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 l'élitisme est il un fascisme?

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stephane
Calife


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MessageSujet: Re: l'élitisme est il un fascisme?   Ven 8 Sep 2006 - 18:03

Citation :
Toute société est élitiste à partir du moment où tu établis des règles de Reproduction.

Maintenant, pour le mépris, je ne suis toujours pas d'accord, je ne vois pas d'où vient cette idée que l'on mépriserait les autres à partir du moment où l'on a réussi.
Ce n'est pas ce que j'ai dit: quand on a reussi par singularisation, et que l'on veut donc transmettre autre chose, on méprise (ou on se moque) de la parole commune. Pour les autres, il y a les trois remparts dont j'ai parlé plus haut:
L'un des jeux de la vie est d'eviter les problèmes. Plus on a de problèmes, moins on a de chances de se reproduire. Contre quelqu'un qui a des problèmes, on dresse trois remparts consecutifs.
* "1) On peut lutter contre un problème par la volonté."
* "2) Celui qui a des problèmes, les attirent, il se complait dans ses malheurs:Si j'ai eu des problémes et que j'ai reussi à m'en sortir sans trop de difficultés, je vais renforcer mon premier rempart, j'aurais réussi à prouver par l'exemple qu'il est possible de s'en sortir par la volonté, et je ferais de celui qui a des problèmes un assisté, voir un ennemis qu'il faut traiter avec mépris."
* "3) Faire du malheureux un intouchable: Si je n'arrive pas à me convaincre qu'il est possible de s'en sortir par la volonté, si j'ai moi même la possibilité d'être touché par ces problèmes, alors vient la peur de la contagion, il me faut fuir celui qui a le mauvais oeil; si je ne le vois pas, il n'existe pas, si il n'existe pas, alors ses problèmes n'existent pas non plus et donc je suis à l'abris: c'est le mépris par l'indifference."


Citation :
Les modèles récents d'évergétisme tendent à montrer que le mérite n'est pas tout, même pour les privilégiés.
comprend pas.

Citation :
Quant à l'arbitraire des règles, oui, c'est le propre de la règle... ou de la loi, ou de... Comme en maths: Pourquoi 2 et 2 font-ils 4? Parce que cela a été imposé comme cela...
Est-ce pour autant une bonne chose?

Citation :
Le mérite du travailleur est sa mobilisation, sa compétitivité, le challenge dans lequel il entre. c'est toute une mentalité qui le fait différer d'un paresseux comme moi. Et le mérite n'est pas une valeur supérieure, mais bien le mot à accoler aux "challengers", aux gens qui sont toujours en train de penser "entreprise".
Le mérite est une fausse valeur qui sert à gratifier de leurs efforts des gens qui ne vivent que par leur travail.
Je suis d'accord, mais c'est un sentiment présent chez les élites. A l'ENS, à polytechnique, au sénat, dans les hautes sphère d'une multinationale, dans le mileux des artistes connus, bref chez tous ceux qui ont le pouvoirs et qui peuvent transmettre leurs messages, le sentiment de mérite est très fort. Et pourquoi s'y accrochent ils à votre avis? Tout simplement parce que cette notion justifie le pouvoir qui leur a été arbitrairement donné!
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stephane
Calife


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MessageSujet: Re: l'élitisme est il un fascisme?   Ven 8 Sep 2006 - 18:05

Moranion a écrit:
Est-ce que c'est inhérent à l'humain ?
C'est exactement ma question.
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fourmi
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MessageSujet: Re: l'élitisme est il un fascisme?   Mer 13 Sep 2006 - 12:27

Lettre reçue ce jour même :

Citation :
UMP Paris le 08 septembre 2006

Le Président

Réf : UMP/NS/ASM/SA/2006/10269

Cher Monsieur,

Votre correspondance m’est bien parvenue et je vous en remercie.

J’ai pris bonne note de vos propos sur les ZEP et je vous sais gré de m’en avoir fait part. Je tiens à vous apporter certaines précisions.

A la fin du mois de novembre, j’ai déclaré qu’il fallait « déposer le bilan » des ZEP. L’expression était incisive mais au moins elle était claire. On m’accusa de vouloir supprimer les moyens supplémentaires dont bénéficient les ZEP , bien que je n’aie rien dit de pareil.

J’estime que l’une des principales causes de l’échec des ZEP, c’est qu’on y a abaissé le niveau des exigences alors qu’il fallait l’augmenter. Un enfant de cadres ou d’enseignant a tout ce qu’il faut dans son environnement familial pour se forger un bagage intellectuel et culturel. En revanche, c’est à l’école qu’un enfant issu de milieu social défavorisé peut avoir la chance de croiser la route de nos grands écrivains, de nos grands philosophes, de prendre conscience de l’importance de l’histoire, de découvrir qu’au bout de l’effort nécessaire pour entrer dans les sciences exigeantes, il y a aussi le plaisir. C’est par l’exigence qu’on tire le meilleur de l’enfance, pas par la facilité.

La politique des ZEP a échoué. Créée en 1982, elle devait durer quatre ans. Vingt-trois ans plus tard, il existe plus de sept cents ZEP. Le niveau des élèves est très inférieur à celui des autres établissements, ce sont devenus des ghettos scolaires. Les familles informées, ou qui en ont les moyens, les évitent, ce qui aboutit à concentrer ensemble les élèves alors qu’il faudrait au contraire les disperser. Les enseignants des ZEP sont les plus jeunes et les moins expérimentés et le taux de rotation y est beaucoup plus élevé qu’ailleurs. Très peu d’enseignants de ZEP scolarisent leurs enfants en ZEP.

Dire cela n’enlève rien au mérite de tous ceux qui enseignent en ZEP. Ce n’est pas leur dévouement ou leur compétence qui sont remis en cause. Cela n’enlève rien non plus au succès de certains établissements, comme ce lycée de Saint-Ouen- l’Aumône dans le Val d’Oise qui mène une politique remarquable de réussite pour tous ses élèves, en collaboration notamment avec Sciences-Po ou l’ESSEC.

Les moyens supplémentaires accordés aux ZEP ont été insuffisants (1,2 % du budget de l’Education Nationale concernant 20 % des élèves) et saupoudrés sur trop d’établissements.

Mon ambition n’est pas de supprimer l’éducation prioritaire qui est indispensable. Mais elle ne se borne pas non plus, à lui consacrer plus de moyens qui aboutiront aux mêmes échecs si nous ne changeons pas nos méthodes. Je veux qu’on élargisse la palette de nos outils et qu’on raisonne par enfant, comme aux Pays-Bas ou en Suède.

Ce ne sont pas les idées qui manquent : prise en charge précoce et renforcée entre dix-huit mois et quatre ans, parce que c’est à cet âge que s’acquiert une bonne partie des capacités cognitives ; soutien scolaire ; tutorat ; internats d’excellences pour être plus au calme le soir.

En réalité, je propose qu’on prenne ce qui marche et qu’on le rende accessible à tous.

Restant à votre écoute, je vous prie de croire, Cher Monsieur, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.


Nicolas SARKOZY (signature manuscrite)


Monsieur Michel FOURNIER
AG. DEKA
70012- HERAKLION-KRHTH
GREECE



Il n'est pas question ici d'une quelconque "propagande".

Je ne suis inscrit à aucun parti.

Je ne milite pour personne.

Je ne suis pas totalement d'accord avec Monsieur SARKOZY et il va avoir une réponse "incisive et claire" à son courrier !


J'ai simplement exercé pendant plus de 30 dans des secteurs rémois particulièrement difficiles, j'ai énormément réfléchi sur les problèmes rencontrés, qu'ils soient des problèmes strictement d'apprentissage ou des problèmes de société : par exemple, en 1978-79, avec un psychologue parisien, Lucien Patte-Malson, j'ai mené une étude dont j'ai déjà parlé dans ce forum sur la "CONCENTRATION GEOGRAPHIQUE des ELEVES de SES".
Elle a mis en évidence que , si les ZEP sont apparues ... en 1982.... dans des secteurs "prioritaires", c'est parce que, AVANT L'EXISTENCE de ces ZEP, il y avait DEJA, à REIMS et ailleurs, des quartiers qui, au fil du temps, étaient devenus concentrationnaires des familles en difficultés.... et on a même vu des cités entières , situées au ban de la société, à une lieue des centres des villes (les "banlieues") devenir des ghettos.

Le PREMIER seul VRAI problème réside dans la mentalité française : quand cessera-t'on de hiérarchiser les humains à partir de leur réussite scolaire, de leur réussite sociale, de leur réussite financière....????

J'ai eu un élève, un jour, en 1974.... son "ambition" était de devenir "éboueur"....

Il l'est devenu mais a aussi appris beaucoup à l'école, dans la vie : il est bien sûr adulte, il est père de famille, il a sa petite maison.... il est heureux et ses proches avec lui !!!!!

N'est-ce pas cela l'essentilel ???

Cordialement

Michel FOURNIER
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MessageSujet: Re: l'élitisme est il un fascisme?   Mer 13 Sep 2006 - 12:49

Il me semble que le mépris est un sentiment destiné à pallier une faiblesse personnelle : on se conforte en imaginant que les autres valent mieux que soi.

Dans la nnotion de mérite, il y a à boire et à manger :

- un type auquel 5 heures de sommeil suffisent (ça existe, médicalement parlant) peut probablement faire plus que celui qui a besoin de 16 heures (une autre constation médicale).

- puis vient le complexe personnel (dynamisme, volonté, goût de l'action). Pour en bénéficier, j'ai toujours cru que c'étaient des qualités intrinsèques à ma personnalité ... jusqu'à ce qu'un tout petit dérèglement hormonnal fasse de moi un légume ! Smile J'ai retrouvé ma pèche mais, depuis, je sais que ce que je croyais être des qualités ne sont qu'un don précaire.

- ensuite, il y a le facteur éducatif : le gosse qui vit dans une famille qui ne fait que bouffer et regarder la télé sera sans doute moins porter à de fulgurantes initiatives que celui qu est né dans un famille géniale.

Ce n'est pas pour autant qu'il faut se gausser du "mérite", qui est une condition sine qua non de tout perfectionnement personnel le joggeur ne "mérite-t-il" pas plus sa santé que le sédentaire amateur de chips ?

Aucun mépris donc pour ceux sui font de leur mieux, quel que soit le résultat obtenu.

Par contre, on peut râler, à mon avis, sur ceux qui combinent parasitisme et mécontentement Smile
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MessageSujet: Re: l'élitisme est il un fascisme?   Mer 13 Sep 2006 - 13:09

tant qu'il s'épanouit dans ce qu'il fait, qu'il a la sécurité de l'emploi, qu'il a du temps pour lui et sa famille, qu'il arrive à vivre financièrement, alors oui, c'est essentiel.

Je trouve qu'il va bien vite qunt au bilan des ZEP. Elles n'on jamais eu les besoins nécessaires pour accomplir leurs missions. Voilà un engagement qu'il aurait du prendre.

Ensuite, c'est hypocrite de dire qu'il ne supprimera pas les moyens pour ces lycées: 1. les ZEP n'existent plus. On parle de lycée ambition/réussite.
2. les moyens aloués à cette ouvelle allocation sont 0€, 0centimes. Ils ne font que des redéploiements des postes déjà existants, ôtant, bien entendu à d'autres lycées leurs professeurs, accentuant de par ce simple fait les difficultés à gérer des classes de 35 élèves (ou +)...et une demi-heure de cours hebdomadaire a été ponctionnée sur chaque classe de 5e et de 4e.

Le fait que les collèges ou lycée ambition réussite soient bien moins nombreux va donc aussi, non pas participer à une meilleure prise en charge (puisque ce ne seront que des redéploiements d'effectif, sans un centime en plus), emais à une bien plus mauvaise gestion des 600 autres établissements qui ont des difficultés...

Ses solutions sur les bébés ne me satisfont guère. la médicalisation et la psychiatrisation d'enfants encore à éduquer, domestiquer m'apparaissent comme des solutions barbares. On en a déjà parlé, désolé de faire dans la redondance.
Pour le soutien scolaire, il a toute mon approbation, pour le tutorat, je pense qu'il se trompe d'ennemi, c'est une sale merde qui ne visera qu'à faire des jeunes extrêmement frustrés, plein de ressentiment envers toute forme d'autorité.
Quant aux internats d'excellence, j'en ai fait partie pendant 3 ans (EPA, BA 749, à Montbonnot st martin), , ça m'a rendu totalement inapte à vivre dans un monde où les règles sont trop présentes, malgré un parcours scolaire assez bon: néanmoins, les dérives de l'internat, la qualité du travail des élèves était en général médiocre.

MP: pas d'accord avec le mérite. le joggeur comme le sédentaire ont peut-être tous deux lers raisons d'agir comme cela. L'un ne mérite pas plus sa santé. (j'en suis l'exemple parfait: je ne fais pas de sport, certes, mais mes problèmes de santé n'ont rien à voir...)


Dernière édition par le Mer 13 Sep 2006 - 13:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: l'élitisme est il un fascisme?   Mer 13 Sep 2006 - 13:43

Citation :
Ses solutions sur les bébés ne me satisfont guère. la médicalisation et la psychiatrisation d'enfants encore à éduquer, domestiquer m'apparaissent comme des solutions barbares. On en a déjà parlé, désolé de faire dans la redondance.

Et pourtant j'ai vu bien des enfants dont les difficultés ultérieures se voyaient comme le nez au milieu du visage quand ils étaient encore à 4 pattes ... Je ne pense pas, dans ces cas, que ce soient les bébés qui aient besoin d'aide, mais bien leur environnement familial. Parce que beaucoup de parents exédcrables ne réalisent pas du tout qu'ils le sont Smile

Donc, si on veut aider ces familles (ou les moins "résistantes" d'entr'elles), il faut bien entendu se fonder sur les comportements de leurs petits pour les cibler. Est-ce "barbare" ?

Citation :
Pour le soutien scolaire, il a toute mon approbation, pour le tutorat, je pense qu'il se trompe d'ennemi, c'est une sale merde qui ne visera qu'à faire des jeunes extrêmement frustrés, plein de ressentiment envers toute forme d'autorité.

Une piste, peut-être ... Pour éviter justement ces tutorats parfois ma ressentis, tout en aidant (sans frais) les écoliers "désastreux", une municipalité a lancé un appel aux volontaires : généralement des gens retraités, anciens anseignants ou bien formés, qui accepteraient de recevoir chaque jour, après l'école, un enfant pour faire ses devoirs et étudier ses leçons avec lui. Avec des normes d'accueil très stricts, style "oui aux tartines et au verre de lait ; non aux gâteaux de luxe" ...

La première année de l'expérience, 6O enfants ont bénéficié de ce système de proximité, avec d'autant plus de plaisir que 57 d'entr'eux étaient en fin d'année, dans le peloton de tête de la classe Smile Depuis, le système se poursuit avec un taux de réussite scolaire, mais aussi psychologique, remarquable.

Citation :
Quant aux internats d'excellence, j'en ai fait partie pendant 3 ans (EPA, BA 749, à Montbonnot st martin), , ça m'a rendu totalement inapte à vivre dans un monde où les règles sont trop présentes, malgré un parcours scolaire assez bon: néanmoins, les dérives de l'internat, la qualité du travail des élèves était en général médiocre.

Je ne connais pas le système français mais, en belgique, les internats sont complets des années à l'avance, et les résultats excellents. Il est vrai qu'on n'y accepte que des internes volontaires Smile
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MessageSujet: Re: l'élitisme est il un fascisme?   Mer 13 Sep 2006 - 14:02

là-bas aussi, les internes sont volontaires. nempêchent quil font régner leurs lois et foutent la merde la plupart du temps. Ils deviennent très vite en opposition totale avec le système déducation ou de discipline...

Avoir envie dy aller est une chose. En sortir heureux en est une autre.

Quand aux enfants à 4 pattes. es-tu pédopsychiatre? Première chose. ensuite, leurs problèmes peuvent être liés à des tonnes de facteurs externes, et non un suivi, un fichage de toutes les incivilités des mômes, leur faire prendre des médocs qui rendent cons, etc. Parce que c ça, le projet de médicalisation des mômes. à 36 mois, tous les spécialistes te le diront, on ne peut pas évaluer si le comportement relève du pathologique (c est très rare) ou si c simplement la découverte du corps, des affects, de la douleur, du lien aux autres qui se construit. Pas besoin d aller voir un psy pour ça. Fourmi te répondra mieux que moi, ct son boulot.

Pour les parents, il faut encore qu ils bénéficient du temps nécessaie pour éduquer leurs gosses. Combien dentre eux ont un travail à plein temps et des occupations autres qui rendent impossible ce travail. Je te renvoie à tous les ouvrages empiriques sur la sociologie de la famille.

Oui au soutien scolaire, non au tutorat. Cest très bien davoir des bénévoles, mais il ny en aura jamais assez. Pourquoi ne pas faire en sorte que ce soit lécole qui apprenne aux enfants à lire et écrire??? pourquoi ne pas lui donner de smoyens pour cela? pourquoi rétablir de manière arbitraire la méthode syllabique, juste parce que la mode vintage fait fureur??? cest quand même absurde!!!
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MessageSujet: Re: l'élitisme est il un fascisme?   Mer 13 Sep 2006 - 17:26

MP a écrit:

- un type auquel 5 heures de sommeil suffisent (ça existe, médicalement parlant) peut probablement faire plus que celui qui a besoin de 16 heures (une autre constation médicale).
[...]
Par contre, on peut râler, à mon avis, sur ceux qui combinent parasitisme et mécontentement Smile
La vraie question est la suivante: Pourquoi certains combinent parasitisme et mécontentement alors que d'autres non?
Tu sais excuser celui qui a besoin de 16 heures de sommeil car tu sais que notre médecine l'explique biologiqement, et tu trouverais sans doute injuste qu'on rale contre quelqu'un de cette espece. Par contre, comme tu n'expliques pas pourquoi certains combinent parasitisme et mécontentement, tu en déduis qu'ils sont sans doute résponsables et donc qu'ils méritent leurs sort! De quel droit? A ton avis qui est le plus heureux? Les paresseux sont souvent très maheureux de leurs paresse, pourquoi ne mérite t ils pas d'etre traité comme des "malades".
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MessageSujet: Re: l'élitisme est il un fascisme?   Mer 13 Sep 2006 - 21:05

Ma réponse, partie ce jour, à Monsieur SARKOZY :


Citation :
Michel FOURNIER
AG. DEKA – 70012
HERAKLION – KRHTH
GREECE
( : (00.30).28.92.03.10.89.
e-mail: atlante@libertysurf.fr

Ag. Deka le 13 septembre 2006



Monsieur SARKOZY,
Monsieur le Président,



Je reçois ce jour votre lettre du 8 septembre 2006 référencée UMP/NS/ASM/SA/2006/10269 et vous remercie d’avoir pris le temps de me répondre aussi rapidement et complètement.

Vous me permettrez de vous répondre de manière aussi prompte et complète que possible, en reprenant point par point votre courrier, y apportant mes remarques personnelles, toutes justifiées par plus de 30 années de pratique professionnelle dans le secteur de l’Enfance Inadaptée (sic !), de l’Education Spécialisée (sic !), dans une ville pourtant réputée bourgeoise, en l’occurrence REIMS .

C’est là que j’ai découvert un mal français qui ronge, depuis des décennies, notre société, que j’ai pu mesurer le poids de traditions , de pratiques , d’idéologies qui conduisent notre jeunesse à la « désespérance », ou, pour le moins, à un « j’m’en foutisme » que nous serions mal avisés, nous , adultes, de leur reprocher puisqu’ils sont les victimes des inconséquences de leurs aînés … que nous sommes !


A la fin du mois de novembre, j’ai déclaré qu’il fallait « déposer le bilan » des ZEP. L’expression était incisive mais au moins elle était claire. On m’accusa de vouloir supprimer les moyens supplémentaires dont bénéficient les ZEP , bien que je n’aie rien dit de pareil.


Ma réponse sera tout aussi « incisive » et donc « claire »….
J’ai pour habitude de dire les choses comme elles sont, non comme on voudrait qu’elles soient.
Je n’ai rien à gagner ni à perdre… la France m’a déjà pris beaucoup, de manière parfaitement injuste… et je me contente de ce qui me reste.
Je vis dans un pays où la devise est : « Je ne crains rien, je n’espère rien, je suis LIBRE. »… c’est devenu la mienne !


J’estime que l’une des principales causes de l’échec des ZEP, c’est qu’on y a abaissé le niveau des exigences alors qu’il fallait l’augmenter.
Un enfant de cadres ou d’enseignant a tout ce qu’il faut dans son environnement familial pour se forger un bagage intellectuel et culturel. En revanche, c’est à l’école qu’un enfant issu de milieu social défavorisé peut avoir la chance de croiser la route de nos grands écrivains, de nos grands philosophes, de prendre conscience de l’importance de l’histoire, de découvrir qu’au bout de l’effort nécessaire pour entrer dans les sciences exigeantes, il y a aussi le plaisir. C’est par l’exigence qu’on tire le meilleur de l’enfance, pas par la facilité.



Certes….

Mais cela tient d’abord au fait que des psychologues, reflets de la société, ont affirmé, tests à l’appui, scientificité à l’appui, statistiques à l’appui ( Ah ! les « savants » et leurs affirmations étayées !), que certains enfants avaient des capacités MOINDRES que d’autres, ce qui faisait qu’il n’apparaissait pas nécessaire d’avoir de l’ambition pour ces enfants en difficulté.

Et la société en a remis une couche : par exemple, le 1er Mars 1995, dans mon journal local, « L’UNION » de REIMS, on pouvait lire ceci : « Me D. D.....E… devait souligner : « Je suis un peu inquiet que l’on parle de philosophie dans une classe où les élèves ne savent ni lire ni écrire »…Il parlait de ma classe, une classe spécialisée, dans un quartier ghetto de REIMS heureusement en cours de transformation radicale !

Comment, Monsieur le Bâtonnier (car Maître D.....E devint Bâtonnier !), des enfants qui ne savent pas lire ni écrire (ceci est une affirmation péremptoire de sa part, d’ailleurs !), n’auraient pas DROIT à la philosophie ???? Mais ignorez-vous donc que Socrate, philosophe parmi les philosophes, a divulgué la philosophie par ORAL ????

Et la société en a remis une autre « couche » en fabriquant des quartiers concentrationnaires où on a rassemblé des familles fragiles, particulières (monoparentales, par exemples, ou d’immigrés), où les lois de la République se sont « évanouies » au profit de lois « occultes » venant de milieux qui n’avaient que le souci de « se faire un maximum de fric avec le minimum d’efforts », où la loi des plus forts a fini par l’emporter sur la « morale » simplement humaniste qui veut que les plus faibles soient les plus « aidés », jusqu’à un certain point s’entend…. « donner le plus à ceux qui ont le moins » disent les socialistes !

En 1978-79, j’ai mené, lors de mon stage de formation de « Directeur d’Etablissement Spécialisé » à Beaumont-sur-Oise, une étude très détaillée et complète sur la « Concentration géographique des élèves de SES (Section d’Education Spécialisée) en milieu urbain », à REIMS, sous le contrôle de Lucien Patte-Malson, sociologue parisien.

Horriblement édifiant !!!! … et cette étude s’est vue confirmée, la même année, par une étude menée par ATD QUART MONDE de REIMS qui a mis en évidence que les secteurs où se concentraient les 2000 familles les plus pauvres de REIMS correspondaient exactement aux secteurs où se concentraient les enfants accueillis dans les établissements et classes spécialisées de la ville ! Rien ne s’est passé ensuite alors que tout ceci fut rendu public.


Le HASARD, Monsieur SARKOZY !!!?????????


Absolument pas ! J’ai pu mettre en évidence la façon dont s’étaient constitués, à REIMS, ces secteurs, de manière insidieuse, mais très efficace, ces secteurs mis au ban de la société, à une lieue du centre-ville…. des « banlieues »…

C’est de la même façon, d’ailleurs, que se sont constituées des villes comme par exemple NEUILLY, qui ne sont pas aussi équipées que d’autres en « logements sociaux » (au PS, en 2002, un certain JOSPIN me parlait de son intention, après son élection, de créer des logements « TRES SOCIAUX » … sic !).

Mais ce n’est pas ce système qui est à considérer, Monsieur SARKOZY, car il ne fait que « révéler » les horreurs ségrégatives contenues dans les têtes de certains français « bien-pensants », parfois même imbus de religion….

Oui, il y a des français « bien-pensants » et même très « bien pensants » qui ne peuvent imaginer devoir « côtoyer », « approcher », « avoir sous le nez » des citoyens qu’ils nomment de « seconde zone »….

Ce sont ces mêmes français qui, par exemple à REIMS, ont fait pression sur la Mairie pour qu’elle n’installe pas de bancs publics sur la place centrale, la Place d’Erlon, afin que les SDF n’aient pas un lieu où s’asseoir… et la Mairie, gérée par les mêmes français « bien-pensants », a abondé dans ce sens .. et même plus….


Je ne veux créer ici aucune polémique… je me contente de relever des faits SIGNIFICATIFS et symboliquement forts !


Mais ces faits révèlent tous le même état d’esprit, celui qui consiste , pour certains, à se penser « au-dessus » des autres… au risque de voir ceux qui sont ainsi méprisés se rebeller devant cette injustice….

Nous avons eu récemment un Premier Ministre qui parlait de « France-du-Bas » et de « France-du-Haut » ; nous avons des « people » qui étalent outrageusement leurs fortunes et leurs excentricités devant des français qui ignorent s’ils vont manger demain ; nous avons des Ministres qui sont en campagne électorale permanente et qui étalent les revenus dont leur électorat leur permet de jouir.

Dans ce contexte, Monsieur SARKOZY, pourquoi voulez-vous qu’il y ait des « exigences » :

- en 1984, alors que j’avais « remis à niveau » 30 % de mes élèves, que je voulais leur permettre de réintégrer le cycle « ordinaire », des élèves déclarés pourtant « déficients intellectuels », l’Education Nationale m’a retiré mon emploi de Directeur pour « ZELE INTEMPESTIF ».

- en 1995, on me reprochait mes « ambitions » éducatives auprès de mes élèves : la philosophie n’était bien évidemment pas pour eux...

- en 1999, on me radiait des cadres alors que je ne faisais que prôner , pour l’Education Nationale et la société, des transformations telles celles mises en oeuvre par Gilles de Robien à cette rentrée, mises en oeuvre depuis quelque temps par Jean-Louis Borloo, mises en oeuvre, pour certaines, par vous-même.


La politique des ZEP a échoué. Créée en 1982, elle devait durer quatre ans. Vingt-trois ans plus tard, il existe plus de sept cents ZEP. Le niveau des élèves est très inférieur à celui des autres établissements, ce sont devenus des ghettos scolaires. Les familles informées, ou qui en ont les moyens, les évitent, ce qui aboutit à concentrer ensemble les élèves alors qu’il faudrait au contraire les disperser. Les enseignants des ZEP sont les plus jeunes et les moins expérimentés et le taux de rotation y est beaucoup plus élevé qu’ailleurs. Très peu d’enseignants de ZEP scolarisent leurs enfants en ZEP.


Ce que vous citez là, à propos de ces familles « informées ou qui en ont les moyens » illustre à merveille ce que je viens de dire !

Quant au problème des enseignants de ZEP « jeunes et les moins expérimentés », voici posé le même problème : ceux des enseignants « vieux et les plus expérimentés » se pensent supérieurs à leurs jeunes collègues qu’ils envoient au « casse-pipe » tandis qu’eux se la « coulent douce » en attendant leur retraite, dans des postes « planqués » où ils n’ont même plus, parfois, de contacts avec l’enseignement, avec les enfants ( et que dire des inspecteurs !).

Pour ma part, me sachant « qualifié », j’ai toujours eu pour principe de prendre la classe ou le poste dont personne ne voulait... et « j’en voulais », dans tous les sens du terme !

Pour ma part, rétribué ou pas, c’est même le mercredi ou certains week-ends que j’encadrais mes élèves dans diverses activités... on me l’a assez reproché, dans la hiérarchie....

Pour ma part, c’est aussi auprès des parents, lors de rencontres formelles ou informelles, que je poursuivais mon oeuvre éducative...


Dire cela n’enlève rien au mérite de tous ceux qui enseignent en ZEP. Ce n’est pas leur dévouement ou leur compétence qui sont remis en cause. Cela n’enlève rien non plus au succès de certains établissements, comme ce lycée de Saint-Ouen- l’Aumône dans le Val d’Oise qui mène une politique remarquable de réussite pour tous ses élèves, en collaboration notamment avec Sciences-Po ou l’ESSEC.


Si je tiens des propos incisifs, Monsieur SARKOZY, c’est juste pour « monter en épingle » CERTAINS comportements. Mais j’ai aussi pu rencontrer, dans divers endroits, des enseignants, des politiques, des « hommes » pour simplifier , qui , heureusement, se démarquaient de ces attitudes négatives pour se mobiliser au mieux des intérêts réels des enfants....

Mais ils étaient, hélas, souvent décriés.. ; et ils se taisaient, se faisaient discrets.



Les moyens supplémentaires accordés aux ZEP ont été insuffisants (1,2 % du budget de l’Education Nationale concernant 20 % des élèves) et saupoudrés sur trop d’établissements.


Les chiffres parlent d’eux-mêmes ... et ils s’inscrivent dans la même logique : pourquoi dépenser beaucoup pour des « citoyens de seconde zone »....

Mais, un jour, il faudra payer... et la facture ne sera pas que financière !


Mon ambition n’est pas de supprimer l’éducation prioritaire qui est indispensable. Mais elle ne se borne pas non plus, à lui consacrer plus de moyens qui aboutiront aux mêmes échecs si nous ne changeons pas nos méthodes. Je veux qu’on élargisse la palette de nos outils et qu’on raisonne par enfant, comme aux Pays-Bas ou en Suède.


Oui, mettre l’enfant, tout enfant, au coeur , au centre du système éducatif...

Mais, dans le même temps, mettre l’humain, tout humain, au coeur, au centre, du système politique et social...

Mais , dans le même temps, mettre la vie, toute vie, au coeur, au centre de l’humanité , par respect pour chacun et tous


Ce ne sont pas les idées qui manquent : prise en charge précoce et renforcée entre dix-huit mois et quatre ans, parce que c’est à cet âge que s’acquiert une bonne partie des capacités cognitives ; soutien scolaire ; tutorat ; internats d’excellences pour être plus au calme le soir.

Certaines de des idées sont critiquables et même condamnables : « prise en charge précoce et renforcée » effraie, à juste titre... et on peut le comprendre quand on sait l’usage très particulier qui est fait, en France, des ETIQUETTES apposées sur des individus, a fortiori lorsqu’il s’agit d’enfants ! Lorsque j’étais lycéen, mon professeur de philosophie, Monsieur Michel TORT, avait déjà mis l’accent sur les tests et leur MAUVAIS USAGE !


En réalité, je propose qu’on prenne ce qui marche et qu’on le rende accessible à tous.


Mais encore faudrait-il se mettre d’accord sur « ce qui marche », Monsieur SARKOZY.... car tout ceci est bien relatif, subjectif, sujet à interprétations les plus diverses et même opposées !


Espérant avoir été « clair », même si « incisif », je vous adresse, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations humanistes et fraternelles.


Michel FOURNIER

Cordialement

Michel FOURNIER
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