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 Biocarburant, pire que le pétrole ?

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MessageSujet: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Mer 27 Sep 2006 - 16:49

Suite à l'annonce sur les biocarburants, j'ai voulu me renseigner, cela parraissaient si idéal (moins toxique, moins cher, déjà presque adapté aux moteurs, ...) que je me suis demandé ou était le problème qui a fait qu'on a pas commencé plus tôt (ils ont dit que 20% des voitures aux USA utilisaient des bio-carburants, comment est-ce possible ?).

Voici un article (malheureusement en anglais) parlant du problème de la production massive de biocarburant à l'échelle mondiale pour remplacer le pétrole (OGM, déforestation, déplacement de populations, disparition d'espèces, ...).

Le pire scénario montre une fois de plus que les pays du sud vont crever pour nous ravitailler...

http://www.zmag.org/content/showarticle.cfm?SectionID=56&ItemID=9279
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sympatik
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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Mer 27 Sep 2006 - 19:45

Il y a un article en français qui tire visiblement les mêmes conclusions... pas franchement positives.
Du coup, je ne sais trop quoi penser...
Neutral

Citation :
Biocarburants : pires que des énergies fossiles !

4 mars 2006,
Par Coordination ATF

Aujourd’hui avec la crise du pétrole qui pointe, on ne parle plus que de biocarburants. Comme trop souvent, ce qui était au départ une bonne idée, est détourné par certains groupes influents pour ne servir que quelques intérêts particuliers au détriment de l’environnement et de l’ensemble des citoyens. Dans cet article paru dans le Guardian du 8 Decembre 2005, George Monbiot nous montre les destructions massives qui se préparent en Asie du Sud-Est pour nous approvisionner en “biocarburants”. [1] D’autre part, et même si Georges Monbiot ne fait référence qu’au gouvernement britannique, des similitudes avec la situation française n’échapperont pas aux lecteurs...

Au cours de ces deux dernières années, j’ai fait une découverte inconfortable. Comme la plupart des écologistes, j’ai été aussi aveugle aux contraintes environnementales affectant notre approvisionnement énergétique que nos adversiares l’ont été vis à vis des changements climatiques

Je réalise aujourd’hui que je vivais dans le monde de la croyance magique. En 2003, le biologiste Jeffrey Dukes a calculé que les énergies fossiles que nous brûlons en un an provenaient d’une masse de matière organique qui représentait 400 fois la production annuelle actuelle de matière organique de notre planète. En clair, nous utilisons chaque année la valeur de quatre siècles de plantes et d’animaux. [2]

L’idée que nous pouvons tout simplement remplacer cet héritage fossile - et l’incroyable concentré d’énergie qu’il nous donne - par l’énergie qui nous entoure est du domaine de la science fiction. Il n’y a pas d’énergie de substitution pour diminuer notre consommation de carburants fossiles. Mais on continue de rechercher partout des produits de substitutions. Ils sont promus aujourd’hui à la conférence de Montréal (sur les changements climatiques, décembre 2005), par des états - comme le nôtre - qui cherche à éviter de prendre les décisions douloureuses qu’imposent les changements climatiques. Une, au moins, de ces solutions de rechange est pire que de brûler les énergies fossiles qu’elle remplace.

La dernière fois que je me suis penché sur les risques liés à la fabrication de carburants à partir d’huiles végétales, la virulence des insultes a égalé les sommets atteints par les partisans de la guerre en Irak. Les missionaires des carburants végétaux sont, dans leur négation des problèmes, aussi bruyants que les responsables d’Exxon. Je suis près à reconnaître que mon éditorial précédent était erroné. Mais qu’ils ne se réjouissent pas trop tôt : j’avais tort parce que j’avais sous estimé l’impact destructeur de ce type de carburant.

Avant d’aller plus loin, je dois préciser qu’utiliser l’huile usagée de friture comme carburant est une bonne chose. Les gens qui pataugent et glissent dans des cuves pleines de saletés, rendent un service important à la société. Mais il n’y a en Grande Bretagne de l”huile de friture usagée que pour couvrir 1/380 de nos besoins en carburant pour la route. Et c’est là que les problèmes commencent.

Lorsque, l’an dernier, j’évoquais ce sujet, je croyais que le principal problème causé par les carburants végétaux était la compétition pour le foncier qu’ils provoqueraient. Des terres arables utilisées normalement pour faire pousser de la nourriture, seraient utilisées pour faire pousser du carburant. Mais maintenant je découvre que c’est pire encore. L’industrie du carburant végétal a inventé le carburant le plus polluant en carbone au monde.

En faisant la promotion des carburanrs végétaux - comme l’Union Européenne, les Etats-Unis et des milliers d’écologistes le font - vous imaginez peut-être que vous créez un marché pour l’huile de friture usagée ou l’huile de colza. En réalité, vous êtes en train de créer un marché pour une des cultures les plus destructrices de la planète.

La semaine dernière, le président de l’Autorité Fédérale pour le Développement du Territoire de Malaisie annonçait qu’il était sur le point de faire construire une nouvelle usine pour fabriquer des carburants végétaux. Il s’agissait de la 9ème décision similaire prise en 4 mois. Quatre nouvelles raffineries sont en cours de construction dans la péninsule malaisienne, une au Sarawak et 2 à Rotterdam. Deux consortium étrangers - un allemand et un états-unien - mettent en place deux usines rivales à Singapour. Toutes ces usines vont faire du carburant végétal à partir de la même source : l’huile de palme.

“La demande pour du carburant végétal” écrit le Malaisian Star “viendra de l’Union Européenne... Cette toute nouvelle demande devrait au minimum absorber la majorité des stocks d’huile de palme de la Malaisie”. Pourquoi ? Parce que c’est la culture la moins chère comme source de carburants végétaux.

En septembre, les Amis de la Terre publièrent un rapport sur les impacts de la production d’huile de palme. “On estime qu’entre 1985 et 2000, le dévelopement des plantations de palmiers à huile a été responsable de 87% de la déforestation en Malaisie”. A Sumatra et Bornéo, quelques 4 millions d’hectares de forêts ont étaient convertis en plantations de palmiers à huile. Et on programme de nouvelles coupes : 6 millions d’hectares en Malaisie et 16,5 millions en Indonésie.

Presque toutes les forêts restantes sont menacées. Même le fameux Parc National de Tanjung Puting au Kalimantan a été mis en pièce par des planteurs. Les orang outans en liberté sont voués à disparaître. Les rhinocéros de Sumatra, les tigres, les gibons, les tapirs, les nasiques et des milliers d’autres espèces pourraient prendre la suite. Des milliers d’habitants de ces régions ont été expulsés de leurs terres et près de 500 Indonésiens ont été torturés lorsqu’ils tentèrent de résister. Les feux de forêts qui, si souvent étouffent la région sous d’épais nuages de fumée, sont pour la plupart allumés par les cultivateurs de palmes. Toute la région est en train de devenir un immense champ de “pétrole” végétal.

Avant que les palmiers à huile qui sont petits et rabougris, ne soient plantés, de vastes forêts d’arbres, contenant des stocks de carbones beaucoup plus importants, doivent être abattues et brûlées. Après avoir d’abord utilisé les zones plus sèches, les plantations se déplacent maintenant vers les forêts marécageuses qui poussent sur des tourbièrees. Après avoir coupé les arbres, les planteurs assèchent le sol. Lorsque les tourbières sèchent, elles s’oxydent et relâchent encore plus de carbone que celui contenu dans les arbres. En terme d’impact sur l’environnement, aussi bien local qu’international, l’huile de palme comme carburant végétal est encore plus destructrice que le pétrole brut du Nigéria.

Le gouvernement britanique l’a bien compris. Lorsqu’il annonça qu’il suivrait l’Union Européenne et garantirait que le carburant pour les transports provient pour 5,75%, de plantes en 2010, il concédait dans le rapport publié le mois dernier, que “les principaux risques environnementaux seront probablement liés à un accroissement important de la production de matière brute pour les carburants végétaux, en particulier au Brésil avec la cane à sucre et en Asie du Sud-Est avec les plantation de palmiers à huile”.

Bien conscient des risques et afin de les éviter, le gouvernement suggérait d’interdire l’importation des carburants végétaux qui détruisent l’environnement. Interrogés par le gouvernement pour savoir si une telle interdiction contreviendrait aux règles du commerce international, les consutants répondirent par l’affirmative : “des critères environnementaux obligatoires... augmenteraient beaucoup le risque d’un recours juridique international contre l’ensemble de la politique”. Le gouvernement abandonna l’idée d’interdire les importations et proposa à la place “une sorte de schéma volontariste”. Le gouvernement a donc décidé malgré tout d’aller de l’avant, tout en sachant que la création de ce marché va provoquer une augmentation massive des importations d’huile de palme, que rien ne pourra vraiment les empêcher et qu’elles vont détériorer plutôt qu’améliorer le climat.

En d’autres temps, pourtant, à d’autres époques, le gouvernement britannique sut défier l’Union Européenne. Mais en fait, le gouvernement britannique veut exactement la même chose que l”Union Européenne. “Il est essentiel que nous équilibrions notre demande croissante de mobilité avec nos objectifs de protection de l’environnement”, est-il écrit dans le rapport du gouvernement. Jusqu’à récemment, nous avions une politique de réduction des transports. Maintenant, et bien qu’aucune déclaration en ce sens n’ait été faite, cette politique est défunte. Comme les conservateurs dans les années 90, le gouvernement travailliste cherche à satisfaire la demande quels qu’en soient les risques. Des chiffres obtenus auprès de l’association Road Block montrent que, pour l’élargissement de la seule M1, le gouvernement va dépenser 5 milliards d’euros, c’est à dire plus que ce qu’il verse pour tout le programme sur les changements climatiques. Au lieu d’essayer de réduire la demande, le gouvernement essaye de changer les sources d’approvisionnement. Il est prêt à sacrifier les forêts tropicales de l’Asie du Sud Est pour montrer qu’il fait quelque chose et pour que les automobilistes soient contents.

Tout cela illustre la futilité des mesurettes discutées à Montréal. Essayer de satisfaire une demande croissante en carburant est pure folie quelle que soit la source d’approvisionnement. Mais les décisions douloureuses ont été évitées et tant pis si une autre partie de notre biosphère part en fumée.


[1] Dans ce texte, nous ne traduisons pas “biodiesel”, par “biocarburant” ou “carburant vert”, termes couramment utilisés en France mais par “carburants végétaux”. Les termes “bio” et “vert” laissent penser que tous ces produits favorisent la protection de l’environnement. On en est loin pour certains d’entre eux ! L’éthanol de maïs par exemple, gorgé de pesticides et d’engrais, demande plus d’énergie pour être fabriqué qu’il n’en donnera ! Sans parler de la consommation d’eau : une voiture qui consommerait 5l d’éthanol aux 100km aurait nécessité 45l d’eau pour chaque km parcouru !!!

[2] Il faut bien sûr relativiser ce chiffre et tenir compte des pertes liées à la transformation de la biomasse en combustible fossile. Cette étude montre que remplacer les fossiles par des biocarburants reviendrait à accaparer 22% de la production nette primaire de la biomasse terrestre soit 50% de plus qu’aujourd’hui !

http://www.amisdelaterre.org/article.php3?id_article=2159


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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Mer 27 Sep 2006 - 20:26

Merci sympatik, c'est la traduction fidèle de l'article anglais ! Very Happy

Les grands médias devraient un peu s'y interesser au lieu de relayer les bonnes nouvelles du ministre...

On sera obligé de diminuer nos envie de déplacements, mais ça c'est une mauvaise nouvelle que le ministre n'a pas envie de dire...
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sympatik
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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Mer 27 Sep 2006 - 20:34

Concombre a écrit:
On sera obligé de diminuer nos envie de déplacements, mais ça c'est une mauvaise nouvelle que le ministre n'a pas envie de dire...

Il est clair qu'en plein chantier de l'A 380, le futur très gros porteur d'Airbus, alors que les compagnies aériennes low coast rendent les voyages lointains accessibles à tous et alors que la compétition fait rage entre constructeurs automobiles (à partir de modèles qui sont loin de consommer 2 l/100, il n'y a qu'à voir le boom des 4X4 ou des monospaces...), je doute que n'importe quel gouvernement européen ose évoquer de prochaines restrictions en terme de déplacements.

Pourtant, il y a des questions qui fâchent qu'il conviendrait de se poser de manière assez urgente.
Mais l'intérêt économique passe visiblement avant l'intérêt écologique et ce n'est hélas pas nouveau.

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lekhan
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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Mer 27 Sep 2006 - 20:37

L'éthanole de maïs est un gachis sans nom, mettre en péril les réserve d'eau pour faire rouler des voitures, alors là franchement c'est le ponpon.

D'ailleurs comme tout autre éthnaole.
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Nimzegin
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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Mer 27 Sep 2006 - 20:56

ça m'a toujours paru scandaleux de fabriquer du carburant avec des produits alimentaires !! Tournesol et Colza oui !! Huile de friture aussi, mais blé et maïs je trouve ça déplacé. De plus c'est un moyen détourné de trouver un débouché pour ces saloperies d'OGM Evil or Very Mad

A quand une recherche sur une autre façon de procéder ? c'est à dire inventer un autre moteur !! Toute la réponse à nos maux est là !!
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Sandra
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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Mer 27 Sep 2006 - 23:37

A quantité de CO2 rejetée égale, si en plus un "bio"carburant nécessite pour être obtenu une grande quantité d'eau, où se trouve le caractère écologique ?

Je rappelle que le maïs est l'une des cultures exigeant la plus forte irrigation ...

Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Mer 27 Sep 2006 - 23:54

Schwarzi fait un procès à tous les constructeurs auto de Californie, pour qu'is se sentent responsables de la pollution et aussi pour les pousser à faire des recherches sur les possibilités qu'il y aurait à développer un moteur autre qu'à explosion ... c'est pas bête !! Idea

Corinne Lepage
Citation :
Biocarburants: Corinne Lepage, hostile à l'éthanol, propose des alternatives

PARIS (AP) - La candidate écologiste à la présidentielle Corinne Lepage a émis mercredi de sérieuses réserves à l'encontre de l'ambition gouvernementale de développer massivement les biocarburants à l'éthanol à raison de 500 "pompes vertes" et cinq constructeurs automobiles impliqués dès l'an prochain. "Je ne suis pas sûre du tout" que "ce biocarburant-là (E85) est le bon", a déclaré Corinne Lepage sur France 2 car "pour le produire il va falloir beaucoup d'eau, il va falloir mettre beaucoup de produits phytosanitaires qui émettent des gaz à effet de serre", a-t-elle expliqué. "Il faut aujourd'hui un peu plus d'un litre de pétrole pour produire un litre d'éthanol, donc ce n'est pas très intéressant", a-t-elle ajouté. "Par contre, il y a d'autres solutions: on pourrait autoriser le monde agricole à utiliser les huiles végétales pour mettre directement dans leurs tracteurs et dans leurs moteurs (...) et surtout utiliser tous les résidus de l'agriculture, je pense aux pailles notamment", a suggéré la présidente de Cap 21. AP
Bien vu Corinne, mais qui va l'écouter ? No
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Bones
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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Jeu 28 Sep 2006 - 9:26

Nimzegin a écrit:
Il faut aujourd'hui un peu plus d'un litre de pétrole pour produire un litre d'éthanol

C'est aberrant qu'on puisse considérer ca comme une altérnative Shocked

Citation :
Schwarzi fait un procès [...]

Je pense que si une solution est trouvée un jour, ca sera aux USA ou en Chine.
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Concombre
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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Jeu 28 Sep 2006 - 12:20

MawaK a écrit:
Nimzegin a écrit:
Il faut aujourd'hui un peu plus d'un litre de pétrole pour produire un litre d'éthanol

C'est aberrant qu'on puisse considérer ca comme une altérnative Shocked



Et aussi que personne n'en débate.

Ils vont installer 500 pompes, les constructeurs vont modifier les moteurs. C'est des sous quand même.

J'ai l'impression que c'est un truc à court terme pour l'image du gouvernement qui deviendrait un peu plus "vert" et évidemment pour que quelques uns gagnent de l'argent avant qu'on se rende compte des limites de ce produit.
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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Jeu 28 Sep 2006 - 12:32

C'est ca les pompes "GPL" qu'on voit en France ?
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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Jeu 28 Sep 2006 - 13:34

MawaK a écrit:
C'est ca les pompes "GPL" qu'on voit en France ?

C'est pas le gaz naturel, GPL ?
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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Jeu 28 Sep 2006 - 14:52

Ah c'est bien possible, oui !
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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Jeu 28 Sep 2006 - 15:31

MawaK a écrit:
C'est ca les pompes "GPL" qu'on voit en France ?

Non, le GPL est le Gaz de Pétrole Liquéfié, c'est autre chose.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_de_p%C3%A9trole_liqu%C3%A9fi%C3%A9

Les "pompes vertes" sont celles qui vont vendre de l'E 85 (carburant composé à 85% d'éthanol et 15% d'essence).

Concombre a écrit:
J'ai l'impression que c'est un truc à court terme pour l'image du gouvernement qui deviendrait un peu plus "vert" et évidemment pour que quelques uns gagnent de l'argent avant qu'on se rende compte des limites de ce produit.

J'ai surtout l'impression que c'est un truc favorable aux constructeurs automobiles, cf cet article de Libé.

Citation :
Présidé par l'ancien pilote Alain Prost, le groupe de travail a, sans surprise, conclu à la faisabilité du développement de la filière E85 en France. Les véhicules existent (PSA réalise 80 % de ses ventes au Brésil avec ce type de motorisation) et n'exigent que des modifications mineures : 200 euros sur un modèle de série.

http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement2/207023.FR.php?rss=true


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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Jeu 28 Sep 2006 - 15:45

Je suis un peu sur le cul en lisant tout ca... j'avais pas trop fait attention à ce sujet, mais ca semble etre la plus grosse arnaque de ce début de siècle Neutral
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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Jeu 28 Sep 2006 - 17:19

MawaK a écrit:
Je suis un peu sur le cul en lisant tout ca... j'avais pas trop fait attention à ce sujet, mais ca semble etre la plus grosse arnaque de ce début de siècle Neutral
c'est clair !! Twisted Evil
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Concombre
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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Jeu 28 Sep 2006 - 20:12

sympatik a écrit:


J'ai surtout l'impression que c'est un truc favorable aux constructeurs automobiles, cf cet article de Libé.

Citation :
Présidé par l'ancien pilote Alain Prost, le groupe de travail a, sans surprise, conclu à la faisabilité du développement de la filière E85 en France. Les véhicules existent (PSA réalise 80 % de ses ventes au Brésil avec ce type de motorisation) et n'exigent que des modifications mineures : 200 euros sur un modèle de série.

http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement2/207023.FR.php?rss=true


Favorable aux constructeurs, aux agriculteurs, aux usines. Avec tous ces avantages fiscaux.

En fait, c'est l'automobiliste et le contribuable qui payent.

Ca me fait très peur pour les pays du Sud. Si on a vraiment rien d'autres, il y aura une énorme pression (il y a déjà semble-t-il) pour qu'ils augmentent leur surface cultivable aux dépens des forêts...
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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Jeu 28 Sep 2006 - 22:44

Et ca detruit l'environnement des orang outans Neutral Crying or Very sad
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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Lun 2 Oct 2006 - 10:21

Quelques articles (désolée, j'ai pas les liens...) pas spécialement rassurants !

Citation :
La fièvre du biodiesel s'est emparée du Brésil
LE MONDE | 12.08.06 | 14h08 • Mis à jour le 12.08.06 | 14h08
GUAMARÉ (Rio Grande do Norte) ENVOYÉE SPÉCIALE


Après la canne à sucre, l'or, le coton ou encore le café, le Brésil connaît la fièvre du biodiesel. Une loi, signée en 2004 par le président Luiz Inacio Lula da Silva, rendra obligatoire, à partir de 2008, l'adjonction de 2 % de biocarburant à un litre de gazole. D'ici là, le pays doit donc multiplier par quatre sa production actuelle, de 200 millions de litres.




Le biodiesel est un carburant élaboré avec des oléagineux. Les plus utilisés, aux Etats-Unis et en Europe, sont le soja et le colza. Mais les Brésiliens veulent tirer profit de leurs plantes tropicales faciles à cultiver par les petits agriculteurs.

Le président Lula, qui brigue un second mandat, tient à ce projet. "J'ai toujours pensé que le biodiesel allait résoudre le problème des petits agriculteurs, je suis sûr qu'il est le pétrole de demain", affirme-t-il. Il se dit prêt à anticiper l'application de la loi, car la production de biodiesel est désormais en hausse constante. 600 stations d'essence commercialisent déjà le nouveau mélange.

Dans une région pauvre du Brésil, la compagnie pétrolière Petrobras s'est lancée dans une expérience novatrice qui mobilise 5 000 familles d'agriculteurs. "Nous avons le puits de pétrole que tout le monde rêve d'avoir dans son jardin, et en plus, inépuisable !", se réjouit Livania Frizon, de l'"agro-village" de Canudos, une exploitation collective située à Ceara Mirim, à 100 kilomètres de Natal, la capitale de l'Etat du Rio Grande do Norte.

A côté des rangées de papayes, de bananiers et de manioc, les fermiers ont planté plusieurs hectares de "pinhao manso" (Jatropha curcas), un arbre originaire de cette région semi-aride, dont le fruit contient 38 % d'une huile destinée à l'élaboration de biodiesel.

Même dans le sol sablonneux, ce végétal produit trois tonnes de graines à l'hectare et offre deux récoltes annuelles. "Le soleil, considéré ici comme un châtiment pour l'agriculture, est désormais une bénédiction", explique Livania. Petrobras avait fourni à la coopérative les graines qui sont devenues, à Canudos, 1 200 pieds de "pinhao manso".

Aux 142 familles de petits agriculteurs de Palheiros III, une autre communauté rurale près d'Upanema (à 250 kilomètres de Natal), la compagnie pétrolière a fourni des graines de ricin. Assis Gama, le président de Palheiros III, fait visiter avec fierté la plantation de 300 hectares de ricin. "Ça ne demande guère d'entretien, et, en deux ans de vie utile, un pied donne six récoltes, explique-t-il. Ça permet de valoriser des surfaces non entretenues, à côté de nos cultures maraîchères et fruitières."

Le ricin, qui pousse sur les terrains vagues, assure un complément de revenus aux petits paysans. Ces derniers sont encouragés par Brasilia à mettre en valeur la terre qui leur a été remise au moment de la réforme, grâce aux crédits destinés à l'agriculture familiale.

"Notre défi est d'organiser la production de la matière première, car nous aurons bientôt une grande usine de biodiesel dans le Rio Grande do Norte, et sûrement une dans chaque Etat du Brésil", estime Ulisses Soares, géologue chez Petrobras depuis vingt ans.


"RECHERCHE INTENSE"


Le site où convergent les récoltes des petits agriculteurs n'est encore qu'expérimental. Il n'occupe que quelques hectares dans l'immense raffinerie de Guamaré. Le processus d'industrialisation, entièrement novateur, a requis un investissement de huit millions d'euros de la part de Petrobras. "Personne n'a jamais réussi à élaborer le biodiesel à partir de la graine de mamona, ou autres, mais seulement à partir de l'huile", explique Mauro Silva, l'ingénieur responsable des tests. Commencés en juillet, ils devraient durer dix-huit mois. Un test sur 100 tonnes d'oléagineux différents sera réalisé chaque mois, car le but, à Guamaré, est de produire un biodiesel peu coûteux et fiable.

"Il y a une recherche intense, avec le ricin et le piao manso adaptés sous l'équateur, mais aussi avec l'huile de palme, ou encore le sébum bovin, en plus de l'éthanol produit par la canne à sucre", souligne l'agronome Paulo Morelli, chargé de superviser les programmes de biodiesel au ministère de l'agriculture, à Brasilia. N'ayant pas l'ambition de devenir un "émirat du biodiesel", le Brésil veut partager ses recherches avec des pays tropicaux qui pourraient, eux aussi, profiter du biodiesel, comme l'Angola, la Thaïlande, ou l'Inde.


Citation :
Energie. Première production sur le continent africain de ce carburant vert.
Bioéthanol : éveil d'essence en Afrique du Sud
Par Valérie HIRSCH
QUOTIDIEN : Mercredi 23 août 2006 - 06:00 Libération
Johannesburg correspondance

L'Afrique du Sud a décidé de se mettre au vert en se lançant dans la production de bioéthanol, un carburant devenu un peu plus rentable depuis l'envolée du prix du baril de pétrole. C'est début août à Bothaville, à 225 km au sud-ouest de Johannesburg, que la construction de la première usine en Afrique a commencé. Aujourd'hui, tous les pays occidentaux prennent des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre : or, substituer 10 % d'essence ou de diesel par du bioéthanol permet de réduire de 30 % les gaz d'échappement des voitures. L'Union européenne s'est ainsi fixé comme objectif de remplacer 20 % des carburants classiques par des biocarburants d'ici à 2020. L'Afrique du Sud a suivi le mouvement.

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«Secteur sexy». La société Ethanol Africa voit grand puisqu'elle prévoit l'ouverture de huit usines d'ici à 2010. Ce premier investissement de près de 800 millions d'euros, sur un coût global estimé à 1 milliard d'euros, sera financé aux trois quarts par une levée de capitaux sur le marché international à la Bourse de Londres. La société a été créée par des hommes d'affaires sud-africains, notamment actifs dans le domaine de l'énergie propre, et par un groupement de 400 fermiers producteurs de maïs. «Le secteur du biocarburant est très sexy en ce moment, lâche Joe Kruger, le directeur d'Ethanol Africa. Notre projet suscite déjà beaucoup d'intérêt.»
Le site de Bothaville, dans la province de l'Etat libre (Free State), a été choisi parce qu'il se situe au centre du «triangle» de la production de maïs en Afrique du Sud, qui dégage chaque année un surplus de 2 à 3 tonnes. Pour se prémunir contre les aléas climatiques, l'usine utilisera du maïs jaune consommé par les animaux, génétiquement modifié pour être résistant à la sécheresse. Son prix sera aussi stabilisé par un système de préfinancement. La création prévue de 10 000 emplois directs et indirects est une aubaine dans cette province très affectée par la fermeture des mines d'or. Elle doit d'ailleurs accueillir quatre des sept usines restant à mettre en oeuvre, les trois autres seront construites dans les provinces du Nord-Ouest (Northwest) et du Mpumalanga (nord), autres régions de grande production de maïs.
«Certains scientifiques disent que le bioéthanol n'est pas rentable si le prix du pétrole est inférieur à 90 dollars le baril. Mais selon nos calculs, même à 30 dollars on peut encore faire du profit, précise Kruger. Le prix du pétrole restera de toute façon élevé dans les années à venir [autour de 70 dollars aujourd'hui, ndlr]. » En 2007, le site produira jusqu'à 473 000 litres d'alcool éthylique par jour à partir de la fermentation de 1 200 tonnes de maïs. La société est si sûre de son coup qu'elle a anticipé la décision du gouvernement sud-africain qui devrait rendre obligatoire l'utilisation de 10 % de bioéthanol dans les carburants en 2008. «En attendant, nous exporterons vers les pays occidentaux, explique Johan Hoffman, le PDG d'Ethanol Africa. La demande est énorme. La production actuelle ne suffit même pas à couvrir les besoins du seul Japon !»
Parc automobile. Les huit usines produiront 1,24 milliard de litres, de quoi satisfaire 80 % des besoins en bioéthanol de l'Afrique du Sud. Des besoins en augmentation : le parc automobile (6 millions de voitures) devrait augmenter de 50 % en dix ans. Or l'Afrique du Sud, forte consommatrice de charbon, produit déjà 2 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone, soit le troisième plus gros émetteur au monde par habitant. Ethanol Africa envisage aussi d'investir dans les pays voisins d'Afrique australe (Angola, Zambie, Tanzanie et Mozambique) pour produire du biocarburant à partir du maïs, de la canne à sucre ou du sorgho. «Le biocarburant est l'un des secteurs les plus prometteurs en Afrique, se réjouit Hoffman. C'est le seul continent qui dispose de vastes surplus de terres cultivables.»

Citation :
Produire plus de biocarburant avec du maïs OGM
LE MONDE | 23.09.06 | 19h55 • Mis à jour le 23.09.06 | 19h55


Le biocarburant est annoncé comme un substitut possible à l'essence, ainsi que le montre l'expérience menée actuellement au Brésil. Mais sa production en masse nécessite des surfaces agricoles extrêmement importantes, un facteur limitant pour de nombreux pays. D'où l'idée du chimiste américain Michael Raab d'"optimiser" génétiquement un plan de maïs afin d'en tirer le maximum de biocarburant, en l'occurrence du bioéthanol.



Agrivida, la start-up qu'il a créée en 2002 à Cambridge, dans le Massachusetts, promet d'augmenter de 50 % le rendement de la production d'éthanol à l'hectare de maïs cultivé tout en réduisant de plus de 20 % les coûts de transformation. De telles performances sont dues à la plante transgénique qui peut être utilisée dans son intégralité (tige, grains et feuilles) pour produire de l'éthanol, alors que les procédés actuels n'exploitent que le grain de maïs.

La plante, variété appelée GreenGenes, produit elle-même des enzymes qui contribuent à la dégradation des tiges et des feuilles, processus nécessaire à la fabrication de l'éthanol. "Cette autoproduction a déjà été tentée, mais les enzymes produites avaient tendance à tuer la plante avant la récolte, explique M. Raab. Les nôtres restent à l'état dormant pendant la croissance et elles ne sont activées qu'après la récolte." Une fois la plante coupée, tiges et feuilles sont soumises à une augmentation de température entre 70 0C et 90 0C qui provoque le "réveil" de la production d'enzymes. Celles-ci transforment en sucres les matières cellulosiques, étape dite de saccharification. Reste la fermentation et la purification pour obtenir l'éthanol.

Aujourd'hui, Agrivida réalise encore des essais en serre. "Nous pensons passer aux essais en champ d'ici dix-huit mois", indique M. Raab. Viendra ensuite le long processus d'agrément par les autorités fédérales, comme la Food and Drug Administration (FDA), qui devrait durer environ trois ans. Il s'agira de vérifier, entre autres, que le nouvel OGM n'engendre pas de contamination des cultures voisines, l'une des principales craintes exprimées par les anti-OGM en France. Ainsi, la commercialisation n'est pas envisagée avant cinq ans.

Agrivida bénéficie d'un tour de table qui a rassemblé 1,3 million de dollars provenant pour moitié de fonds publics - notamment de la National Science Foundation - et pour moitié de particuliers. Ses effectifs (10 personnes) pourraient doubler d'ici six mois selon M. Raab, 33 ans, qui vient d'être distingué par l'université américaine MIT comme l'un des jeunes innovateurs de l'année 2006.

Michel Alberganti
Article paru dans l'édition du 24.09.06
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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Lun 2 Oct 2006 - 21:44

Citation :
Aujourd'hui, Agrivida réalise encore des essais en serre. "Nous pensons passer aux essais en champ d'ici dix-huit mois", indique M. Raab. Viendra ensuite le long processus d'agrément par les autorités fédérales, comme la Food and Drug Administration (FDA), qui devrait durer environ trois ans. Il s'agira de vérifier, entre autres, que le nouvel OGM n'engendre pas de contamination des cultures voisines, l'une des principales craintes exprimées par les anti-OGM en France.

Mais on sait déjà qu'ils vont essaimer, non ?

Très intéressant ces articles. Very Happy
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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Mar 3 Oct 2006 - 10:17

Oui ca me parait un peu hypocrite comme "précaution"...


Autre article, dans Ekopedia : http://fr.ekopedia.org/Biocarburant


Un extrait :

Citation :
Le bilan environnemental et social des biocarburants et leurs limites

Le bilan environnemental des biocarburants dépend de la filière considérée (alcool, huile végétale pure, biodiesel, etc.), et du type d'agriculture pratiquée (agriculture intensive, agriculture biologique etc.). Pour un bilan environnemental sérieux, il faut tenir compte de l'impact des engrais et des pesticides utilisés, de la consommation en eau qui peut être très importante pour certaines espèces végétales, de l'impact sur la biodiversité quand d'immenses zones de cultures remplacent des forêts tropicales (voir Worse than fossil fuel de George Monbiot). Le bilan C02 des biocarburants n'est donc pas neutre compte tenu de l'énergie nécessaire à leur production et ceci même si les plantes puisent le carbone qui les constitue dans l'atmosphère : il faut tenir compte de l'énergie investie pour la production des engrais, du carburant utilisé par les engins agricoles pour la culture et la récolte, aux transport des produits obtenus, et enfin à la consommation énergétique au niveau de toutes les étapes du processus permettant l'obtention du carburant. La filière HVP (Huile végétale Pure, ou HVB: Huile Végetale Brut) a un meilleur bilan que la filière biodiesel.

Les biocarburants peuvent aussi avoir des conséquences sociales importantes sur les pays du Sud, la culture de biocarburants pour les pays du Nord étant bien plus rentable que l'agriculture destinée à nourrir les populations locales (voir Feeding cars not people de George Monbiot).

La production de biocarburants nécessite d'importantes surfaces cultivables. Selon Jean Marc JANCOVICI, Ingénieur Conseil spécialiste des émissions des gaz à effet de serre, il faudrait par exemple cultiver 118% de la surface totale de la France en tournesol pour remplacer l’intégralité des 50Mtep de pétrole consommées chaque année par les français dans les transports (104% de la surface nationale avec le Colza, 120% avec la betterave et 2700% avec le blé). Malgré leurs avantages, les biocarburants ne semblent donc pas pouvoir être une solution miracle qui nous permettrait de continuer de consommer autant de carburant qu'aujourd'hui.

Ils restent néanmoins une solution transitoire en attendant la mise en place de nouveaux modes de transport. En dédiant l'ensemble des terres actuellement en jachère à la culture oléagineuse, il serait dors et déjà possible d'inclure un pourcentage non négligeable de HVP dans les réservoirs de nos véhicules. La modification technique pour des taux inférieurs à 30% étant très simples, cette solution est applicable dès aujourd'hui.
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Nikolian
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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Mer 28 Fév 2007 - 16:56

Je pense que c’est une erreur de croire que le pétrole ne peut pas être remplacé, ou que l’on passé du monde du pétrole à un monde totalement propre en un seul coup.
Il faut d’abord faire avancer vers un monde plus propre, et les biocarburants peuvent aider sérieusement à réduire la pollution.

Il faut arrêter de penser que si on roule avec des produits alimentaires on n’aura plus rien à manger. On produit déjà beaucoup plus de nourriture que l’on peut en consommer, cela évitera peut être de produire pour la poubelle.

Avec l’arrivée du E85, que l’on peut mettre à hauteur de 50-60% dans les voitures essences post 1990, ce qui ont des voitures essences et qui le veulent peuvent déjà réduire les rejets de CO2. Et ceux qui le veulent, ca ne va pas être la majorité de la population.
En matière d’écologie, les français disent qu’ils se sentent concernés mais ne font en général aucun effort. Il suffit de regarder combien d’entre nous on remplacer leurs ampoules par des ampoules économiques.

Autant dire que les biocarburants ne vont pas remplacer tout le parc automobile du jour au lendemain.
Avant d’occuper toute la surface de la planète les cultures de Biocarburant vont d’abord créer des nouveaux débouchés sur une agriculture actuellement saturé.
On peut parier qu’avant que tout cela se produise, d’autre solution aurons vu le jour.
Rien n’empêche de faire des voitures hybrides Biocarburant/Electricité
Ensuite on peut faire du carburant avec des algues, une entreprise bretonne développe déjà se procédé, et les Chinois pourrais très bien se lancer dans cette aventure devançant une fois de plus une France trop immobile.

A force de dire que toutes les solutions sont mauvaises, on n’avance pas.
Faisons un pas, ce sera déjà ça de gagner, ensuite on pourra en faire un 2ème
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fourmi
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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Mer 28 Fév 2007 - 20:16

Citation :
A force de dire que toutes les solutions sont mauvaises, on n’avance pas.
Faisons un pas, ce sera déjà ça de gagner, ensuite on pourra en faire un 2ème

Depuis des millénaires, à force de faire des pas en avant sans mesurer les conséquences objectives de chacun des pas faits vers l'avant, l'humanité s'est engagée, avec de plus en plus de vitesse, dans une voie qui la conduit dans le mur....

Ce n'est que parce que le mur est là, tout près, que les humains commencent à se dire qu'ils auraient peut-être dû "réfléchir avant d'agir" !!!!!!!!

Alors, de grâce, ne REcommencez pas la même erreur !

Avant que de s'engager vers une nouvelle forme de "civilisation", l'humanité se doit de faire un bilan sévère, sans concession, afin de tirer du passé des leçons : des "expériences" ont été menées..... il s'agit d'en extraire ce qui est réellement bénéfique à l'HOMME pour le généraliser, mais en sachant aussi y reconnaître ce qui est néfaste pour l'HOMME et qu'il convient de ne pas renouveler.

TOUTE PRECIPITATION est CRIMINELLE aujourd'hui car ce serait REfaire la plus grave des erreurs du passé que les humains aient jamais faite !!

Cordialement

fourmi
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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Mer 28 Fév 2007 - 21:11

Bienvenue Nikolian.
Avez vous lu le début de ce post?
La critique des biocarburants ne se limite pas à
Citation :
Il faut arrêter de penser que si on roule avec des produits alimentaires on n’aura plus rien à manger
D'ailleurs cette critique est quasiment completement absente.

_________________
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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Jeu 1 Mar 2007 - 10:01

Je parcours vos posts, et me semble que vous vous emballez Smile

1° Il n'est nullement question de remplacer le pétrole par les bio-carburants mais, sauf quelques initiatives d'agriculteurs isolés qui trouvent ce bio-carburant dans lers excédents, de mélanger 5 % de bio-carburant à l'essence vendue à la pompe.

Une proportion jugée très intéressante en termes de diminution du CO², de soulagement de la balance des paiements, et d'utilisation de nos jachères. Souvenez-vous que l'UE vient de contingenter, par exemple, une réduction de la production sucrière de betteraves de 20 %.

En outre, les voitures qui rouleraient aux bio-carburants exclusifs ou en forte proportion comporteraient un inconvénient majeur : il parait qu'elles dégagent une insupportable odeur de vieille friture Smile

On est donc loin d'aller tondre la végétation asiatique pour nous gaver de carburant Smile

2°. L'utilisation de 5 % de bio-carburant ne sera qu'une péripétie temporaire sur une vingtaine d'années, dans la mesure où elle est liée au pétrole. Elle est donc destinée à disparaître en même temps que ce dernier comme carburant, et sera plus que probableent remplacée par de l'énergie électrique quasi gratuite, une fois qu'Iter et ses petits frères seront entrés en phase de production.

3°. Le malthusianisme consistant à demander "moins de vols et de déplacements" est plus maladif que réfléchi :
- soit les gens se déplacent professionnellement, créent une dynamique économique, et ces voyages peuvent être considérés comme indispensables ;
- soit il s'agit de déplacement touristiques, qui sont la principale rentrée de nombreux pays, et une source de profits par la taxation pour nos contrées.
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MessageSujet: Re: Biocarburant, pire que le pétrole ?   Aujourd'hui à 23:26

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Biocarburant, pire que le pétrole ?
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