sur le terrain, écoutent et partagent l'expérience de ceux qu'ils dirigent, on est loin aujourd'hui de la culture du petit chef pédant et médisant.

Eux aussi on des natures différentes : pourquoi la médisance serait-elle l'apanage d'une seule catégorie de travailleurs ? Smile

Citation :
Voilà également pourquoi je pense que la mixité à l'école peut apporter des effets bénéfiques pour l'avenir en favorisant cette évolution.

Ou un dégout définitif les uns des autres ... Mon expérience me dicte exactement le contraire : un enfant doit d'abord structurer sa personnalité dans un environnement relativement protégé, de telle sorte que ce soit sereinement qu'il aborde des différences trop lourdes à assumer dans la prime jeunesse.

Citation :
Tous les étudiants n'obtiendront pas forcément leur diplôme.

Si les années précédetes lui ont donné une formation correcte et qu'il arrive à l'Université, sauf maladie, il est censé avoir les aptitudes nécessaires. il ne lui reste qu'à travailler.

Citation :
Tous les diplômés ne trouveront pas forcément un emploi dans le domaine qu'ils auront étudié avec un gros salaire à la clef.

La plupart des gens ne trouvent jamais le "gros salaire". Cela ne les empêche pas de bien vivre s'ils sont équilibrés.

Citation :
Or, dans une de ces situations, les étudiants d'origine aisée pourront s'en sortir sans trop de mal grâce au chéquier de leurs parents, par contre, les étudiants modestes vont faire comment ? Ils seront amenés à rembourser toute leur vie le prêt contracté avec un maigre salaire d'emploi précaire sans qu'ils aient pu bénéficier d'un quelconque retour sur investissement.

1°. Aux USA, les parents ne sortent pas aussi facilement leur chéquier qu'en France, pays de l'enfant-roi ... C'est l'éducation du "help yourself".
2°. Ces gosses ont donc un mental qui vous fait totalement défaut ce sont tous des gagneurs, et ils ne risquent pas d'emplois précaires, puisqu'il n'y a aucune aide à l'emploi pour brouiller les cartes. En outre, comme il n'y a pas de préavis en cas de licenciement (une semaine est une sure rare et généreuse), les places se libèrent aussi vite qu'elles retrouvent preneur : les patrons n'ont pas peur d'engager.
Votre hypothèse est totalement décallée par une transposition de la sinistrose française.

Citation :
Je pense qu'il n'y a rien de tel pour réduire le niveau culturel des étudiants. C'est ce que tend à montrer la variation du taux de réussite parmi les candidats selon leur contrainte à travailler à côté de leurs études et c'est aussi ce que tend à montrer la stagnation du niveau de formation aux Etats-Unis.

Vous seriez étonné ! Je connais des étudiants jobistes, qui s'assument entièrement, et lisent plus de quatre livres par semaine, surtout durant leurs trnsports en commun ; d'autres ne foutent rien, et ne lisent jamais.

Citation :
Plusieurs indicateurs viennent corroborer ce fait parmi lesquels le nombre de diplômes scientifique annuel délivrés auxEtats-Unis qui était identique en 1975 et 1991 (150 000) alors que durant cette période, il avait doublé en Europe (100 000 en 1975, 200 000 en 1991). Source : National Science Foundation, d'après Emmanuel Todd. Et là, il y a de quoi remettre en question tout le modèle éducatif Américain en commençant par ses tenants économiques et sociaux.

Encore une erreur de transposition. Il y a un chiffre assez stable d'américains qui veulent un diplôme universitaire (médecins, avocats, chercheurs ...) Les autres, actifs depuis leurs 15 ans, débrouillards et pragmatiques, n'en ont nul besoin et sont pressés d'entrer dans la vie active. En France, les études prolongées produisent éalement les avocats, médecins et chercheurs, mais aussi une kyrielle de jeunes qui poursuivent des études pour rester le plus longtemps possible au stade "oral".
Les amaéricains l'ont parfaitement compris : le diplôme est parfois une condition nécessaire, mais jamais ne condition suffisante.
MP a écrit:
Mais il est vrai qu'aux USA, le risque aussi fait partie de l'éducation (une grosse lacune chez les français)

Citation :
Le risque implique que les personnes qui endurent les risques se trouvent vraiment dans la merde au moindre pet et qu'à partir de là, moins l'Etat est présent socialement, moins ils parviendront à s'en sortir et plus de dommages ils auront à subir.

Très "français", cette remarque Smile Un risque ne s'endure pas, il se prend.
Le type qui échoue (rare, parce que motivé) se retrouve vite une activité professionnelle à son niveau et généralement très confortable.
Vous serez sans doute étonné d'apprendre que, dans un curriculum vitae aux USA, l'éventuel diplôme est tout à fait anecdotique : on y cherche plutot des preuves d'esprit d'initiative, de courage, de motivation, qualité avec laquelle chacun peut se construire une vie excellente, et faire progresser sa compagnie.
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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Dim 11 Fév 2007 - 2:06

[quote="Cyril -"]Le travail.


Citation :
Je crois que l'organisation des grandes entreprises a bien changé alors...
Aujourd'hui, les propriétaires sont des actionnaires payés en dividendes qui n'hésitent pas à sacrifer des sites et des emplois si cela peut accroître leur marge bénéficiaire globale d'où ils tirent leurs revenus.

Je vous parlais des PME qui représentent les 3/4 de l'emploi.
Dans les grandes entreprises, la managment joue avec l'argent des actionnaires, qui sont le plus souvent des banques. Or la Loi bancaire interdit aux banques les placements à risque, puisqu'elles jouent avec l'argent des petits épargnants. La rentabilité est donc une condition sine qua non.

Citation :
Les dirigeants sont salariés, rémunérés par les actionnaires qui n'hésitent pas à leur accorder une véritable fortune (les présidents des entreprises du Cac 40 gagnent ainsi en moyenne 300 fois le Smic !) pour les inciter sur du court terme à dégager un maximum de bénéfices qui va déterminer le niveau de leurs dividendes. C'est une relation "gagnant-ganant" entre les actionnaires et les dirigeants mais ça l'est beaucoup moins pour les salariés.

Les salariés sont rétribués conformément à leur contrat d'embauche.
Et de manière particulièrement généreuse dans nos pays.
Personne ne les force ...

Citation :
Ainsi, la magazine "Capital" a montré dernièrement que malgré une augmentation record de ces dividendes (71,7 % en 5 ans), les entreprises rognaient de plus en plus sur les dépenses productives, les créations d'emplois et la R & D pour grapiller de la rentabilité.

Tout dépend de la politique de l'entreprise. Les laboratoires pharmaceutiques investissent de véritables fortunes dans le RD, par exemple.

Citation :
Voilà pourquoi Strauss-Kahn propose aujourd'hui de favoriser fiscalement les entreprises qui investissement plutôt que celles qui distribuent des dividendes.

Ce petit génie de l'économie n'a pas compris qu'une entreprise qui ne sert pas de dividences ne garde pas ses investisseurs, et n'arrive plus à investir. Exactement comme une entreprise qui n paierait pas son personnel touverait un jour ses ateliers vides ... Vraiment fûté !

Citation :
Les patrons qui ont connaissance de la réalité du budget et de l'évolution des marchés savent mieux que leurs employés quand ils ont intérêt à vendre les parts qu'ils ont investi dans l'entreprise...

Sottise ! S'ils vendent leurs parts, c'est qu'il y a des acheteurs, et que ces acheteurs paient cher.

Citation :
Autrement dit, le commandant de bord est le seul passager dans votre avion à détenir un parachute (en or s'il vous plaît).

Une fois encore, c'est évidemment faux dans le cas des PME.
Dans les grandes entreprises, où est le problème ? Le personnel (j'en ai été) est payé chaque semaine ou chaque mois pour solde de tout compte.
et bénéficie encore de préavis primes de licenciements, etc, etc.
Mon mari et moi avons vécu plusieurs faillites retentissantes, sans jamais nous être sentis baisés Very Happy Very Happy Very Happy

Citation :
Le sujet de ce débat était les stocks-options, or je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de stocks-options dans les PME...

Détrompez-vous. En fait, ces mesures fidélisent un personnel auquel les patrons sont très attachés, augmentent la cohésion verticale, et facilitent la succession des PME .

Citation :
D'autre part, il faudrait que je me renseigne mais il me semble que, contrairement à ce que vous affirmez, quelque chose comme les 2/3 des emplois sont liés à une grande entreprise.

Je parlais de chiffres belges. Mais si c'est le cas, la France va bien mal.

Citation :
C'est faux dans la mesure où le taux de chômage est inversement proportionnel au niveau de formation.

Et directement proportionnel à la différence entre l'indemnité de chômage et le salaire escompté Very Happy Very Happy

Citation :
Figurez-vous qu'il y a des travailleurs qui aiment leur région, qu'ils y ont des attaches en ayant tissé des liens affectifs, qu'ils y ont construit une maison, qu'ils y ont fondé une famille, etc.

Figurez-vous que les cadres aussi Very Happy Very Happy Very Happy Mais il n'hésitent pas à aller travailler à Singapour, Santiago ou Stockhom. Et tous ne peuvent emmener leur famille (travail de l'épouse, scolarité des enfants). La cohésion familiale demeure généralement plus forte que dans les couples cocoon, e le pragmatisme l'emporte sur la flemme ... Pour votre gouverne, j'ai travaillé dans ... 11 pays différents Smile

Citation :
Alors je me doute bien que vous n'en avez rien à foutre de tout çà, néanmoins vous devez savoir que ce n'est pas le cas de tous les travailleurs...

Je sais, mais qu'ils ne viennent pas se plaindre.

Citation :
Les salariés prennent le risque d'être licenciés individuellement ou collectivement. Ils prennent le risque de voir leur situation se précariser grandement s'ils se retrouvent au chômage.


Pourquoi tant d'emplois ne sont-ils pas pourvus ? Pourquoi tant de gens trainent-ils au chômage ? Pace que vos règles sociales sont si rigides (longeur des préavis, conditions hystériques) que les patrons réchignent à engager, et que les salariés se font vite au chômage éventuellement agrémenté de petits revenus "complémentaires".

Citation :
Voilà pourquoi je préconise des mesures protectionnistes.

On n'arrête pas un obus avec uneligne de démarcation, ni un nuage avec une frontière ... Smile
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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Dim 11 Fév 2007 - 13:48

Fiscalité.

MP a écrit:
Autour de la France, les droits de succession ont disparu presque partout. Pas par philanthropie,, rassurez-vous, mais tout bêtement parce que ces droits ruinent les pays qui les appliquent :
- les gens n'investissent plus, préférant des valeurs plus volatiles ;
- ils s'installent massivement à l'étranger, où leur argent les a précédés.

Plus encore qu'une fiscalité délirante, les droits de succession ne provoquent que des hémorragies ...

Dans une économie principalement influencée par le capitalisme boursier, les valeurs sont généralement volatiles, comme je l'ai déjà montré, c'est une gestion de rentabilité à court terme qui est privilégié et cela n'est pas du aux impôts de succession qui existent en France....
Pourquoi croyez-vous que le développement durable (projet à long terme par excellence) ait tant de mal à se développer et en premier lieu, dans le temple de l'économie libérale, les Etats-Unis ? On sacrifie aujourd'hui les générations futures par notre action sur le climat et vous essayez de nous faire croire que les investisseurs privilégient les possibilités de transmission du capital ? Moi je n'y crois pas.
Enfin, une dernière question, comment expliquez-vous que la France est une des toutes premières terres d'accueil au monde pour les investissements étrangers ?

MP a écrit:
Hum ... Il y a l'ouvrier d'usine, dont la femme est encodeuse (2 salaires), mais qui consacent leurs loisirs à une petite exploitation ou à une activité indépendante. J'en connais même qui ont deux boulots plein temps une ferme de 50 vaches ... et qui assurent le service-traiteurs dans des fiesta de week-end ! Fatigant, mais c'est leur choix.
Il paient donc deux fois les lois sociales de salariés, + deux fois celles d'indépendants.
J'adore vos "quelques artisans et quelques libéraux, alors que les indépendants "purs" représentent près de la moitié des revenus du travail en France Very Happy

Il faudra que vous me donniez vos sources parce que vos affirmations me semblent plus que fantaisistes et j'ai vraiment l'impression que vous me décrivez une économie de pays sous-développé...
Sinon, je ne vois pas ce qu'il y a de scandaleux à ce que ceux qui travaillent plus cotisent plus et que lorsqu'on travaille à 2, on cotise 2 fois...

MP a écrit:
Valable s'adresse autant au balayeur de rue qui fait bien son ob, qu'aux génies. Et notre société a besoin des uns comme des autres.

En supprimant le Smic, nombre de professions peu qualifiées pourront etre rémunérées en-dessous du Smic, les balayeurs de rue par exemple.

MP a écrit:
Ceux que vous qualifiéz poétiquement de "plus faibles" sont soit des fainéants, soit des mauvais coucheurs Smile

Ceux que j'appelle les plus faibles sont tout simplement les moins productifs dans une économie de marché.
Je ne m'étends pas sur le sujet car je ne souhaite pas alimenter vos provocations débiles, certains de vos propos ne méritent en effet aucune réponse et suffisent à vous décrédibilisez tout seul.

MP a écrit:
Il suffit que les mi-temps reçoivent un demi-SMIC. Pas sorcier.

Oui et pour élever un peu le niveau de l'énigme, comment on fait pour vivre avec un demi-Smic ?

MP a écrit:
Trop tard pour entrer dans les arcanes sociales anglaises. Mais ne vous fiez pas à ce qu'on raconte Smile

J'ai longuement étudié le sujet et j'aurais tendance à vous répondre ne vous fiez pas à ce que raconte les démagogues libéraux mais bon...
Alors je vais plutôt évoquer rapidement l'IPH-2. Indicateur élaboré par les Nations Unies adapté aux pays riches. Il tient compte de la mortalité avant 60 ans, de l'illétrisme, de la pauvreté monétaire et du chômage.
Au classement, le Royaume Uni figure parmi les dernières places de l'ordre croissant des niveaux de pauvreté, juste devant l'Irlande et les Etats-Unis...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Classement_IPH_des_pays,_2000
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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Dim 11 Fév 2007 - 17:13

Dans une économie principalement influencée par le capitalisme boursier, les valeurs sont généralement volatiles, comme je l'ai déjà montré, c'est une gestion de rentabilité à court terme qui est privilégié et cela n'est pas du aux impôts de succession qui existent en France....

Les capitaux sont volatiles partout ; la rentabilité une obligation ; les droits de succession ont provoqué l'exode des fortunes, grandes et moyennes. Plutôt moyennes d'ailleurs, parce que les grandes ont une inginérie plus subtile.

Citation :
Pourquoi croyez-vous que le développement durable (projet à long terme par excellence) ait tant de mal à se développer et en premier lieu, dans le temple de l'économie libérale, les Etats-Unis ?

Le développement durable décolle mal parce qu'il représente jusqu'à présent des surcoûts inamortissables.
Et cet imonde état américain si ignobelement czapitaliste consacre 20 fois plus d'argent par citoyen à la recherche d'économies d'énergie que l'Europe. Vous vous renseigner, mon vieux ...

Citation :
On sacrifie aujourd'hui les générations futures par notre action sur le climat

Blabla, mais ce n'est pas le sujet. La grosse fumisterie du changement climatique amuse les coeurs sensibles, et ouvre de nouvelles perspectives à l'industrie. Donc, on y tient ... contre toute évidence Very Happy Very Happy

Citation :
et vous essayez de nous faire croire que les investisseurs privilégient les possibilités de transmission du capital ? Moi je n'y crois pas.

La Foi n'est pas indispensable. Il suffit de voir le nombre de PME ferme boutisue à la mort de leur patron, parce que les enfants ou des tiers ne peuvent financièrement la reprendre.

Citation :
Enfin, une dernière question, comment expliquez-vous que la France est une des toutes premières terres d'accueil au monde pour les investissements étrangers ?

A part la masse d'anglais qui s'installent dans le sud, comme dans un pays sous-développé, ne rêvons pas ...

Citation :
Il faudra que vous me donniez vos sources parce que vos affirmations me semblent plus que fantaisistes et j'ai vraiment l'impression que vous me décrivez une économie de pays sous-développé...
Sinon, je ne vois pas ce qu'il y a de scandaleux à ce que ceux qui travaillent plus cotisent plus et que lorsqu'on travaille à 2, on cotise 2 fois...

Non, en effet, vous ne voyez pas Very Happy Very Happy Very Happy

Citation :
En supprimant le Smic, nombre de professions peu qualifiées pourront etre rémunérées en-dessous du Smic, les balayeurs de rue par exemple.

Qui parle de supprimer le Smic ?

Citation :
Ceux que j'appelle les plus faibles sont tout simplement les moins productifs dans une économie de marché.

Faux. Le "marché" (ô, quelle horreur !) a aussi besoin de non-marchand. Un médecin, un scientifique qui fait de la recherche pure, uphilosophe ne sont en rien productifs, ais ont une palce de choix dzns nos sociétés. N'importe quoi ...

Citation :
Oui et pour élever un peu le niveau de l'énigme, comment on fait pour vivre avec un demi-Smic ?

A les méfaits de la lecture rapide ! Nous partions d'un smicar qui trouve un ob à mi-temps. Il sea mieux avec ce demi job et ce demi-smic.

Citation :
J'ai longuement étudié le sujet et j'aurais tendance à vous répondre ne vous fiez pas à ce que raconte les démagogues libéraux mais bon...

Moi, j'y ai vécu 10 ans ...

Citation :
Alors je vais plutôt évoquer rapidement l'IPH-2. Indicateur élaboré par les Nations Unies adapté aux pays riches. Il tient compte de la mortalité avant 60 ans, de l'illétrisme, de la pauvreté monétaire et du chômage.
Au classement, le Royaume Uni figure parmi les dernières places de l'ordre croissant des niveaux de pauvreté, juste devant l'Irlande et les Etats-Unis...

Forcément ! Il n'y a pratiquement plus moyen d'être pauvre en France. Mais le taux d'insatisfaction ne décroit pas, au contraire ...

On préfère entendre ce qu'on souhaite, même au prix des contre-vérités les plus éhontées ... J'entendais ce matin la dernière trouvaille de la "french desparetate housewife" : elle va empêcher les riches de partir Very Happy Very Happy Very Happy Croyez-vous qu'elle apris les nuées de tomates pourries qu'elle méritait ? Du tout du tout, les militants l'ont acclamée !
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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Dim 11 Fév 2007 - 17:59

Citation :
Forcément ! Il n'y a pratiquement plus moyen d'être pauvre en France.
Ca doit vous manquer n'est ce pas? Une main d'oeuvre au prix supérieur que celui d'un marché du travail qui n'existe que dans la réalité fantaisiste de Friedman, Hayek, Smith et consorts...
Sinon c'est un peu fort...Plus de pauvreté en France?! Allons donc, les libéraux font bien croire que le libéralisme éradique la pauvreté et les différences de revenus, que le marché s'autorégule et prodigue des salaires réels optimaux alors ils ne sont plus à un mensonge près...Essayez donc de vivre avec 700 euros pas mois car c'est là le salaire brut de bon nombre de travailleurs français comme belges; et même essayez de vivre avec le smic à l'heure actuelle...C'est tout simplement impossible...Mais tellement incompréhensible pour les libéraux et ceux qui ne doivent pas lutter au jour le jour pour assurer leurs lendemains...
Citation :
elle va empêcher les riches de partir Croyez-vous qu'elle apris les nuées de tomates pourries qu'elle méritait ?
On choisit son camp ma chère (bien que je ne crois pas que la sociale-libérale portera cette mesure aux faits et je ne pense pas que cette mesure soit celle sur laquelle il faut s'arrêter): vous vous avez choisit le patronat et les classes privilégiées, Françaises comme Belges, et ne comprenez pas que d'autres choisissent de défendre ceux qui portent le système à bout de bras...Pourtant ça existe, ce n'est pas un mythe socialiste c'est armées de travailleurs précaires et pauvres...
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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Dim 11 Fév 2007 - 18:41

Citation :
Essayez donc de vivre avec 700 euros pas mois car c'est là le salaire brut de bon nombre de travailleurs français comme belges;

Je réponds pour la Belgique : le salaire NET d'u ouvrier se situe, selon les secteurs, entre 1.200 et 1.500 €.
Et je n'ai pas entendu que la France soit en reste.

Mais si vos me trouvez des ouvriers à 700 € brut, j'engage ! Very Happy Very Happy Very Happy

Citation :
On choisit son camp ma chère (bien que je ne crois pas que la sociale-libérale portera cette mesure aux faits et je ne pense pas que cette mesure soit celle sur laquelle il faut s'arrêter): vous vous avez choisit le patronat et les classes privilégiées, Françaises comme Belges, et ne comprenez pas que d'autres choisissent de défendre ceux qui portent le système à bout de bras...

Défendre des gens en leur mentant ? Super ! Twisted Evil

Citation :
Pourtant ça existe, ce n'est pas un mythe socialiste c'est armées de travailleurs précaires et pauvres...

Outre que vos chiffres sont faux, ils ne le sont pas plus que ceux avec lesquels ont essaie d'obtenir leurs voix. Honteux.
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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Dim 11 Fév 2007 - 22:35

Citation :
Je réponds pour la Belgique : le salaire NET d'u ouvrier se situe, selon les secteurs, entre 1.200 et 1.500 €.
Totalement faux et vous le savez bien; un ouvrier dans le bâtiment en concurrence directe avec des ouvriers Bulgares et Polonais (peut être voulez vous savoir quel est le salaire brut de ces gens?) voit son salaire brut diminué d'année en année pour faire face à cette concurrence, le salaire moyen brut tourne autours des 900/1000 euros par mois...Un ouvrier de la métallurgie gagne un salaire brut un peu supérieur à cela, +-1200/1400 euros selon l'ancienneté et le grade...Un conducteur de camions polonais gagne 800 euros pas mois pour 6 jours de travail par semaine, son homologue belge n'en gagne que 300 de plus pour un jour en moins de travail (et ce n'est pas toujours le cas)...Par ailleurs vous savez bien que bien que les lois sur le salaire minimum sont appliquées en Belgique et en France, dans la réalité les niveau de salaires sont infiniment plus bas que 1000 euros pour bon nombre de personnes dans bons nombres de secteurs d'activité...
RTL le disait sur ses antennes: en Belgique 15% de la population connaît un risque de pauvreté. Autrement dit, 1.500.000 personnes parviennent difficilement à nouer les deux bouts. 15% de la population qui vivent soit avec 700 euros pas mois (ménage unipersonnel) soit avec 1400 euros par mois (ménage de 2 personnes avec 2 enfants); l'enquête démontre aussi que sans les allocations et aides d'Etat 27,5 % de la population toucheraient le fond. Ce pourcentage s'élèverait à 42% si l'entièreté des allocations était supprimée....Alors avec votre pauvreté éradiquée, vos pauvres riches...
Citation :
Mais si vos me trouvez des ouvriers à 700 € brut, j'engage !
Vos amis patronaux ne se gènent pas pour le faire ou pour niveller le salaire des travailleurs vers le bas...
Citation :
Défendre des gens en leur mentant ? Super !
Oh que non! J'exècre par dessus tout les politiciens menteurs et démagogues dans le style Van Cau, Di Rupo, Milquet, Kubla,...mais je les exècre encore plus quand ils sont libéraux affichés ou socialistes bourgeois affichés...
Citation :
Outre que vos chiffres sont faux, ils ne le sont pas plus que ceux avec lesquels ont essaie d'obtenir leurs voix. Honteux.
J'exagère les chiffres de la pauvreté? Venant de quelqu'un dont le camp tend à vouloir les minimiser, marginaliser ou tout simplement les ignorer (Thatcher: "la pauvreté relative n'existe pas".) je trouve cela plutôt amusant...Néanmoins même les plus belles plumes libérale anglaises comme The Economist ne sont arriver à dénaturaliser, annihiler les chiffres de l'hécatombe sociale laissée par Maggie et John Major: 30% de pauvres, 30 % de précaires et 40 % de riches...
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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Lun 12 Fév 2007 - 1:17

Citation :

Totalement faux et vous le savez bien; un ouvrier dans le bâtiment en concurrence directe avec des ouvriers Bulgares et Polonais (peut être voulez vous savoir quel est le salaire brut de ces gens?) voit son salaire brut diminué d'année en année pour faire face à cette concurrence, le salaire moyen brut tourne autours des 900/1000 euros par mois...Un ouvrier de la métallurgie gagne un salaire brut un peu supérieur à cela, +-1200/1400 euros selon l'ancienneté et le grade...Un conducteur de camions polonais gagne 800 euros pas mois pour 6 jours de travail par semaine, son homologue belge n'en gagne que 300 de plus pour un jour en moins de travail (et ce n'est pas toujours le cas)...Par ailleurs vous savez bien que bien que les lois sur le salaire minimum sont appliquées en Belgique et en France, dans la réalité les niveau de salaires sont infiniment plus bas que 1000 euros pour bon nombre de personnes dans bons nombres de secteurs d'activité...

Stop au déconnage bille en train ! Le salaire des ouvriers est fixé par des conventions collectives, et identiquement le même pour un belge ou un "nouvel européen". Où vous croyez vous pour raconter des inepties pareilles ? Twisted Evil

Citation :
RTL le disait sur ses antennes: en Belgique 15% de la population connaît un risque de pauvreté. Autrement dit, 1.500.000 personnes parviennent difficilement à nouer les deux bouts. 15% de la population qui vivent soit avec 700 euros pas mois (ménage unipersonnel) soit avec 1400 euros par mois (ménage de 2 personnes avec 2 enfants); l'enquête démontre aussi que sans les allocations et aides d'Etat 27,5 % de la population toucheraient le fond. Ce pourcentage s'élèverait à 42% si l'entièreté des allocations était supprimée....Alors avec votre pauvreté éradiquée, vos pauvres riches...

A bon, si RTL l'a dit ! Le "risque de pauvreté" n'est pas la pauvreté. Mais le mécanisme pernicieux du crédit trop facile fait des ravages.
Je ne sais pas ù vous prenez les 700 €, quand l'allocation de chômage dépasse les 1.000.
Quand au scénaio de la vie sans aides de l'etat, elle n'est pas au programmpe.
Vous devriez avoir honte de ces ragots délirants.

Citation :
Citation :
Mais si vos me trouvez des ouvriers à 700 € brut, j'engage !
Vos amis patronaux ne se gènent pas pour le faire ou pour niveller le salaire des travailleurs vers le bas...

Sûr ! Chez nous c'est le libéralisme sauvage ? Very Happy Very Happy Very Happy

Citation :
Citation :
Défendre des gens en leur mentant ? Super !
Oh que non! J'exècre par dessus tout les politiciens menteurs et démagogues dans le style Van Cau, Di Rupo, Milquet, Kubla,...mais je les exècre encore plus quand ils sont libéraux affichés ou socialistes bourgeois affichés...

Ca, c'est votre problème ...

J'exagère les chiffres de la pauvreté?

Bien entendu : je viens d'ailleurs e vous le démontrer.
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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Lun 12 Fév 2007 - 14:13

en France 4 millions et quelque de chômeurs, 7 millions de travailleurs pauvres, 3 millions de personnes vivant dans la rue.

Les sociologues du travail ayant étudié les salaires, les emplois occupés, les différents types de contrats, etc., montrent qu'on est défavorisé quand on vit sous un seuil de 1300€ par mois, qu'on est dans la classe moyenne entre 1400 et 3900€, et qu'on est dans les classes aisées quand on gagne 4000€ ou plus par mois. Si on compte les smicards en france, les travailleurs pauvres, les chômeurs, la moitié des actifs en france fait partie des "défavorisés". Ce n'est pas rien.
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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Lun 12 Fév 2007 - 18:22

Citation :
lomig"]en France 4 millions et quelque de chômeurs,

Et combien d'emplois non pourvus ? Je l'ignore, mais c'est un chiffre essentiel. En Belgique francophone, il y a près de 300.000 postes de travail vacants, dont une honorable partie non qualifiés. Mais pas de preneurs ...

Citation :
7 millions de travailleurs pauvres,
Question

Citation :
3 millions de personnes vivant dans la rue.

Sources ? Cela me semble un tantinet exagéré ...
Citation :


Les sociologues du travail ayant étudié les salaires, les emplois occupés, les différents types de contrats, etc., montrent qu'on est défavorisé quand on vit sous un seuil de 1300€ par mois, qu'on est dans la classe moyenne entre 1400 et 3900€, et qu'on est dans les classes aisées quand on gagne 4000€ ou plus par mois.

C'était le concours de "Reines d'un Jour, ou quoi ? Mal barré quand on voit qu'un cadre aisé gagne aux Indes 100 € par mois, et un ouvrier asiatique très envié 50 €.

Citation :
Si on compte les smicards en france, les travailleurs pauvres, les chômeurs, la moitié des actifs en france fait partie des "défavorisés". Ce n'est pas rien.

C'est surtout non crédible ! Je voudrais voir le "budget familial" dressé par vos spécialistes.
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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Lun 12 Fév 2007 - 21:39

Citation :
Stop au déconnage bille en train ! Le salaire des ouvriers est fixé par des conventions collectives, et identiquement le même pour un belge ou un "nouvel européen".
Cela dans le cadre de la législation du pays concerné mais cela ne change rien au problème: le fait est que vous savez pertinement bien que ces conventions collectives ne sont pas suivies dans certains secteurs d'activité comme la construction et le transport et que les salaires nominaux sont inférieurs à ceux prévus par les conventions collectives...Votre réponse qui, pleine de philosophie, me dit que "Non c'est même pas vrai d'abord" me fait un peu sourire...A vous entendre on dirait que vous n'avez jamais parlé à un ouvrier Polonais ou Arménien qui ne connait pas ses droits et qui vit dans une précarité et pauvreté honteuse...
Citation :
A bon, si RTL l'a dit !
Oui, mais RTL ne fait que rapporter les conclusions du rapport 2006 du service public fédéral économie...Source autrement plus fiable que RTL et que Liberté Chérie...J'anticipe la réponse: si ça vient du secteur public c'est que c'est de la propagande communiste...
Citation :
Le "risque de pauvreté" n'est pas la pauvreté.
Je vais vous dire ce qui ressort de l'enquête: le seuil de risque de pauvreté pour un ménage unipersonnel se situe à 772.56 euros par mois; pour un ménage composé de 2 parents et de 2 enfants il se situe à 1622.37 euros par mois. Les individus vivant avec moins que le montant de ces sommes sont déclarés comme étant pauvres suivant la taille de leur ménage. Il ressort que, suivant ces critères, 15.2% de la population Belge appartient à un ménage dont le revenu disponible se situe à un niveau proche du seuil de pauvreté...C'est plus clair?
Citation :
Je ne sais pas ù vous prenez les 700 €, quand l'allocation de chômage dépasse les 1.000.
Je les prends des chiffres donnés par le gouvernement qui sont en plus généralement revus à la baisse avant publication et ne reflète pas la situation réelle à la perfection...Sinon pour ce qui est des allocations elles vont de 1700 à 250 euros pas mois suivant votre grade dans votre ancien boulot et le montant de votre ancien salaire...Alors on est loin des plus de 1000 euros pour tous...
Citation :
Quand au scénaio de la vie sans aides de l'etat, elle n'est pas au programmpe.
Quand on connait les envies de certaines personnes et de certains politiciens on se le demande...Enfin il n'est pas inutile de rappeller qu'elles permettent à une large partie de la population de vivre...
Citation :
Vous devriez avoir honte de ces ragots délirants.
Pour l'instant la seule qui se complet dans son délire ici c'est vous...Pour ce qui est des ragots délirants vous pouvez toujours adresser vos plaintes et réclamations aux services statistiques de l'Etat Belge ou au patronat...mais je doute qu'avec un discours et des positions tirées du bureau politique du FDF/MCC/VLD/Vivant/PRL et consorts vous arriviez à convaincre beaucoup de personnes que les informations données par le gouvernement Belge sont truqés et que la population vit sous l'horrible coupe de la propagande socialiste...
Citation :
Sûr ! Chez nous c'est le libéralisme sauvage ?
Depuis Martens X on s'en rapproche...Sauf qu'on appelle pas ça libéralisme; le libéralisme est une conception impopulaire (à juste titre) en France, Belgique, Allemagne, Espagne,...alors on lui à trouvé un ouveau nom: Europe...
Citation :
Ca, c'est votre problème ...

J'exagère les chiffres de la pauvreté?

Bien entendu : je viens d'ailleurs e vous le démontrer.
Votre problème justement c'est de vouloir, comme le fit habilement bon nombres de gouvernements libéraux ou prétendument de gauche, diminuer les chiffres de la pauvreté, d'en décharger la reponsabilité sur la gauche ou de nier son existence en bloc...Malthus et Ricardo le firent pour l'Irlande, les plumes de The Economist le firent et continuer à le faire, Hayek et Friedman le firent, John Major et Thatcher le firent, les Chicago Boys le firent tellement bien qu'ils durent avoir recours au keynésianisme pendant un temps, Blair le fait, Fabius le fit et le fait toujours, Di Rupo n'en parlons pas,...vous venez complêter la grande lignée des libéraux ou sociaux-libéraux qui dénigrent la pauvreté; lignée qui, de par la force et la volonté dont ses membres font preuve dans leur activité de propagation d'imposture, semble pouvoir continuer de manière infinie...
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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Mar 13 Fév 2007 - 0:58

Citation :
Cela dans le cadre de la législation du pays concerné mais cela ne change rien au problème: le fait est que vous savez pertinement bien que ces conventions collectives ne sont pas suivies dans certains secteurs d'activité comme la construction et le transport et que les salaires nominaux sont inférieurs à ceux prévus par les conventions collectives...Votre réponse qui, pleine de philosophie, me dit que "Non c'est même pas vrai d'abord" me fait un peu sourire...A vous entendre on dirait que vous n'avez jamais parlé à un ouvrier Polonais ou Arménien qui ne connait pas ses droits et qui vit dans une précarité et pauvreté honteuse...

Là, vous ne parlez pas d'ouvrier déclaré, mais d'illégaux tombés aux mains de mafias sous-traitantes. Un fléau poursuivit par les Etats.

Citation :
Je vais vous dire ce qui ressort de l'enquête: le seuil de risque de pauvreté pour un ménage unipersonnel se situe à 772.56 euros par mois; pour un ménage composé de 2 parents et de 2 enfants il se situe à 1622.37 euros par mois. Les individus vivant avec moins que le montant de ces sommes sont déclarés comme étant pauvres suivant la taille de leur ménage.

Il faut voir ce qui entre dans ces sommes. Si c'est un montant global tenant compte compte des réductions de loyer des logements sociax, des crèches gratuites pour les petits revenus, des abonnement sociaux aux transports en commun, de la téléphonie à prix réduit, etc, alors oui, c'est limite. Par contre, si ce montant s'assortit de tous ces avantages, il est plutôt confortable.

Citation :
Il ressort que, suivant ces critères, 15.2% de la population Belge appartient à un ménage dont le revenu disponible se situe à un niveau proche du seuil de pauvreté...C'est plus clair?

Oui.

Citation :
Je les prends des chiffres donnés par le gouvernement qui sont en plus généralement revus à la baisse avant publication et ne reflète pas la situation réelle à la perfection...Sinon pour ce qui est des allocations elles vont de 1700 à 250 euros pas mois suivant votre grade dans votre ancien boulot et le montant de votre ancien salaire...Alors on est loin des plus de 1000 euros pour tous...

Si on tenait compte du grade, comme vous dites, il y a des gens qui auraient 5.000 € ! En fait, ce chômage a une très vague progressivité, mais atteint généralement le plafond, entre 1000 et 1200 €. Il est évidemment moindre pour quelqu'un qui n'aurait travaillé que quelques mois à mi-temps, par exemple. Ou pour un cohabitant après un certain délai. En contrepartie, je vous fait remarquer qu'en Belgique , le droit au chômage est éternel, sauf si on renonce à respirer Smile Songez aussi aux 300.000 emplois non pourvus, rien qu'en Wallonie ...

Citation :
Citation :
Quand au scénaio de la vie sans aides de l'etat, elle n'est pas au programmpe.
Quand on connait les envies de certaines personnes et de certains politiciens on se le demande...Enfin il n'est pas inutile de rappeller qu'elles permettent à une large partie de la population de vivre...

C'est là que ça coince. Le chômage devrait permettre une période de transition, mais ne devrait pas devenir un mode de vie.

Depuis Martens X on s'en rapproche...Sauf qu'on appelle pas ça libéralisme; le libéralisme est une conception impopulaire (à juste titre) en France, Belgique, Allemagne, Espagne,...alors on lui à trouvé un ouveau nom: Europe...

Very Happy Very Happy Very Happy

Pour en terminer, je souhaiterais simplement savoir, non combien de gens sont "pauvres", mais très exactement pourquoi ...
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MessageSujet: Re: Programme de Nicolas Sarkozy   Mer 21 Mar 2007 - 14:27

Sarkozy passe à l'offensive

Le candidat de l'UMP a adopté mardi soir un ton très offensif contre Ségolène Royal et François Bayrou


Lors d'une réunion publique à Villebon-sur-Yvette, il a ainsi vivement dénoncé la "VIe République": "C'est le retour au régime de l'impuissance, c'est le retour au régime des partis, c'est le retour de l'instabilité".

"Qui peut croire que c'est en revenant aux errements du passé qu'on résoudra les problèmes d'aujourd'hui ?", a-t-il demandé.

Nicolas Sarkozy s'est présenté en champion de la lutte contre la "pensée unique".

"Je veux en finir avec le politiquement correct et avec la pensée unique qui s'est trompée sur tout", qui fait qu'"on ne peut rien dire sur rien. Parce qu'à force de ne rien faire, à force de ne rien dire, à force de ne rien penser, on a un beau résultat: la présence de Le Pen au second tour en 2002", a-t-il ajouté. Selon lui, "on ne fera pas cette rupture en abandonnant la Ve République pour revenir à la IVe, sous couvert de faire la VIe. Car c'est bien de cela qu'il s'agit", a-t-il martelé.

Le candidat UMP s'en est également pris à "leur démocratie participative", chère à Ségolène Royal, qui, selon lui, "est la fin de toute volonté politique". "C'est la fin de la politique qui prend ses responsabilités. Il faut avoir le courage d'appeler les choses par leur nom, leur démocratie participative, ce n'est pas le remède contre la dictature de la pensée unique, c'est la fin de la démocratie représentative dans le soupçon généralisé", a-t-il affirmé. "Leur démocratie participative ce n'est pas une nouvelle manière d'associer le peuple aux décisions qui le concernent, c'est juste la forme ultime de la démagogie", a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy a aussi ironisé sur son rival UDF François Bayrou, sans jamais le nommer. Au second tour de la présidentielle, "si on le met face à une dame, boum, il est de droite. Si on le met en face d'un monsieur, boum, il est de gauche. Si c'est cela l'honnêteté politique... !", s'est-il exclamé. "Le principal, c'est de bien viser. Vous le croyez à droite, il est parti à gauche. Vous le croyez à gauche, il est parti à droite", s'est-il amusé.

Mais "ce n'est pas comme ça qu'on dirige la cinquième puissance du monde", a-t-il insisté, à propos de la volonté du président de l'UDF de transcender le clivage droite-gauche et de gouverner au centre.

http://elections.france2.fr/presidentielles/2007/actu/29291592-fr.php
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