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 Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation

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le libér
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MessageSujet: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Mer 13 Sep 2006 - 19:54

Cette semaine le Financial Times,
organe ultralibéral (je m'en excuse pour les communistes pratiquants
ayant survécu à la lecture du reste de ce blog), le Financial Times
donc a publié son ranking annuel des meilleurs business school
européennes. Plus exactement des meilleurs Master in Management (MIM),
diplôme Bac+5 discerné par les écoles de commerce ou les business school d'Europe. De même que l'an dernier, c'est une école française, HEC
pour ne pas la nommer qui est classée première européenne. Et le reste
du classement voit une forte prédominance des écoles françaises: ESCP
3e, Grenoble 4e, Essec 6e. (Disponible ici (pdf)). Comme
d'habitude il faut garder les pieds sur terre et ne pas perdre de vue
la variabilité et la subjectivité de ces classements. Mais pourquoi
bouder notre plaisir en comparaison avec le classement d'une université
chinoise qui avait placé en 46e position mondiale la première
université française.. Les grandes heures de la Sorbonne au Moyen Âge
sont décidément bien loin.. Comme par hasard, les recettes appliquées par HEC et les autres écoles sont simples:

  • Ouverture au monde de l'entreprise par des conférences, débats, etc et des obligations importantes de stage.
  • Financements privés (frais de scolarité relativement élevés et parrainages de chaires, d'évènements, etc par des entreprises).
  • Sélection des étudiants pour n'intégrer que les plus motivés.
  • Ouverture à l'international.
  • Partenariats
    entre écoles françaises (Labo de recherche en économie commun HEC
    Polytechnique) ou étrangères (Alliance Essec Manheim ou Trium (HEC -
    London School of Economics - New York University).
Résultat:
des diplômes reconnus, des salaires élevés (20% de plus pour les
diplômés d'HEC que pour ceux de la prestigieuse London School of
Economics!) et des diplômés qu'on s'arrache à l'étranger: Un tiers des
étudiants d'HEC toujours débutent à l'étranger, souvent pour ne jamais
revenir. Comme par hasard toujours, les universités françaises qui
ont sombrés dans les abymes des classements mondiaux appliquent
exactement l'inverse:

  • Refus du contact avec l'entreprise pour défendre la pureté académique
  • Refus des financements privés pour les mêmes raisons
  • Non à la sélection pour un accès démocratique à l'université, même à ceux qui n'ont pas le niveau, perdront deux ans et en seront frustrés à vie.
  • International: Moins mauvaisais c'est grâce à l'Europe et Erasmus ^^
  • Quant au partenariats n'en parlons pas.. A la Sorbonne cohabitent au moins 3 universités différentes sans se parler pourtant.
Pourquoi une telle différence et de tels choix absurdes? La réponse est crystal clear dirait nos amis anglosaxons, claire comme de l'eau de roche: Les
écoles de commerce sont autonomes, peuvent développer leurs
spécialisations. Poussées par la concurrence qui existe entre toutes
ces écoles (comment attirer les meilleurs élèves de prépa? Les
meilleurs professeurs?), elles innovent et deviennent plus
compétitives; Grands gagnants les élèves qui sont formés à des métiers
demandés. Pauvres facultés à côté, prisonnières d'un système rigide qui
forment des élèves déprimés au chômage: 50% des étudiants en psycho
d'Europe sont français..
Alors un peu de courage
mesdames/messieurs les candidats à la présidentielle de 2007. La
solution n'est pas si compliquée si l'on veut sauver nos universités
et nos jeunes: Plus d'autonomie pour les universités, rétablissement
de la sélection à l'entrée pour aiguiller les jeunes vers les métiers
où ils trouveront un emploi! (c'est criminel de laisser des jeunes
perdre deux ans dans une filière qu'on sait bouchée pour des
décennies), augmentation des frais de scolarité sur le modèle anglais
de prêt remboursable par exemple avec des bourses pour les moins
favorisés. Petit rayon de lumière dans ce panorama bien
déprimant, un (sur 120) président d'université a le courage de dire un
certain nombre de ces vérités qui fâchent; En l'occurence Jean-Robert
Pitte, auteur de Jeunes, on vous ment. Espérons que son appel sera entendu..

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lekhan
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Mer 13 Sep 2006 - 20:47

N'aurez vous jamais fini vos bêtises? L'Education doit être accessible à tous et dans la gratuité la plus totale.

C'est un vecteur important d'égalité des chances. La base pour rendre la nation intelligente.

Le vrai problème est plutôt la formation des enseignents, l'allégement des emplois du temps, et la sectorisation réel des filiéres générales.
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Mer 13 Sep 2006 - 21:06

Ma réponse, partie ce jour, à Monsieur SARKOZY :


Citation :
Michel FOURNIER
AG. DEKA – 70012
HERAKLION – KRHTH
GREECE
( : (00.30).28.92.03.10.89.
e-mail: atlante@libertysurf.fr

Ag. Deka le 13 septembre 2006



Monsieur SARKOZY,
Monsieur le Président,



Je reçois ce jour votre lettre du 8 septembre 2006 référencée UMP/NS/ASM/SA/2006/10269 et vous remercie d’avoir pris le temps de me répondre aussi rapidement et complètement.

Vous me permettrez de vous répondre de manière aussi prompte et complète que possible, en reprenant point par point votre courrier, y apportant mes remarques personnelles, toutes justifiées par plus de 30 années de pratique professionnelle dans le secteur de l’Enfance Inadaptée (sic !), de l’Education Spécialisée (sic !), dans une ville pourtant réputée bourgeoise, en l’occurrence REIMS .

C’est là que j’ai découvert un mal français qui ronge, depuis des décennies, notre société, que j’ai pu mesurer le poids de traditions , de pratiques , d’idéologies qui conduisent notre jeunesse à la « désespérance », ou, pour le moins, à un « j’m’en foutisme » que nous serions mal avisés, nous , adultes, de leur reprocher puisqu’ils sont les victimes des inconséquences de leurs aînés … que nous sommes !


A la fin du mois de novembre, j’ai déclaré qu’il fallait « déposer le bilan » des ZEP. L’expression était incisive mais au moins elle était claire. On m’accusa de vouloir supprimer les moyens supplémentaires dont bénéficient les ZEP , bien que je n’aie rien dit de pareil.


Ma réponse sera tout aussi « incisive » et donc « claire »….
J’ai pour habitude de dire les choses comme elles sont, non comme on voudrait qu’elles soient.
Je n’ai rien à gagner ni à perdre… la France m’a déjà pris beaucoup, de manière parfaitement injuste… et je me contente de ce qui me reste.
Je vis dans un pays où la devise est : « Je ne crains rien, je n’espère rien, je suis LIBRE. »… c’est devenu la mienne !


J’estime que l’une des principales causes de l’échec des ZEP, c’est qu’on y a abaissé le niveau des exigences alors qu’il fallait l’augmenter.
Un enfant de cadres ou d’enseignant a tout ce qu’il faut dans son environnement familial pour se forger un bagage intellectuel et culturel. En revanche, c’est à l’école qu’un enfant issu de milieu social défavorisé peut avoir la chance de croiser la route de nos grands écrivains, de nos grands philosophes, de prendre conscience de l’importance de l’histoire, de découvrir qu’au bout de l’effort nécessaire pour entrer dans les sciences exigeantes, il y a aussi le plaisir. C’est par l’exigence qu’on tire le meilleur de l’enfance, pas par la facilité.



Certes….

Mais cela tient d’abord au fait que des psychologues, reflets de la société, ont affirmé, tests à l’appui, scientificité à l’appui, statistiques à l’appui ( Ah ! les « savants » et leurs affirmations étayées !), que certains enfants avaient des capacités MOINDRES que d’autres, ce qui faisait qu’il n’apparaissait pas nécessaire d’avoir de l’ambition pour ces enfants en difficulté.

Et la société en a remis une couche : par exemple, le 1er Mars 1995, dans mon journal local, « L’UNION » de REIMS, on pouvait lire ceci : « Me D. D.....E… devait souligner : « Je suis un peu inquiet que l’on parle de philosophie dans une classe où les élèves ne savent ni lire ni écrire »…Il parlait de ma classe, une classe spécialisée, dans un quartier ghetto de REIMS heureusement en cours de transformation radicale !

Comment, Monsieur le Bâtonnier (car Maître D.....E devint Bâtonnier !), des enfants qui ne savent pas lire ni écrire (ceci est une affirmation péremptoire de sa part, d’ailleurs !), n’auraient pas DROIT à la philosophie ???? Mais ignorez-vous donc que Socrate, philosophe parmi les philosophes, a divulgué la philosophie par ORAL ????

Et la société en a remis une autre « couche » en fabriquant des quartiers concentrationnaires où on a rassemblé des familles fragiles, particulières (monoparentales, par exemples, ou d’immigrés), où les lois de la République se sont « évanouies » au profit de lois « occultes » venant de milieux qui n’avaient que le souci de « se faire un maximum de fric avec le minimum d’efforts », où la loi des plus forts a fini par l’emporter sur la « morale » simplement humaniste qui veut que les plus faibles soient les plus « aidés », jusqu’à un certain point s’entend…. « donner le plus à ceux qui ont le moins » disent les socialistes !

En 1978-79, j’ai mené, lors de mon stage de formation de « Directeur d’Etablissement Spécialisé » à Beaumont-sur-Oise, une étude très détaillée et complète sur la « Concentration géographique des élèves de SES (Section d’Education Spécialisée) en milieu urbain », à REIMS, sous le contrôle de Lucien Patte-Malson, sociologue parisien.

Horriblement édifiant !!!! … et cette étude s’est vue confirmée, la même année, par une étude menée par ATD QUART MONDE de REIMS qui a mis en évidence que les secteurs où se concentraient les 2000 familles les plus pauvres de REIMS correspondaient exactement aux secteurs où se concentraient les enfants accueillis dans les établissements et classes spécialisées de la ville ! Rien ne s’est passé ensuite alors que tout ceci fut rendu public.


Le HASARD, Monsieur SARKOZY !!!?????????


Absolument pas ! J’ai pu mettre en évidence la façon dont s’étaient constitués, à REIMS, ces secteurs, de manière insidieuse, mais très efficace, ces secteurs mis au ban de la société, à une lieue du centre-ville…. des « banlieues »…

C’est de la même façon, d’ailleurs, que se sont constituées des villes comme par exemple NEUILLY, qui ne sont pas aussi équipées que d’autres en « logements sociaux » (au PS, en 2002, un certain JOSPIN me parlait de son intention, après son élection, de créer des logements « TRES SOCIAUX » … sic !).

Mais ce n’est pas ce système qui est à considérer, Monsieur SARKOZY, car il ne fait que « révéler » les horreurs ségrégatives contenues dans les têtes de certains français « bien-pensants », parfois même imbus de religion….

Oui, il y a des français « bien-pensants » et même très « bien pensants » qui ne peuvent imaginer devoir « côtoyer », « approcher », « avoir sous le nez » des citoyens qu’ils nomment de « seconde zone »….

Ce sont ces mêmes français qui, par exemple à REIMS, ont fait pression sur la Mairie pour qu’elle n’installe pas de bancs publics sur la place centrale, la Place d’Erlon, afin que les SDF n’aient pas un lieu où s’asseoir… et la Mairie, gérée par les mêmes français « bien-pensants », a abondé dans ce sens .. et même plus….


Je ne veux créer ici aucune polémique… je me contente de relever des faits SIGNIFICATIFS et symboliquement forts !


Mais ces faits révèlent tous le même état d’esprit, celui qui consiste , pour certains, à se penser « au-dessus » des autres… au risque de voir ceux qui sont ainsi méprisés se rebeller devant cette injustice….

Nous avons eu récemment un Premier Ministre qui parlait de « France-du-Bas » et de « France-du-Haut » ; nous avons des « people » qui étalent outrageusement leurs fortunes et leurs excentricités devant des français qui ignorent s’ils vont manger demain ; nous avons des Ministres qui sont en campagne électorale permanente et qui étalent les revenus dont leur électorat leur permet de jouir.

Dans ce contexte, Monsieur SARKOZY, pourquoi voulez-vous qu’il y ait des « exigences » :

- en 1984, alors que j’avais « remis à niveau » 30 % de mes élèves, que je voulais leur permettre de réintégrer le cycle « ordinaire », des élèves déclarés pourtant « déficients intellectuels », l’Education Nationale m’a retiré mon emploi de Directeur pour « ZELE INTEMPESTIF ».

- en 1995, on me reprochait mes « ambitions » éducatives auprès de mes élèves : la philosophie n’était bien évidemment pas pour eux...

- en 1999, on me radiait des cadres alors que je ne faisais que prôner , pour l’Education Nationale et la société, des transformations telles celles mises en oeuvre par Gilles de Robien à cette rentrée, mises en oeuvre depuis quelque temps par Jean-Louis Borloo, mises en oeuvre, pour certaines, par vous-même.


La politique des ZEP a échoué. Créée en 1982, elle devait durer quatre ans. Vingt-trois ans plus tard, il existe plus de sept cents ZEP. Le niveau des élèves est très inférieur à celui des autres établissements, ce sont devenus des ghettos scolaires. Les familles informées, ou qui en ont les moyens, les évitent, ce qui aboutit à concentrer ensemble les élèves alors qu’il faudrait au contraire les disperser. Les enseignants des ZEP sont les plus jeunes et les moins expérimentés et le taux de rotation y est beaucoup plus élevé qu’ailleurs. Très peu d’enseignants de ZEP scolarisent leurs enfants en ZEP.


Ce que vous citez là, à propos de ces familles « informées ou qui en ont les moyens » illustre à merveille ce que je viens de dire !

Quant au problème des enseignants de ZEP « jeunes et les moins expérimentés », voici posé le même problème : ceux des enseignants « vieux et les plus expérimentés » se pensent supérieurs à leurs jeunes collègues qu’ils envoient au « casse-pipe » tandis qu’eux se la « coulent douce » en attendant leur retraite, dans des postes « planqués » où ils n’ont même plus, parfois, de contacts avec l’enseignement, avec les enfants ( et que dire des inspecteurs !).

Pour ma part, me sachant « qualifié », j’ai toujours eu pour principe de prendre la classe ou le poste dont personne ne voulait... et « j’en voulais », dans tous les sens du terme !

Pour ma part, rétribué ou pas, c’est même le mercredi ou certains week-ends que j’encadrais mes élèves dans diverses activités... on me l’a assez reproché, dans la hiérarchie....

Pour ma part, c’est aussi auprès des parents, lors de rencontres formelles ou informelles, que je poursuivais mon oeuvre éducative...


Dire cela n’enlève rien au mérite de tous ceux qui enseignent en ZEP. Ce n’est pas leur dévouement ou leur compétence qui sont remis en cause. Cela n’enlève rien non plus au succès de certains établissements, comme ce lycée de Saint-Ouen- l’Aumône dans le Val d’Oise qui mène une politique remarquable de réussite pour tous ses élèves, en collaboration notamment avec Sciences-Po ou l’ESSEC.


Si je tiens des propos incisifs, Monsieur SARKOZY, c’est juste pour « monter en épingle » CERTAINS comportements. Mais j’ai aussi pu rencontrer, dans divers endroits, des enseignants, des politiques, des « hommes » pour simplifier , qui , heureusement, se démarquaient de ces attitudes négatives pour se mobiliser au mieux des intérêts réels des enfants....

Mais ils étaient, hélas, souvent décriés.. ; et ils se taisaient, se faisaient discrets.



Les moyens supplémentaires accordés aux ZEP ont été insuffisants (1,2 % du budget de l’Education Nationale concernant 20 % des élèves) et saupoudrés sur trop d’établissements.


Les chiffres parlent d’eux-mêmes ... et ils s’inscrivent dans la même logique : pourquoi dépenser beaucoup pour des « citoyens de seconde zone »....

Mais, un jour, il faudra payer... et la facture ne sera pas que financière !


Mon ambition n’est pas de supprimer l’éducation prioritaire qui est indispensable. Mais elle ne se borne pas non plus, à lui consacrer plus de moyens qui aboutiront aux mêmes échecs si nous ne changeons pas nos méthodes. Je veux qu’on élargisse la palette de nos outils et qu’on raisonne par enfant, comme aux Pays-Bas ou en Suède.


Oui, mettre l’enfant, tout enfant, au coeur , au centre du système éducatif...

Mais, dans le même temps, mettre l’humain, tout humain, au coeur, au centre, du système politique et social...

Mais , dans le même temps, mettre la vie, toute vie, au coeur, au centre de l’humanité , par respect pour chacun et tous


Ce ne sont pas les idées qui manquent : prise en charge précoce et renforcée entre dix-huit mois et quatre ans, parce que c’est à cet âge que s’acquiert une bonne partie des capacités cognitives ; soutien scolaire ; tutorat ; internats d’excellences pour être plus au calme le soir.

Certaines de des idées sont critiquables et même condamnables : « prise en charge précoce et renforcée » effraie, à juste titre... et on peut le comprendre quand on sait l’usage très particulier qui est fait, en France, des ETIQUETTES apposées sur des individus, a fortiori lorsqu’il s’agit d’enfants ! Lorsque j’étais lycéen, mon professeur de philosophie, Monsieur Michel TORT, avait déjà mis l’accent sur les tests et leur MAUVAIS USAGE !


En réalité, je propose qu’on prenne ce qui marche et qu’on le rende accessible à tous.


Mais encore faudrait-il se mettre d’accord sur « ce qui marche », Monsieur SARKOZY.... car tout ceci est bien relatif, subjectif, sujet à interprétations les plus diverses et même opposées !


Espérant avoir été « clair », même si « incisif », je vous adresse, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations humanistes et fraternelles.


Michel FOURNIER

Cordialement

Michel FOURNIER
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Mer 13 Sep 2006 - 21:23

lekhan a écrit:
N'aurez vous jamais fini vos bêtises? L'Education doit être accessible à tous et dans la gratuité la plus totale
je ne suis pas tout à fait d'accord
la gratuité totale..... ça veut dire quoi au juste ?
il y a ceux qui bossent et qui profitent d'une certaine forme de gratuité, et il y a ceux qui ne fichent rien, et qui profitent du système
Il faudrait faire la part des choses, ne pas évidemment tomber dans une méritocratie, mais tout de même mettre en place un encouragement pour ceux qui bossent vraiment.....
Citation :
C'est un vecteur important d'égalité des chances. La base pour rendre la nation intelligente.
Personne ne peut forcer quelqu'un à venir chaque jour aux cours .. tu préconises quoi ? Pourtant ceux qui ne viennent pas ou décrochent des études pour x ou x raisons ont eu la possibilité d'étudier... alors pourquoi ne le font-ils pas ? C'est un fait, il ne faut pas le laisser de côté. C'est à ce problème qu'il faut s'attaquer, ce n'est plus une question de formation des profs. La question est ...pourquoi y a-t-il abandon
Citation :
Le vrai problème est plutôt la formation des enseignents, l'allégement des emplois du temps, et la sectorisation réel des filiéres générales
Un autre vrai problème c'est la violence à l'école, et de plus en plus jeune
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Mer 13 Sep 2006 - 23:57

Citation :
lekhan"]N'aurez vous jamais fini vos bêtises? L'Education doit être accessible à tous et dans la gratuité la plus totale.

Very Happy Very Happy Very Happy et pourtant ... Smile

Ma fille a fait ses études à Columbia University (NY).

Minerval : +/- 30.000 € + chambre + frais. Comme, bien entendu, les prents qui peuvent financer cela sont rarissimes, les étudiants contractent un "loan", un prêt bancaire remboursable à l'issue des études.

Aucune bourse ni aide de l'université en première année.
En deuxième, les étudiants peuvent accomplir certaines tâches admnistratives à l''université en débours de leur minerval (c'est toujours cela).
a partir de la troisième année, il existe des bourses, obtenues par concours.

Constatation :
- tous ls étudiants font en surplus de petits boulots, qui les rendent débrouillards ;
- conscients de leur investissement, ils travaillent d'arrrache pied ;
- il n'y a pas moins (en pourcentage) d'étudiants dans les universités américaines qu'en France.

Autre particularité, en fin d'année, les étudaits sont appellés à coter leurs professeurs. Pas parce qu'ils sont sympa, mais parce qu'ils leur en ont donné pour leur argent. La cote des professeurs fluctue donc, avec des effets très nets : un peu comme les joueurs de foot, le étoiles monantes sont invitées à enseigner dans les plus prestigieuses universités, et les navets sont remballés dans des écoles de seconde zone.

Le prof "rond de cuir" n'existe pas ! au grand bénéfice des étudiants.

Pourquoi l'excellence fait-elle si peur en France ?
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stephane
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Jeu 14 Sep 2006 - 11:36

Le Libéral a écrit:
Mais pourquoi bouder notre plaisir en comparaison avec le classement d'une université
chinoise qui avait placé en 46e position mondiale la première
université française..
J'aimerais bien voir ce classement débil pour rigoler un peu!!


Citation :
Comme par hasard, les recettes appliquées par HEC et les autres écoles sont simples:
[list]
[*]Ouverture au monde de l'entreprise par des conférences, débats, etc et des obligations importantes de stage.
cela se fait aussi dans les cursus universitaires!


Citation :
[*]Financements privés (frais de scolarité relativement élevés et parrainages de chaires, d'évènements, etc par des entreprises).
[*]Sélection des étudiants pour n'intégrer que les plus motivés.
Donc
-Plus d'étudiants comme moi, de classe très moyenne, désirant suivre plusieurs cursus en même temps (rappellons que nous avons des informaticiens prestigieux en france, et c'est en partie grace à leurs double voire triple formation, on peut aussi citer bon nombre de physiciens réputés, et je ne parle pas des autres matières).

-Comme ça plus d'élèves comme ceux de mon amphi qui ont séchés toute leur année de terminale et qui sont aujourd'hui les mieux classés (c'est vrais, pourquoi s'embarasser de bons élèves, faisons une sélecion arbitraires au départ pour s'assurer que tout le monde a le même profil en entrant en université, et que rien de nouveau ne se fasse!)

-Plus d'élèves comme moi, peu fait pour le système licée, qui ont réussi moyennement au bac (voir assez médiocrement) et qui aujourd'hui, grace au systeme fac se retrouvent à faire ce qu'ils aiment!

-Plus de retraités qui veulent reprendre leurs études et qui donnent une manière differente de voir aux jeunes!

-Plus droit au redoublement ou à une "année erreur de jeunesse" pour les pauvres alors que ce sont souvent eux qui en ont le plus besoin, du coup la reproduction des élites se fera plus grande encore!

-phénomène élitiste plus grand encore

Citation :
[*]Ouverture à l'international.
Les facs le font!


Citation :
[*]Partenariats
entre écoles françaises (Labo de recherche en économie commun HEC
Polytechnique) ou étrangères (Alliance Essec Manheim ou Trium (HEC -
London School of Economics - New York University).
Les facs le font, mon master est en partenariat avec polytechnique et l'ENS. Quasiment tous les masters que je connais ont un partenariat, même les licences de psychologie! Ceux qui n'en n'ont pas en auront dans les prochaines années surtout si la gauche passe au pouvoir (la gauche veut des ponts Fac-grandes écoles-entreprises systematiquement quelle que soit la formation)

Citation :

[*]Refus du contact avec l'entreprise pour défendre la pureté académique
Faux, à part dans les domaines sans applications (peut être pour ceux qui préparent un thèse en grammaire!)
Citation :
[*]Refus des financements privés pour les mêmes raisons
Si l'état finançait correctement les facs il n'y aurait pas de problèmes: un chiffre; un collègien coute 7400 euros par an, un lycéen 10170 euros, un étudiant en prépa 13170, alors qu'un étudiant en fac coute 6000 euros par an
Il ne faut pas chercher plus loin!

Citation :
[*]Non à la sélection pour un accès démocratique à l'université, même à ceux qui n'ont pas le niveau, perdront deux ans et en seront frustrés à vie.
ça veut dire quoi ne pas avoir le niveau! Une constatation: les élèves bien encadrés à la fac (ceux qui ont la chance d'être dans une fac avec des tuteurs, avec des profs motivés et peu d'élèves) ont en proportion autant réussis qu'en prépa, cela ne rejoindrais t il pas le problème du manque de moyen? Tu pourras faire autant de sélection que tu voudras, il y aura toujours des gens qui echoueront, par contre ta selection aura peut être empeché à des personnes qui pouvaient réussir de poursuivre leurs voies, est-ce cela que tu veux? Nous avons la chance d'avoir deux systemes en france: un selectif, les prépas, et un non sélectif: les facs. beaucoup d'élèves non acceptés en prépas finissent dans les formations les plus prestigieuse (y compris ton hec chéri) mais je pense plus à normal sup ou à polytechnique, à central, à supelec. De même, de nombreux élèves de prépa et de grandes écoles reconnaissent la qualité de la formation fac, fondé bien souvent sur la recherche, et abandonne leurs écoles pour suivre des cursus universitaire (mon amphi en est plein). Pourquoi changer cela?

Citation :
50% des étudiants en psycho
d'Europe sont français..
Tu ne t'es jamais dis que cela pouvait venir des grandes figures française de la psychologie qui ont fait de la psychologie une tradition française.
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Bones
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Jeu 14 Sep 2006 - 12:05

stephane a écrit:
Le Libéral a écrit:
Mais pourquoi bouder notre plaisir en comparaison avec le classement d'une université
chinoise qui avait placé en 46e position mondiale la première
université française..
J'aimerais bien voir ce classement débil pour rigoler un peu!!

C'est effectivement un classement débile. Parmis les critères qui ont un poids comme 20% dans la note totale, il y a le nombre de prix nobel sortis de ces écoles et un autre prix dont j'ai oublié le nom...

Malheureusement je n'ai pas la source, c'était un mini-article dans l'Hebdo ( www.hebdo.ch ).
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le libér
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Jeu 14 Sep 2006 - 12:29

Gratuité totale.. Des gens qui vont gagner 50.000€ par an grâce à leur diplôme ne pourraient pas s'endetter 3 ans pour payer l'école
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Moranion
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Jeu 14 Sep 2006 - 12:35

MawaK a écrit:
stephane a écrit:
Le Libéral a écrit:
Mais pourquoi bouder notre plaisir en comparaison avec le classement d'une université
chinoise qui avait placé en 46e position mondiale la première
université française..
J'aimerais bien voir ce classement débil pour rigoler un peu!!

C'est effectivement un classement débile. Parmis les critères qui ont un poids comme 20% dans la note totale, il y a le nombre de prix nobel sortis de ces écoles et un autre prix dont j'ai oublié le nom...

Malheureusement je n'ai pas la source, c'était un mini-article dans l'Hebdo ( www.hebdo.ch ).

sympatik aurait-il racolé lol! ?

Je plussois sur ce classement:
- effectivement, le nombre de prix nobel compte. Or parmi les prix nobel, l'un qui compte alors qu'il ne devrait pas, est le prix nobel d'économie; pour la bonne et simple raison qu'il.... n'existe pas!! Il n'y a pas de prix Nobel d'économie, mais un prix en l'honneur d'Alfred Nobel en économie. Subtile différence, mais qui a une raison valable : l'économie n'est pas considérée comme une science. A contrario, dans ce classement, la médaille de Fields n'est pas comptabilisée... Ben oui, après tout, les maths, ce n'est pas de la science lol!
- sont également comptabilisés le nb de papiers publiés. C'est une doctrine typiquement américaine, et que malheureusement l'Europe adopte, du "publish or perish". Or la recherche demande du temps. Il arrive qu'on n'ai pas toujours quelque chose d'intéressant à publier, il arrive même (ho dingue) que l'on préfère rechercher que publier sa recherche; surtout qu'écrire un papier, même court, ca prend du temps. Mais il faut le faire quand même. C'est particulièrement le cas en mathématiques, où la recherche est très lente (j'ai vu ça dans mon école, l'un de mes profs a passé 4 ans sans publier, juste parce qu'il s'était mis en tête de démontrer le dernier théorême de Fermat... Et il s'est fait grillé, le con geek ; doit-il être considéré comme inutile, parce que ses recherches n'ont pas abouties ?)
Sur le "publish or perish", j'ai eu le cas pendant ma thèse : écrire 3 fois le même article, en ne refaisant que la 1ere partie (celle récapitulant les acquis nécessaires à la compréhension du sujet), selon le public visé. Au final, 3 articles publiés, mais valeur scientifique : 1. CQFD.
- enfin, et là c'est un problème français... "SIZE DOES MATTER". Or, les campus français sont de très petite taille. d'où, forcément, moins de papiers publiés, moins de prix... par université. Mais pourquoi les auteurs n'ont-ils pas ramené le classement au ratio du nb d'étudiants et/ou de professeurs ???
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Moranion
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Jeu 14 Sep 2006 - 12:54

Ha, et pour reprendre le point central du post, sur le classement du FT, je ferais juste une remarque au libéral : normal que la Sorbonne ne compte pas, puisque le FT fait un classement des écoles proposant des masters en management. Or ces masters sont ptet importants pour les commerciaux, mais leur valeur en terme de créativité, d'inventivité, de production réelle, est nulle. Zéro. Que dalle.
Dans son classement, le FT prends en compte le salaire et l'évolution ? Mais ca ne montre qu'une chose, que FT ne connait absolument pas le climat qui règne, en particulier entre HEC et ESSEC, dans les entreprises : un HEC ne recrutera jamais d'ESSEC, et réciproquement, un HEC recrutera en priorité un HEC, et réciproquement.

Bref, un classement qui ne signifie qu'une chose: méconnaissance totale du monde du travail pour le FT (et accessoirement, pour ceux qui reprennent ce classement Twisted Evil ); méconnaissance également des domaines pour lesquelles les compétences sont réelles (comme le disait stéphane, l'informatique; les masters et DESS et maths appliquées, en particulier en finance) et pas du pipeau de branleur.
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Jeu 14 Sep 2006 - 16:30

Citation :
ça veut dire quoi ne pas avoir le niveau! Une constatation: les élèves bien encadrés à la fac (ceux qui ont la chance d'être dans une fac avec des tuteurs, avec des profs motivés et peu d'élèves) ont en proportion autant réussis qu'en prépa, cela ne rejoindrais t il pas le problème du manque de moyen?

moi y en a être sauvage de Belgique, et donc pas entrer dans le débat Smile

Mais c'est quoi, ces universitaires qui doivent être "bien encadrés" ?

Leur faudra-t-il des tuteurs dans leur vie professionnelle aussi ?

Quelle dérive !

Quand j'ai fait mes études, les obligations étaient simples : s'inscrire à la Faculté et être là aux examens. En outre, l'assistance aux séminaires et la remise à temps de quelqes travaux était impératif.

Entre-temps, on "pouvait " assister ou non aux cours, prendre des notes ou acheter des syllabus, bref, prendre ses responsabilités.

Et ceux qui se faisaient éliminer ne recevaient ni Kleenex, ni assistance psychologique Smile

Nous nous sommes tous bien débrouillés Very Happy
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Ven 15 Sep 2006 - 13:10

MP a écrit:
Citation :
ça veut dire quoi ne pas avoir le niveau! Une constatation: les élèves bien encadrés à la fac (ceux qui ont la chance d'être dans une fac avec des tuteurs, avec des profs motivés et peu d'élèves) ont en proportion autant réussis qu'en prépa, cela ne rejoindrais t il pas le problème du manque de moyen?

moi y en a être sauvage de Belgique, et donc pas entrer dans le débat Smile

Mais c'est quoi, ces universitaires qui doivent être "bien encadrés" ?

Le systeme belge est moins selectif c'est bien connu, regarde donc le nombre d'étudiants français recalés en veto qui vont s'inscire en belgique et qui reçoivent leurs diplomes tranquilement...
L'encadrement permet un plus grand nombre de réussites, surtout chez ceux qui ne sont pas forcement mauvais mais qui sont juste trop immatures. Tu pourrais me dire tant pis pour eux s'ils sont trop immatures, je te répondrais que cela ne coute pas grand chose d'encadrer un peu mieux, et que cela peut multiplier le nombre de réussites. Il faut considerer l'immaturité comme un handicap, l'étudiant ne fait pas le choix d'etre immature, il l'est parce qu'il n'a pas eu les bonnes influences externe, l'encadrement pourrait lui donner, et permettre un peu plus encore l'égalité des chances.
C'est comme cela qu'il faut concevoir l'éducation: Donner plus à ceux qui ont moins. Cela n'est pas forcement sous forme d'argent, on doit accorder plus de temps à ceux qui ont besoin de plus de temps pour comprendre, cela est valabe pour tout les problèmes.
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Ven 15 Sep 2006 - 13:24

Citation :
C'est comme cela qu'il faut concevoir l'éducation: Donner plus à ceux qui ont moins. Cela n'est pas forcement sous forme d'argent, on doit accorder plus de temps à ceux qui ont besoin de plus de temps pour comprendre, cela est valabe pour tout les problèmes.

A quoi servent ces diplômes si les bons jeunes gens bien encadrés se trouvent en apesanteur totale dans un environnement professionnel ?
Parce qu'on a prolongé leur enfance jusqu'à l'acharnement ...

Ou deviennent-ils soudain hyper matures, auto-disciplinés et indépendants en recevant leur diplôme ?

Pour ces éternels potaches, ne vaut-il pas mieux essayer Lourdes ? C'est chez vous ! Very Happy Very Happy Very Happy
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Ven 15 Sep 2006 - 13:29

MP a écrit:
Citation :
C'est comme cela qu'il faut concevoir l'éducation: Donner plus à ceux qui ont moins. Cela n'est pas forcement sous forme d'argent, on doit accorder plus de temps à ceux qui ont besoin de plus de temps pour comprendre, cela est valabe pour tout les problèmes.

A quoi servent ces diplômes si les bons jeunes gens bien encadrés se trouvent en apesanteur totale dans un environnement professionnel ?
Parce qu'on a prolongé leur enfance jusqu'à l'acharnement ...

Ou deviennent-ils soudain hyper matures, auto-disciplinés et indépendants en recevant leur diplôme ?

Pour ces éternels potaches, ne vaut-il pas mieux essayer Lourdes ? C'est chez vous ! Very Happy Very Happy Very Happy
Quand on a les bonnes influences, on devient matures.
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Ven 15 Sep 2006 - 13:44

Citation :
Quand on a les bonnes influences, on devient matures.

La maturité ne vient-elle pas progressivement avec des prises de responsabilité croissantes dès l'age tendre ?

Moi - et plusieurs de mes copains - sommes entrés à l'Univ à 16 ans. Et nous n'avons pas eu besoin qu'on supervise nos cahiers pour réussir Smile

En outre, la plupart bossaient pour financer leurs études. Question d'organisation.
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Ven 15 Sep 2006 - 13:49

MP a écrit:
Citation :
Quand on a les bonnes influences, on devient matures.

La maturité ne vient-elle pas progressivement avec des prises de responsabilité croissantes dès l'age tendre ?

Moi - et plusieurs de mes copains - sommes entrés à l'Univ à 16 ans. Et nous n'avons pas eu besoin qu'on supervise nos cahiers pour réussir Smile

En outre, la plupart bossaient pour financer leurs études. Question d'organisation.
Le problème, c'est que tu n'as pas du tout une optique deterministe, tu crois au libre choix alors que la notion est absurde (il faut que je fasse un post la dessus...).
Tu penses que ceux qui n'entrent pas à l'université à 16 ans et qui ne sont pas organisés le font par choix. Tu ne te dis pas qu'ils le font parce qu'ils n'ont pas eu les mêmes influences que toi, et qu'il serait bon de donner à tous ces influences...
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Ven 15 Sep 2006 - 14:09

Vous rentrez à l'université à 16 ans ? Ca comprend ce qu'on appèle ici le "gymnase" ou le lycée ?
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Ven 15 Sep 2006 - 14:29

Citation :
Le problème, c'est que tu n'as pas du tout une optique deterministe, tu crois au libre choix alors que la notion est absurde (il faut que je fasse un post la dessus...).

Stéphane, restons sérieux, voulez-vous ?

Le déterminisme est une réalité qu'il faut prendre en compte : elle consiste à "déterminer" (et il y a le mot "terminer" dans "déterminer") le sort, le destin, le parcours (appelez cela comme vous voulez) d'un individu qui apparaît, un jour, dans une société "pré-déterminée"... de par la volonté, pas toujours consciente, de ses 2 géniteurs, son père et sa mère, qui sont, comme tous ceux qui les entourent, CHARGES des valeurs et des pratiques de la société où ils évoluent, société "adaptée" (plus ou moins !) à son "temps".



Ceci étant posé, il apparaît évident que les géniteurs, les éducateurs, les piliers de la société (religion, morale, éducation, justice, police, etc...) vont tout faire pour que celui qui arrive "tout frais" du ventre de sa mère entre dans le MOULE se conforme aux valeurs de son groupe d'"appartenance".... auquel il "appartient" puisque ce groupe l'accueille généreusement....

O.K. ("Ola Kala", dit-on ici !)....

Mais si le groupe véhicule des valeurs et pratiques contraires aux valeurs universelles et intemporelles ausquelles est attaché VISCERALEMENT l'individu qui apparaît, alors il y a "clash" !!!!!!!!!!!!

Pour peu que celui qui apparaît dans le monde se dote de moyens pour CRITIQUER le monde en question, pour peu que celui qui apparaît dans le monde en question ne se laisse pas aller au "conformisme" qui peut conduire jusqu'au fascisme, alors le "déterminisme" n'a aucune prise....

Je vous invite, TRES SERIEUSEMENT, à méditer sur ces deux références....sans vous soucier d'où elles viennent, mais en vous souciant de ce qu'elles disent :

Citation :
Les TRANSGRESSEURS


Dans toutes les civilisations de cette planète, à toutes les époques, sous une forme ou une autre, réapparaissent les mêmes discours, les mêmes histoires, les mêmes mythes ou légendes.

Que ce soit l'Atlantide de Platon qui marque notre civilisation, ou des mythes similaires chez les Incas, ou en Inde... partout et toujours, on retrouve la même logique, habillée de costumes divers... et ce sont les costumes que l'on perçoit au premier abord.

L'homme était engagé dans le bon chemin, celui préconisé par la divinité (?)...puis il s'est écarté de ce chemin et s'est laissé aller à son "humanimalité"....la divinité s'est fâchée et a sanctionné....puis, sur la tête des "héritiers", elle a fait peser une menace...ou une récompense...éternelles.... fixée dans la mémoire collective, transmise par les mythes, voire l'Histoire.

De quoi s'agit-il ?

Une société composée d'individus se structure, et cette structuration se fait avec l'élaboration de conventions, de règles, de lois qui s'appliquent à chacun des individus de la société.

Chacun des individus va alors intégrer comme "valeurs" les conventions, les règles, les lois et contribuer ainsi à l'édification de la société où il évolue.

Mais le temps passe, l'environnement de la société évolue, la société elle-même évolue...et elle se retrouve brusquement INADAPTEE aux conventions, aux règles, aux lois qu'elle avait élaborées.

Des individus plus sensibles que les autres à cette inadaptation vont alors se sentir mal à l'aise, confusément. Ils se livreront à une sévère introspection pour savoir d'où vient ce mal-être.
Ils identifieront et élimineront les causes dont ils sont directement responsables...puis ils ne pourront que constater que c'est la société dans son ensemble qui est INADAPTEE.

Ces individus mettront alors en pratique ce fameux proverbe latin qu'une mauvaise traduction a détourné de son vrai sens: "Exceptio probat regulum"

Ceci a été traduit par "l'exception confirme la règle", ce qui est un moyen bien commode de neutraliser les exceptions sans se donner la peine de réfléchir aux raisons de leur survenue.

Le vrai sens est: "L'EXCEPTION MET LA REGLE A L'EPREUVE", ce qui change tout... car, en effet, que se passe-t-il si, de ce pugilat entre l'exception et la règle, c'est l'exception qui sort victorieuse?

Dans ce cas, l'exception devient règle et la règle se doit de disparaître....une véritable "apocalypse", telle que St jean en a décrit des centaines de types... sa description s'applique à toutes sortes d'apocalypses...ce qui n'est que le passage d'un monde à un autre.

Dans "L'Empire des Anges", Bernard Werber, en pages 63.64, a parfaitement décrit le phénomène. Je cite:

Citation :

"23.ENCYCLOPEDIE

TRANSGRESSEUR: La société a besoin de transgresseurs. Elle établit des lois afin qu'elles soient dépassées. Si tout un chacun respecte les règles en vigueur et se plie aux normes: scolarité normale, travail normal, citoyenneté normale, consommation normale, c'est toute la société qui se retrouve "normale" et qui stagne.
Sitôt décelés, les transgresseurs sont dénoncés et exclus, mais plus la société évolue et plus elle se doit de générer discrètement le venin qui la contraindra à développer ses anticorps. Elle apprendra ainsi à sauter de plus en plus haut les obstacles qui se présenteront.
Bien que nécessaires, les transgresseurs sont pourtant sacrifiés. Ils sont régulièrement attaqués, conspués pour que, plus tard, d'autres individus "intermédiaires par rapport aux normaux" et qu'on pourrait qualifier de "pseudo-transgresseurs" puissent reproduire les mêmes transgressions mais cette fois adoucies, digérées, codifiées, désamorcées. Ce sont eux qui alors récolteront les fruits de l'invention de la transgression.
Mais ne nous trompons pas. Même si ce sont les "pseudo-transgesseurs" qui deviendront célèbres, ils n'auront eu pour seul talent que d'avoir su repérer les premiers véritables transgresseurs. Ces derniers, quant à eux, seront oubliés et mourront convaincus d'avoir été précurseurs et incompris.

Edmond Welles. Encyclopédie du Savoir relatif et Absolu, Tome IV "

Notre société fonctionne en contradiction de plus en plus grave avec les objectifs qu'elle affiche....et crée ce mal-être qu'elle ne sait identifier et, a fortiori, pas résoudre. Des transgresseurs sont montés aux créneaux. Des "pseudo-transgresseurs prennent le relais. L'apocalypse est en marche, comme l'ont si bien dit les journaux du 12 septembre 2001.

La société PLANETAIRE, car nous sommes dans une ère planétaire, doit elle aussi se livrer à une introspection qui consistera à rechercher ses erreurs, les points de départ de fausses pistes...etc...

Alors, oui, nous avons l'impression de revivre des évènements passés...

Amicales salutations humanistes et fraternelles.

Michel FOURNIER


http://fr.wikipedia.org/wiki/Conformisme

http://pages.videotron.com/jnr/Textes_pers/conformisme.htm

Citation :
LE CONFORMISME



Le conformisme est une attitude de soumission passive aux normes et valeurs du groupe. Il s’agit d’un trait commun à tous les primates, créatures vulnérables dont la survie individuelle passe par celle du clan. Tout comme les singes, les humains apprennent en imitant leurs semblables.



Même s’il favorise la cohésion sociale, le désir d’appartenance au groupe ou, ce qui revient au même, la crainte d’en être rejeté, a un revers : le mimétisme stupide.



À petite échelle, dans les rapports interpersonnels, l’instinct grégaire se manifeste de diverses manières : la soumission aux modes et conventions sociales, la rectitude politique, le snobisme même dans sa version anticonformiste, l’autocensure par crainte du qu’en-dira-t-on, le silence complice ou le rire complaisant devant la bêtise et la méchanceté...



Au plan des communautés et des peuples, les méfaits du conformisme vont de la sottise des chauvinismes sectaires (nous en connaissons quelque chose au Saguenay - Lac St-Jean !), aux horreurs du racisme, de l’intégrisme, des totalitarismes d’extrême-gauche comme d’extrême-droite et des génocides. Pas de guerres sans armées, ni d’armées sans conformisme. Pourquoi, croyez-vous, impose-t-on aux soldats l’uniforme et la marche en cadence ?



Ce que Panurge savait exploiter des moutons, d’autres le réussissent admirablement avec les humains. Les manipulateurs, les démagogues et les despotes jouent sur le suivisme et la moutonnerie de ceux qu’ils veulent dominer.



Être conformiste, c’est se laisser tirer les ficelles par les autres…ce qui implique la mise en veilleuse de son autonomie et de son sens critique, le renoncement à soi, l’abdication de soi.



Croyez bien, même si je le critique, que je ne m’en pense pas à l’abri car l’un des traits du conformisme, c’est d’agir à l’insu de ceux dont il règle le comportement. On ne sent pas le courant quand on se laisse entraîner par lui… d’ailleurs, suivre le courant, c’est tellement moins exigeant !



Jean-Noël Ringuet

Et n'oubliez JAMAIS que le mot "CON-FORMISME" peut se comptendre ainsi :

- technique de mise en forme des "cons".

- forme de "cons".

- fabrication de "cons".

A vous de choisir... mais vous en trouverez facilement d'autres !!!!

Cordialement

Michel FOURNIER
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Ven 15 Sep 2006 - 15:32

Citation :
MawaK"]Vous rentrez à l'université à 16 ans ? Ca comprend ce qu'on appèle ici le "gymnase" ou le lycée ?

Nnon, l'Université : j'avais pris deux années d'avance.
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Ven 15 Sep 2006 - 21:39

A fourmi: je pense que j'ecrirais un post sur le deterministe plus en profondeur... mais je vous invite à répondre à ces questions successivement:
Quelle est votre couleur préféré?
Savez vous courir à plus de 200km?
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Ven 15 Sep 2006 - 23:16

Citation :
Le problème, c'est que tu n'as pas du tout une optique deterministe, tu crois au libre choix alors que la notion est absurde (il faut que je fasse un post la dessus...).

Je ne nie pas la pesanteur de certains acquis, mais j'ai ssez de respect pour l'être humain pour ne pas le résumer à cette pesanteur, et lui croire en effet ue imortante autodétermination : l'home faustien, en quelque sorte.

Citation :
Tu penses que ceux qui n'entrent pas à l'université à 16 ans et qui ne sont pas organisés le font par choix. Tu ne te dis pas qu'ils le font parce qu'ils n'ont pas eu les mêmes influences que toi, et qu'il serait bon de donner à tous ces influences...

Je crois qu'il est un age (le plus tendre possible) pour faire l'apprentissage de l'organistion et de la volonté, et que cette phase doit être accomplie avant 18 ans, où s'inscrit l'apprentissage de la liberté "à ses risques et périls" et non à ceux de tuteurs professionnels.

Nos sociétés ne songent plus à "élever" au sens littéral du mot, mais à diluer des consommateurs dans un infantilisme abject.
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Ven 15 Sep 2006 - 23:21

MP a écrit:
MawaK a écrit:
Vous rentrez à l'université à 16 ans ? Ca comprend ce qu'on appèle ici le "gymnase" ou le lycée ?

Nnon, l'Université : j'avais pris deux années d'avance.

C'est un choix ou c'était parce que toi et tes copains étaient très doués ?

Parce qu'ici, si jeune, c'est quasi impossible ou très rare...
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Ven 15 Sep 2006 - 23:31

MP a écrit:

Je crois qu'il est un age (le plus tendre possible) pour faire l'apprentissage de l'organistion et de la volonté, et que cette phase doit être accomplie avant 18 ans, où s'inscrit l'apprentissage de la liberté "à ses risques et périls" et non à ceux de tuteurs professionnels.

Nos sociétés ne songent plus à "élever" au sens littéral du mot, mais à diluer des consommateurs dans un infantilisme abject.
Je pense que nos sociétés doivent "élever" au sens littéral du mot, elle doivent élever tout le monde pour que personne ne devienne consommateur infantile, ne pas donner plus à ceux qui n'ont pas subies les influences nécessaire à cette élévation, c'est les condamner jusqu'à la fin de leurs vie à l'esclavage intellectuel batie (inconsciemment?*) par nos sociétés.

*en tout cas j'ai l'ingénuosité de le croire.
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Ven 15 Sep 2006 - 23:38

MawaK a écrit:

C'est un choix ou c'était parce que toi et tes copains étaient très doués ?

Parce qu'ici, si jeune, c'est quasi impossible ou très rare...
Comme je le disais dans un autre post, la plupart des élites croient à la notion préfabriqués et artificielle de mérite.
Le mérite est dans nos société actuelles ce que le droit du sang était autrefois: une croyance permettant de justifier la domination d'une classe sur une autre. la phrase "j'ai le pouvoir parce que Dieu m'a élu" a été remplacé par "j'ai le pouvoir parce que je le mérite", cette phrase tellement naturelle pour notre société serait vue par n'importe quel être exterieur comme un mépris pour le plus faible qui n'a "que ce qu'il mérite!"
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Ven 15 Sep 2006 - 23:41

C'est quoi le rapport avec ma question ? scratch
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MessageSujet: Re: Des bienfaits de la concurrence dans l'éducation   Aujourd'hui à 15:16

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