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 Contrainte d'euthanasier?

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Au sujet de l'euthanasie, pensez-vous:
qu'elle ne doit jamais être pratiquée, quelles que soient les circonstances.
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qu'un cadre légal est nécessaire, qu'il doit être extrêmement contraignant et restrictif pour que la pratique de l'euthanasie reste une pratique rare.
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que l'euthanasie correspond à une assistance pour un suicide, et nécessite simplement un acte contractuel entre la personne qui euthanasie et la personne qui souhaite mourir.
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Total des votes : 6
 

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lomig
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MessageSujet: Contrainte d'euthanasier?   Mar 4 Juil 2006 - 21:34

C'est un texte paru dans Le Monde, le 03 juillet 2007. C'est un texte d'un médecin du nom de Laurence Tramois. Je le trouve très émouvant, et j'aimerais avoir vos avis sur cette question épineuse qu'est l'euthanasie. Puisque les attitudes constructives sont difficiles à tenir, vous pouvez donner votre simple avis de mortel, comme cela, donner un "pour" ou un "contre" l'euthanasie, en vous justifiant ou non... Lisez seulement le texte en entier avant de répondre.

Citation :
Je suis un médecin parmi tant d'autre, et j'ose, au nom de tous ceux qui s'identifient à l'histoire de Paulette Druais (Le Monde du 20 mai), au médecin que je suis ou à l'infirmière Chantal Chanel, prendre la plume au risque d'une liberté d'expression qui pourrait porter préjudice. J'ose tout de même, car je suis avant tout un médecin responsable de ses actes et je n'ai pas pour habitude de fuir devant mes responsabilités. Je garde et garderai la tête haute tout en restant humble et respectueuse du corps de métier que je représente. Et dieu sait que la décision d'abréger les souffrances de ma patiente a été jugée par mes pairs, en des termes élogieux parfois, mais aussi réprobatoires.

Quand Paulette a annoncé à l'équipe, à sa famille, qu'elle n'en pouvait plus, qu'elle souhaitait une piqûre pour s'en aller, elle avait accepté naturellement le fait de se voir partir. Je n'ai pas été à son écoute ou tout du moins je m'en suis défendue, pensant qu'il pouvait s'agir d'une angoisse du moment, une crainte de cette fin inexorable, un appel au secours. Comment souhaiter la mort, une mort dont on ne connaît rien ! Tout cela semble bien utopique. Cependant, ne préférait-elle pas cet inconnu, car le connu devenait intolérable, invivable, inacceptable ! Et pourtant, ni les mots de l'équipe médicale, ni la présence et le réconfort de la famille, ni la thérapeutique palliative anxiolytique et antalgique, n'ont pu venir à bout de ses demandes réitérées. Avons-nous pour autant été des incompétents en matière d'accompagnement de fin de vie ? Tout comme d'autres confrères, avec cette carapace que nous nous forgeons au fil des expériences, je ne cessai de me répéter la même phrase : "Je ne suis pas là pour faire une piqûre, celle qui ôte la vie."

Mais voilà, deux jours plus tard survient cette phase terminale agonique, celle du non-retour, celle où nous savons pertinemment que la survie nargue cette mort dite naturelle ou physiologique, celle où la thérapeutique palliative ne permet d'éviter l'apparition de vomissements fécaloïdes, celle où notre propre morale de soignant et d'être humain se trouve ébranlée, bousculée. Je n'ai pas pu ni voulu fermer les yeux, confortée par les suppliques préalables de ma patiente. Je n'ai pas pu déroger à la promesse faite de respecter son intégrité physique, à cette contrainte morale qui lie tout médecin à son patient.

Que l'on ne vienne surtout pas me parler de courage... De courage, il n'y en a pas eu car j'ai agi au pire des moments, celui que je ne souhaite à personne. Que l'on ne vienne pas me parler de bien ou de mal car il n'y avait pas, ce soir-là, d'intention de bien ni de mal, mais tout naturellement de bon sens. Etait-il éthique de laisser cette patiente mourir dans de telles conditions ?

J'ai juste accepté de ne pas fermer la porte de sa chambre d'hôpital. J'ai juste accepté l'évidence d'une médecine palliative qui a ses propres limites.

Quel médecin suis-je donc pour prendre une telle décision, celle d'ôter la vie d'un patient en phase agonique ? Ou sont les limites de la toute-puissance médicale ? Celle qui accepte de guérir parfois, de soulager toujours, d'accompagner le patient du début de sa maladie cancéreuse jusqu'à la fin... Mais de quelle fin parlons-nous ici, si même, au moment le plus critique, le corps médical se dédouane derrière ce satané : "Tu ne dois pas donner la mort à ton patient." Sur qui nos patients peuvent-ils compter ? Pour qui nous prenons-nous pour penser de la sorte ? Ne sommes-nous pas ici dans le principe même de la toute-puissance médicale ?

Certes les cas de fin de vie comme Paulette Druais sont exceptionnels, mais ils sont bien réels. Nier leur existence, nier l'impuissance ou les limites d'une médecine palliative, nier la nécessité d'un encadrement légal, n'est-ce pas là manquer de respect à notre nature humaine ?
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stephane
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Mer 5 Juil 2006 - 19:33

Le suicide est un acte légal depuis la révolution française. Refuser le droit au suicide à des individus qui n'en ont pas les moyens physique, c'est réduire les malades à l'état de bètes (et même pire encore, car les bêtes y ont droit, elles!). L'illegalité de l'euthanasie, c'est du fascisme.
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lomig
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Mer 5 Juil 2006 - 23:52

Citation :
«Tuer, c’est accepter que l’autre n’a plus de valeur; c’est se débarrasser de lui et de ses demandes d’aide. Il faut faire reculer l’euthanasie par l’amour tant qu’on le peut.»
Citation :

Dans une unité de soins palliatifs où un malade en phase terminale peut se trouver pendant trois mois, le rôle du médecin consiste à soulager la douleur mais aussi «à mettre de la vie dans la vie, affirme Patrick Vinay. Ce qui se passe dans les derniers jours de vie est parfois spectaculaire; la vision du monde et des gens change, toutes les relations deviennent importantes, il y a des réconciliations, des déclarations d’affection, un souffle spirituel vient donner un nouveau sens à la vie. Les proches découvrent la personne comme ils ne l’ont jamais vue et changent eux-mêmes leur façon d’être et de voir la vie.»

Citation :
Patrick Vinay reconnait toutefois qu’il n’est pas facile de voir un proche souffrir. C’est justement parce qu’il est difficile de faire face à cette réalité que les bien portants voudraient légaliser le suicide assisté. «Mais la souffrance fait aussi partie de l’humanité, dit-il. La vie humaine sans souffrance ne serait pas nécessairement meilleure; la compassion renforce notre capacité relationnelle et nos propres blessures créent des conditions d’accueil à l’égard des autres.»

Citation :
En contexte de soins palliatifs, le Dr Vinay n’abandonne pas son devoir humaniste de secourir le malade même lorsque toute aide relationnelle est refusée. Il préfère proposer dans ces cas une «sédation terminale», qui consiste à endormir le malade pendant deux ou trois jours afin de réévaluer la situation avec lui et sa famille par la suite. Ce procédé n’accélère aucunement la mort et il est possible de ranimer le malade en tout temps simplement en retirant le sédatif.

C’est ce qu’il a offert aux quelques malades qui ont souhaité être euthanasiés. Dans chacun des cas, la mort est survenue avant la fin de la sédation. «C’est moins violent qu’un fusil sur la tempe, moins culpabilisant pour la famille et plus digne de la médecine», mentionne le Dr Vinay.

Voilà un texte qui dit le contraire. Oui, le suicide est légal, et c'est très bien. Mais de même qu'à un homme qui se suicide, on ne lui demande pas "êtes-vous sûr que vous souhaitez mourir?", doit-on ne pas s'assurer que le patient décide bien en âme et conscience et pas dans un coup de blues passager?
Il me semble que l'éthique médicale DOIT s'assurer de ces choses-là, car l'environnement médical est responsable de cette personne. Mais c'est mon avis, simplement.

Ce qui me fait marrer, dans les extraits cités, c'est le "la souffrance est humaine" et l'hypocrisie du sédatif...
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Savinien
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Sam 3 Fév 2007 - 3:57

Citation :
L'illegalité de l'euthanasie, c'est du fascisme.
d'abord il faudrait arrêter de galvauder le terme fascisme, seul le nazisme a pratiqué une euthanasie.
Il faudrait aussi voir à modérer tes propos et ne pas commençer avec des déclarations aussi péremptoires consistant à accuser toute personnes opposées à ta vision des choses de fascisme !

Ensuite, à côté des questions éthiques, d'autres problèmes se posent : les vieux par exemple.
On peut raisonnablement penser, dans une société comme la nôtre ou le retraité n'a plus aucune valeur (et l'on ne se prive pas de le lui faire sentir), ou le vieu est devenu un objet encombrant, souvent oublié dans une quelconque maison de retraite, qu'une légalisation de l'euthanasie aura chez eux des effets catstrophiques.

Quel est la réelle demande d'euthanasie ? Quel pourrait être les conséquences d'une légalisation de celle çi ? Vous êtes vous jamais posé la question ?
Outre le problème évoqué çi dessus, ne risque t'on pas d'en arriver à un système à la Ceusecu ou, lorsque l'on appellait une ambulance, le central vous demandait l'age du patient et ne venait pas pour une personne dépassant la limite !
Il est interdit de pousser une personne au suicide mais qu'en sera t'il de l'euthanasie ?
Quels risques peut'il y avoir entre passer d'une euthanasie choisie à une euthanasie contrainte ? Les vieux coutent très cher à la collectivité et le pas peut être rapidement franchi dans une société comme la notre qui ne reconnait plus aucune utilité à la vieillesse.

Citation :
Ce qui me fait marrer, dans les extraits cités, c'est le "la souffrance est humaine" et l'hypocrisie du sédatif...

Mais la souffrance est humaine, c'est une indéniable réalité ! En revanche, l'utilisation massive de sédatifs effectivement ressemble fort à une euthanasie déguisée !
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fourmi
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Sam 3 Fév 2007 - 17:19

Légal ou pas, le suicide est une décision strictement personnelle, qu'aucune loi ne peut restreindre si l'individu qui manifeste le désir de mettre un terme à sa vie est REELLEMENT décdé à le faire.


MAIS, par expérience personnelle, je sais que cette décision peut apparaïtre "temporairement" comme une solution, qu'elle peut même trouver un commencement d'action..... pour ne pas se concrétiser, AU DERNIER MOMENT.
Sans vous donner plus de détails, sachez que j'ai voulu mettre un terme à ma vie à , au moins, deux reprises:

- une fois parce que tout allait si mal que je ne pouvais pas m'imaginer que je puisse supporter une douleur de plus.

J'ai alors imaginé le moyen de me tuer. J'ai cherché une construction dans laquelle il y aurait eu des barres métalliques pointées vers le haut afin de m'y empaler.... Mais , mentalement, j'ai imaginé la fin de l'histoire : mon fils à qui on venait annoncer l'état dans lequel je me trouvais.
Or mon fils était la seule chose qui me restait alors de "positif", dans tout ce fatras de malheurs.....
Au dernier moment, je ne me suis pas empalé et , quelque temps s'étant écopuklé, j'ai pu repartir de plus belle vers cette vie dont je vante aujourd'hui chaque jour les qualités !

Una autre fois parce que tout allait bien, trop bien par rapport justement, à l'amoncellement des drames que j'avais subis précédemment. Je ne pouvais imaginer que la minute qui suivrait puisse être au moins aussi bien que celle que je vivais....
Alors, j'ai décidé d'en retser là et de mettre un terme au temps pour partir avec un bon souvenir.
Au dernier moment, j'ai renoncé et, depuis , j'ai vécu d'autres choses bien plus intenses encore !

Mais, par expériences non personnelles, je sais aussi qu'il n'est pas si simple de saoir où en est exactement le démandeur . Voici ce que je viens d'écrire un un ami prêtre qui fut mon parrain de confirmation en 1962 !

Citation :
Bernard,

Aujourd'hui on a enterré l'Abbé Pierre.....

Je ne peux m'empêcher à une "anecdote" que j'ai vécue ici....

En décembre 1996, je fis ici, à Agii Deka, la connaissance d'un français, Jean B., né en 1940 à Buxy (71).

Cet homme avait eu un parcours très dur : de 17 à 22 ans marin dans l'armée, puis employé agricole dans diverses exploitations jusqu'en 1987 où il fut licencié de chez "New Holland".


Commença alors pour lui la "descente aux enfers", divorce, perte de domicile, perte de tous ses papiers.....perte de son fils qui ne veut plus le connaître....



Ce sont les "Chiffonniers d'Emmaüs" qui lui permirent de tenir le coup.... UN MOMENT ........



En 1993, avec un sac à dos, il descendit à pieds, bossant de temps à autre pour se nourrir, toute l'Italie... jusque la Grèce , puis la Crète.... pour atterrir en Messara.


Là, il put de nouveau s'activer comme "ouvrier agricole" car, ici, le travail des champs ne manque pas.

Jean se "rééquilibra" ainsi.


Mais il tomba sous la coulpe d'un patron qui ne le respecta pas "des masses" : en échange d'un logement gratuit (et sordide), Jean devait être toujours disponible pour ce patron qui le payait très peu par ailleurs.

C'était une époque où les crétois ne s'honoraient pas en exploitant les "immigrés". Je sais de quoi je parle pour avoir été, UN TEMPS, de ces "immigrés" exploités qui allaient se "vendre" sur la place des villages ! J'en garde d'horribles souvenirs !

Dans ces conditions, Jean qui avait déjà une forte propension à l'alcool, s'enlisa davantage encore dans la boisson, bon marché ici !


C'est alors que je le rencontrai. Je lui proposais de se libérer de ce patron en venant habiter gratuitement dans ma maison que je n'occupais qu'en juillet-août, ce qui lui permettrait de trouver des employeurs plus "honnêtes". Je lui demandais seulement de prendre soin du peu que comportait alors ma maison.

Tout se passa bien pendant trois ans pendant lesquels j'ai même payé l'eau et l'électricité qu'il consommait.

En France, j'ai reconstitué l'essentiel de ses papiers qu'il avait perdus et ai constitué son dossier de retraite.... pour qu'il commence à toucher un "pécule" à 60 ans !

En 2000, le pauvre Jean, assuré de revenus réguliers sans efforts à fournir, disposant de temps libre pendant lequel des souvenirs terribles l'envahissaient, se mit à boire de plus belle et laissa la maison se dégrader.

Je dus me résoudre à le "mettre dehors" en ayant pris soin tout de même de m'assurer qu'il retrouverait un toit.... ce qui eut lieu.

Mais dans ces nouvelles conditions, Jean se laissa encore plus aller....

En août 2005, le pope du village venait me trouver en me disant que Jean était allongé sur un trottoir du village, ivre et ensanglanté.


Je me rendis sur place avec une amie institutrice qui me rendait alors visite (Danièle G., active "maîtresse de danses" de la KEL qui demeure toujours à Reims, ).

Jean me déclara "tout de go" qu'il était au bout du chemin et qu'il voulait mourir.

Je lui répondis simplement que je n'étais pas là pour l'aider à mourir , mais pour lui permettre de reprendre goût à la vie

Nous réussîmes à le faire transporter à l'hopital .... d'où il sortit trois jours plus tard, propre, certes, mais aucunement guréi de ses problèmes. Il s'installa alors sur la place du village, au pied du monument aux morts, seule place ombragée.

Sans rien dire à personne, je me mis en rapport avec l'Ambassade de France à Athènes pour qu'il soit rapatrié et soigné. J'ai envoyé quelques fax. Le Maire du village est ensuite venu me voir pour solliciter mon aide....qui était déjà non seulement acquise mais concrètisée.

Début septembre, le jour même de mon retour vers la France avec Danièle, Jean était évacué....

L'an dernier, en août, Jean est repassé au village mais je ne l'ai pas vu. Il m'a été rapporté qu'il allait bien, buvait beaucoup moins et séjournait sous une tente dans un village de Crète. Il avait l'intention de passer l'hiver en France mais, surtout, on m'a dit qu'il voulait VIVRE.



Il y a deux ans, à Reims, c'est une prof de philo , France I. qui me téléphonait, à bout de course, elle aussi : je suis allée chez elle ; elle voulait que je la conduise en Hollande pour s'y faire euthanasier. Je lui ai , à elle aussi, dit que je ne pouvais que lui rendre goût à la vie : je suis resté plusieurs jours et nuits avec elle, à son entier service, pour lui faire REdécouvrir la vie, simplement présent.... puis elle m'a chassé.... ce qui m'a montré que j'avais atteint mon objectif....

Je l'ai contactée il y a une semaine : elle vit, et, malgré quelques drames supplémentaires, elle cherche à trouver le bonheur... peut-être viendra-t-elle faire un tour ici, pour retrouver les racines de la philosophie....

Tu vois, Bernard, même ici, j'ai du "boulot" mais.... quel "PIED" de pouvoir enfin agir pour les autres sans que personne n'aille interprêter tes actions d'une manière ou d'une autre . La soutane ou le statut de prêtre est tout de même un sérieux élément de "confort" pour vivre "sainement".....


ICI, je fais ce que je fais, sans avoir à me justifier, à me disculper, à expliquer.... je le fais parce qu'il FAUT que je le fasse pour être "bien".... pour être tout simplement "bien" avec moi-même et avec les autres....


Et Jean , et France ne sont que des anecdotes parmi d'autres que je vis au quotidien !

J'espère que tu ne regrettes pas d'avoir été mon parrain de confirmation....

Cordialement

fourmi
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Savinien
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Sam 3 Fév 2007 - 17:29

Citation :
Légal ou pas, le suicide est une décision strictement personnelle, qu'aucune loi ne peut restreindre si l'individu qui manifeste le désir de mettre un terme à sa vie est REELLEMENT décdé à le faire.

Oui seulement il faut comprendre les us et coutumes des époques antérieures pour voir que malgré tout de terribles condamnations tombaient sur le suiçidé et sa famille (refus d'une sépulture, d'une messe ou d'une bénédiction, exposition du corps comme un vulgaire condamné etc). Si ce genre de condamnation finirent avec le XIXième (grosso modo), il n'en resta pas moins que la famille du suiçidé continua à subir la honte, de la part des croyants comme des athées !

Par contre Fourmi, les exemples que tu donnes ne sont pas des exemples d'euthanasie mais plutôt d'assistance au suicide ! Car les personnes misent en exemple semblent encore disposer des moyens de mettre un terme à leur vie, ce qui n'est pas le cas de certaines personnes , gravement alitées.
J'estime pour ma part que l'euthanasie n'a pas à concerner ces personnes.
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fourmi
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Sam 3 Fév 2007 - 17:44

Citation :
Car les personnes misent en exemple semblent encore disposer des moyens de mettre un terme à leur vie, ce qui n'est pas le cas de certaines personnes , gravement alitées.

Il est des personnes qui sont dans des cas très "graves", alitées, et qui, loin de demander à ce qu'on mette un terme à leur vie, veulent vivre le plus longtemps possible.

Il existe même des exemples très célèbres de cas de ce genre.

Il me paraît donc ESSENTIEL de se pencher sur les raisons qui peuvent faire que, dans une situation pratiquement identique, les uns veuillent mourir et les autres vivre.

C'est là le VERITABLE noeud du problème.....

Je dis que nous précisément ici dans une situation de détresse psychologique, "ordinaire", à laquelle il convient d'apporter le remède adéquat, sans en rajouter en considérant que tout effort "extérieur" n'aurait pas grand intérêt (car il y a aussi cette dimension à prendre en compte), ou en se valorisant en mettant en avant les sacrifices que l'on a consentis en étant au chevet d'un "grabataire" qui n'est plus qu'un "légume" (on entend cela, parfois, aussi, et les psychiatres ont commencé à découvrir l'horreur de certaines "tentations"... je pense par exemple au "complexe de Münchhausen par procuration"....)

Cordialement

fourmi
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Sam 3 Fév 2007 - 17:50

Citation :
Il me paraît donc ESSENTIEL de se pencher sur les raisons qui peuvent faire que, dans une situation pratiquement identique, les uns veuillent mourir et les autres vivre.

Ha mais là je suis entièrement d'accord, je l'ai d'ailleurs évoquer en regrettant que peu de gens ne s'interessent vraiment à la situation des "incurables", se contentant d'une déclaration de prinçipe !

En règle générale, l'instinct de l'homme le pousse à se racrocher à la moindre parcelle de vie seulement ...

Mais ce que je signifiais dans mon dernier post était que l'on a pas à étendre la possibilité d'euthanasie aux personnes physiquement bien portante, ce serait aller à contrario de l'humanisme !
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fourmi
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Dim 4 Fév 2007 - 1:39

Citation :
Mais ce que je signifiais dans mon dernier post était que l'on a pas à étendre la possibilité d'euthanasie aux personnes physiquement bien portante, ce serait aller à contrario de l'humanisme !

J'avoue modestement , malgré ma bonne volonté, ne pas avoir compris ce que vous voulez dire .

Pourriez-vous expliciter vos propos ?

Cordialement

fourmi
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Dim 4 Fév 2007 - 3:14

Mais une personne physiquement bien portante n'a pas besoin d'une autre personne pour mettre fin à ses jours, elle a seulement besoin d'une autre personne pour l'encourager à mettre fin à ses jours, pour la soutenir dans sa marche vers la mort, ce qui témoigne malgré tout d'une volonté de survivre !
Aider une personne qui veut, au fond d'elle même, vivre, c'est l'assassiner, légaliser cela, c'est nier la valeur de la vie humaine donc l'homme donc aller à contrario de l'humanisme !

Je conçois parfaitement qu'un médecin soit pris de pitié à la vue d'un mourrant de même qu'un soldat peut aussi avoir cette tentation et l'achever mais les blessures de l'âme relève d'une autre science et là tout espoir de guérison est tjs permis !

Enfin, c'est ce que je pense !

Et heu, j'espère avoir été moins brouillon !
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lomig
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Mar 6 Fév 2007 - 17:25

et bien moi, si je demande un jour à ce qu'on m'euthanasie, parce que je ne pourrais pas le faire moi-même, j'espère qu'on le fera.

Une personne bien portante n'a aucun intérêt d'aller voir quelqu'un d'autre, puisqu'elle peut se débrouiller seule! La personne handicapée ne peut pas faire autrement que demander à quelqu'un de s'en charger!

On peut acheter des kits de suicide en Suisse, et le médecin accompagne la mort du suicidé!
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Savinien
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Mar 6 Fév 2007 - 18:23

Citation :
le médecin accompagne la mort du suicidé!

Et bien je trouve ça totalement opposé à la mission du médecin, à son serment d'Hyppocrate. C'est même à l'antithèse de la vocation de médecin.

Citation :
et bien moi, si je demande un jour à ce qu'on m'euthanasie, parce que je ne pourrais pas le faire moi-même, j'espère qu'on le fera.
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Bones
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Mar 6 Fév 2007 - 18:48

lomig a écrit:

On peut acheter des kits de suicide en Suisse, et le médecin accompagne la mort du suicidé!


Euh... on peut pas acheter des kits de suicide ! affraid

Il existe des associations d'aide au suicide, nuance. Elles ont des règles très strictes, comme par exemple le fait d'être capable de s'administrer soi meme le poison, et d'être atteint d'une maladie dégénérative mortelle (et qu'il n'y ait aucun traitement).
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Mar 6 Fév 2007 - 20:11

Je suis "sidéré" par vos propos.... et ne leur trouve qu'une "excuse" : JAMAIS vous ne vous êtes trouvés devant l'envie REELLE de mettre fin à vos jours....

Je vous invite à étudier posément les documents accessibles par ce lien :

http://origines1.chez-alice.fr/predica.htm

Je vous invite maintenant, posément, à lire le courrier ci-dessous :

Citation :
Michel FOURNIER
1, rue de Rilly-La-Montagne
51100 - REIMS

Reims le 3 février 2004


Monsieur le Président de la République ,



En octobre 1984, la République Française m’a persécuté en la personne d’un Inspecteur de l’Education Nationale.

En juillet 1985, l’Etat m’a injustement sanctionné pour « ZELE INTEMPESTIF ».

En janvier 1995, une directrice d’école et un Inspecteur m’ont médiatiquement humilié de manière diffamatoire…. et la Justice a abondé dans leur sens…

En juin 1995, un Inspecteur d’Académie m’a injustement sanctionné.

En janvier 1999, l’Education Nationale m’a injustement radié des cadres.

En 1999, la Justice m’a injustement condamné à 2 reprises (non-représentation d’enfant – dénonciation calomnieuse)

etc…..etc……….

Depuis lors, avec un modeste R.M.I. , j’assume la charge pleine et entière de mon fils Pierre qui, à 19 ans, est en passe d’entrer dans la vie active.
Ma pension de retraite sera très faible et mes paternités (deux enfants élevés partiellement seuls) ne seront même pas prises en compte.

Mon avenir …. est SANS AVENIR, SANS ESPOIR………

Aussi, grâce à PREDICA, ai-je décidé de retrouver quelque espoir dans mon avenir… et, puisque je vous écris si souvent (sans réponse en retour), je voulais vous faire part de ma décision.


- Le 19 mars 2002, j’ai souscrit le contrat joint.


- En mars 2004, j’aurai payé 120 € (5 €/mois).


- Le 20 mars 2004, je me SUICIDE.



Aux termes du contrat (et de ma vie), mon fils va percevoir 8 000,00 €…

Cela aura été un merveilleux placement garanti avec un rendement de 66,6 %.


ADIEU.





PS : Mon sacrifice , ainsi, ne sera pas vain ! …. d’autant que j’invite la presse à assister au sacrifice….



Pièce jointe :

Contrat « Valeur Prévoyance » collectif d’assurance décès à adhésion facultative régi par le Code des Assurances et relevant de la branche 20 « Vie-Décès »…Conditions générales en vigueur au 01/05/1994.

- signé le 19 mars 2002 par moi-même avec engagement de versement de 5 € par mois.

- Bénéficiaire : mon fils Pierre né le 04/12/1984 à Reims.

- Article « exclusions du contrat » :

« Sont exclus du présent contrat, le décès ou l’invalidité absolue et définitive résultant :

- du suicide ou de la tentative de suicide survenant dans les deux premières années suivant l’adhésion. En cas d’augmentation des garanties, ce délai de deux ans s’applique également à l’augmentation……. »


Et, maintenant, si vous êtes encore réceptif, voici la suite ... qui ne fut pas une fin puisque, en ce qui me concerne, je vais "bien".... ce qui n'est peut-être pas la cas du destinataire de ce courrier :

Citation :
Michel FOURNIER
1, rue de Rilly-La-Montagne
51100 - REIMS

Reims le 25 février 2004



Monsieur le Président de la République,

Le 3 février, je vous ai adressé un message d’adieu…..pourquoi à vous ??

Serais-je « dérangé » ?

Suis-je un de ces cas de plus en plus nombreux de ceux de vos concitoyens qui, à bout de « ressources », sombrent dans la déchéance la plus noire sous les fenêtres de ces nantis qui font ripaille à longueur de temps ou qui habitent dix palaces simultanément ?

Suis-je un de ces infortunés qui n’ont « pas de chance » ?

Je dois être perçu comme tout cela à la fois, et l’écho qu ‘a rencontré mon courrier me le montre bien….j’ai une fois de plus honte pour ce pays où je suis malheureusement né !

Ce jour, à 12 heures, un appel téléphonique de la DASS… on fait allusion à ce fameux courrier du 3 février…on me fait part des inquiétudes que cela suscite,…on m’invite à rencontrer un médecin, le vendredi 12 mars à 15 heures, le Docteur Wong…..

J’imagine d’ici la scène que je connais trop bien pour l’avoir vécue tant et tant de fois : un ton affable, des questions doucereuses, une proposition de thérapie, de soutien, voire un traitement….la pharmacopée est vaste, du Prozac qui a conduit DURN au massacre de Nanterre …. à l’internement d’office à la demande d’un tiers….

Je n’irai pas à ce rendez-vous…….

C’est à vous que j’ai adressé ce courrier…..à VOUS personnellement, vous qui n’avez cessé de trahir la confiance que j’avais placée en vous comme je l’avais placée en d’autres politiques…

C’est en 1975 que commence LA TRAHISON : comme Premier Ministre, vous signez la Loi n° 75.17…. et vous ne la ferez jamais appliquer puisqu’elle devait restreindre l’avortement et valoriser la contraception….et vous accepterez l’inverse….

Grâce à votre complaisance, des assassinats de plus en plus sordides (aspiration à la 12ème semaine de fœtus totalement formés) vont être perpétrés dans une République dont la loi sus-mentionnée dit pourtant que le loi garantit le respect de la vie dès son commencement.

Et je connais personnellement les souffrances de ces fœtus…pour avoir été moi-même victime d’une tentative d’avortement !

C’est en 1995 que la TRAHISON va se poursuivre…..

En 1981, j’avais voté Mitterrand parce que les socialistes prônaient le «donner plus à ceux qui ont le moins »….

J’y ai cru, pas pour moi, mais pour les milliers de nos enfants que je voyais dans des situations de détresses inconcevables pour une société se prétendant civilisée…et j’ai donné mon temps et mon énergie….en 1984, on me sanctionnait en me retirant mon emploi de sous-directeur de Collège pour « ZELE INTEMPESTIF »….. un comble !!!!!

Alors, en 1995, un CHIRAC amateur de pommes s’engageant à réduire la fracture sociale, J’Y AI CRU, une fois de plus…..

«La France pour tous »….un texte superbe…généreux…. humaniste…
Pour moi, ce programme est UN CONTRAT qui vous lie à ceux qui vous ont accordé leur confiance….dont je suis….

En 2004, en France, deux millions d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté… je le sais, mon fils est un de ceux-là grâce à cette République….et à son Président garant de la Constitution…. Ah ! La Constitution et son respect, parlons-en !!!!

J’avais été injustement sanctionné par les socialistes….

Chic, en 1995, le Président Chirac pond une Loi d’amnistie….je demande alors à en bénéficier…rien… j’ai redemandé en 1996… rien… en 1998, Bernard STASI me disait qu’il me fallait attendre…. que le dossier était à l’EN…. rien depuis lors, toujours rien……

RIEN ???? que nenni !!!! Les sanctions ont toutes été appliquées, TOUTES et même au-delà : en 1999, de manière illégale, l’EN me radiait des cadres….

En février 1999, saisine du TA de Châlons-en Champagne…

En juillet 99, dépôt d’une requête en appel à Nancy….

En novembre 2002, rejet de ma requête parce que, paraissait-il, mon avocat avait commis une erreur…

Septembre 2003, je découvre que l’erreur vient du greffe de Nancy qui n’a pas su lire un malheureux cachet de la poste.

Novembre 2002, pourvoi en Cassation auprès du Conseil d’Etat…à mes frais….

Jugement dans 4 ou 5 ans…. et s’il m’est favorable, je pourrais engager une procédure contre l’EN pour obtenir réparation….qui aboutira ou pas après 5 nouvelles années, au mieux.

10 ans, au bas mot, encore…. sans certitude, sans ressources alors que , en toute Justice, on me doit réparation…10 ans dans les tromperies les plus immondes…. sous des flots de MOTS vides , générateurs de mes MAUX….encore et encore….

Si j’avais été condamné à mort, en 1995, j’aurais déjà été exécuté…. et l’amnistie, si tant est qu’elle arrivât un jour, aurait décoré ma sépulture….

VOUS êtes garant de la CONSTITUTION de ce pays….

Je suis CITOYEN de ce pays….

J’étais en droit d’attendre de VOUS le respect des textes, le respect de vos congénères, le respect de leur VIE….

Vous vous êtes à jamais déshonoré à mes yeux et aux yeux de nombre de mes congénères, vous et vos semblables qui pratiquez l’ABUS de CONFIANCE et l’ABUS de FAIBLESSE sans scrupule et sans remords…

Vous me permettrez de ne pas vous saluez….

Michel FOURNIER


PS : mais l’heure a sonné pour vous autres de la « France-d’en Haut » !!

Cordialement

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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Mar 6 Fév 2007 - 21:17

Bizarre, tu m'as l'air en grande forme Fourmi!

Je suppose que tu sais mieux que MOI si j'ai déjà eu envie de RELLEMENT me suicider. C'est outrageant que quelqu'un qui ne vous connaît ni d'Eve ni d'Adam fasse comme siil vous connaissait mieux que la personne en question. Réveille toi, mec, je me connais certainement mieux que tu ne me connais.

Pour le kit d'euthanasie, oui, c'est en Belgique, je me suis trompé. il n'y a que des "suicides assistés" en Suisse.

Et je conseille à tous els bien-pensants d'aller lire ça ou e voir le documentaire:
http://blog.palliatif.org/index.php/2005/04/19/41-en-avant-premiere-zenon-a-vu-le-documentaire-le-choix-de-jean-et-vous-livre-ses-impressions

C'est quoi cette parano sur Ceaucescu? Faut pas déconner. Si l'euthanasie est réglementée, ce sera pas en fonction de l'âge, ça me paraît con de dire ça, mais c'est une évidence. Les personnes demandant l'euthanasie sont en général dans des situations extrêmes, en terme de santé. C'est là que le suicide est différent: l'euthanasie vise à faire en sorte que la personne n'aie pas à souffrir trop longtemps et puisse terminer sa vie qui ne lui apporte rien. Elle ne vise pas à tuer aveuglément toutes les personnes allant à l'hôpital!
Je conseille d'aller voir Mar Adentro pour se faire une idée...
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Mar 6 Fév 2007 - 23:25

Citation :
C'est quoi cette parano sur Ceaucescu? Faut pas déconner. Si l'euthanasie est réglementée, ce sera pas en fonction de l'âge, ça me paraît con de dire ça, mais c'est une évidence.
Je crois que tu n'as pas pigé ce que j'ai dit ! Je ne parle pas de l'âge, je citais un exemple c'est tout.
Je parle des risques que peuvent faire courrir à moyen terme l'euthanasie. Si c'est arrivé en Roumanie, pourquoi cel n'arriverait'il pas chez nous d'ou la nécéssité de TRES bien reglementer tout ça !

Citation :
l'euthanasie vise à faire en sorte que la personne n'aie pas à souffrir trop longtemps et puisse terminer sa vie qui ne lui apporte rien.
Ha bon ? Et qu'est ce que le suiçide ? Un acte commis dans la joie et l'allégresse par une personne saine de corps et d'esprit ?

Non l'euthanasie ne peut être tolérée que dans des cas bien précis de maladies incurables entrainant de lourdes souffrances et une dégénérescence physique de la personne, incapable de mettre elle-même fin à ses jours.
Sinon ce n'est qu'un suicide assisté, donc en gros aider une personne incertaine de vouloir quitter se monde à le faire.

Des kits de suicide en Belgique, c'est nouveau ça, je n'en ai jamais entendu parler. Par contre aux Pays-Bas.
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Mar 6 Fév 2007 - 23:32

Citation :
Bizarre, tu m'as l'air en grande forme Fourmi!

Je ne me suis jamais permis de vous tutoyer.

Je ne vous ai jamais autorisé à me tutoyer.

Ceci suffit pour que, jusqu'à nouvel ordre, nos échanges cessent.

Il est des cas où il vaut mieux tenir ses distances que de se laisser aller à des familiarités "déplacées".

Cordialement

fourmi
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Mer 7 Fév 2007 - 1:05

Ca m'avait manqué ces petits echanges lomigo fourmiesque Very Happy

_________________
La guerre, c'est simple : c'est faire entrer un morceau de fer dans un morceau de chair.
Godard
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Mer 7 Fév 2007 - 19:33

Bizarre, ta réaction Fourmi!

Je ne me suis jamais permis de te vouvoyer.

Je ne t'ai jamais autorisé à me vouvoyer.

Tu continues, pourtant?

Et pourtant, je t'ai demandé à 2 reprises de me tutoyer. C'était gentil, c'était pour ne pas tomber dans des rapports ou trop distants, ou trop marqués hiérarchiquement, et ta réponse m'a blessé, tu le sais.

Par conséquent, puisque tu as refusé d'accéder à ta requête, puisque tu as décidé de me manquer de respect, je pense que je n'ai donc aucune raison de me soumettre à ton bon vouloir.

C'est réglé. Tu me tutoies au prochain post, et je te vouvoie. Sinon, c'est que tu auras refusé de me montrer du respect.

incident terminé.
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Mer 7 Fév 2007 - 19:36

Citation :
Non l'euthanasie ne peut être tolérée que dans des cas bien précis de maladies incurables entrainant de lourdes souffrances et une dégénérescence physique de la personne, incapable de mettre elle-même fin à ses jours.
Sinon ce n'est qu'un suicide assisté, donc en gros aider une personne incertaine de vouloir quitter se monde à le faire.

Tu vois mon coco, on est d'accord! (pas sur ta dernière phrase, mais on peut en discuter)
Alors, pourquoi en faire un plat?

Malgré tout, il faut une marge de manoeuvre, je le répète, car la loi ne peut prévoir TOUS les cas possibles.
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Mer 7 Fév 2007 - 22:03

Mais mon chou, tu appelles cela comment alors ? Si une personne est physiquement capable d'attenter à ses jours mais le fait pas toute seule, c'est qu'il demeure un doute sur sa volonté à en finir.
"L'Assister" au suiçide revient donc à supprimer ce doute, à encourager cette personne à se suiçider. Ce n'est donc plus une décision librement consentie par la personne mais une influence qu'elle subi et pousser au suiçide tombe sous le coup de la loi.
CQFD !

De plus, je vois mal comment, dans une logique humaniste, on pourrait permettre à ce genre de personnes de se "faire suicider". Surtout le permettre par un médecin, ce qui constituerait un parjure de son serment d'Hyppocrate.
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Mer 7 Fév 2007 - 22:52

"Mon coco" est un terme convivial mais totalement dénué de références sexuelles. Alors si tu veux pas que ma copine te casse la gueule, ne m'apelle pas "mon chou"... Very Happy Very Happy Very Happy
p.s: promis, je ferais plus de "mon ...", ça fait paternaliste, et je comprends que tu le prennes mal, même si ce n'était pas mon intention.

Ton CQFD me pose problème. Vois-tu, je ne vois pas le lien de nécessité qu'il y a entre la demande d'assistance à mourir et l'envie de vivre. Il faudra que tu m'expliques.
Le documentaire sur Jean éclaircit ma foi beaucoup de choses. Il y a pluseurs options justifiant ce choix. En général, c'est comme des soins palliatifs, on a envie d'être accompagnés, de pas partir seuls. ce qui ne veut pas dire qu'on n'a pas envie de mourir!

Ensuite, c'est le modernisme européen: on n'a pas envie que la mort soit douloureuse, donc on veut y aller en douceur, et donc, on est accompagné par un médecin, on prend un verre de poison et hop, c'est réglé.
Je ne vois pas où il y a colonté de continuer à vivre.
En aucun cas, il n'y a influence de la personne accompagnant!

Il faut que tu m'expliques le lien logique, désolé.


p.s: "Serment d'Hippocrate". Excuse-moi, mais il me semble que 1. l médecine a évolué depuis ce trou du cul, et ensuite il n'y a pas qu'Hipocrate qui mérite qu'on se penche sur la déontologie médicale.

Au contraire, le primum non nocere peut venir en appui du suicidé pour qu'il ne souffre pas trop en se foutant en l'air. (paradoxal, mais imaginable!)
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Jeu 8 Fév 2007 - 3:45

Citation :
"Mon coco" est un terme convivial mais totalement dénué de références sexuelles. Alors si tu veux pas que ma copine te casse la gueule, ne m'apelle pas "mon chou"...
Oaf, je ne l'ai pas mal pris, j'ai juste mis mon chou par réflexe lol !

Citation :
Ton CQFD me pose problème. Vois-tu, je ne vois pas le lien de nécessité qu'il y a entre la demande d'assistance à mourir et l'envie de vivre. Il faudra que tu m'expliques.
Tu sais certainement que la plupart des tentatives de suiçides ne sont que des appels à l'aide déguisés.
La personne qui elle désire réellement mourir, bien au contraire, taira son projet pour empêcher que l'on vienne l'en empêcher.
Donc si une personne confie à une autre son envie et lui demande d'aider à y arriver, je pense qu'elle demande surtout de l'aider tout court !
Citation :
on a envie d'être accompagnés, de pas partir seuls. ce qui ne veut pas dire qu'on n'a pas envie de mourir!
Ben en général, le suicidé ne cherche pas la compagnie des autres car justement ces autres l'ont déçu.

Citation :
Ensuite, c'est le modernisme européen: on n'a pas envie que la mort soit douloureuse, donc on veut y aller en douceur, et donc, on est accompagné par un médecin, on prend un verre de poison et hop, c'est réglé.
Je ne vois pas où il y a colonté de continuer à vivre.
En aucun cas, il n'y a influence de la personne accompagnant!

Attends, il faut vraiment être demeuré pour ne pas savoir comment se suiçider sans douleur à notre époque ou chaque pharmaçie te fourni largement de quoi faire un petit génoçide ! Non cette "recherche" de la moindre douleur n'est encore qu'un appel à l'aide déguisé. Un véritable suiçidé s'en fout quand il se jette d'un imeuble ou vide un flacon de médocs.

Citation :
"Serment d'Hippocrate". Excuse-moi, mais il me semble que 1. l médecine a évolué depuis ce trou du cul, et ensuite il n'y a pas qu'Hipocrate qui mérite qu'on se penche sur la déontologie médicale.
Je ne parle pas d'Hippocrate mais du serment que prêtent les médecins et qui représente leur éthique.

Citation :
Au contraire, le primum non nocere peut venir en appui du suicidé pour qu'il ne souffre pas trop en se foutant en l'air.
Je crois qu'il n'est pas nécéssaire d'être médecin pour savoir quelle mort n'est pas douloureuse.
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Jeu 8 Fév 2007 - 13:41

Citation :
Bizarre, vous m'avez l'air en grande forme Fourmi!

Chaque individu, heureusement, porte en lui une Force qu'on qualifie ici, en Crète, de "Supérieure" et que l'on refuse de nommer autrement pour que le simple nom de cette Force ne devienne source de conflit..

Cette Force permet à chacun, quelles que soient les aléas rencontrés et qui apparaissent comme des obstacles insurmontables, mortifères, de se "dépasser", de "dépasser" les visions pessimistes que la douleur développe dans l'esprit..... pour accéder à la Vérité dont chacun est porteur mais que les ténèbres de l'obsurantisme, parfois prétendu "éclairé", empêche de s'exprimer (je vous invite à vous reporter au mythe de la caverne de Platon pour vous situer : face au mur de la grotte, parmi ceux qui s'agitent devant le feu.... eu hors de la grotte ?)

Cette Force conduit chacun à développer des stratégies qui lui permettent de trouver, y compris dans le désert, des points d'appui qui vont permettre une reconstruction positive.

Par exemple, dans ce cas qui fut le mien , il faut savoir que cette lettre (que je ne citerai pas, de nouveau, en entier) ..............

Citation :
Michel FOURNIER
1, rue de Rilly-La-Montagne
51100 - REIMS

Reims le 25 février 2004



Monsieur le Président de la République,

Le 3 février, je vous ai adressé un message d’adieu…..pourquoi à vous ??

Serais-je « dérangé » ?

Suis-je un de ces cas de plus en plus nombreux de ceux de vos concitoyens qui, à bout de « ressources », sombrent dans la déchéance la plus noire sous les fenêtres de ces nantis qui font ripaille à longueur de temps ou qui habitent dix palaces simultanément ?

Suis-je un de ces infortunés qui n’ont « pas de chance » ?

Je dois être perçu comme tout cela à la fois, et l’écho qu ‘a rencontré mon courrier me le montre bien….j’ai une fois de plus honte pour ce pays où je suis malheureusement né !

................ ne fut pas qu'adressée à Jacques CHIRAC qui, là où il est, a d'autres préoccuations....

Mais cette lettre ne contient que des éléments véridiques et elle fut AUSSI transmise, parce que je savais que CHIRAC ne la verrait probablement pas , à de nombreuses autres personnes...... comme un appel au secours, pour moi et pour tous ceux qui, un jour , pouvaient se trouver dans ma situation.... ou qui y étaient déjà.

Des personnes de coeur, parfois bien placées dans le monde politique (merci par exemple à Arlette LAGUILLIER piour son émouvant courrier si personnel), m'ont exprimé leur "compassion", leur "compréhension" et surtout leur soutien....

ONZE ans après, je me remets désormais, à l'abri, de toutes ces mésaventures dont beaucoup de ceux qui les connaissent me disent que nombre de nos concitoyens n'auraient pas eu la force de supporter tout cela.

Je les remercie TOUTES et TOUS....

Et le meilleur des remerciements que je puisse leur apporter est de me comporter, en tous lieux et avec qui que ce soit, en humain qui reconnaît en tout autre humain un humain comme lui, un "frère", dont la seule "faiblesse" est de véhiculer dans son esprit des "théories" discutables ou "mortifères" plutôt que de VIVRE et de profiter de la vie :

Exemple de pensée mortifère :

- se comporter dignement sur Terre pour gagner le paradis éternel après la mort.

- en cas d'erreur de comportement, possibilité de "racheter" ses fautes par une expiation terrestre (même l'argent, alors, est un moyen de rachat des fautes !) ou céleste puisqu'il y a même un PURGATOIRE.... ce qui fait que l'on peut différer l'expiation à la période du Purgatoire, ce qui permet de ne pas être trop exigeant pour soi-même... on verra plus tard !

- les compromis dans les comportements deviennent alors, pour ce genre de motif, des compromissions permanentes qui, de manière exponentielle, conduisent les humains à leur perte !

On peut m'opposer que ce genre de raisonnement est reservé aux croyants !

Certes, mais la religion , depuis des millénaires, occupe le terrain de notre "inconscient" en y ayant implanté des croyances par le biais d'affirmations péremptoires qui nous sont enseignées dès notre naissance et qui sont, de ce fait VERITES INTEGREES que nous ne pouvons identifier comme "erreurs" !


Alors, croyants ou pas, nous pouvons très bien être habités par ce genre de croyances que l'on reconnaît aujourd'hui comme "limitantes".....

http://www.denisjaccard.ch/newsletter/acteur_de_ma_vie_05_220703.htm

Cordialement

fourmi
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Jeu 8 Fév 2007 - 16:07

Pour les appels à l'aide, parfois, j'en doûte: certaines personnes veulent mourir. cf mar adentro. (il y a de scènes qui témoignent de cela: la scène où la femme esssaie de lui redonner goût à la vie et qu'il l'envoie chier en disant, "si tu m'aides pas à mourir c'est pas la peine qu'on soit pote" (grosso modo))
Mais être accompagné dans la mort peut être une dernière volonté. il faut y croire, comme je ne crois pas que toutes les tentatives de suicide soient des appels à l'aide. Je crois surtout que la peur de la douleur es tprésente. je pense que c'est prépondérant, cf le choix de Jean.
une amie qui a fait 2 tentatives de suicide a, il me semble, compris la leçon: sa pharmacie ne lui aura pas permis de mourir en paix, elle aura souffert le martyr pour se retrouver parmi les vivants! Donc, si, ça fait partie du choix: eu-thanatos: bien mourir!

et moi je crois qu'un médecin aussi peut être remplacé par quelqu'un d'autre dans les assistances au suicide! (même si le médecin s'y connaît mieux en drogues légales ou non).
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MessageSujet: Re: Contrainte d'euthanasier?   Aujourd'hui à 21:07

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