Ecologie-Intelligence-Solidarité

Pour la fondation d'une France bâtie sur l'intelligence.
 
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 Le NPS

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sympatik
Calife


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MessageSujet: Le NPS   Lun 2 Jan 2006 - 20:31

Pour ceux qui ne me connaissent pas encore, disons que je me sens idéologiquement assez proche de Vincent Peillon et du courant (ou ex courant) NPS au sein du Parti Socialiste, sans toutefois être encarté.
Et je soumets à votre appréciation les amendements du NPS retenus dans la synthèse générale du dernier congrès du Mans.
Cela me semble aller dans le bon sens, pour ma part, afin de construire une véritable politique de gauche en France, socialiste, populaire, européenne et efficace.

PS: un peu long à lire mais très intéressant, à mon avis

Citation :
ANNEXE
Présentation thématique des amendements obtenus sur la motion de synthèse.

EUROPE ET MONDIALISATION.

1. Pour financer une convergence efficace entre pays en voie de développement et pays industrialisés, nous proposons que soit enfin créée une taxe sur les transactions financières de nature spéculative. L’objectif de multiplier par huit les volumes de l’aide actuelle au développement, qui ne représenterait encore qu’environ 1,5 % de la richesse des pays à haut niveau de revenu, nous paraît raisonnable compte tenu de notre immense responsabilité collective. L’Europe doit proposer la création de « fonds structurels mondiaux » pour aider les pays du Sud à rattraper leur retard et à faire face aux besoins de leur population dans des domaines comme l’accès à l’eau, aux médicaments et à la santé, aux énergies renouvelables et à l’éducation ainsi que l’amélioration des conditions de travail et des droits des travailleurs.

La lutte contre les paradis fiscaux, bancaires et judiciaires doit enfin sortir des fatigantes déclarations d’intention. Elle doit être au coeur de notre action.
L’institut de la Banque mondiale a estimé le coût colossal de la délinquance financière à :
« 1 trillion de dollars EU uniquement sur des transactions annuelles d’un type particulier à l’échelle mondiale ». La corruption, quant à elle, peut réduire le taux de croissance d’un pays de 0,5 et 1 point de pourcentage par an. Ainsi, l’évaporation d’une part des investissements (publics et privés) freine leur efficacité et diminue fortement l’effet redistributif de tous les mécanismes de solidarité publique. Nous devons donc prendre des mesures radicales contre ces grands fléaux qui sont en lien direct, à défaut de quoi les politiques publiques et l’aide au développement non pas d’effet réel.

Des mesures internationales contre la délinquance financière et la corruption s’imposent :

- une coopération judiciaire renforcée entre les Etats,
- faciliter la levée du secret bancaire dans le cadre d’instruction judiciaire,
- transparence des flux financiers et des aides publiques, renforcement des contrôles fiscaux sur les entreprises,
- l’interdiction pour une entreprise dont un cadre est condamné dans une affaire de pot-de-vin de postuler à un marché public,
- la fin des aides publiques à toute entreprise impliquée dans des délits financiers,
- le renforcement des juridictions financières, des brigades financières,
- l’obligation de transparence sur les revenus pétroliers versés aux Etats et sur les commissions versées aux agents intermédiaires,
- l’extension du droit d’alerte à la lutte contre la corruption et la protection des salariés contre le licenciement en cas d’exercice de ce droit.

2. Nous proposons de placer le FMI, la Banque Mondiale et l’OMC sous la tutelle d’un organe des Nations-Unies : qui respecte une hiérarchie des normes en donnant la priorité aux critères sociaux et environnementaux

3. Ensuite institutionnaliser le dialogue avec le mouvement social, assurer la transparence des instances de décision en rendant publics les documents préparatoires, les résultats des délibérations et les positions des Etats,
Enfin il est nécessaire de soumettre l’Organisation Mondiale du Commerce à l’ONU de façon à l’obliger à en respecter la charte. Les normes sociales, environnementales et sanitaires, ainsi que le respect de la diversité culturelle, principes édictés par les organismes multilatéraux (OIT, OMC, Unesco) doivent acquérir une valeur juridique primant sur les normes commerciales.
Le Traité de l’OMC doit donc être réformé.

4. Lors du débat sur la Constitution européenne, nous avons divergé sur la meilleure réponse à apporter pour bâtir l’Europe puissance et solidaire. Mais cet objectif était et reste partagé par tous les socialistes : en militants et en artisans de l’Union européenne, nous voulons la réorienter autour d’une volonté politique et plus de social. Les socialistes réaffirment leur attachement à la perspective fédérale.

Escamoté en 2002, le débat sur l’avenir de l’Europe sera l’un des enjeux clefs de l’élection présidentielle de 2007. D’ores et déjà, les chefs d’Etat et de gouvernement ont prévu d’examiner à la mi-2007 la question du devenir institutionnel de l’Union et du traité constitutionnel.

Le 29 mai dernier, le traité constitutionnel européen a été rejeté par une majorité de nos citoyens. Les socialistes prennent acte de ce rejet et respecteront cette volonté populaire. Ils proposent de redéfinir les bases de relance du projet européen.

Pour l’Europe, nous proposons un plan de relance reposant sur les éléments suivants :

- retrait des directives anti-sociales (directive services, directive temps de travail, etc…) et élaboration d’une directive cadre sur les services publics ;
- renforcement de la zone euro avec un objectif d’emploi, de croissance et d’innovation clairement affirmé dans le pilotage économique de la zone,
- réforme du pacte de stabilité, mise en place d’un gouvernement économique, contrôle démocratique de la BCE par le Parlement européen. Les objectifs de la Banque centrale doivent inclure la croissance et le plein emploi.
- Elaboration d’un Traité social, empêchant le dumping fiscal et social dans l’Europe élargie et freinant les délocalisations sauvages dans cet espace. L’émergence d’un salaire minimum européen en serait un symbole.
- Rédaction d’un texte constitutionnel, lisible et démocratique, centré sur les institutions et les valeurs de l’Union, ce texte pourrait être élaboré par un processus constituant.
- Doublement du budget européen à 2% du PIB. L’union doit désormais avoir la possibilité d’emprunter mais aussi se doter d’un impôt européen qui pourrait être une taxe additionnelle à l’IS.
- Une exigence renforcée sur le tarif extérieur commun : les instruments qui existent ne donnent pas satisfaction notamment parce qu’ils ne sont pas suffisamment utilisés. Les socialistes s’engagent à explorer la mise en oeuvre d’outils susceptibles de mieux protéger l’industrie européenne et son avenir notamment contre les délocalisations extra-européennes. L’établissement de règles sociales et environnementales minimales applicables aux fournisseurs de l’Union, à l’instar de ce qui existe déjà en matière de normes techniques applicables aux produits importés, pourrait être la condition sine qua non d’une libre importation dans l’UE. Il constituera ainsi un levier puissant pour faciliter la convergence par le haut des modèles sociaux.
- Il faut avancer vers le fédéralisme budgétaire et permettre à l’Union Européenne de lever l’impôt et de lancer des emprunts pour financer un plan d’intégration européenne, à hauteur de ce qui fut nécessaire pour financer la première vague d’adhésion à l’euro.

4. Introduire un revenu minimum européen, qui traduirait les droits économiques du citoyen européen – le droit à un niveau de vie minimum ; aller vers la mise en place d’un salaire minimum dans chacun des pays et en faire progressivement converger les niveaux vers un montant unique

• Nous devons élaborer un traité social européen qui seul peut garantir la cohésion sociale.

• Enfin, les socialistes défendront un moratoire sur les libéralisations tant qu’une directive-cadre n’aura pas garanti la pérennité des services publics dans des secteurs comme La Poste, l’énergie, les transports, le contrôle aérien. Le refus de la marchandisation de l’éducation, de la culture, de la santé et du corps humain doit être réaffirmé.


5. Réviser les statuts de la Banque centrale européenne (BCE). Du fait de son attention trop exclusive à la stabilité des prix, la politique monétaire de la BCE est un frein à la croissance. Alors qu’elle est simplement investie de la stabilité des prix la BCE doit inclure dans ses objectifs la croissance et l’emploi : dans ce but elle rend compte régulièrement de sa politique au Parlement européen et au président de l’EUROGROUPE.


6. Il faut faire l’Europe avec les peuples. C’est pourquoi nous proposerons de reprendre, le moment venu et dans le respect du vote populaire, le débat institutionnel sous une forme associant pleinement le Parlement européen et les parlements nationaux.

7. Nous voulons aussi garantir la sécurité à l’intérieur de l’Europe et dans le monde. La construction d’une défense européenne autonome,est, dans cette perspective, le grand chantier de la prochaine décennie et un objectif prioritaire pour les socialistes.

8. Nous y travaillerons avec tous ceux qui, en France et en Europe, partagent notre idéal. Nous proposerons dans ce but la convocation, au premier semestre 2006, une convention du Parti Socialiste Européen (PSE) pour doter les socialistes européens d’une plateforme commune et qui propose une réforme du PSE en le transformant en véritable parti de militants, en reconnaissant les courants d’opinion transnationaux et en permettant ainsi de proposer une orientation politique générale claire du PSE.

9. Au Parlement européen, notre rejet des orientations libérales de la Commission Barroso est net.


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sympatik
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MessageSujet: Re: Le NPS   Lun 2 Jan 2006 - 20:31

Citation :
SOCIAL ET ECONOMIQUE

1. Pour reconstruire l’ordre public social, il faut inverser la tendance qui a fait passer près de 10 % de la valeur ajoutée des salaires vers les profits, rendre aux salaires et au travail ce que le capital lui a pris ces deux dernières décennies. Dans ce sens le premier engagement des socialistes doit être l’abrogation des ordonnances Villepin, les lois Fillon, Dutreil et Douste-Blazy.

2. Renouer avec notre base sociale
Dans notre société en perte de lien social fondamental, mais toujours structurée par le rapport au travail, l’ascenseur social ne fonctionne plus vers le haut mais bien plutôt vers le bas. La pauvreté est installée comme un phénomène de masse : plus de 7,5 millions de personnes, soit un français sur huit, sont en situation d’exclusion sociale. A côté des plus pauvres, beaucoup de Français qui ont un travail ont du mal à en faire vivre dignement leur famille : 30 % des salariés touchent une rémunération inférieure à 1,3 SMIC ; près de la moitié des salariés, soit 8,5 millions de travailleurs, perçoivent de 1,3 à 2 SMIC et vivent dans la crainte de l’insécurité sociale. Ces catégories sociales se considèrent comme les laissés-pour-compte de la République. Réassocier ces couches populaires à un projet d’avenir pour le pays, redonner confiance en la démocratie à ces travailleurs pauvres, ouvriers et employés telle doit être la priorité du projet socialiste.

3. Dans un tel contexte, il faut dire la vérité aux Français : les annonces de baisse d’impôts pour 2007 seront remises en cause et le redressement de nos finances publiques et sociales sera engagé, même s’il y faudra du temps, et s’il faudra revoir les critères du pacte de stabilité qui doit être réformé de telle sorte que les investissements et les dépenses de recherche-développement soient extraits du calcul du déficit public.

4. La production matérielle et immatérielle doit désormais être orientée vers la production de biens socialement utiles dans le respect des ressources humaines et naturelles de notre planète.
Privilégier systématiquement la logique écologique appuyée sur le temps long, rythmé par la reproduction des ressources naturelles. Ce faisant, ce modèle à soutenabilité forte légitime l’intervention de la puissance publique (organisations internationales, Etat, collectivités territoriales) et l’adoption de règles de gestion qui ne sont pas fondées nécessairement sur les prix.
Favoriser l’extension de ces nouvelles pratiques du commerce équitable par des mesures incitatives adoptées au niveau européen.

5. Alors qu’un salarié sur deux gagne moins de 1400 euros par mois, la hausse des salaires restera le meilleur instrument de revalorisation et de reconnaissance du travail. Elle doit être l’instrument privilégié de la répartition de la richesse créée.
Cette hausse des salaires doit être engagée conjointement par une augmentation du SMIC dans la durée et par un vaste mouvement de négociation dans le secteur privé suivi de l’utilisation en cas de carence ou d’échec de tous les instruments législatifs et réglementaires nécessaires seront mis en œuvre afin d’y remédier. Un dispositif de même nature devra être mis en place dans le secteur public.

6. Augmenter le SMIC à au moins 1500 euros au cours de la législature.

7. Trouver une solution pour taxer les revenus excessifs liés aux importations en masse de produits concurrents des produits communautaires.

8. Refaire du Contrat à durée indéterminée le socle de notre droit du travail : dans ce but nous reviendrons sur le « contrat nouvelle embauche » et nous modulerons les cotisations UNEDIC en fonction de la durée des contrats de travail ou du nombre de formules précaires dans l’entreprise.

9. Reconnaître la notion d’unité économique et sociale pour permettre l’alignement des sous-traitants sur la convention collective des donneurs d’ordre : le développement de la sous-traitance en cascade permet aux entreprises d’échapper à leurs responsabilités en matière de respect du droit du travail en reportant le risque sur les salariés du sous-traitant au nom de la flexibilité. Le cadre juridique doit être modifié, afin que, dans de telles situations, les responsabilités civile et pénale des donneurs d’ordre effectifs puissent être mises en jeu au nom de l’ordre public social.

10. Toutes les heures supplémentaires doivent être rémunérées comme elles l’étaient avant la remise en cause par la droite des 35 heures. Toutes les heures supplémentaires doivent être payées avec une majoration de 25% pour les 4 premières heures et de 50% pour les suivantes. Le contingent annuel d’heures supplémentaires doit revenir à 130 heures. Le repos dominical doit être protégé.

11. Pour une nouvelle politique salariale
Les minima de branche doivent être relevés pour provoquer une hausse générale des rémunérations à tous les échelons des grilles de classification. Les minima conventionnels doivent automatiquement être ajustés par la loi au niveau du SMIC (80% d’entre eux se situent actuellement en deçà).
La gauche devra peser pour développer les négociations salariales collectives à tous les niveaux. Les diplômes nationaux, la validation des acquis, de l'expérience professionnelle doivent être reconnus comme condition de l'extension d'une convention collective, afin de rendre tout son sens à la promotion sociale et à la progression des carrières. Pour assurer une réelle égalité salariale entre les hommes et les femmes – à qualification égale une femme gagne toujours, en moyenne, 25% de moins qu’un homme - des sanctions et astreintes doivent être prévues à l’encontre des employeurs pratiquant de telles discriminations.
12. Pour une nouvelle politique de défense des salariés.
Afin de protéger les salariés des PME et TPE, il faut développer les pouvoirs et moyens des « conseillers du salarié » nommés sur propositions des syndicats, par un élargissement conséquent de leur champ d’intervention.
■ Les dispositions concernant le recours à l’intérim et aux CDD devront être revues afin de conduire à un meilleur encadrement, notamment financier : les indemnités de fin de mission ou de contrat seront revalorisées et portées au un niveau supérieur aux 10 % actuels et les prélèvements sociaux à la charge de l’employeur (chômage et retraite) seront relevés. Le contrat nouvelle embauche, période d’essai de deux ans, devra être supprimé.

■ Le calcul des cotisations employeurs sera modulé en fonction du recours plus ou moins intense aux différentes formes d’emploi précaire. Un mécanisme de bonus/malus sera adopté dans lequel le taux de cotisation à l’assurance-chômage sera fonction du nombre de CDD, d’intérim ou de temps partiel auxquels l’entreprise a recours, ainsi que du nombre de licenciements auxquels elle a procédé. Un tel système incitera les employeurs socialement responsables à reconnaître la valeur collective de l’emploi stable et sanctionnera les autres.

13. Les premiers s’appliquent aux entreprises : les employeurs doivent explorer les évolutions alternatives aux licenciements : formation, mobilité interne, reclassements. La négociation collective interprofessionnelle doit en fixer les règles. Nous dissuaderons les entreprises qui licencient aux seules fins de répondre à des exigences financières ou sous la pression de leurs actionnaires en leur imposant des efforts financiers. Ce qui signifie que non seulement nous rétablirons la loi de modernisation sociale mais que nous en renforcerons son caractère dissuasif.
14. Garantir à chacun une retraite fondée sur un taux de remplacement qui doit être d’autant plus élevé que le revenu d’activité est modeste. Nous retirerons purement et simplement la loi Fillon sur les retraites et nous ouvrirons une négociation globale dès 2007, avec l’ensemble des partenaires sociaux, pour notamment tenir davantage compte dans le calcul des durées de cotisations de la pénibilité, des personnes qui ont commencé à travailler jeunes et des situations familiales, notamment pour les femmes. De nouvelles ressources seront mobilisées à travers notamment une contribution de solidarité sur l’ensemble des revenus.

15. Afin d’assurer leur autonomie financière, sociale et intellectuelle, les jeunes majeurs en formation ou à la recherche d’un emploi, doivent pouvoir bénéficier d’une allocation individualisée qui leur permette de sortir de la dépendance familiale ou de celle des petits boulots précaires pour réaliser leur choix d’étude et de formation professionnelle.

16. Frapper la spéculation foncière et immobilière pour drainer de nouvelles ressources nécessaires au financement du logement social.

17. Une réforme fiscale, au contraire des politiques inspirées par l’ultralibéralisme, doit consister à accroître la progressivité, l’assiette et le rendement de l’impôt sur le revenu, instrument redistributif par excellence.

18. Le rééquilibrage entre fiscalité directe et indirecte doit être privilégié

19. Le retour d’un Etat volontaire, des services publics rénovés réclament nécessairement des ressources publiques dynamiques. Pour Reprendre le pilotage des entreprises de services publics, retrouver le pouvoir d’en fixer la stratégie, d’arrêter le point d’équilibre entre missions d’intérêt général et rentabilité financière, il faut leur procurer les ressources nécessaires à leur développement raisonnable.

20. La Caisse des Dépôts et Consignation, rendue à sa vocation originelle, peut jouer le rôle de l’actionnaire stable. C’est ainsi que nous assurerons le retour à une capitalisation d’EDF 100% publique.

LES INSTITUTIONS ET LA DEMOCRATIE

1. Nous voulons réaffirmer les valeurs de la République en instaurant un service civique obligatoire de 6 mois pou les garçons et les filles

2. Les socialistes proposent de promouvoir une République Nouvelle qui met le Parlement au cœur de la vie politique et qui rééquilibre les pouvoirs entre le Président de la République et le Premier Ministre et qui donne aux citoyens de nouveaux moyens de peser sur les choix.

3. La réforme du Conseil Constitutionnel

RENOVATION

Concernant la rénovation un secrétariat national à la rénovation sera créé. Il devrait être confié au NPS.
La création d’une Commission a été annoncée pour permettre une amélioration du fonctionnement des futurs scrutins au sein du Parti.


http://www.nouveau-ps.net/deliaRessource/ressource_id-197/ressource_url-/uploadsdocs//r1132915497.doc


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stephane
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MessageSujet: Re: Le NPS   Ven 6 Jan 2006 - 2:12

la plupart des propositions sont acceptables, mais, cela a encore une fois comme base ideologique l'economie, je ne peux pas dire que cela soit génant vu que c'est le cas de tous les partis, mais quels sont les autres projets du nps?

sinon, j'ai un petit peu de mal avec Montebourg (dents trop longues pour être honnête) mais Peillon m'a l'air plus droit, plus responsable, un homme bien, un mauvais politicien.
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sympatik
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MessageSujet: Re: Le NPS   Ven 6 Jan 2006 - 20:33

stephane a écrit:
la plupart des propositions sont acceptables, mais, cela a encore une fois comme base ideologique l'economie, je ne peux pas dire que cela soit génant vu que c'est le cas de tous les partis, mais quels sont les autres projets du nps?

Le grand dada de Montebourg était la réforme des institutions et l'instauration d'une VIe République sans 1er ministre et avec un Parlement au rôle sensiblement renforcé.
Il milite d'ailleurs dans une structure parallèle en ce sens, la C6R

http://www.c6r.org/rubrique.php3?id_rubrique=7

Mais j'ai seulement posté ici les amendements du NPS retenus dans la synthèse générale du PS au Mans, parmi lesquels ne figure pas cette idée (d'où le fait que Montebourg ait été un des rares à ne pas l'approuver).

stephane a écrit:
sinon, j'ai un petit peu de mal avec Montebourg (dents trop longues pour être honnête) mais Peillon m'a l'air plus droit, plus responsable, un homme bien, un mauvais politicien.

Ah, tu joues sur ma corde sensible, là !
Very Happy
Je crois beaucoup en Vincent Peillon et suis persuadé qu'il a la carrure, que d'autres n'ont pas, pour un jour occuper l'Elysée.
C'est même mon homme politique actuel préféré, si j'y réfléchis bien.
Sans doute parce qu'il n'a pas l'air politicard et qu'il est agrégé de philo mais pas seulement... son message se situe à gauche mais dans la lignée d'un Jaurès, pas d'un Guesde ou d'un Mollet, où justice sociale et pragmatisme sont intimement liés.
Et il a un charisme indéniable, en +...

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stephane
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MessageSujet: Re: Le NPS   Dim 8 Jan 2006 - 15:21

il a de la carrure mais est vraiment trop discret, il faudrait qu'il apprenne à s'imposer un peu plus (sans tomber dans la comm à la Sarkosy)
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sympatik
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MessageSujet: Re: Le NPS   Sam 23 Sep 2006 - 12:46

Hum... je ne sais pas ce qu'il va en ressortir mais la guerre interne au sein du PS en vue de la présidentielle est vraiment suicidaire.
J'ai hélas peur que le NPS lui-même y succombe...

Citation :
samedi 23 septembre 2006, 11h31
Université de rentrée du NPS à Saint-Nazaire

PARIS (AFP) - Déstabilisé comme le courant socialiste majoritaire par la candidature de Ségolène Royal, le courant Nouveau Parti socialiste (NPS) de Vincent Peillon et Henri Emmanuelli aura fort à faire pour préserver une unité qui ne soit pas que de façade, ce week-end à Saint-Nazaire.
Mêlant la "rénovation" et "l'ancrage à gauche du PS", ce courant composite, qui s'est fondé l'année suivant l'échec du 21 avril 2002 sur une mise en cause du "social-libéralisme" et de "l'impasse démocratique" symbolisée par la Ve République, réunit son université de rentrée à partir de vendredi.

Malgré des restructurations successives (l'arrivée de M. Emmanuelli et ses amis il y a un an, le départ d'Arnaud Montebourg et des siens deux mois plus tard), le NPS entend poursuivre "sa tâche historique", selon le député européen Vincent Peillon: "transformer le PS sur une ligne moderne et à gauche".

Cette orientation n'est guère éloignée de celle défendue aujourd'hui par Laurent Fabius, mais "ses changements de ligne" nourrissent de fortes préventions à l'encontre de l'ex-Premier ministre chez une partie des militants du NPS.

Rénovation, ancrage à gauche: entre ces deux termes, les sensibilités du NPS ne placent pas le curseur au même endroit.

Acquiesçant à la contestation des "tabous" de la gauche par Mme Royal, M. Peillon, qui fut dans le passé proche de Dominique Strauss-Kahn, ne veut pas regarder passer "le mouvement d'adhésion, y compris dans les couches populaires" en faveur de la championne des sondages.

D'accord avec lui, une majorité des élus de poids du NPS (6 députés sur un total de 10 NPS, notamment) a signé un texte affirmant que la députée des Deux-Sèvres est au PS "la seule capable d'incarner le renouveau politique". Sans attendre une position commune du courant.

Héritier du mitterrandisme et issu de la génération précédente, Henri Emmanuelli a toujours incarné au PS une ligne de gauche et une culture politique qui est aux antipodes du recours aux "citoyens-experts" de Mme Royal comme planche de salut.

Jusqu'ici, il s'est tu. A Saint-Nazaire, "je ne prononcerai pas de nom", déclare-t-il à l'AFP, interrogé sur son candidat préféré. Ses proches l'ont dit favorables à "la solution institutionnelle" pour sortir de l'impasse de la compétition des ambitions présidentielles. Comprendre: le premier secrétaire, aujourd'hui François Hollande.

Mais le numéro un socialiste se voit couper la route de l'investiture par sa propre compagne, Ségolène Royal.

"Candidat à rien", selon sa formule, M. Emmanuelli laisse prévoir qu'il ne mâchera pas ses mots à Saint-Nazaire pour exhorter les candidats plus ou moins déclarés à l'investiture à "prendre leurs responsabilités" et éviter un combat fratricide.

Le "troisième homme" du NPS, Benoît Hamon, 39 ans, secrétaire national du PS à l'Europe, est l'animateur du groupe Nouvelle Gauche, très influent chez les jeunes socialistes, qui ont mené la vie dure à Mme Royal ces dernières semaines.

Cet ancien compagnon de route de Martine Aubry insiste pour "un positionnement politique à gauche" et prévient que "le NPS ne va pas s'aligner sur ceux qui ont déjà choisi". "C'est une question collective" qui regarde tout le courant, ajoute-t-il.

La direction du NPS travaille ces jours-ci à une synthèse autour d'un document exprimant les choix politiques qu'elle souhaite voir portés par le candidat socialiste, sans prendre position sur un nom.

De l'aveu même d'un cadre dirigeant, il restera à voir si cette unité a minima ne serait pas qu'"une fiction", chacun usant ensuite de sa liberté pour l'un ou l'autre des candidats.

http://fr.news.yahoo.com/23092006/202/universite-de-rentree-du-nps-saint-nazaire.html


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MessageSujet: Re: Le NPS   Jeu 28 Sep 2006 - 15:55

Bon, allez... je me permets de mettre un long c/c, en l'occurence une large partie du discours de cloture de mon chouchou, Vincent Peillon.

Il y a des passages qui peuvent paraître un peu lyriques mais j'adhère personnellement à ce qu'il dit, l'analyse et les propositions me semblent exactement celles qu'il faudrait au PS.

Voilou, bonne lecture pour les courageux...

Vincent Peillon a écrit:

Le 21 avril 2002. Ce n'est pas un mot-valise, ce n'est pas une étiquette commode, ce n'est pas une référence mécanique, aveugle, obligée. C'est un séisme dans notre histoire. C'est plus qu'un événement, c'est un avènement, une blessure profonde à la peau de notre histoire, une blessure qui n'est pas cicatrisée, et nous devons nous y affronter.
La gauche, notre gauche, c'est d'abord le combat contre la haine fasciste, xénophobe, antisémite, raciste, ce sont les combats contre l'esclavage, Schoelcher, Blanc, les congrès de la paix et les Etats-Unis d'Europe, l'affaire Dreyfus, les comités de vigilance, les maquis, le conseil national de la résistance la lutte anticoloniale. Cela touche au plus intime, au plus puissant, au cœur, au granit, à la lave de notre engagement républicain et socialiste.

Nous avons vu monter, depuis 1983, le phénomène Front national, mais nous ne pensions pas qu'après cinq années d'une législature où nous n'avions pas démérité nous nous trouverions devant l'élimination de notre candidat, absent du second tour, et que c'est le candidat de la haine, de l'abjection raciste qui y serait présent, porté par un électorat populaire, celui du gaucho-lepénisme. Et c'est pourquoi il nous fallait réagir.
C'est en réaction à ce séisme que le NPS est né. Il n'est pas né tout de suite, comme Nouveau Monde. Nous avons attendu plusieurs mois. J'ai d'abord essayé, comme Porte-Parole du PS, de convaincre François Hollande de proposer que ce soit tout le Ps qui réagisse en tirant pleinement les leçons et en accomplissant sa mue. Je n'ai pas, ni moi ni d'autres, réussi à le convaincre, et il a choisi une autre stratégie, celle d'unir de façon défensive les futurs candidats que nous voyons s'ébrouer gaiement aujourd'hui, amis de Jack Lang, d'Aubry, de Jospin, de Fabius, de Dominique Stauss Kahn dans une unité conservatoire et défensive.
Je pense que ce fut un mauvais choix, et que ce qui n'a pas été fait hier devra tout de même, parce que l'histoire est obstinée, têtue, et que lorsqu'elle pose des questions elle les repose jusqu'à obtenir des réponses, être fait demain. Je pense aussi que la situation curieuse que nous vivons aujourd'hui résulte de ce choix.

Dés lors, le NPS est né avec une triple détermination : une orientation politique, l'ancrage à gauche et la rénovation ; un choix stratégique, non pas constituer l'énième courant de gauche mais afficher une vocation majoritaire ; une ambition intellectuelle, permettre le dépassement de l'alternative sinistrisme-archaïsme// modernité-dérive libérale, qui divise le parti depuis 1905 et le condamne à une compulsion de répétition assez désolante

Une orientation politique. L'ancrage à gauche. Ce n'est pas pour nous une question de posture. Le petit jeu qui a toujours eu lieu à l'intérieur de notre parti, et maintenant même à l'intérieur des courants, de savoir qui est le plus à gauche, est assez dérisoire si on le juge au tribunal des actes des uns et des autres, bref des réalités, ce qui en politique n'est pas toujours inutile. Mais il s'agit là de la réponse à la question déjà posée par l'analyse du 21 avril, et qui demeure centrale aujourd'hui, celle de la reconquête des couches populaires, avec la question qui lui est liée, et qui est au cœur du débat qui nous anime, celle du populisme. Notre réponse, et je vous demande de bien vouloir relire le texte d'appel à la fondation du NPS que j'avais signé avec Arnaud Montebourg et Julien Dray, tenait en quatre points :

D'abord, la revalorisation du travail, de la valeur travail. Comme quoi, vous voyez, ce n'est pas nouveau, et pas tant de droite que je l'entends. Revalorisation du travail pour nous cela veut dire : rééquilibrage du partage de la valeur ajoutée en faveur du travail et donc politique salariale, lutte contre la précarité, renforcement des droits des salariés, nouveaux droits avec la sécurité sociale professionnelle, et la vraie réforme de la formation professionnelle ;

ensuite, deuxième orientation, celle de la rénovation démocratique, avec la VIe république, le renforcement de la démocratie sociale pour avoir des partenaires sociaux forts et une négociation revivifiée, une démocratie locale approfondie, une décentralisation simplifiée et relancée ;

notre troisième point concernait la crise des valeurs, la question de l'autorité républicaine et de l'esprit public, la bataille idéologique qu'il nous faut conduire contre la droite en assumant non pas la dérive libérale-libertaire mais les valeurs autour desquelles nous avons construit la république, en particulier la laïcité, qui n'est pas seulement tolérance, neutralité, mais un ensemble de valeurs qu'il faut porter, une laïcité positive, militante. La gauche, ce n'est pas le désordre, et c'est trop facile à la droite de le laisser croire. Dans un très beau texte, publié dans sa revue d'exil, en 1850, intitulée Le Nouveau Monde, Louis Blanc montrait comment la droite battait les socialistes, à la campagne et dans les milieux populaires, en faisant croire qu'ils incarnaient la paresse, la fin de la famille et le désordre. C'est une vieille affaire, et il ne faut pas être trop naïf en ces questions.

Enfin, notre quatrième point concernait la réorientation de la construction européenne pour qu'elle ne soit pas seulement le cheval de Troie de la dérégulation libérale et l'émergence de régulations sociales, environnementales, démocratiques au plan mondial. Voilà les quatre points de notre carré magique. Voilà ce que signifie pour nous l'ancrage à gauche. Ce n'est pas une posture. Ce sont des analyses et des propositions précises pour agir dans le monde tel qu'il est, dans l'Europe telle qu'elle est, dans la France d'aujourd'hui. Et si vous regardez maintenant le Projet socialiste, celui que nous portons tous ensemble, vous pourrez vous dire que finalement ce n'était pas tout à fait inutile d'avoir porté ces analyses et ces propositions, d'avoir porté des motions à Dijon puis au Mans, d'avoir défendu nos analyses dans le référendum interne sur le Traité constitutionnel.

Et le deuxième aspect de notre orientation, la deuxième jambe du NPS, c'est la rénovation. La rénovation ce n'est pas un concours de belles gueules ou je ne sais quel gadget de communication. C'est un sujet de fond qui mérite mieux qu'une moquerie. C'est d'abord refuser les angles morts, non pas les territoires perdus mais les questions tues de la République, lever la chape de plomb qui pèse sur les débats en notre sein, ouvrir grand les portes et les fenêtres du PS. Cela veut dire poser d'autres questions, essayer de poser les mêmes questions autrement, et le compte n'y est pas. C'est faire entrer dans le débat politique des questions qui sont dans tous les esprits, dans toutes les préoccupations, mais qui en sont encore absentes : débat, pour commencer, sur l'eau, sur l'énergie, sur le réchauffement climatique. De ce point de vue, la contribution du NPS au diagnostic qui avait précédé le projet est un des meilleurs textes que nous ayons produit ensemble.

Ensuite, c'est précisément faire en sorte que notre parti ressemble plus à la réalité de la société française, et c'est un grand chantier qui vient d'être ouvert, où nous avons joué notre rôle d'aiguillon, et qui est loin d'être accompli.

Enfin, et c'est déterminant. La gauche a, depuis 1981, gouverné 15 ans, 15 ans sur 25, et il serait bien présomptueux d'imputer nos insuffisances ou nos échecs à l'absence de volonté ou de conviction de nos prédécesseurs. Je ne sonde ni les cœurs ni les reins, mais je ne crois pas que Pierre Mauroy ou Lionel Jospin, par exemple, soit moins volontaires qu'aucun d'entre nous. Donc la question n'est ni celle des objectifs, toujours les mêmes, toujours généreux, ni celle des personnes : elle est celle des instruments de l'action politique. Et avec l'idée de la VIe république, politique, mais aussi sociale, locale, c'est cette question des instruments et des outils de l'action qui est posée. Nous ne pourrons pas conduire des politiques de gauche avec des instruments qui ont été conçus et construits pour conduire des politiques de droite. Là aussi, il faut le reconnaître, nos analyses et nos propositions ont progressé dans le Parti.

Voilà l'orientation politique qui est la notre depuis l'origine, celle qui est encore la notre aujourd'hui, celle que nous devons continuer de faire vivre ensemble. Comme on le voit, nous pouvons être utiles, voire décisifs, et notre tâche historique est loin d'être accomplie.

Je disais à l'instant que notre volonté a été d'ouvrir les portes et les fenêtres du PS : attention de ne pas, à l'inverse, refermer celles du NPS. Soyons toujours en mouvement. Pourquoi je vous dis cela.

Car le NPS, ce n'est pas seulement une orientation politique, je viens de la rappeler, c'est aussi une stratégie politique. Je voudrais en dire maintenant quelques mots.

Il y a toujours eu, dans le PS, des courants de gauche, entre 10 et 30 % des voix. C'est un choix possible. Notre histoire enseigne pourtant, dans la durée, que ces courants servent le plus souvent de caution dans les périodes d'opposition et de reconquête, se font absorber au pouvoir et échouent alors à imposer leurs vues. Généralement, ils dépérissent, éclatent, se sectarisent ou scissionnent. C'est pourquoi notre volonté a été non pas de créer, d'occuper ou de gérer une part de marché, mais que nous avons bien indiqué dés le début que nous souhaitions entraîner tout le PS, le conduire tout entier à bouger. C'est pourquoi notre vocation est toujours d'être majoritaire. Non pas nous replier sur nous-mêmes, faire la leçon aux autres, jouer je ne sais quelles sentinelles ou je ne sais quelles vigies, non pas prophétiser tous les malheurs qui nous guettent, mais peser, construire, entraîner.

Enfin, cette orientation politique et cette stratégie s'appuient sur une ambition idéologique puissante qui nous ramène à l'histoire de la SFIO dont nous venons de célébrer, assez médiocrement d'ailleurs du point de vue de la réflexion profonde, le centenaire. Car depuis 1905, lorsque Jaurès a rendu les armes à Guesde pour faire l'unité, nous vivons cette alternance de discours de rupture et de pratique opportuniste.

Amicalement, presque affectueusement, je voudrais dire à notre ami Mathieu Klein qu'il devrait veiller, lui qui est si moderne, a ne pas ressusciter la vieille SFIO. Certes, il faut donner de la voix ici contre Arnaud Montebourg et Ségolène Royal pour se faire applaudir des jeunes camarades présents dans la salle. Mais il faudrait aussi te souvenir que lorsque tu as fait ta belle campagne législative les deux camarades que tu avais sollicité pour te soutenir et te porter auprès des électeurs, c'étaient précisément Arnaud Montebourg et Ségolène Royal ! Un discours dans sa circonscription, un autre dans les salles de congrès, on a connu ça, évitons de recommencer !

Prenons d'ailleurs l'engagement entre nous, on ne sait pas de quoi demain sera fait, que même si nous ne sommes plus sur les mêmes tribunes, nous ne nous ferons pas siffler les uns les autres. Croyez-moi, il y a assez de responsables politiques de droite, Sarko,Villepin, De Villiers, Le Pen à siffler pour s'économiser entre nous. Mais je reviens à mon propos.
Si l'on veut dépasser l'impossible rénovation du socialisme français, l'échec de Jaurès, de Blum, de Mayer, de Mendès et d'autres plus récemment, il faudra renouer, par delà Marx, avec le socialisme français, celui de 48 ; de Leroux, Blanc, de Malon, auxquels Jaurès devait tant. On trouve alors les éléments d'une nouvelle synthèse dont nous devons être aujourd'hui les porteurs.

Voilà ce que nous sommes, ce que nous devons garder à l'esprit pour faire nos choix, ce qui doit nous guider encore pour l'avenir : une orientation politique, un choix stratégique, une ambition idéologique. Et nous avons aussi, depuis quatre ans, une histoire. Cette histoire, ce n'est pas seulement des évènements qui se succèdent, c'est un sens qui se déploie. Essayons d'en tirer quelques enseignements.

(...)

Imaginons ce que pourra être la France dans un an, si Sarkozy a gagné. France où la prostituée qui racole, le jeune en bas de la cage d'escalier, le mendiant qui fait l'aumône sont les premiers ennemis, France sécuritaire, France de la haine de l'autre, de la peur, où l'on dresse les communautés les unes contre les autres, où l'on emploie sans cesse la technique du bouc-émissaire. La France dans un an, France du tout libéral, où le politique sera aux mains des puissances de l'argent, les Lagardère, Bouygues, Dassault, avec des médias aux ordres, dans la crainte, France dur pour les faibles et douce pour les puissants, en rupture avec son histoire, ses valeurs

Cette France, elle existe, mais ce n'est pas la nôtre. Nous portons une autre idée de la liberté, de la justice, de la fraternité, et ici, dans cette salle, nous savons que nous avons les valeurs, le projet, le courage, l'ardeur pour combattre et gagner.


Le carré magique que j'évoquais en commençant, voilà ce qui doit nous permettre de gagner

Mes amis, mes camarades,
Quelque chose a changé
Je reviens à moins de départ, à 2002. Souvenez-vous. On n'a pas assez écouté, on n'a pas assez entendu les nôtres. Ne recommençons pas.

Ce n'est pas l'opinion, ce ne sont pas les sondages qui nous dicterons nos choix, mais ce sont les femmes et les hommes que nous rencontrons dans notre vie de militants, de citoyens, d'élus.

Depuis quelques mois, il y a à nouveau un petit espoir, une petite flamme, ne soyons pas ceux qui l'enterrent sous les cendres, choisissons au contraire d'être ceux qui la font grandir, et qu'elle puisse porter haut sa lumière, diffuser loin sa chaleur

Mes camarades, faisons le ensemble, et maintenant, faisons-le vite !

http://www.nouveau-ps.net/actualites/act090604.php


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Le libéralisme, c'est le renard libre dans le poulailler libre - Jean Jaurès
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